Chat du 10 août avec Gérard Apfeldorfer

10/08/2011 (18:32) G Apfeldorfer Bonjour tout le monde, et bienvenue dans ce chat du mois d'aout!
10/08/2011 (18:35) lucullus bonjour, étant abonnée depuis le 21/06/2011 pour 1 durée de 6 mois, je trouve que le montant de l'abonnement me paraît peu élevé compte tenu de la qualité du site. Dans ce type de démarche, il y a des hauts et des bas, car me concernant, cela fait bien 30 ans, si j'ai bien compris, que je ne savais plus quand j'avais faim, quand j'étais rassasiée et pourquoi je mangeais. Cela se traduit ces temps ci par des déjeuners pris 9 à 10 h après le petit-déjeuner. J'ai bien compris que cela allait se réguler mais je vais essayer quand même de prendre de plus petites portions afin de revenir à des horaires plus habituels car cela me gêne 1 peu de déjeuner entre 14h30 et 16h30 selon les jours. Néanmoins, j'ai bien compris qu'il ne fallait pas s'accrocher aux horaires "sociaux". Mais, 30 ans d'habitudes ne se changent pas en 8 semaines de programme. De nouveau, je vous félicite pour la qualité de votre travail. La notion de sensation alimentaire, de faim, de satiété et autres ainsi que l'acceptation de soi au moment "m" me semblent effectivement des notions importantes. Et le résultat est là puisque j'ai perdu près de 8 kg depuis le 21 juin 2011 en n'ayant jamais la sensation de me priver d'aliments "tabous" (frites, pizza, brioche, biscuits...). Et, pour la 1ère fois, ce matin, j'ai laissé la moitié de mon pudding sachant que l'autre moité n'allait pas se "sauver! Je souhaite que ce site connaisse le succès qu'il mérite amplement.  Merci Lucullus pour vos remarques sur la qualité de notre site ! Et bravo pour votre succès, tant en ce qui concerne vos sensations alimentaires enfin retrouvées que la perte de poids. En ce qui concerne les horaires sociaux de prise de repas, ils devraient peu à peu se normaliser, dans la mesure où vous allez retrouver ce qu'on nomme des « appétits prévisionnels », qui permettent de manger en se débrouillant pour avoir faim au prochain repas. C'est effectivement une bonne chose que de réduire progressivement vos portions. Bonne continuation, vous êtes sur la bonne voie!
10/08/2011 (18:37) Lily Bonjour et merci encore pour vos précieuses analyses ! Mais au delà du développement personnel, comment lutter contre les images qui partout dans notre société valorisent la minceur (comme signe extérieure de maîtrise de soi, et par extension de réussite personnelle) ? Comment de convaincre que si l'on ne parvient pas à devenir vraiment mince, le regard des autres pourrait malgré tout être positif, alors que partout la minceur apparaît comme le seul "canon de beauté" reconnu ? Vous avez parfaitement raison ! Nous vivons dans un monde qui a fait de la minceur une nécessité, tant en ce qui concerne la beauté que la valeur personnelle (association entre minceur et volonté, dynamisme). Je ne pense pas qu'on puisse véritablement lutter contre ces stéréotypes sociaux. Il s'agit donc, pour les personnes au corps différent : 1) d'accepter et d'assumer cette différence dans le moment présent, ce qui ne veut en aucun cas dire qu'on se résigne en ce qui concerne le futur ; 2) d'apprendre à « survivre en milieu hostile ». Pour cela, il faut montrer aux autres qu'on ne correspond pas aux stéréotypes, qu'on n'est pas un stéréotype. Il faut donc cesser de se dissimuler, et faire ce que j'appelle son coming-out. Attention par exemple à ne pas montrer une volonté, un dynamisme exagérés qui apparaissent souvent comme factices, car interprétés comme une attitude compensatoire. Il faut montrer qu'on vit sa vie, avec ses difficultés, comme tout un chacun. En somme, l'important est de ne pas apparaître comme empli de honte car alors, on vous fait honte. Et cette honte ressentie est un facteur important d'Envie sde Manger Emotionnelles et d'échec. Notre programme LineCoaching, propose des outils pour vous aider à travailler sur ces problèmes, qui sont effectivement cruciaux. Ils apparaissent un peu plus tard dans le programme, quand vous avez déjà résolu un certain nombre de problèmes alimentaires. Bonne pratique!
10/08/2011 (18:39) Anick Bonjour! Merci de votre présence estivale sur ce chat, c'est très apprécié! Voilà ma question: je déteste faire du sport mais ça m'aide avec la gestion de mon stress et j'ai l'espoir que ça me donne aussi des formes plus harmonieuses, même si je sais que ça ne me fait pas nécessairement maigrir, puisque j'ai souvent plus faim ensuite. Toutefois, ça continue d'être un effort quotidien de m'y astreindre et je n'en retire pas de plaisir à cette intensité. Est ce que se restreindre à se bouger pour être plus en forme peut aussi être une forme de restriction cognitive ou est ce que cette notion s'applique uniquement à la nourriture? Bonsoir Anick, Si je comprends bien votre question : vous n'aimez pas faire du sport, vous vous forcez malgré tout, parce que cela calme vos angoisses, et il existe toujours la possibilité que cela vous donne meilleure allure. Je ne sais pas ce que vous appelez du « sport ». L'important est de donner du mouvement à son corps, afin de mieux le ressentir et l'habiter. Un corps immobile est très peu ressenti et devient vite l'objet de jugements, de fantasmes, de pensées magiques de plus en plus déconnectées de la réalité. Bouger ne veut pas forcément dire se mettre en short et jouer avec une balle, ou bien faire des exercices gymniques. Cela peut aussi, tout simplement, vouloir dire marcher, monter et descendre des escaliers? Je ne comprends pas bien votre application de la notion de restriction cognitive au sport. Mais il ne fait pas de doute qu'on peut faire du sport sur un mode compulsif, et plus du tout pour le plaisir. Je crois que ce serait bien si vous trouviez une façon de bouger qui vous convienne vraiment, quelle qu'elle soit. De cette façon, vous n'auriez plus cette impression de vous forcer, et vous pourriez vous réconcilier avec votre corps.
10/08/2011 (18:41) Lamiteorange Bonjour! J'ai peur de ne pas manger assez. La dégustation me fait peur car j'ai en fait un petit appétit, je suis rassasiée assez vite si j'écoute mes sensations. Rassasiée, oui, mais pas "remplie". De ce fait, je ne suis pas pleinement satisfaite... Comment remédier à cela? Comment accepter de ne manger "qu'à ma faim", sans trop me nourrir, alors que c'est si important pour moi de me sentir "pleine" et que je n'arrive à avoir cette sensation qu'en mangeant? Bonsoir Lamiteorange, Bravo pour être devenue capable de distinguer deux ordres de satisfaction : - le plaisir gustatif, qui se situe dans la bouche, et qui vous conduit à manger somme toute assez peu ; - le plaisir de remplissage du ventre (J'ai bien mangé, j'ai bien bu, merci petit jésus, dit la chanson) qui vous conduit à manger beaucoup plus. Vous recherchez ce sentiment de plénitude de l'estomac car vous l'assimilez à la plénitude de l'être. Peut-être vous sentiez-vous vide, creuse, incomplète ? Peut-être êtes-vous de ces personnes qui s'ennuient facilement ? La pratique de la pleine conscience est une première solution pour ce genre de difficulté. Les exercices devraient vous permettre, peu à peu, de prendre conscience qu'à l'intérieur de vous, dans votre espace mental, le vide n'est pas vide. Des pensées passent, des sentiments les accompagnent, des auto-commentaires et des jugements s'ensuivent. De moment en moment, vous vivez cela, et prenez conscience que la plénitude est l'autre nom de la vacuité. Bon, je vous donne sans doute l'impression de pousser un peu loin le bouchon. Mais l'impression d'être vide provient le plus souvent du fait qu'on a peur de ses propres pensées, qu'on leur fait barrage. Accepter toutes ses pensées et émotions, sans jugement et sans restriction permet de modifier grandement sa perception de soi. Nous allons vous y aider de notre mieux.
10/08/2011 (18:42) yayie je suis entièrement d'accord avec lucullus, le site est extrêmement bien fait. et je la félicite pour sa perte de poids
10/08/2011 (18:42) felicia bonsoir docteur, je souffre beaucoup de la différence de perception entre la vision que j'ai de moi à l'intérieur et qui me semble réelle, et l'image que me renvoie la photo. La méthode me permettra-t-elle de réunir enfin ces deux parties de moi-même? Merci Très judicieuse remarque ! Nous avons tous une vision « intérieure » de nous-mêmes, en tant que personnes humaines, et une vision « extérieure » correspondant à notre corporéité. Ces deux façons de se concevoir n'ont pas le moindre rapport entre elles. Ou peut-être faites-vous allusion à une image de votre corps tel que le voient les autres (les photos) et votre image du corps tel que vous le reconstruisez mentalement. Il est courant que ces deux images ne concordent pas, et pour la plupart des gens c'est une surprise de se voir en photo ! Enfin, c'était le cas avant la prépondérance de l'image. Le fait de faire la paix avec votre corps et avec vous-même devrait vous permettre de diminuer l'écart entre ces différents aspects de vous-même.
10/08/2011 (18:44) zoe Je n'arrive pas à jeter à la poubelle et je fais donc la poubelle, consciente mais pas convaincue puisque je continue régulièrement toutefois sur des aliments que j'aime ce qui constitue une petite avancé Bonsoir Zoé, C'est vraiment bien d'avoir identifié cette difficulté, qui consiste à ne rien pouvoir jeter ou laisser, de finir les restes ... Le recentrage sur vos sensations alimentaires d'une part, le travail avec la pleine conscience d'autre part, devraient vous permettre d'être à l'écoute de vos véritables besoins, et de mieux vous considérer en tant que personne, de vous respecter. Persévérez, celà sera une avancée importante dans la régulation de votre comportement alimentaire...
10/08/2011 (18:45) capuccino Bonsoir, Après avoir passé beaucoup de temps sur les différents forums, je me rends compte que beaucoup d'adhérents du site ont lu vos livres et ceux du Docteur Zermati, ce qui n'est absolument pas mon cas. Serait-il préférable pour mieux appréhender la méthode que je m'y mette ou pas ? Merci Non, il n'est pas nécessaire d'avoir lu tous les livres du Dr Zermati ou de moi-même. Le programme LineCoaching se suffit à lui-même, et reprend les fondements clés présentés dans les livres sur un mode interactif. Bonne pratique!
10/08/2011 (18:47) ilo Bonjour docteur, et merci beaucoup pour votre travail! J'ai beaucoup apprécié votre description du "coming out" , et ça m'a ouvert l'esprit, et libérée. Et j'adore la vidéo où vous montrez comment marcher la tête haute; ça m'a aussi beaucoup instruite-je me suis reconnue- tout en me faisant rire! Vraiment, merci! Je voulais savoir pourquoi dans les séances de body scan on s'attarde beaucoup sur le pied gauche et presque pas sur le ventre et la poitrine. Pour moi en effet ce sont ces zones-là qui sont les plus sensibles au stress. Merci pour vos remerciements ! Ces chats, c'est toujours un plaisir et je les fais depuis mon lieu de vacances. Je suis content que la notion de coming-out vous ait servi concrètement. Cela prolonge la réponse à Lily : faire son coming-out, c'est cesser de masquer son obésité, par exemple en cherchant à passer inaperçu. La honte que vous ressentez devient visible aux yeux des autres. Ils traduisent automatiquement les vêtements dissimulateurs des formes corporelles en signes de honte du corps. Votre façon honteuse de marcher (vous marchez en essayant de vous faire discrète, toute petite) est elle aussi traduite en honte du corps. Quand vous mangez un peu trop « diététiquement correct », ils en déduisent que vous tentez désespérément de maigrir parce que votre corps vous fait honte. Des outils qui vous aideront à vous affirmer tel(le) que vous êtes sont prévus et seront disponibles un peu plus tard dans le programme, quand vous aurez déjà résolu un certain nombre de problèmes alimentaires. Ils sont là pour aider à maigrir, en diminuant les hontes, qui sont l?un des moteurs des pertes de contrôle alimentaires. Ils sont aussi essentiels en vue de la prévention de la rechute. Le body-scan : il n?existe pas un ordre obligatoire pour faire ce balayage corporel (comme on dit en français). Si on s?attarde autant sur le gros orteil gauche, c?est que celui-ci est une partie du corps neutre, ne suscitant que peu de jugements et d?émotions. Ce n?est pas le cas, par exemple, des cuisses, des fesses, du ventre, de la poitrine. Mais vous avez raison, ces parties du corps plus « difficiles » méritent toute votre attention, afin de repérer vos jugements sur elles, et les émotions qui en découlent, et ainsi, peu à peu, habiter pleinement la totalité de votre corps. Prenez donc votre temps sur ces zones-là, dès que vous êtes capable de faire le body-scan sans enregistrement. Tous mes encouragements!
10/08/2011 (18:52) Déesse Bonsoir; Bonsoir, avec les exercices de dégustation, je re-découvre que je n'aime pas mâcher, pire je déteste vraiment ça, cette sensation d'aliments qui "stagne" de bouillie, me rende malade et me procure des hauts le coeur..Et forcement rendent très pénible les exercices de dégustation. Je pense que c'est pour cela que je mange vite . Sauf que du coup je rate inévitablement ma satiété... Comment faire pour améliorer cela ? Bonsoir Déesse, Vous êtes décidément vraiment très fâchée avec la nourriture et l'action de se nourrir !Il est possible que celà soit la conséquence de régimes, qui conduisent à reportert sur la nourriture le fait d'avoir des problème de poids et d'insatisfaction corporelle. Peut-être prolongez vous aussi trop le temps de l'aliment en bouche, essayez de trouver la juste mesure entre avaler sans "sentir" et trop de temps en bouche qui transforme l'aliment en bouillie, ce qui peut être effectivement désagréable. N"hsitez donc pas à adapter les temps de dégustation aux aliments que vous dégustez pour rester sur des sensations agréables. Déguster, cela veut dire faire attention au goût des aliments, à ce qui se passe dans la bouche, en pleine conscience. Lorsqu'on a suffisamment faim, le fait de se nourrir, et le goût des aliments nous semble bon. Moins on a faim, et moins c'est bon. Quand on a très très faim, tout est bon ! Alors, pour retrouver le plaisir à manger, peut-être devriez-vous attendre d'avoir une bonne petite faim avant de mettre des aliments dans votre bouche. Et ne pas vous fixer d'objectif précis sur le temps de conservation en bouche, autre que celui de de les savourer.
10/08/2011 (18:58) Tag Bonjour, Je pense que j'ai une forme de restriction cognitive basée sur l'expérience de mon corps : quand j'ai vraiment très faim je fais des crises d'hypoglycémie allant jusqu'à des étourdissements, quand je ne mange pas de fruits, je suis sujette à de la constipation. Faut-il se débarrasser aussi de ces restrictions cognitives là ? Comment faire confiance à mon corps pour qu'il prenne de bonnes décisions alors que par le passé il n'a pas toujours été fiable et que mon cerveau a dû prendre le relais, pour préserver ma santé ? Merci d'avance pour votre réponse. Bonjour tag, Notre programme insiste sur la capacité à repérer ses sensations alimentaires : la faim, le rassasiement, les appétits spécifiques, que bien souvent on perd quand on essaie de contrôler son comportement alimentaire sur un mode réflexif (en réfléchissant) comme vous le faites. Nous vous laissons plus de liberté en ce qui concerne les choix alimentaires : on peut manger tout ce qu'on aime, du moment qu'on le fait en respectant faim et rassasiement. Mais lorsque l'on est parvenu à dédiaboliser les aliments riches et qu'on les considère pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des aliments sympathiques, seulement dans la mesure où on a de l'appétit pour eux, on constate que par moment, les fruits nous paraissent plus sympathiques que le chocolat, et peu à peu, une diversité alimentaire plus habituelle se rétablit. Attention toutefois à ne pas sauter les étapes: il faut D'ABORD retrouver ses sensations alimentaires de faim et de satiété avant de réintroduire des aliments riches et problématiques, comme le fait le programme. En résumé, pour le moment, peut-être votre corps ne sait-il pas vous guider dans vos comportements alimentaires, mais cela devrait changer, peu à peu, grâce à notre programme. En ce qui concerne le risque de faire une hypoglycémie, si vous êtes sujet à ce genre de malaise, vous avez tout à fait raison de prendre les devants et de manger un produit sucré dans des moments-là. Vous ne testerez donc pas la "grande faim" mais des faims d'intensité plus modérée. La quantité nécessaire pour éviter un malaise hypoglycélique est souvent minime. Continuez, bien sûr. On peut parfaitement manger sans faim à certains moments, pour différentes raisons: fonctionnelles, obligations sociales... Le tout est, ensuite, est de se laisser guider à nouveau par la faim et le rassasiement.
10/08/2011 (18:59) capuccino Une autre petite question. Pourquoi sauter un repas me semble si compliqué alors que je n'ai pas faim. Alors que je ne bois si je n'ai pas soif et si on me propose un verre, je refuse. Je ressens ça comme une punition et une injustice à l'idée de ne pas me mettre à table même si je sais que je pourrai manger dès que ma faim se fera sentir.. Je précise que dans ma famille, on a jamais envoyé les enfants au lit sans manger en guise de punition. J'avoue que pour moi, c'est une bataille aussi épuisante que celle que je menais "avant" pour ne pas manger d'aliment interdit. Votre comparaison entre manger et boire est très judicieuse. Vis-à-vis de la boisson, on n'a pas de préconception ou d'inhibition. Notre programme est conçu pour qu'on ait la même attitude dans les deux cas. Ceci dit, les exercices sur la faim sont des exercices destinés à vous faire retrouver vos sensations alimentaires, et rien de plus. Manger est en effet davantage que se nourrir : on partage avec d'autres, sa famille ou ses amis, on mange des aliments qui ont du sens, on se nourrit de leur histoire et de leur géographie. Je comprends que vous soyez parfois frustré. À terme, vous aurez sans doute une conduite alimentaire qui se normalisera. Vous retrouverez ce qu'on nomme des « appétits prévisionnels », qui permettent de manger en se débrouillant pour avoir faim au prochain repas. Faites donc courageusement nos exercices, même s"ils s"avèrent un peu frustrants. Cela ne durera pas !
10/08/2011 (19:00) yan126 quelle est l'utilité de la respiration en pleine conscience ? La respiration en PCS est le premier exercice de pleine conscience et le plus important. La PCS est un outil pour : Apprendre à manger en pleine conscience, c'est-à-dire attentivement, en faisant attention au goût, et au rassasiement. Apprendre à augmenter sa tolérance émotionnelle face à des pensées douloureuses, pénibles, et ne pas manger en réponse. La pleine conscience est tout particulièrement indiquée dans les états de stress et d'anxiété, pour apprendre à se distancier des pensées, images mentales, et émotions pénibles.
10/08/2011 (19:01) mereleub quelle est la difference ,si elle existe ,entre une EME et une compulsion? Une envie de manger émotionnelle conduit à manger sous forme de compulsion. On peut aussi manger compulsivement parce qu'on s'interdit certains aliments et quand on tombe dessus. On appelle ça la restriction cognitive. Mais on peut aussi considérer que celà est aussi une EME, puisque la restriction cognitive conduit à de la culpabilité et que c'est cette culpabilité qui conduit à manger en excès.
10/08/2011 (19:03) Nicci Bonjour Docteur, Vu qu'il faut faire le deuil des aliments quand on a plus faim, ou de petits besoins, n'y a-t-il pas une part de volonté, une décision à prendre pour suivre votre méthode, et cela ne s'apparente-t-il pas à une résolution comme lorsqu'on se "met au régime lundi" ? Si oui, comment faire pour que cette décision ne soit pas vécue comme une contrainte contre laquelle se rebeller. Si non, quel mécanisme entre en jeu pour que nous adhérions à vos principes de notre plein gré sans vivre cela comme une restriction ? J'aime bien votre question un brin impertinente, et bien vue ! Ce deuil à faire des aliments lorsqu'on en a suffisamment mangé serait effectivement une forme de restriction cognitive si on n'était pas persuadé que ces aliments-là, on pouvait les retrouver dès qu'on en aurait l'envie, et suffisamment d'appétit pour les apprécier. Tout à l'heure, demain, ou le jour qu'on voudra. Ils sont là, qui nous tendent les bras, mais nous, sommes-nous capables de leur faire honneur, c'est-à-dire de les déguster avec tout le plaisir qu'ils sont censés fournir ? Telle est la question qu'il convient de se poser. Si on estime qu'on ne les dégusterait pas convenablement, alors attendons un peu. Si au contraire, on se sent capable de les trouver délicieux en bouche, alors mangeons-les. Ceci dit, le problème vient le plus souvent de la frustration et de la privation dans laquelle on est après avoir été longtemps privé de ces aliments. Le plaisir n?est alors pas gustatif, mais est une forme de rattrapage après des privations. À ne pas confondre ! Bonne continuation.
10/08/2011 (19:03) yayie bonjour, je suis toute nouvelle sur le site, j'ai commencé à remplir mon carnet, et je viens en observatrice sur le chat Bonjour yayie et bienvenue!
10/08/2011 (19:06) Arkana Bonjour ! Je suis votre programme depuis deux jours (toute nouvelle, donc !) et pour le moment je remplis mon premier carnet. Seulement, je trouve que les données que j'y entre ne correspondent pas tout à fait à ce que je vis "normalement". En effet, en ce moment, je garde mon fils de 20 mois toute la journée, je mange comme lui et aux mêmes heures, ce qui n'est pas du tout mon habitude. Je suis en vacances avec lui jusqu'à la fin du mois. Est-ce que cela ne va pas fausser mon bilan ?A Bonjour Arkana et bienvenue dans notre programme Pendant les vacances, la vie continue ! Bien évidemment, vous mangez en ce moment différemment du temps habituel. Il est possible que votre bilan en soit modifié. Les bilans sont là pour vous aider à y voir clair dans vos problèmes,et vous verrez par la suite que vous pourrez refaire ce premier carnet autant de fois que vous le souhaitez à partir de la rubrique outils/mes carnets, ce qui vous permettra d'obtenir des bilans dans des circonstances de vie différentes. L'important, ce sont les exercices que vous faites et comment ils modifient peu à peu vos comportements alimentaires. Et les vacances sont un excellent moment pour démarrer car vous avez moins de stress et plus de temps pour pratiquer et ancrer de nouvelles habitudes alimentaires. Bonne pratique!
10/08/2011 (19:08) Patience Bonsoir Dr Apfeldoerfer. J'ai remarqué qu'après une sieste, j'ai automatiquement envie de manger. Pourtant je n'ai pas faim. Et je n'ai aucune émotion particulière au réveil... Y a-t-il une explication scientifique à cela ? Ou bien s'agirait-il d'une EME cachée que je dois explorer ?... Bonsoir Patience, Alors là vous me posez une colle ! Je ne sais pas vous répondre. La suite apportera peut-être des éclaircissements ! Soyez attentive à vos pensées et émotions dans ces circonstances. Tenez nous au courant si vous détectez dans la suite des circonstances particulières qui pourraient l'expliquer.
10/08/2011 (19:09) Anick J'aimerais savoir ce qui vous a emmené à vous intéresser aux problèmes de poids. Je crois que ni vous ni m Zermati n'en avez souffert? Ce n'est pas un sujet très glamour, non? Bonjour Anick, vous êtes bien curieuse mais vous avez raison il est toujours intéresssant de connaitre les raisons d'une vocation ! Me concernant, j'ai eu dans mon adolescence une phase de surcharge pondérale qui m'a sensibilisé aux problèmes de poids. Puis, lorsque j'ai été en fin d'études de médecine, en spécialisation de psychiatrie, j'ai travaillé dans un service de nutrition, ce qui m'a fait toucher du doigt la grande misère des prises en charges de l'obésité, moins bien prises en charges que les troubles du comportement alimentaire classiques (anorexie, boulimie). Et je me suis pris de passion pour le sujet ! Voilà l'histoire. Pour mon collègue Jean-Philippe, il faudra lui demander...
10/08/2011 (19:10) yan126 faire une liste d'aliments ça sert à quoi rebonjour Yan Je suppose que vous voulez parler du répertoire alimentaire. Notre cerveau mémorise le goût de ce que nous mangeons en l'associant aux effets post-ingestifs des aliments. Nous avons ainsi de l'appétit pour les aliments qui contiennent les nutriments dont notre corps a besoin. Ce système merveilleux et sophistiqué ne fonctionne pas si nous mangeons tout le temps de nouveaux aliments. Aussi je recommande d'avoir des aliments « habituels » qu'on aime, et de goûter de nouveaux aliments de temps à autre, pour varier et changer d'aliments préférés.
10/08/2011 (19:15) Emmalie Bonjour, j'ai débuté le programme le 3 août parce-que je sentais que j'étais prête à perdre du poids et aussi à entreprendre ce travail sur mon rapport avec la nourriture. Et lorsque j'ai découvert votre proposition d'écrire une lettre à un proche pour lui décrire ce qui a changé pour moi après cette perte de poids, j'avoue que j'ai ressenti une grande peur. En fait, j'ai déjà tenté seule de pratiquer cette méthode et je m'en sortais pas trop mal en ce qui concerne mes sensations, j'ai même vu les chiffres de la balance baissée et à chaque fois c'est la même chose, je suis bloquée, j'ai peur de maigrir. Pourtant je sens que je suis en surchage pondérale et je le sens physiquement, çà me gêne parfois. Est-ce que je peux dépasser cette peur ? Bienvenue dans le programme LineCoaching, Emmalie, La peur de maigrir n'est pas rare chez les personnes en surpoids. Elle peut paraître paradoxale, alors que maigrir est souhaité de tout coeur, mais elle s'explique par les conséquences de l'amaigrissement qu'il va falloir affronter . La "lettre au proche" qui est effectivement un outil du programme permet de mettre au clair vos motivations, et je vous encourage donc à faire cet exercice. Voici les raisons "cachées" les plus courantes qui peuvent constituer des freins à la motivation de perdre du poids: - Perdre du poids peut être parfois vu comme une façon de rentrer dans le rang, d'obéir aux injonctions de proches qui insistent pour que vous perdiez du poids. On peut avoir le sentiment qu'on perd son autonomie, qu'on abdique face à eux. Regrossir devient alors un moyen de prouver son autonomie, à ses propres yeux, et aux leurs. - Certaines personnes, pensent à tout ce que maigrir va leur permettre de faire : changer leur vie, sentimentale ou professionnelle, devenir sportif, etc. pour tout dire, commencer sa vraie vie et se réaliser. Quand elles commencent à maigrir, elles sentent qu'elles vont bientôt être au pied du mur. Seront-elles capables ? Panique. - Parfois, ce qui pose problème, c'est le fait qu'on croit qu'en deçà d'un certain poids, on devient séduisant(e). Le sexe opposé vous regarde avec convoitise. Saura-t-on gérer cette situation ? Devenir séduisant peut être vécu comme se mettre en danger. Ou tout simplement, si on était en surpoids durant son enfance et son adolescence, on n'aura peut-être pas appris comment se comporter face au sexe opposé. Alors bien sûr, ces problèmes peuvent vous empêcher de réussir votre amaigrissement. Notre programme comporte certaines réponses pour faire face à ces problématiques : affirmation de soi, par exemple. Mais si votre blocage est trop important, ou si vous ne savez pas ce qui vous bloque, peut-être devriez-vous, parallèlement au programme LineCoaching, consulter un psychothérapeute. En attendant, penchez vous sur la lettre aux proches, qui va certainement vous aider à y voir plus clair. Bonne continuation.
10/08/2011 (19:18) anniec comment pouvez vous faire mon bilan avec si peu d'information sur le carnet degustation ou autre Bonjour Anniec, Nous parvenons à vous adresser un bilan que nous espérons pertinent, à partir des informations que vous remplissez, parce que nous sommes très forts, et surtout que nous vous posons les questions clés qui nous permettent de vous aiguiller en terme de comportement alimentaire sur les points saillants de votre comportement alimentaire. Mais bien sûr, ces bilans dépendent de l'exactitude de vos réponses. Il existe aussi différents biais qui peuvent fausser ces bilans, et vous devez en tenir compte dans la façon dont vous interprétez les messages reçus. Ils sont là pour vous aider à percevoir vos progrès, les points qui restent à travailler, mais vous êtes le meilleur expert de vous même et vous avez bien sûr des informations sur le contexte de ces observations qui vont vous permettre d'interprêter ces bilans d'une façon encore plus fine et pertinente. Si vous avez des questions complémentaires sur un bilan, vous pouvez l'adresser à nos coach qui répondront à vos questions.
10/08/2011 (19:26) toscana Bonsoir Docteur, Ayant l'habitude de manger des quantités assez importantes, sans me préoccuper vraiment de ma faim, je me retrouve à manger de petites quantités quand j'écoute mes sensations alimentaires. De plus, je n'ai pratiquement pas faim dans la journée. Cet état de fait me stresse au lieu de m'apporter la sérénité car j'ai en tête que manger peu est dangereux, peut induire des malaises (ma mère était diabétique ss insuline). Je ne me sens pas non plus entièrement satisfaite par mes repas qui ne m'apportent plus la quantité dont j'ai l'habitude. Que puis-je faire pour arriver à passer ce cap car, pour l'instant, je mange au-delà de ma faim à cause de ça? Bonsoir Toscana, Merci pour votre question qui résume un certain nombre d'obstacles à manger moins et perdre durablement du poids. L'hypoglycémie, les malaises vous paraissent menaçantes. Question hypoglycémie et malaises, rappelez vous qu'une petite quantité d'apport suffit à éliminer ce risque, il me semble donc que votre peur doit pouvoir être cantonnée. Par ailleurs, disons-le clairement : il n'est pas besoin de manger tant que ça pour bien se porter ! La frugalité est généralement un gage de bonne santé, comme le démontre souvent l'analyse du comportement alimentaire des centenaires... Vous dites avoir perdu en satisfaction alimentaire: effectivement, il vous fait remplacer le plaisir du ventre plein par celui ressenti en bouche. Notre programme, par les exercices de dégustation, va vous permettre de réintroduire progressivement des aliments riches et gouteux dans votre alimentation. Pour celles et ceux qui avaient l'habitude de se bourrer de produits allégés, c'est un très gros changement. Il arrive alors parfois qu'on croit manger peu, alors qu'on mange toujours autant, voire plus, mais dans des volumes beaucoup plus petits. Attention, donc ! S'il s'avère que vous êtes vraiment une petite mangeuse, qui n'a besoin par exemple que de 1200 calories par jour, ce qui peut arriver pour des personnes ayant fait de nombreux régimes et ayant abaisser leur métabolisme de base, il est d'autant plus important de se réapproprier par la dégustation le plaisir en bouche, et de pouvoir se passer de quantité importante de nourriture. C'est un gros changement, mais notre programme va vous y aider progressivement. Bon courage.
10/08/2011 (19:26) Anick Je dois quitter mais vous remercie infiniment de prendre ce temps pour venir répondre à nos questions!
10/08/2011 (19:27) G Apfeldorfer Eh bien, ça a été un vrai plaisir, ce chat. Je trouve que vos questions sont très pertinentes, et j'espère que mes réponses ont pu vous aider. Je vous souhaite de très bonnes vacances, pour ceux qui ne sont pas encore rentrés, et des prises alimentaires à la fois frugales (nous en avons pas mal parlé dans ce chat) mais suffisamment nourrissantes, réconfortantes, et délicieuses!
10/08/2011 (19:29) Patricia à vous aussi bonnes vacances et merci
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