Chat du 11 avril 2012 avec Gérard Apfeldorfer

11/04/2012 (18:30) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et à tous! Merci pour vos questions. Je ferai de mon mieux pour y répondre.
11/04/2012 (18:31) KIKI Bonsoir Dr Apfeldorfer, et merci encore pour votre disponibilité et tout ce que vous nous apportez. Une incompréhension de ma part me pousse à vous poser cette question : J'ai bien avancé en ce qui concerne le programme et beaucoup progressé et j'en suis très contente. Toutefois, lorsque les résultats commencent à apparaître (perte de poids, mieux dans mon corps et dans ma tête) j'ai absolument besoin de compliments et d'encouragements de la part de mon mari, comme si je ne faisais pas tout ça pour moi mais plutôt pour lui, si je n'ai pas cette reconnaissance de sa part, plus rien ne va et je me dis que tout ça ne sert à rien. Pourquoi ai-je besoin de ça à son égard ? Merci pour votre réponse ou tout simplement d'être là. Bonjour kiki et bravo pour vos progrès, qui me font bien plaisir. Peut-être êtes-vous une personne sujette à la dépendance. Auquel cas, vous vous montrez soumise par peur d'être abandonnée. Vous avez alors besoin de vous appuyer sur l'autre, le laissez assumer les décisions et les responsabilités, avec du mal à exprimer un désaccord. Ce qui ne vous empêche peut-être pas d'éclater de temps à autre ! Il convient bien sûr de faire la part des choses : autant il est normal de demander le soutien et l'approbation de son conjoint, dans ce que l'on fait, d'apprécier qu'il applaudisse au bon moment, autant il est problématique de ne fonctionner qu'en fonction du désir de l'autre, sans s'occuper de ce qu'on désire, soi. Car bien souvent, on se retrouve en porte-à-faux, entre ses désirs et ceux des autres. Les personnes (trop) dépendantes peuvent faire une thérapie d'affirmation de soi, ou une thérapie cognitive, ou d'autres formes de psychothérapie. Attention cependant à ne pas devenir dépendante du thérapeute !
11/04/2012 (18:32) Mariella Bonsoir. En ce moment, j'ai beaucoup d'invitations à manger. Tellement que je n'arrive pas à retrouver ma faim avant qu'une autre invitation n'arrive. Comment faire pour apprécier ces repas (pris hors faim), et surtout pour ne pas me retrouver dans cette spirale infernale du "tout ou rien", qui me fait culpabiliser et manger en excès. Merci. Bonsoir Mariella, En théorie, on peut parfaitement manger en tenant compte de ses sensations alimentaires lorsqu'on est invité. Surtout de nos jours, où, pour les personnes « modernes », l'important n'est plus la quantité, mais la qualité. Mais certaines personnes considèrent encore qu'on reçoit en donnant beaucoup, et en gavant ses invités. Je ne sais pas où vous en êtes dans le programme. Mais quoi qu'il en soit, faites de votre mieux pour suivre ces conseils : Faites de votre mieux pour avoir suffisamment faim au repas. Laissez dans votre assiette dès que vous estimez que le plaisir gustatif est terminé. Faites beaucoup de compliments à la maîtresse de maison lorsque vous ne finissez pas votre assiette. Expliquez éventuellement que vous gardez de la place pour le dessert. Bonne continuation !
11/04/2012 (18:36) Diluvine Bonjour M. Apfeldorfer. Ma question porte sur la compatibilité de votre méthode avec l'arrêt du tabac. En effet, lors de mon arrêt il y a maintenant 8 mois, j'ai pu remarquer pendant quelques semaines l'apparition d'une sensation de faim à chaque moment où, auparavant, je fumais une cigarette (soit plus de 20 fois par jour?). Je me suis donc efforcée de ne pas répondre à cette sensation de faim trompeuse. J'expérimente depuis peu votre méthode, et je me demande s'il aurait été judicieux de la commencer à ce moment-là : n'aurais-je du coup pas pris énormément de poids si j'avais répondu par une prise alimentaire à chaque sensation de faim ? Bonsoir diluvine, Le tabac est un excellent coupe-faim. De plus la gestualité du tabac apporte elle aussi un soulagement et peut servir à s'orienter sur le fait de fumer plutôt que sur le fait de manger. On comprend que lorsqu'on s'arrête de fumer, on puisse prendre du poids, parfois de façon importante. En fait, démarrer LineCoaching et arrêter de fumer en même temps conduit à augmenter la difficulté. Bon courage.
11/04/2012 (18:40) capuccino J'aimerais parler ce soir des pensées automatiques. Il en est souvent question lorsqu'on aborde la PC. Certaines Lcoatchées arrivent très bien à les détecter. En ce qui me concerne, j'avoue que malgré mes efforts,rien ne m'effleure l'esprit en matière de pensée automatique. Pas de "t'es nulle", pas de "j'y arriverai jamais" ou de choses dans ce genre. Comment faire pour réussir à les détecter ?. Bonsoir Capuccino, Les pensées automatiques (PA) sont essentiellement des auto-commentaires sur ce qu'on fait ou ce qu'on pense. Cela ressemble à un dialogue intérieur, mais cela fonctionne comme si notre interlocuteur interne était une sorte de perroquet. Nous n'avons qu'un petit stock de PA, la plupart du temps, qui sont des formes de ponctuation. Mais si vous ne repérez pas de PA, c'est qu'elles ne posent pas de problème. Donc, pas de souci (un souci de moins). Bonne continuation.
11/04/2012 (18:42) CHAHADMALEK Lorsque je suis pertubé, je n ai pas envie de manger au repas mais ensuite je mange énormément de sucrerie pour ensuite culpabiliser. Comment faire pour ne pas manger lors de la contrariété ? merci Bonsoir Chahadmalek, Si je comprends bien, vous mangez en fonction de vos émotions, par exemple en fonction d'une contrariété. Le repas ne vous dit rien car vous avez besoin d'aliments riches, avec un goût puissant, et vous voulez les manger vite en vous remplissant le ventre. Par la suite, vous culpabilisez et risquez de poursuivre l'alimentation compulsive. Pour vous sortir de là, il vous faut augmenter votre tolérance aux émotions pénibles, ce qui vous conduira à vivre vos contrariétés sur un mode différent. La porte d'entrée de ce travail est la méthode de pleine conscience. Je vous conseille de faire les exercices avec assiduité. En particulier, il vous faut vous entraîner à contempler les petites douleurs et gratouillis qu'on a souvent en pleine conscience, du fait de l'immobilité. Tel que cela est indiqué dans l'exercice sur les « sensations ». Bonne pratique !
11/04/2012 (18:46) Karine Bonsoir, après quelques jours de programme, je distingue bien ma faim ( gargouillis, creux), je me réjouis d'avoir faim, quand c'est le signe que je vais apprécié les mets que je vais manger. Cependant, si je ne mange pas tout de suite, elle disparaît assez vite, et ne revient que longtemps après. Je suis alors déçue, et je mange quand même, en culpabilisant, car je n'ai plus faim. J'ai remarqué ce phénomène plusieurs fois. Auriez-vous un conseil à me donner? Merci Bonsoir Karine, La faim évolue par vagues successives, qui deviennent plus fortes à chaque fois, durant quelques heures. Ce que vous avez donc observé est parfaitement normal ! Brillat Savarin, dans 'La physiologie du goût' en 1826,avait déjà noté ce phénomène. Vient un moment, ensuite, si on attend encore, où on passe à un état de jeûne, durant lequel la faim ne se manifeste plus jusqu'à ce qu'on mange quelques bouchées ou qu'on soit stimulé par un contact avec un aliment appétissant. A bientôt.
11/04/2012 (18:48) Mariella A propos des nombreuses invitations, je suis en difficulté car je n'ai au mieux qu'une petite faim, certainement pas la Bonne Faim. Et la dégustation (l'étape que je pratique actuellement) est impossible. De plus, je suis déçue et presque en colère de ne pas avoir faim dès le début du repas. Dès lors, je sombre dans des vieux travers "Raté pour raté..." . Merci en tout cas pour votre bienveillance à notre égard. Mariella. Trop d'invitations, j'en suis bien conscient, n'est pas facile à gérer, et ce, pour presque tout le monde ! Donc, le mieux : si on n'a qu'une toute petite faim, manger pour la faim que l'on a, c'est-à-dire très petitement, quitte à laisser beaucoup dans votre assiette. N'oubliez pas les compliments à la maîtresse de maison Vous devriez ainsi retomber sur vos pattes au prochain (trop gros) repas. Quelle vie ! Le « foutu pour foutu » : ah, effectivement, quel travers! Et si vous faisiez à ce moment-là un centrage sur votre respiration ? Quelques respirations, les couverts posés sur la table. Qui s'en apercevra ? A bientôt.
11/04/2012 (18:51) rubaud bonjour! selon vous, lorsque l'on "craque", cela est toujours associé à une émotion? lors de l'observation des EME, je ne ressentais strictement rien (parfois si, et je savais quelle était l'émotion, mais la plupart du temps, je mangeais sans me poser de question, sans rien ressentir...c'était une ENVIE de manger(chocolat...) qui déclenchait l'EME, et pas une émotion. par contre après je culpabilisais).est ce tout simplement parce que inconsciemment je sais que cet aliment que je souhaite déguster m'était interdit avant, et que j'ai peur de "craquer" en le mangeant...du coup je me "protège" en ne ressentant aucune émotion ?Autre question: le body scan, et la RPC...ont le même but non?merci Bonsoir Rubaud, Deux raisons peuvent déclencher une envie de manger : la faim, et une émotion mal vécue. Mais les émotions peuvent être inconscientes : on s'aperçoit qu'on a très envie de manger des aliments riches, au goût puissant, vite, pour se remplir l'estomac, sans déguster. Parfois, on repère un événement extérieur qui est survenu auparavant, et on peut relier l'EME à cet événement. Ou bien « l'événement » est intérieur : ce sont des pensées qu'on rumine, qui engendrent des émotions conscientes ou inconscientes. La restriction cognitive, qui consiste à s'interdire certains aliments dans le but de contrôler son poids, aboutit à des tentations fortes, et on fonctionne en tout ou rien. Une « envie » d'un aliment particulier est d'ordre émotionnel. Bonne continuation. De plus, si on commence, on va jusqu'au bout. C'est l'effet "foutu pour foutu". Puis les émotions négatives (culpabilité d?avoir mangé, angoisses de craquer et de prendre du poids) démarrent, et alors on continue à manger. En définitive, la restriction cognitive engendre donc des EME. La méthode LineCoaching s?adapte aux problèmes de chacun. Chaque personne a un parcours personnalisé avec, selon les cas : 1. un travail sur la restriction cognitive, avec un travail sur la PEUR de manquer, la CULPABILITÉ de manger certains aliments, L?ANGOISSE de prendre du poids, de perdre le contrôle ; 2. Un travail sur les EME dues à des émotions non alimentaires, visant à augmenter la tolérance émotionnelle.
11/04/2012 (18:53) fredonzeweb Bonsoir Docteur, linecoachée depuis 15 jours, je crains le complexe de "la bonne élève"... je m'aperçois que je ne fais pratiquement plus d'excès, comme si je voulais absolument bien faire. cela m'inquiète pour la suite, je me sais capable de continuer comme ça longtemps... comment faire pour sortir de ce schéma? Merci. Vous avez raison, schtroumpf à lunettes ! Rien de ce que vous faites n'est pour nous. Tout est pour vous. Le programme est une aide, une direction qu'on vous donne. C'est vous qui faites les exercices, pour vous et pour vous seule ! Bon courage.
11/04/2012 (18:55) jul Bonjour à tous. Je suis en fin de parcours, donc mon comportement alimentaire s'est beaucoup amélioré (faim OK et rassasiement beaucoup mieux), même si mes EME sont très présentes le soir, mais justement, je suis en train de m'en occuper. Mais bon ce n'était pas la question. En fait, depuis que j'ai commencé, je ne prends plus de petit déjeuner, car justement le soir je mange trop et donc le matin, je n'ai pas vraiment faim... Mais le midi, je n'ai pas très faim non plus. J'ai limite mal au c?ur. En ce moment, pour cause d'antibiotiques, je remange le matin et bizarrement, le midi, j'ai beaucoup plus faim et je mange avec appétit. J'avais déjà remarqué cela plusieurs fois avant. Comment on peut expliquer ça ??? Est-ce possible que quand j'ai très faim, j'ai mal au c?ur, car si j'attends le mal au c?ur persiste ? Et est-ce que ça vaudrait le coup que je remange un peu le matin, même si je n'ai pas vraiment faim ? Merci d'avance pour vos réponses toujours pertinentes et souvent pleines d'humour... Bonsoir Jul, Je n'ai pas compris tout ce que vous expliquez sur vos maux de c?ur. Mais quoi qu'il en soit, vous pouvez faire des essais et repérer ce qui vous convient le mieux, ce qui est le plus confortable pour vous. Une petite faim conduit à manger petitement, ce qui peut être mieux que de ne pas manger du tout. Bonne continuation.
11/04/2012 (18:59) ratusca Bonsoir M. Apfeldorfer! Je suis en France depuis 10 ans et j'ai grossie de 10 Kg! Étant jeune j'ai jamais eut problèmes de poids, mais avec la ménopause, perte des parents, arrêt de travail, déménagement, solitude, les compulsions pour les sucrées comme récompense les Kg se sont accumulées!Je me suis rendue compte que mon problème est psychique et j'ai demandée de l'aide a un psy qui m'a envoyée a un sophrologue. Leur compétence pour mon problème ne me satisfait pas et j'ai eu la chance d'apprendre l'existence de votre méthode. c'était ma leltre d'introduction accompagnée de ma satisfaction de vous avoir découvert ! Merci pour tout, Ratusca Bonsoir Ratusca et bienvenue parmi nous ! J'espère que le programme va vous aider à progresser ! Laissez vous guider pas à pas dans votre parcours alimentaire. A très bientôt !
11/04/2012 (19:02) mariecosmo Bonsoir, j'ai commencé le programme il y a 4 jours. J'ai un IMC de 22 et je fais toujours attention à ce que je mange pour ne pas grossir. (Mais je me fais plaisir quand même). Or, depuis ces quelques jours, je mange plus car je ne fais plus attention à la catégorie d'aliments mais à ma faim réelle... J'ai peur de grossir ...Je remange des gâteaux et du chocolat que je ne mangeais qu'épisodiquement. Même si les portions sont petites et dégustées, cela m'inquiète. Comment faire?Merci Bonsoir Mariecosmo, Si vous démarrez le programme, toujours les mêmes conseils : ne lâchez pas votre contrôle tant que vous n'avez pas progressé dans l'écoute de vos sensations alimentaires et pour certains, dans la tolérance émotionnelle. Ce sont les exercices alimentaires qui vont vous permettre de remanger des pâtisseries sans risque. Laissez vous guider pas à pas dans votre comportement alimentaire et ne cherchez pas à modifier vos habitudes alimentaires plus vite que le programme ne le suggère. Nous allons vous aider étape par étape, à réguler votre comportement alimentaire. Bon démarrage !
11/04/2012 (19:05) capuccino Aujourd'hui, j'ai une une EME magistrale comme je n'en n'avais pas eue depuis bien longtemps. Plutôt que de pratiquer l'EME-zen, j'ai "laissé faire" un peu pour tester mes capacités. Le résultat sur ma capacité à arrêter de manger ne sont pas franchement satisfaisant, par contre pas de culpabilité. Faudra-t-il pratique la PC et l'EME-zen toute notre vie pour faire face à nos émotions pénibles ? Je ne pense pas que vous aurez besoin de pratiquer l'EME-zen indéfiniment. Tout simplement parce que, en augmentant votre tolérance émotionnelle, vous aurez bien moins de réactions impulsives face à une émotion pénible. Un problème, souvent, réside dans le fait que manger n'apporte pas le réconfort. Parce que, pas de dégustation, et de la culpabilité résiduelle. Allez on ne se décourage pas !
11/04/2012 (19:08) paul Pourquoi je ne peux pas aller plus loin, dans ce que je veux écrire,je suis nul peut être?Question? « Je suis nul » est ce qu'on appelle une pensée automatique, et sans doute l'une des plus courantes. En anglais : « I am a failure », je suis un raté. Ces pensées automatiques sont des sentences intériorisées dans notre jeune âge, qui sont indépendantes de ce qui se passe dans le moment présent, mais qui sont réveillées par un état émotionnel particulier. Par exemple, quand je suis triste, j'aurai des pensées automatiques comme « je ne m'en sortirai jamais », « je suis nul »? Ces pensées automatiques ne sont pas plus pertinentes vis-à-vis de la situation présente que votre horoscope ne l'est. Mais comme votre horoscope, elles sont suffisamment générales pour qu'on ait le sentiment qu'elles collent au présent. Lorsqu'on adhère à ses pensées automatiques de ce genre, on en vient vite à partir dans des pensées et des scénarios pénibles. On ne peut pas, ou très difficilement, modifier ses pensées automatiques. Mais on peut s'en distancier, les reconnaître pour ce qu'elles sont, des auto-commentaires sans réelle pertinence, juste le signe d'une humeur triste (ou d'une autre humeur). Je vous encourage donc à lister vos PA (il n'y en a pas tant que ça, en général), et les rattacher à une humeur particulière (anxiété, dépression, culpabilité?). Lorsqu'elles surviennent par la suite, vous pouvez les considérer comme des visiteuses désagréables, mais pas dangereuses, car on sait à qui on a affaire ! La pratique de la pleine conscience devrait vous aider dans ce sens : accepter la venue des PA, avec curiosité, sans jugement, sans donner suite. On ne dialogue pas avec ces gens-là. On les laisse causer dans leur coin ! A bientôt !
11/04/2012 (19:09) marily Bonsoir, j'enseigne depuis de nombreuses années la pyramide alimentaire dans le cadre des cours de cuisine que l'on donne aux jeunes de 15 ans, Comme on ne manger seulement si la faim est présente y-t-il des risques de carences dû à une moins grande quantité de nourriture.Par ex : moins de fruits mangés ou moins de produits laitiers car on a plus aussi faim pour suivre les directives de la pyramide alimentaire. Merci de me renseigner . Bonsoir Marily, La pyramide alimentaire, qui conseille des apports équilibrés entre les différents nutriments, convient très bien pour établir des menus variés pour une collectivité. Elle ne convient pas pour un individu qui doit manger au jour le jour. Chacun a des besoins spécifiques, en quantité et qualité, qui ne sont pas ceux de son voisin. Nos besoins en différentes substances nous sont en bonne partie, mais pas complètement, signalés par nos appétits spécifiques. Quand nous sommes carencés en un nutriment ou micronutriment, les aliments qui en contiennent nous semblent particulièrement désirables. Ces mécanismes qui conduisent à équilibrer spontanément son alimentation peuvent cependant être pris en défaut : - Lorsqu'on mange en permanence en fonction de ses émotions ; - Lorsqu'on mange sans attention à ses sensations alimentaires ; - Lorsqu'on est un petit mangeur, ayant des besoins caloriques faibles, donc une alimentation insuffisante pour apporter tous les micronutriments nécessaires sans apporter en même temps un excès calorique ; - Lorsqu'on a un répertoire alimentaire trop étriqué, ne comportant pas les aliments apportant les nutriments manquants. De plus, nos appétits spécifiques sont aussi pris en défaut pour le choix des matières grasses, ou pour les apports en certains acides aminés. On ne peut donc pas faire une totale confiance à ses signaux internes, qui ont besoin de s'inscrire dans une alimentation structurée par une culture, des habitudes héritées de nos aïeux. Mais cela tombe bien, la culture alimentaire traditionnelle à la française aboutit à un bon équilibre alimentaire. La méthode LineCoaching permet en premier lieu de réapprendre manger de tout sans culpabilité, sans restriction, mais aussi sans excès. On mange souvent dans un premier temps plus des aliments qu'on avait tendance à s'interdire. Mais dans un second temps, on reprend goût aux légumes, aux fruits, aux produits simples et de qualité, qu'on mange non pas pour obéir à la diététique, mais parce qu'ils apportent du plaisir. Aussi, pas de souci, vous pouvez manger « déséquilibré » durant quelque mois, en attendant que cela se rééquilibre sur un autre mode, sans besoin de volontarisme ! Et sans doute reprendrez-vous spontanément plaisir à manger assez souvent (mais pas à chaque fois, ce n'est pas nécessaire) à la française, des plats chauds comportant viandes ou poissons, avec une garniture de légumes et légumineuses, tout cela avec un bout de pain. Bonne continuation.
11/04/2012 (19:12) Magali84 Bonsoir docteur, j'ai commencé le programme alimentaire la semaine dernière, et j'ai des difficultés à remplir le carnet sans modifier mes habitudes alimentaires. En effet, le fait de m'interroger sur mes sensations alimentaires durant le repas et d'avoir l'impression de ne plus avoir faim fait que je m'arrête de manger (alors que normalement j'aurais pris un dessert par exemple). Par contre, j'ai plus souvent faim entre les repas, et donc j'ai plus de prises alimentaires qu'avant d'avoir commencé le programme. De fait, j'ai perdu deux kilos sur cette période (et m'en réjouis!) mais l'équilibre alimentaire se faisant sur une semaine, je ne sais pas si c'est important. Est-ce ce changement de comportement alimentaire du fait du questionnement des sensations alimentaires risque de fausser l'analyse du carnet? Je ne voudrais pas brûler les étapes. Bonsoir Magalie, L'attention portée au fait de manger, en faisant le carnet alimentaire, peut conduire à manger moins. C'est une réaction courante, qui peut être une forme de restriction, mais aussi simplement un début d'écoute des sensations alimentaires. Comme vous avez mangé moins aux repas, vous avez faim entre les repas, ce qui est assez normal. Mais globalement, vous mangez moins, puisque vous avez perdu du poids. Quant au bilan, il ne sera pas faussé puisqu'il reflétera votre comportement alimentaire pendant ces 8 jours et ce qui compte ! Bonne observation !
11/04/2012 (19:14) dede1960 J'ai 52 ans,je suis médecin de PMI,j'ai 4 enfants et je mène depuis 17 ans une guerre contre la nourriture,je suis épuisée. Je suis heureuse de m"habiller comme je veux,de faire du sport avec bonheur de me regarder dans une glace mais je suis fatiguée par cette obsession qu'est la nourriture.Et pour mon malheur ma fille de 18 ans a fait le frais de mon comportement alimentaire restrictif, et comme vous le dites si bien :les mères maigrissent,les filles grossissent. Vous parlez de maltraitance je crois que vous n'avez pas tord même si c"est difficile pour moi à accepter Ma fille va vers ses 18 ans je commence tout juste à envisager que son corps n'est pas le mien et je fais le pari que si j"arrive à avoir une relation apaisée avec la nourriture je pourrai enfin accepter de ne plus l"importuner je pourrai enfin l"accepter telle qu'elle est.Qu'en pensez vous? Bonjour chère consoeur, Quelle autocritique courageuse, quelle remise en question ! Quelques remarques : vous avez tenté, durant tout ce temps, de faire pour le mieux. Pour vous, tout d'abord, en étant persuadée que le poids qu'on fait procède d'une lutte avec soi-même. Et on ne peut pas dire que le discours médical n'allait pas dans votre sens ! Pour votre fille, là encore, vous avez voulu lui épargner les problèmes pondéraux et avez agi selon les principes de l'époque. L'intention était bonne. Mais aujourd'hui, vous vous rendez compte des dégâts, pour vous et pour elle. Vous allez à Canossa et avez décidé d'apaiser votre relation avec vos aliments, avec votre corps, avec vous-même. Il n'est jamais trop tard pour reconnaître qu'on s'est fourvoyé et changer de chemin. Je ne sais plus quel humoriste disait qu'il convenait de rajouter deux droits aux Droits de l'Homme et du Citoyen : le droit de se tromper et le droit de changer d'avis !
11/04/2012 (19:18) Karine Rebonsoir Mr Apfeldorfer, je visitais le site et suis tombée sur l'onglet Groupe de thérapie, j'aimerais beaucoup participer à une telle rencontre, et me demandais si vous prévoyiez d'en organiser à La Réunion; il y aurait sans aucun doute de nombreux participant(e)s car votre méthode est très connue et très appréciée ici. Merci Bonjour Karine, Notre groupe de thérapie se réunit de façon étalée, sur environs 3 mois, 10 séances de 2 heures, plus une journée complète. Aussi cela va-t-il être difficile, pour la Réunion. Mais j'imagine qu'une cession de 2 à 3 jours de séminaire est envisageable, s'il s'avère qu'il y a assez de participants. J'aurais plaisir à retrouver la Réunion, car dans mon jeune temps, j'y ai passé 18 mois, en tant que VAT (volontaire à l'aide technique, équivalent du service militaire) à Saint Paul. A bientôt.
11/04/2012 (19:19) capuccino Je me rends compte comme beaucoup de personnes ici, qu'il m'arrive de manger par impulsivité à la vue d'un aliment que j'aime en général mais dont je n'avais pas particulièrement envie avant de le voir. Ma main, par automatisme se dirige vers le paquet de gâteau ou de bonbon ou vers le fromage sorti du frigo avant le repas. Quels sont les exercices qui permettent de travailler cette impulsivité ? L'impulsivité est proche d'un réflexe conditionné. Première étape: prendre conscience après coup. Deuxième étape: prendre conscience dans le moment. Troisième étape: faire un espace de respiration dans ce moment. Pour travailler sur votre impulsivité, je vous conseille, lorsque vous faites les exercices de pleine conscience, d'utiliser les inconforts (douleurs dues à une position, gratouillis dans une partie du corps) et lorsque vous en ressentez un, de l'examiner en pleine conscience, de respirer avec lui, en examinant ce que vous ressentez, comment l'inconfort évolue, ce que vous pensez. Puis, quand vous estimez avoir suffisamment examiné cet inconfort, s'il n'est pas passé tout seul, vous décidez de bouger en pleine conscience.
11/04/2012 (19:20) happymarie Bonjour, comment faire pour s'aimer soi-même alors que l'on ne peut se regarder dans la glace sans hurler de douleur, comment faire pour s'aimer, se considérer quand, ayant laissé tomber les régimes traditionnels, on a tellement grossi que l'on ne se supporte plus ... je me sens totalement désespérée ... Bonjour happymarie, Comme vous semblez fâchée avec votre corps et avec vous-même ! Comme c'est injuste envers votre être corporel, grâce auquel vous êtes actuellement en vie. Grâce auquel vous pouvez voir, entendre, bouger, ressentir, penser, réfléchir. Je ne vous propose pas de vous « aimer ». L'amour, ça ne se commande pas. Je vous demande de vous accepter telle que vous êtes, vivante, présente, là, maintenant, en train de respirer, avec ce c?ur qui bat, avec ces pensées qui émergent dans votre espace mental, avec ces émotions que vous vivez, et que, j'en suis sûr, vous pouvez supporter. S'accepter dans ce moment du présent, exactement telle que l'on est, confère une grande force. On n'a plus à lutter contre sa nature, on n'a plus à éviter son image, ses pensées, les émotions que ces pensées allument. On peut s'occuper de s'engager concrètement dans une dynamique de changement, en avançant sur ce chemin, moment après moment. Je comparerai ce mouvement à celui des personnes à qui on annonce qu'elles ont un cancer. Première phase : pourquoi moi, quelle injustice, je ne veux pas. Je ne veux rien en savoir, je ferme les yeux et je veux que ce soit parti. Puis vient un moment où ces personnes acceptent le cancer. Oui j'ai un cancer. Et non, je ne vais pas me laisser dévorer par lui. Je vais continuer à vivre ma vie, car chaque minute est précieuse. Je vais faire tous les traitements nécessaires et me battre pour guérir. Comme vous voyez, l'acceptation est le contraire de la résignation !
11/04/2012 (19:22) CaroZen Bonjour Mr Apfeldorfer. Je suis honorée d'avoir l'opportunité de vous questionner directement. Un grand besoin de répondre à mes angoisses! Voilà mon cas : j'ai suivi le régime Dukan de manière extrêmement assidue. Commencé en avril l'année dernière, j'ai perdu 20kg que je tente de consolider depuis janvier. Je n'y arrive pas, depuis les fêtes je suis prises de compulsions alimentaires et fais régulièrement des crises de boulimie sur des produits chocolatés en quantité astronomiques. S'en suit toujours une période plus ou moins longue de restriction drastique pour reperdre le poids pris durant la crise. Je n'en peux plus et vois bien que je cours à ma perte. J'ai lu vos livres et découvre ce site et décide de m'aider ainsi mais j'ai tellement peur! Je souhaite tellement garder mon poids actuel mais mon contrôle me lâche. Ma question : je me sensibilise à mes sensations et mes envies (bien oubliées pendant Dukan) mais n'ai-je pas un gros risque de prendre du poids même en mangeant uniquement quand j'ai faim puisque mon corps est habitué à fonctionner avec très peu? Je n'ai pas terminé ma période de "consolidation"..j'ai très peur que mon corps réagisse en prenant du poids après un an de privation.. Un grand merci, excusez-moi pour la longueur. Bonjour CaroZen, Je m'inspire de la réponse de votre coach, à qui vous avez déjà posé la question, pour vous répondre. Vous êtes effectivement dans une situation périlleuse. Après une diète protéinée où on a perdu beaucoup de poids rapidement, l'organisme cherche à récupérer ses réserves graisseuses coûte que coûte. La faim devient intense, les envies d'aliments « interdits » très puissantes, on ne pense plus qu'à ça. Les études montrent que, dans les 3 à 4 ans qui suivent le régime (et souvent bien plus vite), 90% des personnes reprennent le poids perdu, et souvent davantage. La période de consolidation est une forme de mythe, car bien peu de personnes parviennent à s'y tenir. Parfois, les frénésies alimentaires confinent au délire ! Le docteur Dukan vous dit qu'il convient que vous poursuiviez son régime indéfiniment, sous peine de regrossir. Il a raison. Le seul problème, est qu'on n'y parvient pas ! Lorsqu'en voiture, qu'on constate quon s'est fourvoyé, qu'on est arrivé au bout d'une impasse, que faire, sinon demi-tour ? Il faut alors refaire le chemin que l'on vient de parcourir en sens inverse, et reprendre la bonne route. Il est probable que vous reprendrez donc une partie au moins du poids perdu. Suivre la méthode LineCoaching peut cependant limiter les dégâts, en partie. Puis à partir d'un certain moment, vous pourrez reprendre la bonne route dans le bon sens. C'est ce que je vous conseille de faire. Dans un premier temps, centrez-vous les exercices, que vous ferez assidûment. Vous allez travailler à retrouver vos sensations alimentaires, à augmenter votre tolérance émotionnelle afin de ne pas manger en réponse à vos émotions. Ne vous occupez pas de votre poids durant cette période. Dites-vous qu'après la marée haute, la mer redescendra. Je sais qu'il est dur de renoncer à ce bénéfice si durement acquis. Mais c'est là une fausse richesse. Un bien mal acquis ne profite jamais. J'espère que vous aurez le courage de suivre mes conseils. Je suis de tout c?ur avec vous !
11/04/2012 (19:23) Libellule2 Bonsoir Docteur, j'ai plus de facilité à gérer les grands faim moyenne faim que pas de faim du tout.. ça m'angoisse de ne pas avoir faim Comme c'est bizarre, Libellule2. Quelles sont vos pensées lorsque vous n'avez pas faim ? Que vous êtes malade ?
11/04/2012 (19:24) jul En fait, quand, je dis que j'ai mal au c?ur, c'est que je suis dégoûtée...Mais vous avez raison, il faut que je fasse comme c'est le plus confortable pour moi. Mais en bonne élève, je voulais respecter au mieux ma faim. J'avais oublié que le mieux c'est de s'adapter.Me voilà rassurer... Ah, du dégoût. D'accord. Bonne route, jul.
11/04/2012 (19:27) Libellule2 Lorsque je suis fatiguée, j'ai des envies de manger que j'ai vraiment du mal à gérer ça devient comme un automatisme pour me rebooster.. je comprends ce qui m'arrive mais jen 'arrive pas à stopper la vague pour le moment.. des idées ? Merci d'avance La fatigue, surtout la fatigue mentale, est à considérer comme une forme d'émotion. La réponse est donc : dans ce moment, vous pouvez pratiquer une séance de pleine conscience, et examiner ce que vous ressentez physiquement, les pensées qui vous viennent. La fatigue est à accepter, car comme le dit Monsieur de la Palice, lorsqu'on est fatigué, on doit se poser et se reposer. A bientôt !
11/04/2012 (19:29) capuccino Docteur, je vous adresse mes remerciements les plus sincères pour vos précieux conseils et votre empathie.Vos conseils donnés il y a plusieurs mois déjà, j'ai pû les entendre et les mettre en application. même si tout n'est pas parfait aujourd'hui, loin de là, comme la vie est plus douce quand même pour moi et mes proches. Merci. Meri capuccino. Ca me fait chaud au coeur.
11/04/2012 (19:31) G. Apfeldorfer Bon, eh bien, c'est l'heure du dîner! A bientôt à toutes et à tous. J'espère que vous avez gardé quelques questions pour la prochaine fois!
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