Chat du 13 mars 2018 avec Gérard Apfeldorfer

13/03/2018 (18:11) Steph78 Bonjour. Je me pose la question de comment éviter de transmettre à nos enfants nos problèmes avec l'alimentation, en s'assurant de leur donner de bonnes notions de diététique? Est-ce que cette méthode entièrement intuitive et bassée sur les envies et le plaisir est applicable telle quelle aux enfants? Alors qu'ils ont tendance à se dirger naturellement vers des aliments plutot gras et sucrés, comment faire en sorte qu'ils mangent équilibré si on les laisse entièrement choisir leur alimentation? Merci bien! Stéphanie Bonsoir steph, C'est une très bonne question, qui tracasse beaucoup de parents. Tout d'abord, rappelons que les parents doivent faire l'éducation de leurs enfants, et l'éducation alimentaire en fait partie. Cette éducation est surtout pratique, et point n'est besoin "d'enseigner la diététique" aux enfants. Tout d'abord, il s'agit d'apprendre à l'enfant comment les aliments se mangent. Si on nourrit son nourrisson à la demande, quand l'enfant grandit, on lui apprend peu à peu, par l'exemple, le "manger ensemble". Il apprend à manger avec les autres, à table, assis, calmement, en étant attentif à l'aliment (et à ses sensations alimentaires). Ensuite, il s'agit d'apprendre à l'enfant à élargir son répertoire alimentaire. A partir de 2 ans environ, bien des enfants développent ce qu'on appelle une néophobie alimentaire, qui fait qu'ils se cantonnent à certains aliments qu'ils ont décidé qu'ils aimaient; ils refusent alors la nouveauté. Cette néophobie alimentaire est plus à comprendre comme un acte d'affirmation de soi que comme une préférence gustative. Pour surmonter cela, on peut (et c'est ce qui marche le mieux) utiliser la technique suivante: on montre à l'enfant que ses parents apprécient beaucoup cet aliment, qu'ils prennent plaisir à le manger; on propose à l'enfant de goûter une à deux bouchées de l'aliment litigieux; s'il dit ne pas aimer, on lui donne autre chose; la semaine suivante, on lui propose à nouveau le même aliment, préparé légèrement différemment; on applique la même approche, jusqu'à ce que l'enfant accepte de manger l'aliment. Bien sûr, on accepte aussi que l'enfant puisse réellement ne pas aimer tel ou tel aliment, que le goût ne lui plaise vraiment pas. Mais on n'accepte ps qu'il puisse se cantonner dans un répertoire alimentaire trop restreint. Concernant les aliments gras et sucrés, ou les féculents, il est tout à fait normal que l'enfant ait une préférence pour ces aliments, à haute densité énergétique. L'enfant a besoin pour grandir de beaucoup de calories, et a un estomac de petite contenance. Ces aliments sont donc adaptés à ses besoins. Dans bien des cas l'appétence pour les aliments à faible densité énergétique, comme les légumes, n'apparaît qu'après la puberté. Avant, on peut aimer les endives, mais surtout avec de la sauce béchamel. Bien entendu, au niveau des quantités, on laisse l'enfant libre. Il peut s'arrêter dès qu'il se sent rassasié, et ne pas finir son assiette. Il peut aussi réclamer de la nourriture entre deux repas, s'il ressent de la faim. On peut alors discuter avec lui pour savoir si cette faim nécessite qu'il mange tout de suite, au risque de ne plus avoir faim au repas suivant, ou bien s'il peut patienter, ou encore, s'il peut se contenter d'un petit quelque chose. Ce qu'il faut éviter: interdire ou restreindre certains aliments "diététiquement incorrects". Plus on les interdit, plus ils deviennent désirables. Lorsqu'au contraire on les banalise, l'enfant s'en lasse de lui-même. Il n'est pas grave qu'à certains moments, l'enfant mange de façon "déséquilibrée". L'équilibre diététique se fait de lui-même spontanément, dans la durée. Il faut garder à l'esprit que lorsqu'on dit qu'on mange sur un mode intuitif, ce mode nécessite d'être préalablement construit (ou reconstruit, en cas de troubles du comportement alimentaire). Car nos sensations alimentaires sont pour une part, de nature conditionnée, c'est-à-dire construites par apprentissage. Le rassasiement, en particulier, est dépendant de la rythmicité alimentaire. Il ne survient pas au même moment selon que vous avez l'habitude de manger 3-4 fois par jour (comme dans nos pays) ou 10 fois par jour (comme en Asie du Sud-est). Donc, apprentissage alimentaire et alimentation intuitive ne sont pas opposés, mais complémentaires. Pour plus de renseignements sur ce sujet, vous pouvez lire mon livre: "Mangez en paix", éditions Odile Jacob.
13/03/2018 (18:15) courage Bonjour je n arrive pas a voir ma disension gastrique Bonsoir courage, Que voulez-vous dire? Que vous ne sentez pas quand votre estomac est plein? En fait, nous ne vous conseillons pas de vous référer à ce sentiment de plénitude gastrique pour déterminer le moment où vous êtes rassasié. Vous ne trouverez rien de ce genre sur Linecoaching. Ceci, parce que l'impression de plénitude gastrique est une sensation trompeuse, surtout lorsqu'on mange varié. En effet, dans un repas composé d'aliment peu nourrissants (fruits, légumes cuits avec peu de graisses par exemple) vous pouvez avoir mangé peu en valeur calorique et beaucoup en volume. Et c'est exactement l'inverse avec des aliments riches. Dans le cas de tels aliments, vous pouvez avoir suffisamment mangé et être rassasié bien avant d'avoir l'estomac plein. Nous mettons l'accent surtout sur le rassasiement gustatif (le nom scientifique: rassasiement sensoriel spécifique). Vous devez vous arrêter lorsque le plaisir à manger l'aliment en question faiblit. Mais alors, vous pouvez avoir toujours faim et désirer manger un autre aliment qui vous apportera un plaisir différent. Le rassasiement global, qui signale qu'on n'a plus envie de rien, est une sensation de nature conditionnée, acquise par apprentissage. Il nécessite que vous ayez rétabli une périodicité alimentaire, ce qui n'est souvent pas le cas lorsque vous commencez Linecoaching.
13/03/2018 (18:16) pilviki Bonjour Dr, et merci pour votre travail ! J'ai plusieurs questions : je vis à la Réunion et ne trouve pas de médecin, nutritionniste ou psy formé à votre méthode. Je sens que j'ai besoin d'être accompagnée, dans le réel, j'entends. Viendrez-vous former des gens ici ? Ce serait top ! - J'ai 2 enfants de 3 et 5 ans. Le rapport à la nourriture est très compliqué pour mon aîné : il ne mange presque rien 3 repas sur 4 (il peut se contenter de 2 bouchées de féculent et 1 compote). Je me dis, suivant votre méthode, qu'il est sans doute moins conditionné que moi à son âge et sait mieux percevoir ses sensations du coup je ne le force jamais mais....si je l'écoutais, il ne se nourrirait que de bonbons et de choses sucrées (et il a déjà été carencé en fer il y a 2 ans). Quelle attitude adopter ? Bonsoir pilviki, Oui, c'est vrai, il n'y a pas de thérapeutes formés à nos méthodes partout, et nous le regrettons. Mais vous pouvez peut-être sensibiliser les médecins et les diététiciens-nutritionnistes que vous connaissez, leur expliquer votre propre démarche. L'association GROS fait des formations lorsque sont réunis suffisamment de soignants. Je suis par exemple parti cet automne en Nouvelle Calédonie et nous allons mettre en place une formation là-bas. Et la Réunion, je connais un peu, pour avoir été volontaire à l'aide technique dans mon jeune âge dans cette île. Et concernant vos enfants, je vous propose de lire ma réponse à Steph.
13/03/2018 (18:20) Goooo Bonsoir, je ne saurai malheureusement pas être présente ce soir lors du chat... Je pense avoir bien compris les outils proposés jusqu'à présent (je suis au niveau des pensées automatiques dans le programme) mais au moment où j'ai une envie de manger, je n'arrive pas à les mettre en pratique... C'est très compliqué pour moi. Dans un sens, j'ai l'impression que je pourrais m'empêcher de manger à toute vitesse et essayer de prendre mon temps etc. mais en même temps l'envie est tellement forte de me "remplir" et puis je suis tellement à ce moment-là dans une envie de me faire plaisir instantanément que je me dis tant pis j'en ai trop envie...J'ai du mal à expliquer ce que je vis par écrit...Je ne sais pas trop ce que je pourrais faire dans ces moments-là...J'ai déjà pensé à plusieurs choses que je pourrais mettre en place: phrases motivantes afin de revenir à mon objectif d'établir une relation plus saine avec la nourriture et in fine du coup maigrir, ou une image motivante, une musique motivante...ce que je veux dire c'est que dans ces moments-là, c'est comme si je n'avais même pas envie d'essayer d'échapper à la crise d'hyperphagie qui va suivre mais en toute conscience, comme si je me boycottais consciemment...tellement j'ai envie sur le moment qu'elle se produise quel qu'en soit l'impact par après...Et donc même si je pourrais essayer de faire de la pleine conscience ou manger ce que je souhaite assise, en prenant le temps etc. et bien je n'en n'ai pas envie même si sur du long terme je le veux! Voilà, je ne suis pas sûre que ce soit très clair...Si ce n'est pas assez clair, j'essaierai de venir à un prochain chat pour pouvoir en discuter ensemble. Désolé que vous ne soyez pas là en direct, mais je ne doute pas que vous trouverez ce message. En somme Goooo, si je comprends bien, lorsque vous avez une envie de manger émotionnelle, vous luttez pour vous empêcher de manger. Vous cherchez par exemple des "phrases motivantes" ou d'autres choses motivantes, qui viendraient contrecarrer votre désir de dévorer. Vous avez très envie de manger parce que vous savez que manger (des aliments à haute densité énergétique) est apaisant et réconfortant. Mais la lutte que vous menez ne fait qu'exacerber votre envie, qui devient irrésistible. Et une fois que vous avez commencé à manger, ou après, la culpabilité arrive, transforme votre prise alimentaire en compulsion incontrôlable, ou encore vous conduit à réitérer. Nous avons développé sur Linecoaching une stratégie que nous avons nommée EME-zen. Il s'agit, lorsque vous avez une envie de manger émotionnelle, de ne pas lutter contre elle (ce qui l'exacerbe) mais au contraire d'y répondre, si possible à un moment où cette envie n'est encore que modeste. Donc, vous mangez ce qui vous semble le plus correspondre à votre désir du moment, vous le mangez aussi calmement que possible (ce n'est pas si difficile si vous répondez à votre envie sans attendre), vous dégustez attentivement, vous appréciez les effets calmants et réconfortants de la nourriture, vous vous arrêtez lorsque vous vous sentez suffisamment réconforté. Puis vous attendez que la faim revienne pour manger à nouveau, ce qui fait que, globalement,, vous n'aurez par trop mangé. L'EME-zen fonctionne bien si vous n'avez pas d'envies de manger trop fréquentes. Si la moindre émotion vous perturbe, il vous faut parallèlement apprendre à accueillir vos émotions et vos pensées pénibles sans les éviter, par exemple par la pratique de la pleine conscience et un travail sur vos pensées automatiques. Mais attention, la pleine conscience et un travail sur les pensées automatiques ne sauraient être un moyen d'endiguer une envie de manger déjà présente. La pleine conscience et le travail sur les pensées automatiques sont plutôt un moyen d'apaiser votre vie intérieure, si bien que vous aurez alors moins d'envies de manger émotionnelles qui apparaitront. Les deux sont donc complémentaires.
13/03/2018 (17:59) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et tous! Bienvenue dans cette foire aux questions, cette heure durant laquelle vous pouvez poser toutes les questions qui vous embarrassant. Je ferai mon possible pour vous répondre.
13/03/2018 (18:23) A039.micheleboi Bonsoir Je suis nouvelle sur ce programme et je commence la pleine conscience c'est intéressant mais je suis perturbée. Pas de problème le matin pour le petit déjeuner mais pour le déjeuner, si je n'ai pas faim je retarde ma prise de nourriture jusqu'au moment ou je ressens la faim. Mais si j'ai faim à 15h je n'ai pas envie de préparer un repas équilibré ! et ça me pose question, je mange ce que je trouve dans le frigo ce qui n'est pas idéal. Comment faire ? Ah, la vie est compliqué! Tout d'abord, rassurez-vous, peu à peu, vous devriez réapprendre à avoir faim dans des horaires normaux. Cela se fait dans la mesure où on a des horaires alimentaires à peu près réguliers, tout en écoutant ses sensations alimentaires. Pour le moment, vous avez raison de ne pas faire un repas avant que la faim n'arrive, sinon, comment pourriez-vous trouver le rassasiement? Je vous conseille, lorsque vous avez faim en dehors de tout horaire pratique, même pas l'horaire d'un goûter normal, de manger un en-cas, composé de ce que vous voudrez (ce n'est pas si important, puisqu'ensuite vos appétences se préciseront et vous orienteront vers ce que votre corps et votre esprit demandent). Quant à la taille de cet en-cas, elle doit surtout tenir compte... de l'heure du prochain repas. Le mieux en effet est de manger la quantité qui vous conduira à avoir faim à l'heure du repas suivant. C'est ce qu'on appelle les "appétits prévisionnels". Mais lorsque nos sensations alimentaires sont déréglées, on n'est pas toujours capable de faire cela. Alors, le mieux est de manger jusqu'au rassasiement, quitte à ce que cela décale aussi l'horaire du repas suivant. Comme vous voyez, les choses se reconstruisent peu à peu.
13/03/2018 (18:21) G. Apfeldorfer Je n'ai plus qu'une question! C'est le moment d'en poser de nouvelles!
13/03/2018 (18:24) A039.micheleboi Bonsoir oups vous n'avez pas eu ma question ? Si, et je viens d'y répondre.
13/03/2018 (18:24) 13Sophie13 Goooo c'est très clair, je suis passé par là et petit à petit on en sort, je ne dis pas que cela ne m'arrive plus mais beaucoup moins, il faut suivre le programme et se donner beaucoup d'amour pour nourrir la patience J'approuve.
13/03/2018 (18:26) Mimiter : Bonsoir j'avais posé une question il y a merci c'est rassurant.. De rien.
13/03/2018 (18:30) Mimiter : Bonsoir j'avais posé une question il y a Moi qui n'ais pas l'habitude ou rarement de manger entre les repas et d'avoir des EME.... j'en ai eu beaucoup la première semaine du programme et j'en ai encore un peu Pas la peine de vous forcer à avoir des EME si vous n'en avez pas. Toutes les personnes qui font le programme ne sont pas des mangeurs émotionnels. Beaucoup ont surtout un problème avec le contrôle alimentaire, c'est-à-dire sont en restriction cognitive. Cela suffit à dérégler les processus de régulation et créer des compulsions.
13/03/2018 (18:34) 13Sophie13 J'ai fais une expérience dingue, j'ai remarqué à force de travailler sur ma façon de manger avec ce programme que si je faisais attention à ce que je mangeais j'étais rassasiée, si je n porte pas cette attention c'est un grand no man's land, j'ai perdu tous mes repères. Je ne sais même plus si j'ai assez, pas assez mangé. J'ai pris un croissant ce matin au comptoir du café et tout d'un coup des tas de gens bruyants ont déboulés, je suis allée jusqu'au bout de ce croissant sans m'en rendre vraiement compte me souvenant jsute qu'en le commençant j'avais l'intuition que je n'aurai pas besoin d'aller jusqu'au bout. Sophie, bravo pour cette observation. Il semble bien en effet que la perception de la sensation de rassasiement soit très grandement tributaire de l'attention que l'on porte à ses sensations, en bouche en particulier. Plus on est attentif, et moins il nous faut manger pour se sentir à la fois rassasié et contenté. Pensez à ce qui se passe par exemple dans un restaurant gastronomique. On y fait très attention à ce qu'on ressent, et on a le sentiment que chaque bouchée est importante, qu'elle compte. Et à l'arrivée, on aura mangé assez peu en quantité, tout en étant rassasié et contenté. Alors, n'est-ce pas, voilà comment il faut manger: attentivement.
13/03/2018 (18:42) Luaen Bonsoir, lors de certaines EME j'arrive parfaitement à savoir quand je suis rassasiée, quand je n'ai plus d'appétit pour un aliment et pourtant je n'arrive pas tout de suite à arrêter de le manger... J'essaie de "faire une pause" pour calmer cette sorte de pulsion, mais je vis vraiment ça comme une bataille entre un geste presque automatique et mes sensations... Oui, luaen, vous décrivez bien ce qui se passe pour vous. Et ce qui se passe est tout à fait normal. Lorsque vous avez une EME, vous ne mangez pas par faim, et ce n'est pas le rassasiement qui vous arrête. Vous mangez pour calmer des émotions, pour vous apaiser, et ce qui vous arr^te, c'est que votre prise alimentaire aura été suffisamment réconfortante. Ce qui peut vous conduire à manger bien au-delà du rassasiement. Ce qui, habituellement, n'a pas de caractère de gravité: ensuite, après vous être réconfortée avec de la nourriture (riche, calorique, n'est-ce-pas?) vous êtes en état d'attendre le retour de la faim pour remanger et là vous retombez sur vos pattes. Ce n'est que si vous avez continuellement des EME que, là, le problème se pose. Et comme je le disais dans une réponse précédente, il convient d'associer un travail d'acceptation émotionnelle, avec la pleine conscience et la thérapie cognitive. Ou si ces solutions sont encore insuffisantes, entreprendre une démarche de psychothérapie. Votre problème immédiat est surtout que vous êtes dans la lutte (la "bataille") pour le contrôle. Et là, vous aggravez vos problèmes.
13/03/2018 (18:42) Mimiter : Bonsoir j'avais posé une question il y a Merci pour vos conseils. Je dois partir j'ai une AG. Je suis contente d'avoir commencé ce programme et j'espère sincèrement qu'il m'aidera, je le suis très sérieusement. Bonne soirée je lirai demain vos observations Bravo pour votre motivation à avancer et à bientôt.
13/03/2018 (18:45) 13Sophie13 Oui et aussi si je déjeune en face d'un ami et que je passe un moment divain, alors je mange lentement et je suis très très rapidement rassasiée, quel contraste avec le soir à la maison où tout le monde est exténué... Oui, quand on mange alors qu'on est exténué, on voudrait que manger calme cette fatigue. Une sorte d'EME, donc. Et ça ne peut pas bien marcher. Peut-être faudrait-il d'abord se calmer avant de manger. Manger est une chose trop sérieuse pour le faire alors qu'on n'est pas en état. Prendre un bain, ou une douche, ou autre chose qui permette de reprendre un peu ses esprits?
13/03/2018 (18:45) mamijo Bonjour. Sur cette page le chat est annoncé à 18h30 t le mail l'annonce de 18 à 19h. mais je n'arrive pas à vous trouver il est vrai que je n'ai guère l'habitude. Tant pis ce sera pour une autre fois ! Ah, ça c'est une erreur des programmateurs! Je vais signaler.
13/03/2018 (18:48) 13Sophie13 Thérapie cognitive ? En l'occurrence, travail sur les pensées automatiques. Ces auto-commentaires, parfois très critiques à propos de soi-même, décourageants, qui nous traversent si souvent qu'on finit par ne plus leur prêter attention, mais qui continuent à nous influencer. Le programme va vous proposer des choses là-dessus, si ce n'est pas encore fait. Patience.
13/03/2018 (18:49) Luaen J'avais plutot tendance à ne faire le travail de respiration de pleine de conscience uniquement quand j'en ressentais le besoin, mais si je comprends bien, il vaut mieux que je le mette en place quotidiennement ? Oui, la pleine conscience est une forme d'hygiène de vie. Pas un médicament à prendre quand ça va mal. Car pour qu'une séance puisse nous aider dans un moment difficile, il faut avoir préalablement beaucoup pratiqué.
13/03/2018 (18:56) Macorouge Bonsoir Dr Apfeldorfer, je suis inscrite sur linecoaching depuis longtemps, j'ai observé des avancées mais mon comportement alimentaire reste troublé et je suis plutôt découragée. Je parviens à identifier ma faim, j'essaie de me réconforter en cas d'EME mais je n'ai pas l'impression d'être sortie de la restriction alimentaire car je suis encore parasitée par des pensées sur la nourriture et j'ai l'impression de "lutter contre le contrôle". J'ai une question bête (ce sont les meilleures n'est-ce pas !) : quand on parle de porter son attention sur les sensations est-ce que ça se traduit en mots (tiens, c'est sucré ou bien je sens des grains de riz plus croquants que d'autres par exemple) ou bien ça se passe juste dans le corps ? Bonsoir macorouge, Oui, les discours intérieurs sur la nourriture, quelle plaie! Ce sont des discours d'ordre moral plutôt que d'ordre scientifique. Il y a les bons aliments et les mauvais, les bonnes personnes qui mangent les bons aliments et celles qui vivent dans le péché, qui seront punies par une perte d'espérance de vie et un poids abominablement élevé. Il vous faut donc travailler sr ces discours intérieurs avec les outils donnés pour les pensées automatiques, pour "défusionner" d'avec ces pensées parasites. J'en ai parlé dans ne réponse précédente. Et bien sûr, quand on mange attentivement, on se met automatiquement à faire des commentaires sur ses sensations: tiens, je repère de l'ail, ou un arôme de fenouil. J'aime ça, ça me rappelle tel ou tel souvenir de tel ou tel aliment, telle situation. L'histoire de la madeleine de Proust, en somme. Ces discours, images, souvenirs, enrichissent notre vécu du moment, en font une expérience bien plus intéressante, bien plus nourrissante.
13/03/2018 (18:56) 13Sophie13 C'est l'étape "je repère mes pensées " ? "je repère mes pensées " : c'est le préalable, le début.
13/03/2018 (19:00) Marianna Oui....il s'agit de travailler sur nos croyances limitantes....comment s'en défaire et être libre de manger de tout sans culpabiliser?par faim et par plaisir? Je vosu renvoie au travail sur les pensées automatiques, à propos de la saine attitude face à des pensées avec lesquelles on n'est plus d'accord, mais qui viennent néanmoins nous visiter.
13/03/2018 (18:59) G. Apfeldorfer Nous voilà au bout du tchat. Personnellement, je l'ai trouvé très intéressant. J'ai bien aimé vos questions. A une autre fois, et d'ici là, mangez avec attention, parce que vous avez faim, parce que vous cherchez du réconfort, parce que vous êtes en société et on doit manger pour être un bon convive. Et surtout, ne soyez pas perfectionniste, donnez-vous du mou!
13/03/2018 (19:00) 13Sophie13 Je suis tellement émue par les questions dans ces "chat" et particulièrement ce soir, je reconnais la souffrance, la peur, la honte, le découragement, j'ai connu tout cela par c?ure, maintenant je vois vraiment des progrès, il faut s'accrocher, ce programme est vraiment très bien pensé. Oui, tenez bon! Bye bye.
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