Chat du 13 novembre 2013 avec Gérard Apfeldorfer

13/11/2013 (18:40) Lili Tomate Bonsoir ! J'ai lu dans un tchat précédent avec le Dr Zermati que l'on ne pouvait déterminer son set point qu'une fois que l'on mange normalement. Et qu'il peut même ne pas nous convenir dans la mesure où on ne s'y sent pas bien physiquement et psychologiquement parlant (impression d'être encore trop grosse, pas assez mince etc...). Comment faire le deuil de cela alors que l'on vit depuis des années dans l'espoir d'être plus mince ou de retrouver un poids qu'on a fait à un moment de notre vie ? Merci pour votre aide Oui, ce que dit le Dr Zermati est exact: si on mange à sa faim, ni plus ni moins, en moyenne à l'échelle de la dizaine de jours, le poids évolue jusqu'au poids d'équilibre et s'y stabilise. Si on se situe au-dessus de son poids d'équilibre, on maigrit donc jusqu'à ce poids. La grande majorité des personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire ont un poids au-dessus de leur poids d'équilibre. En particulier les personnes mangeant pour des raisons émotionnelles. Mais le poids d'équilibre est souvent plus élevé que le poids souhaité, et même que le poids recommandé par le corps médical. Que peut-on faire lorsque quelque chose ne nous plaît pas et que l'on n'a pas de moyen d'agir sur cette chose? Bien sûr on peut s'acharner, forcer son corps à maigrir sur un mode volontariste, mais vous savez que dans la durée, on n'est pas gagnant. La sagesse voudrait qu'on fasse la paix avec ce corps qui est le nôtre, à la vie, à la mort, même si ce corps n'est pas tel qu'on le désire. On évitera d'entrer en guerre avec lui, et au contraire on prendra soin de lui, on l'habitera pleinement, on lui donnera de l'exercice, on le cajolera pour le mettre dans de bonnes dispositions à notre égard. Et bien sûr, on cherchera à vivre sa vie aussi pleinement que possible, une ville riche, pleine de sens, en sachant qu'il nous faut accepter la souffrance qui va avec.
13/11/2013 (18:45) victory bonsoir, je me posais la question suivante : est-il possible que notre poids d'équilibre baisse par exemple en maintenant pendant un certain nb d'années notre poids à un niveau inférieur à notre "set point génétique" ? En fait la logique inverse de la hausse du set point liée à trop de prise de poids et l'effet yoyo ascendant ? Lorsque l'on perd du poids puis qu'on en reprend encore et encore, ce qu'on appelle habituellement l'effet yo-yo ascendant, cela est dû en grande partie à la multiplication des cellules graisseuses ou adipocytes. Le poids a tendance alors à monter, mais pas à descendre. Il arrive cependant que le poids d'équilibre se déplace vers le bas, plus rarement, par exemple lors de certains bouleversements hormonaux. En fait le poids d'équilibre n'est pas totalement fixe et dépend aussi du mode de vie. Certains auteurs parlent d'une fourchette de poids, et appellent cela le setlling-point, au lieu du set-point. Selon qu'on a un mode de vie très actif ou au contraire très sédentaire, le point d'équilibre peut varier dans une fourchette d'environ 5 à 6 kilos. C'est à la fois beaucoup et très peu, selon comment on considère la question.
13/11/2013 (18:32) Manue76 Bonjour Docteur A., j'ai commencé LC fin mai. Pendant 1 mois environ j'ai stagné. Puis depuis fin juin, j'ai perdu régulièrement du poids et j'avais bien intégré la méthode. Le 27 septembre, j'ai été victime d'un burn-out (surtout professionnel et aussi grande fatigue car j'ai 3 enfants en bas âge,...). Je suis suivie par une psy et je suis sous anti-dépresseur et anxiolytique. Je dois me reposer donc je "dépense" moins de calories et j'ai tout le temps faim. J'ai l'impression d'être bombardée d'EME. Je mange toujours dans une petite assiette. J'essaie de ne pas trop stresser par rapport à mon poids mais depuis le 27 septembre, j'ai repris environ 3 kilos. Est-ce que les antidépresseurs (serplex et xanax) augmentent la faim ? C'est vrai que je suis à la maison et que c'est plus facile de manger, j'essaie de m'occuper. Je sais que votre méthode est la bonne mais "j'ai tout le temps faim". J'ai l'impression d'avoir tout gâché depuis que je suis arrêtée mais c'était nécessaire. Alors comment faire ? Merci pour vos lumières. Bonjour Manue76, Tout d'abord, toutes mes félicitations pour les progrès que vous avez accompli depuis le mois de mai. Mais les circonstances actuelles engendrant semble-t-il de nombreuses envies de manger émotionnelles. Je pense que ce sont vos émotions qui vous créent ces envies de manger plutôt que la faim. Bien sûr, ce dont vous devez vous occuper en premier, c'est votre état dépressif. Je me demande si vous n'avez pas une tendance au perfectionnisme. Ce sont souvent les perfectionnistes qui sont victimes en premier lieu du burn-out. Je vous conseille d'aborder ce sujet avec le médecin qui vous suit. En complément du traitement que vous suivez, La méditation en pleine conscience devrait pouvoir grandement vous aider À faire face à vos difficultés présentes. Je me permets de vous en rappeler le principe. La consigne est d'ouvrir la porte à toutes les pensées, images mentales, à toutes les émotions et sensations physiques qui peuvent en découler, à examiner tout cela sans jugement, puis à revenir sur la respiration. Les séances peuvent, selon les pensées et émotions qui se présentent, se révéler agréables ou désagréables. Il s'agit de vivre le moment présent, tel qu'il est, sans chercher à éviter quoi que ce soit. Les pensées et émotions pénibles, lorsqu'elles sont acceptées, lorsqu'on ne lutte pas contre elles, s'évacuent habituellement d'elles-mêmes. La pleine conscience est tout particulièrement indiquée dans les états de stress et d'anxiété, dans les dépression lorsqu'elles sont de type réactionnel, pour apprendre à se distancier des pensées, images mentales, et émotions pénibles. En ce qui concerne les médicaments que vous prenez, Le Seroplex n'est pas connu pour augmenter l'appétit, mais le Xanax eut l'augmenter un peu. Mais ce n'est pas, à mon avis, Le problème principal dans votre cas. Alors, ne vous laissez pas décourager! Le chemin est long et sinueux. Il s'agit d'avancer pas à pas, un pied après l'autre. Bonne route à vous.
13/11/2013 (18:55) Manue76 Cher Docteur, une autre demande : faut-il instaurer une routine de RPC, d'EME -zen... pour s'obliger à avoir de bonnes habitudes. Quand je travaillais j'étais très speedée alors je ressentais le besoin de caler des petites pauses LC pour tenir le rythme de la journée. Comme je suis arrêtée depuis 1 mois et demi pour burn-out, j'ai moins de stress à part s'occuper de mes enfants et de la maison. Aussi, faut-il créer ses pauses dans ma journée du fait que j'ai tout le temps "faim" ou plutôt "envie de manger" ? Un peu comme une ordonnance ? Merci à vous. Oui Manue, pour progresser avec les outils de la pleine conscience, il est nécessaire de la pratiquer de façon quotidienne et le mieux est d'instaurer une routine, un horaire où on pratique les exercices. En plus de ces exercices quotidiens, lorsqu'une envie de manger émotionnelle se présente, c'est le moment de pratiquer l'EME-zen. Je vous en rappelle brièvement le principe: lorsque vous ressentez une envie de manger émotionnelle, au lieu de céder à votre impulsion, vous pratiquez un espace de respiration de trois minutes. Puis vous choisissez entre deux solutions: - manger un aliment réconfortant en pleine conscience, en le dégustant lentement pour qu'il nous apporte le plus de réconfort possible. Une petite quantité devrait suffire. Par exemple une barre de chocolat à manger en 10 minutes. - patienter simplement 10 à 15 minutes en observant comment évolue votre inconfort émotionnel. À tout moment on peut décider de manger un aliment réconfortant. A la suite de quoi on pratique à nouveau un espace de respiration. Si l'inconfort émotionnel persiste, on recommence la manoeuvre.
13/11/2013 (18:57) marie55 ce que vous appelez de l inconfort c est cette sensation de malaise que je ressens ça je l ai bien compris et je pense qu aveec de la pratique je reussirais à le gerer mais ce qui me gene le plus c est ce que j apelle de la gourmandise en effet des que je prepare un menu quel qu il soit sucré ou salé il faut que "je goute" sauf que je goute souvent et en grande quantité et souvent sana vraiment m en rendre compt est ce quand meme de l ordre de l emotionnel et comment le gerer La gourmandise est une excellente chose et c'est une grande qualité. Elle consiste à se débrouiller pour avoir le maximum de plaisir avec ce que l'on mange, en tenant compte du fait que le plaisir diminue au fur et à mesure qu?on se nourrit, pour finir par s'annuler (sensation de rassasiement). Le vrai gourmand sait que son plaisir est limité, non pas par la disponibilité des aliments, mais par sa capacité à prendre du plaisir. Pour que ce plaisir soit présent, certaines conditions doivent être réunies: - il faut avoir suffisamment faim, mais pas trop. Pas assez faim, pas de plaisir ; trop faim, état d'urgence ne laissant pas de place au plaisir ; - Il faut être dans de bonnes conditions matérielles, de préférence en bonne compagnie ; - Il faut être dans de bonnes conditions psychologiques, détendu et disponible. J'ai bien peur que dans votre cas ce ne soit pas vraiment une vraie gourmandise. Je pense que ce qui vous fait manger beaucoup, c'est ce qu'on appelle la restriction cognitive. Lorsqu'on cherche à se restreindre pour contrôler son poids, et qu'on s'interdit ce qu'on aime le plus, alors ces aliments deviennent irrésistibles lorsqu'ils sont à notre disposition. D'une certaine façon, cela peut se concevoir comme des envies de manger émotionnelles, puisque ce qui nous fait manger alors c'est la culpabilité de manger les aliments interdits et l'anxiété de grossir. Nous proposons dans votre programme des exercices alimentaires pour venir à bout de cette situation, en particulier l'étape: J'APPRENDS A DEGUSTER LES ALIMENTS TRES CALORIQUES. Il s'agit de se réconcilier avec tous les aliments sans rien s'interdire, mais aussi d'être capable de s'arrêter lorsqu'on ressent le rassasiement. Pour en être capable, il faut être pleinement rassuré: cet aliment, je peux en laisser parce que je sais que j'en aurai quand je le voudrais.
13/11/2013 (19:06) sophilyse Bonjour, je me suis réinscrite aujourd'hui après un abandon de 10 mois soldé par +7KG... Je fais partie des obèses et bien que je ne me supporte plus, je n'arrive pas à maigrir tellement le mal- être me fait manger à longueur de journée... La nourriture est pour moi une nourritre intellectuelle qui comble entre autre un vide du râté de ma vie...Comment et où trouver la motivation lorsqu'on est obèse pour perdre quelques kilos afin au moins d'enrayer l'effet de continuer à grossir semaine après semaine? Merci Vous avez raison, sophilyse, le problème n'est pas tant de maigrir ou de ne pas maigrir, mais de parvenir à vivre sa vie pleinement. Bien des personnes en difficulté avec leur poids et leurs comportement alimentaire ont tendance à se dire: la vie commencera lorsque j'aurai perdu du poids. Il n'en est rien : la vie, c'est en ce moment même! C'est dès maintenant qu'il faut agir pour rendre sa vie riche et pleine de sens, même si cela occasionne des souffrances en fait inéluctables. Qu'aimeriez-vous que l'on dise de vous d'ici quelques années? Qu'aimeriez-vous vous-même dire de vous? Que sophilyse s'est vaillamment battue contre son poids avec beaucoup de ténacité? Ou bien voudriez-vous que l'on pense à vous une autre façon? Que pourriez-vous faire dès aujourd'hui qui en vaille la peine? Bien sûr c'est une excellente chose de reprendre le programme et de travailler sur votre comportement alimentaire. Mais ce serait vraiment dommage de s'en tenir là. Je suis certain que vous avez des valeurs qui méritent que vous vous donniez de la peine pour elles. Il peut s'agir de sa famille, de son couple, de ses enfants, de son travail, de certains loisirs, d'un engagement dans la vie sociale, d'un engagement spirituel. Quelle chance nous avons aujourd'hui de pouvoir choisir nous-mêmes nos engagements!
13/11/2013 (19:10) LUZMILA Bonsoir. Comment faire la différence entre la gourmandise et une EME. Si manger sans faim est toujours du à une EME qu'est ce que la gourmandise. Merci pour votre programme qui apprend à mieux se connaitre. Bonsoir Luzmila, j'ai déjà répondu sur la gourmandise à Marie. La gourmandise consiste à manger pour le plaisir, en faisant en sorte que ce plaisir soit maximum. Or, de ce point de vue, ce n'est pas la quantité mangée qui compte mais la façon dont on mange, l'attention portée à la bouche. Plus on déguste, et moins on a besoin de quantité! On a besoin d'avoir faim pour faire preuve de gourmandise, car sans faim, rien n'est vraiment appréciable. Lors d'une EME, on mange pour calmer ses émotions. Le plaisir, lorsqu'il y en a, a pour fonction de minorer ses émotions. On n'est pas réellement en état d'apprécier ses aliments.
13/11/2013 (19:14) BOMBAY Bonjour,Je bloque sur la pleine conscience.Je ne peux pas, j'y pense mais je zappe.J'ai conscience de son utilité pas seulement sur les régimes mais surtout sur la vie au quotidien.Peut-être que vous le faire savoir m'aidera à trouver le chemin. Lorsque l'on fait un exercice de pleine conscience, nous voilà face à notre univers intérieur. Des pensées viennent nous visiter et elles ne nous plaisent pas forcément. Ces pensées peuvent allumer des émotions pénibles. Notre attitude habituelle est de chercher à éviter que de telles choses se produisent. Nous cherchons alors à détourner notre attention, par exemple en mangeant. "je ne suis pas à mes pensées", c'est une phrase que j'aime beaucoup. Qui se conjugue avec le verbe être et avec le verbe suivre. Vos pensées vous visitent mais elles ne sont pas vous et vous n'en êtes pas responsable. Vous constatez juste leur présence, vous ne les suivez pas, et vous revenez sur le moment présent, en vous recentrant sur le focus de l'exercice, par exemple la respiration. Les pensées passent, les émotions s'évaporent. L'humeur se rétablit naturellement.
13/11/2013 (19:17) aomame Bonsoir Docteur, mon problème est la grande faim que j'essaye de maîtriser. Cependant, j'arrive à table presque tout le temps avec la grande faim et pourtant je fais des collations (toujours un goûter et régulièrement une dans la matinée). Mais voilà je n'arrive pas à manger "assez" jusqu'au repas suivant. Repas que je veux prendre seule , par exemple le dîner, lorsque ma fille est couchée pour être au calme. Mais souvent quand je lui donne à manger je "meurs" de faim mais je n'ose pas prendre une tranche de pain qui me fait envie et pour patienter mais j'ai peur de ne pas réussir à gérer ma faim lorsque je vais manger ensuite mon repas. Comment faire ? Aomame, il est clair que vous avez peur d'avoir faim et des conséquences de cette faim. Cela vous conduit à ne pas manger face à une faim modérée et donc à vous affamer. Il me semble que vous cherchiez beaucoup trop à vous contrôler. Peut-être est-ce cela qui fait que vous ne mangez pas suffisamment au repas. Peut-être un moment d'apaisement, de méditation juste avant le repas, par exemple de méditation sur la nourriture que vous allez manger, sur sa provenance, sur ses bienfaits, physiques et psychologiques, vous permettrait-il de relâcher votre tension et de prendre en considération cette faim? Il faut aussi accepter de se tromper, de manger parfois au-delà de sa faim. Cela n'est en rien anormal. La régulation des prises alimentaires se fait à l'échelle de la semaine ou de la dizaine de jours et une autocorrection s'établit naturellement après un excès. En résumé, soyez souple et permissive!
13/11/2013 (19:19) aomame J'ai envie depuis quelques temps de prendre au petit-déjeuner un bol de chocolat chaud avec des tartines de baguette beurrées mais je ne le fais pas parce que j'ai peur. Peur de l'index glycémique élevé de la baguette, peur de ne pas savoir gérer la quantité, d'avoir une EME. Que puis-je faire pour sortir de ces peurs ? D'avance merci. Ah que c'est bon, la baguette avec du bon beurre! Quel plaisir! Mais ce plaisir n'est pas illimité. Vient le moment du rassasiement. Si vous avez du mal à le percevoir, je vous conseille de faire des repas sur un seul aliment (étape: j'apprends à déguster les aliments caloriques) par exemple la baguette beurrée, pour dédiaboliser cet aliment et mieux percevoir le rassasiement gustatif.
13/11/2013 (19:20) paulinec Bonjour, j'éprouve des difficultés à laisser des aliments quand je n'ai plus faim. je culpabilise fortement par rapport au gaspillage. Garder pour le lendemain ne m'enchante pas (j'ai besoin d'énormément varier mon alimentation) Du coup, j'ai tendance à me servir beaucoup moins qu'avant quitte à me resservir si le besoin se fait sentir. Mais du coup, j'ai tendance à finir mes assiettes en me disant que ce n'est pas beaucoup, donc "ça doit aller". au final, la pupart du temps, j'ai l'impression d'avoir mis juste ce qu'il faut mais ça me semble trop beau pour être vrai, et comme je ne maigris pas pour le moment, j'imagine que je suis dans le faux... En réalité, je mange moins qu'avant c'est sûr, je ne suis pas frustrée, c'est bien, mais je n'écoute toujours pas ma faim réelle. Comment faire ? Bonsoir paulinec, Pour bien se porter, pour ne pas avoir un poids excessif, il est indispensable de savoir laisser les aliments à partir du moment où on arrive au rassasiement gustatif. Je vous conseille de regarder autour de vous lorsque vous allez au restaurant: vous constaterez que certaines personne n'ont aucun scrupule à laisser de la nourriture dans leur assiette et que comme par hasard, ce sont les personnes qui sont minces. Nous ne sommes plus dans une société de pénurie où il est scandaleux de laisser de la nourriture se perdre; nous sommes dans une société où le problème est la pléthore et non pas le manque de nourriture. Il est donc légitime d'abandonner ce qui est de l'ordre de l'excès. Si vous voulez venir en aide aux personnes qui ont faim, je vous conseille de faire des dons à des O.N.G. et non pas de manger à leur place. N'hésitez pas À refaire les exercices consistant à laisser de la nourriture dans son assiette, puis à la jeter.
13/11/2013 (18:35) lucie2509 Bonjour! Je commence la méthode depuis la semaine dernière, et suis donc à la phase d'observation. Mon comportement alimentaire est perturbé depuis de nombreuses années. Je suis en permanence dans un cycle infernal: EME-culpabilité-privation-manque-EME-etc... comment casser ce cercle? Oui bien sûr Lucie, bien des personnes qui démarrent Linecoaching sûrement la même situation que vous. Les envies de manger émotionnelles et la restriction cognitive se cumulent pour engendrer une succession d'excès et de privations. Alors bienvenue dans le programme! Il va vous aider À faire la paix avec vos aliments, À savoir écouter vos sensations alimentaires, et aussi à faire un travail sur vos émotions de telle sorte que vous n'ayez plus besoin de manger excessivement pour les calmer.
13/11/2013 (19:22) lucie2509 Je n'ai pas encore accès à la RPC... comment différer une EME en attendant? Comme vous êtes pressée, Lucie. Pour différer une envie de manger émotionnelle, vous pouvez marquer un temps d'arrêt, par exemple vous lever et marcher, faire un petit tour. Il s'agit d'arrêter l'impulsion, de ne pas subir la prise alimentaire..
13/11/2013 (18:31) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans ce chat dans lequel vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez. Je ferai de mon mieux pour vous répondre dans la mesure du possible.
13/11/2013 (19:20) lucie2509 comment faire pour lutter contre mon hyper sensibilité sans me réfugier dans la nourriture? Je remarque, Lucie, que vous êtes tout à fait consciente de votre hypersensibilité. C'est un excellent début. Le travail à partir de la pleine conscience devrait vous aider à augmenter votre tolérance émotionnelle. Je vous conseille de faire les exercices, de la façon la plus régulière possible, sans attendre quoi que ce soit de chaque exercice. Peu à peu, vous devriez acquérir ce recul par rapport à vos pensées et émotions pénibles, cette capacité de les voir comme des visiteuses, sans se laisser absorber par elles.
13/11/2013 (18:43) Claudie24 bonsoir, je commence ma première journée, et j'avoue que ça c'est bien passé. Je suis très enthousiaste par cette méthode dont j'ai souvent entendu parler. Bienvenue parmi nous, Claudie. Je suis heureux d'un tel enthousiasme. Mais je crois aussi qu'il faut vous préparer à passer par des hauts et des bas. Il n'y a que rarement de trajet en ligne droite. Mais quoi qu'il arrive, nous sommes là pour vous aider à y faire face.
13/11/2013 (19:22) Teresa Bonsoir Docteur, je rencontre assez souvent une situation que me semble bizarre : 2 à 3 heures de travail physique (parfois dur) et je n'ai pas faim et cela pour un bon moment. Par contre, 2 à 3 heures devant l'ordinateur et j'ai faim de sorte que je me demande si ce ne sont pas des EME "cachées". En tout cas, cela me semble contradictoire. Merci d'avance de votre explication. Une activité physique intensive a tendance à couper l'appétit. Mais la déperdition énergétique se fait sentir plusieurs heures après où, là, l'appétit se réveille. Mais vous avez sans doute raison: se livrer à un travail intellectuel difficile engendre des émotions parfois pénibles. Cela peut tout à fait conduire À des envies de manger émotionnelles. Dans ce cas, un retour sur soi-même, par exemple en pratiquant un moment de méditation en pleine conscience, peut permettre de prendre conscience des pensées et des émotions pénibles qui nous habitent.
13/11/2013 (19:26) lucie2509 comment rester concentrée sur les sensations liées à la nourriture qd on ne mange pas seule? Beaucoup des exercices que nous proposons demandent que l'on les fasse seul. Ils sont en effet difficile à pratiquer en société. C'est le cas par exemple de la consommation d'un aliment riche et tabou en lieu et place du déjeuner. Mais bien sûr, manger sur un mode convivial procure plus de plaisir et nous le recommandons. Dans ce cas, il s'agit de manger en "attention partagée". On prête attention à la fois à ce qu'il se passe dans notre bouche, et à la conversation. C'est ainsi que l'on procède par exemple lorsque l'on mange dans un bon restaurant en bonne compagnie. Mais lorsque l'on est débutant dans la reconnaissance de ses sensations alimentaires, manger en attention partagée est difficile. Mieux vaut parfois, en tout cas pour certains exercices, manger en solo. Mais ce n'est que temporaire!
13/11/2013 (19:23) pureutopie Bonsoir, depuis quelques temps je traverse une passe difficile, vendredi je saurais si je dois reprendre mon travail ou si je suis prolongée en maladie, sachant que je suis incapable de reprendre pour l'instant. Et j'angoisse à l'idée de devoir reprendre, ce qui fait que j'ai une eme quasiment tous les jours, que bien sûr je contre en mangeant. Je fais des rpc mais je n'arrive pas à me concentrer, j'ai toujours des pensées qui interfèrent et je n'arrive pas à les mettre de côté, ce qui fait que je passe 10 minutes à me parler!!! Que pourrais-je faire pour éviter ces eme? merci d'avance Bonsoir pureutopie, La pleine conscience est somme toute assez facile à décrire, mais pas forcément à pratiquer. Je constate que vous cherchez à mettre vos pensées de côté. Et aussi que très souvent vous vous laissez absorber par ces pensées et partez dans des raisonnements. Je vous propose une façon différente de procéder: lorsque des pensées et des émotions pénibles se présentent, prenez le temps d'observer leur venue, examinez ce que vous ressentez alors, puis gentiment mais fermement, reportez votre attention sur le focus de l'exercice, en l'occurrence la respiration. Les pensées et les émotions sont à voir comme des visiteuses que vous pouvez saluer au passage. Il ne s'agit donc aucunement de faire le vide dans son esprit mais d'observer ce qui s'y présente. Je vous conseille de pratiquer la méditation en pleine conscience dans des moments où vous êtes à peu près calme, et non pas pour le moment dans les moments de crise. Lorsque vous aurez progressé, vous pourrez alors utiliser certains exercices comme "l'espace de respiration", prévu pour faire face a une difficulté émotionnelle. L'EME-zen et la stratégie que nous proposons face à une envie de manger émotionnelle. Vous la trouverez dans votre programme et j'en ai fais un résumé lors d'une réponse précédente.
13/11/2013 (19:24) PAPILLON2013 bonsoir, je commence la méthode depuis le 11 nov. Tout se passe bien mais étant donné que je perçois vite ma sasieté je m'arrete de manger . J'étais habituée à me remplir le ventre et areter à ce moment. Du coup j'ai tout le temps faim en dehors des repas et collation à 4 h . Je suis à la limite de craquer. Merci d'avance de votre réponse et de votre chat. Bonsoir papillon et bienvenue. Si écouter votre satiété vous conduit à faire de tous petits repas, alors il est logique que vous multipliiez les prises alimentaires. Il n'y a aucun inconvénient à manger une dizaine de fois par jour. C'est d'ailleurs ainsi que l'on mange en Asie du Sud-Est et ce n'est pas une région où les gens sont particulièrement obèses. Bien sûr manger aussi souvent n'est pas très pratique. Mais lorsque vous avancerez dans la méthode, nous devriez découvrir vos "appétits prévisionnels", qui vous permettront de manger des quantités adéquates pour aller jusqu'au repas suivant. Cela se fait par apprentissage, de façon progressive.
13/11/2013 (19:25) FRED73 Bonsoir, pouvez-vous me dire la différence entre hyperempathie et hypersensibilité. On parle beaucoup d'hypersensibilité sur le forum mais je ne n'y reconnais que dans les aspect émotionnels et non pour la sensibilité à la lumière, le bruit... Par contre, je me reconnais bien la dedans au niveau de mes émotions et de celles des autres. Comment faire pour réussir à prendre de la disions Ce que j'ai appelé hyperempathie, dans mes livres, c'est cette sensibilité particulière qui nous permet de nous mettre à l'écoute des pensées et des émotions de nos semblables. Mais lorsque notre attention est complètement focalisée sur les autres, cela conduit à devenir aveugle à ses propres pensées et émotions, ainsi aussi qu'à ses sensations corporelles comme la faim ou le rassasiement. La capacité d'empathie est clairement une qualité. Mais l'oubli de soi n'en n'est pas une. Il va donc vous falloir vous intéresser à ce qui se passe en vous au moins autant qu'à ce qui se passe dans le monde extérieur.
13/11/2013 (19:26) lenidvert Bonsoir,le fait de savoir que je peux manger de tout si j'ai faim et que je pourrai recommencer dès que j'aurai de nouveau faim me fait un effet extraordinaire, une sorte de libération des vieux interdits maternels, des culpabilisations et du coup: je mange beaucoup moins et n'ai pas beaucoup envie de manger. C'est sans doute parce que c'est le début?? Bravo lenidvert. Vous semblez partie dans la bonne direction. Pourquoi se dépêcher de manger de grosses quantités à partir du moment où on sait qu'on peut manger à chaque fois qu'on le désire? Bon sans doute tout ne sera-t-il pas aussi rose tout le temps. Mais pourquoi ne pas se réjouir tout simplement de ce bon début?
13/11/2013 (19:26) Nonaure Bonsoir Docteur, est ce que des exercices respiratoires tout au long de la journée peuvent remplacer une séance de RPC ? en effet j oublie souvent ma seance de Rpc ou profite de moments d attente pour la faire. mais tout au long de la journee qd je sens que je me crispe ou que je m enerve, je fais des inspirrations,expirations longues ou avant de manger par exemple. Oui, nonaure, cela me paraît être une excellente idée. Revenir ainsi sur sa respiration, à différents moments de la journée pour se recentrer sur soi-même est ce qu'on appelle de la pleine conscience informelle. Bravo et poursuivez dans cette direction: c'est la bonne!
13/11/2013 (19:28) G. Apfeldorfer Ce chat arrive à sa fin. Il y a quelques questions auxquelles je n'ai pas pu répondre je vous prie de m'en excuser. Ce sera pour une prochaine fois. Je vous souhaite à toutes et à tous un bon appétit, un repas qui puisse vous contenter, de telle sorte que vous puissiez manger des quantités qui correspondent à votre appétit.
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