Chat du 14 Août 2018 avec Gérard Apfeldorfer

14/08/2018 (18:01) Naaga Bonjour, j'en suis à l'étape du detectage des pensées automatiques. Je constate que ce n'est pas évident de faire la différence entre une pensée parasite, qui ne sert vraiment à rien et qui génère juste des émotions négatives, et une pensée insistante qui elle aussi peut générer des émotions "négatives", mais qui est là pour signaler quelque chose d'important à modifier dans ma vie. Par exemple : il est évident que "je suis nulle je n'y arriverai jamais" fait partie de la première catégorie, mais "cette ambition dépasse mes possibilités, je n'y arriverai pas" peut faire partie de la première ou de la deuxième catégorie, et l'angoisse générée par cette seconde pensée est peut-être là pour me signaler que je suis en train de me tromper. Dans ce cas-là, il s'agirait plutôt d'écouter "la pub" qui passe et repasse... Avez-vous un "truc" pour distinguer ces deux types de "pensées automatiques" ? Bonsoir naaga, Vous posez des questions bien intéressantes. Quelles sont les pensées utiles et celles qui ne le sont pas? En fait, il faut envisager notre cerveau comme une machine à résoudre des problèmes, en vue d'augmenter nos chances de survie ou d'augmenter notre bien-être (ce qui d'un point de vue finaliste, devrait augmenter aussi nos chances de survie). Ce qui augmente nos chances de survie, c'est agir dans la bonne direction. Ce qui les diminue, c'est ne plus agir, ou agir de façon contre-productive. Il y a donc des discours intérieurs qui vous inhibent, comme "je suis nulle", et des discours intérieurs qui vous conduisent à agir dans le bon sens. Le discours intérieur "cette ambition dépasse mes possibilités, je n'y arriverai pas" fait partie de la catégorie des pensées qui bloquent l'action, sauf si elle est suivie par quelque chose comme: "puisque je n'arriverai pas à faire telle chose, je vais donc faire telle autre." Il faut donc juger les pensées à l'aune de leur efficacité. les bonnes pensées sont celles qui nous mettent en mouvement, de préférence dans la bonne direction. Mais mieux vaut agir, même de façon inadéquate, que ne rien faire. Lorsqu'on s'est trompé, on peut corriger le tir. Mais lorsqu'on est inhibé, qu'on ne fait rien, on risque de rester à ne rien faire.
14/08/2018 (17:59) G. Apfeldorfer C'est le 14 août. Y a-t-il des courageux qui sont partants pour ce tchat? C'est ce qu'on va voir... Allez, c'est parti!
14/08/2018 (18:01) bluesette Bonsoir Docteur. J'étais en train d'écrire et votre arrivée m'a éffacé ma question. Ah, désolé.
14/08/2018 (18:12) bluesette Je recommence. Je disais que je suis de nouveau plongée dans tout ce qui me fait grossir ou m'empêche de maigrir. Avoir des invités à la maison et perdre mes habitudes, devoir improviser, ne pas avoir le temps de réfléchir... Donc, ce n'est pas vraiment une question, mais je suis ici pour me remotiver en vous lisant. Bonsoir bluesette, C'est vrai que pour beaucoup de personnes, il est plus difficile d'écouter ses sensations alimentaires lorsqu'on est en compagnie. Tout d'abord, il y a plus de distractions. On peut être pris par la conversation. Ensuite, dans certains cas, le fait d'être en société crée des émotions, et peut nous entraîner du côté des envies de manger émotionnelles. Des émotions agréables ou des émotions désagréables peuvent en être à l'origine. Alors, comment s'y prendre? Eh bien, je pense qu'il faut faire comme si on était dans un restaurant gastronomique. Dans ce genre d'établissement, on tente de cumuler 2 plaisirs: celui lié au fait de déguster, et celui lié aux échanges avec ses amis, sa famille. On veut les deux. On ne va pas dans ce genre de restaurant tout seul, hein? Le plaisir de manger se partage. Et que fait-on? On passe son temps à déplacer son attention d'un point à l'autre, un coup sur ce qui se passe dans la bouche, un coup en se rebranchant sur la conversation. Ce n'est pas si difficile de partager ainsi son attention. On fait ça tout le temps: conduire en écoutant la radio, par exemple. Alors, mangez de bonnes choses en bonne compagnie, et il n'y a pas de raison que ça se passe mal. Si c'est une dérive vers une EME, arrêtez-vous de manger, faites un petit moment de recentrage sur votre respiration, passez en revue les pensées qui vous viennent, et dès que vous vous en sentez capable, reprenez repas et conversation. Bonnes vacances et bons repas.
14/08/2018 (18:15) bluesette Merci, bonnes vacances à vous aussi. A la revoyure.
14/08/2018 (18:23) G. Apfeldorfer Panne de questions. Help!
14/08/2018 (18:33) G. Apfeldorfer Youhou! Si personne ne se décide à poser de question, je m'en vais (un peu fâché)!
14/08/2018 (18:39) odile59 Bonsoir Docteur, combien de temps conseillez vous par jour/semaine ? Heu, Odile, combien de temps pour faire quoi?
14/08/2018 (18:44) odile59 oh, c'est grave !! de gymnastique svp Ce qui est recommandé par les médecins, classiquement, c'est ½ heure par jour d'exercice modéré. Marche, par exemple. On peut faire plus, bien sûr. 3 séances par semaine d'une heure ou une heure et demi, durant lesquelles on transpire, c'est pas mal. Si on veut pourvoir être considéré comme "sportif", alors, ce serait plutôt 2 heures, 3 fois pas semaine, avec transpiration abondante. Mais bien sûr, tout dépend de l'âge, de la forme physique, de ce qu'on désire.
14/08/2018 (18:52) odile59 Merci, Docteur - je suis près des tempsmodérés. Mais je voie bien le bon effet que cela fait sur le corp. Oui, faire de l'exercice est très bon, pour le confort corporel, pour réveiller les sensations corporelles comme la faim et le rassasiement. C'est se sentir bien dans son corps qui est important. ce n'est pas l'évaporation des calories, qui est un leurre. Il faut transpirer beaucoup pour dépenser vraiment des calories, et la régulation de l'appétit relance alors l'appétit. A l'arrivée, on ne perd pas vraiment de poids. Cependant, en cas d'exercice intensif, on se muscle, et donc on a un métabolisme plus élevé, et donc on mange plus pour le même poids.
14/08/2018 (18:54) G. Apfeldorfer Bon, comme aujourd'hui, c'est bien mou, nous allons arrêter là. je vous souhaite un bon 15 août, de bonnes choses à manger (et à boire) que vous dégusterez avec l'attention qu'elles méritent, et pas davantage que ne vous le dicte votre appétit. A bientôt!
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