Chat du 14 décembre avec Gérard Apfeldorfer

14/12/2011 (18:36) G.Apfeldorfer Bonsoir tout le monde. je suis en retard, disait le lapin blanc. C'est moi, le lapin blanc.
14/12/2011 (18:37) pascale51 j'ai débuté le programme début octobre, après un mois où rien ne se passait côté poids malgré un grand soulagement psychologique face à la nourriture, j'ai maintenant perdu plus de 4 kg. Je suis évidemment très contente mais en même temps j'ai encore mauvaise conscience lorsque je mange des aliments "mauvais pour la ligne ": je me dis que je maigrirai bien plus vite si je ne les consommais pas. Pourtant je sais que ce sont les frustrations des régimes successifs qui m'ont conduites à l'obésité dont je souffre aujourd'hui. Comme quoi j'ai encore du chemin à faire! Mais quel bonheur de ne plus être obsédée par les aliments, de ne pas redouter la faim en se disant qu'il faut attendre le repas, de ne plus manger sans faim car on ne doit manger qu'aux repas et autres idées reçues qui m'ont pourries la vie !J'ai découvert votre programme par le G.R.O.S. au moment où je me sentais au bout du rouleau sur le plan de mes troubles alimentaires après un parcours du combattant de 30 années . Je revis même si ces kilos perdus ne sont encore qu'une part minime de ce que j'aimerai perdre pour aller mieux physiquement.Vous m'aviez déjà beaucoup aidée grâce un de vos livres où j'avais découvert le nom du trouble dont je souffrais -being eating desorder- et osé consulter un nutritionniste . Depuis j'ai progressé psychologiquement et je savais que je ne ferai plus de régime classique qui m'ont conduite à la catastrophe.Alors moi aussi je vous dis un immense merci : j'aurai bien aimé vous trouver sur ma route il y a 30 ans de celà ! Bonsoir pascale51, Vous me faites bien plaisir. Là, on se dit que tout ce travail que nous faisons, ce n'est pas pour des prunes ! La culpabilité alimentaire, c'est vrai, met du temps à partir, surtout vu les discours ambiants. Ceci dit, ne vous pressez pas de maigrir. Il ne s'agit pas de gagner une course aux kilos perdus, mais de retrouver un comportement alimentaire régulé, qui permet au poids de glisser tout doucement jusqu'au poids d'équilibre, et de s'y stabiliser. Maigrir gentiment, en douceur, sans privation d'aucune sorte, en mangeant toutes les bonnes choses qu'on aime, est une garantie de durabilité. Bonne continuation !
14/12/2011 (18:39) capuccino Bonsoir Docteur, bonsoir tout le monde Bonsoir capuccino
14/12/2011 (18:40) AguaMaria Bonjour, quelle bonne idée ce coaching en ligne. Concret, continu, proximal. De plus, quel "timing" pour moi de découvrir cette approche. J'en étais à me dire qu'il était impossible que je ne trouve pas une solution un jour pour calmer mon tourment, alors que dans la vie, en général il y a des solutions pour tout! Je voulais bien accepter avec un peu d'amertume de ne pas être mince, parce qu'il y a plusieurs années que je sais que les régimes font grossir. D'un autre côté, c'était inconcevable que la nourriture, que j'aime tant, soit une source aussi grande de malaise et d'inconfort.. J'étais arrivé, à quelques reprises, à approcher de façon intuitive cet état de sérénité dans mon parcours. Puis, j'ai eu le sentiment que tout est devenu clair. Je me suis donc préoccupée de ne pas perdre cet état et je suis tombée sur vous. J'ai encore l'impression que, comme plusieurs fois, je vais perdre le fil et repartir dans un cycle de gavage. Dans mon bilan concernant les excès alimentaires, il n'y a presque rien qui ressort parce que depuis le début de mon programme et même une dizaine de jours avant, je n'en fait presque plus de EME. J'ai un peu peur que cela revienne et que je n'aie pas eu la possibilité de travailler sur les problématiques qui me concernent, puisque mes carnets ne sont pas très représentatifs de mes EME. Par contre, je comprends mieux et maîtrise mieux tout l'aspect de la faim et de la satiété. C'est un acquis non négligeable, mais j'ai beaucoup plus peur des EME qui ne se pointent pas le bout du nez et qui m'empêche de leur faire face. J'ai aussi très peur de ne pas arriver à conserver cet état de conscience face à la faim et à la satiété à long terme quand les EME prennent le dessus dans la course effrénée.Merci! Merci à vous, AguaMaria Vous justifiez les efforts que nous faisons pour proposer une démarche constructive, qui aide véritablement les personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire à s'en sortir. Nous n'allons sûrement pas vous dire d'avoir des EME exprès afin qu'elles figurent dans votre bilan. Votre parcours, du fait de vos réponses, donne en premier lieu la primauté à un travail sur les sensations alimentaires. Mais il y figure un travail de pleine conscience, qui va vous aider à répondre autrement à vos EME. Je vous conseille donc de pratiquer la PCS avec assiduité. Cette démarche, qui demande beaucoup de pratique, permet de cesser d'avoir un comportement impulsif (manger compulsivement) pour avoir un comportement réfléchi (manger en PCS, ou bien ne pas manger et tolérer les émotions présentes). Lorsque vous aurez une certaine pratique, vous pourrez envisager la technique de l'EME-zen, que je vous résume ici : Dès que vous détectez une EME, prenez le temps de faire quelques minutes de RPC (un espace de respiration de 3 mn, avec ou sans enregistrement), observez les sensations d'inconfort qui sont présentes en vous, respirez avec elles. Puis après avoir fait cet exercice, choisissez entre deux solutions : vous décidez de vous réconforter en mangeant un aliment, et vous le dégustez avec attention, ou bien vous choisissez de continuer à observer l'évolution de votre inconfort émotionnel encore un petit moment. Dans les deux cas, patientez une quinzaine de minutes puis répétez l'opération. Vous pouvez à chaque instant choisir entre le réconfort d'un aliment que vous dégustez ou la curiosité d'observer la façon dont évoluent vos sensations d'inconfort émotionnel. Dès que vous le pouvez, remettez-vous à l'écoute de votre faim. En fonction de votre faim, n'hésitez pas à réduire, retarder ou supprimer les repas qui suivent vos prises alimentaires émotionnelles. Bon courage.
14/12/2011 (18:42) MANYUKA bonjour je viens de m inscrire pour trouver une réponse à mon rapport à la nourriture et au corps.Pourquoi les émotions sont perçues comme difficile à vivre alors que nous les recherchons au travers de la vie? Bonjour Manyuka, Les émotions, je suis bien d'accord avec vous, sont le sel de la vie. Pas d'émotion équivaut à un état proche de la mort mentale. Mais trop d'émotions, et voilà que cela devient pénible, douloureux. En fait, en toutes choses, nous fonctionnons au mieux dans les états de modération. Le juste milieu, dirait Confucius. Certaines personnes, face à leurs émotions, face à des pensées pénibles, pratiquent l'évitement émotionnel. En recourant par exemple à des prises alimentaires, ou à d'autres conduites de type addictif. Mais cette fuite émotionnelle génère à son tour des émotions dites secondaires, comme la culpabilité, la dépression et la dévalorisation. Aussi notre démarche consiste-t-elle à cesser d'éviter ses pensées pénibles et les émotions qui les accompagnent, en augmentant sa tolérance émotionnelle. En devant plus fort, en quelque sorte. En grandissant, pourrait-on dire aussi. A bientôt.
14/12/2011 (18:45) labiche29 Bonjour Docteur. Je suis toute nouvelle sur ce site. Je viens donc de débuter mon carnet de découverte alimentaire. Jusqu'à présent je n'ai pas de problème. Je me pose malgré tout une question : le fait de remplir un carnet ne nous pousse-t-il pas inconsciemment à déjà modifier notre comportement alimentaire? En effet moi qui suis une grignoteuse infatigable je me rend compte que depuis 2 jours j'ai beaucoup moins envie de grignoter. Merci pour votre réponse. Bonsoir Labiche, vous avez raison, le fait de s'observer modifie le comportement, bien souvent. Mais cela n'a que peu d'importance, car ce qui est principalement à observer, ce sont vos impulsions, que vous les réalisiez ou pas. Oui, je sais, il y a les bilans que vous adresse LineCoaching. Mais ne prenez pas la proie pour l'ombre et rappelez-vous que vous êtes là pour apprendre des choses sur vous-même, pour modifier vos comportements, et pas pour avoir de bonnes notes. Bon démarrage du programme !
14/12/2011 (18:48) mimized bonjour docteur , MERCI pour votre méthode , je me sens sur le chemin de l'acceptation et c'est très apaisant même si les résultats en poids ne sont pas au rendez vous , mais cela ne fait qu'un mois que j'ai commencé , et j'ai fait beaucoup de régimes très restrictifs.j'ai aussi de grosses résistance à travailler sur les EME et à m'accorder ce rendez vous avec moi avant de manger ... je n'arrive pas non plus à sauter le repas du soir quand j'ai peu faim ET..j'ai une petite question sur le chewing gum , j'en mange souvent ; pour me rafraichir , mais je vois aussi que je le garde longtemps en bouche et je me demande si cela n'a pas un impact sur la faim : impression d'estomac gonflé et de trou dans l'estomac identiques aux premiers signaux de faim après avoir mâchonné des heures ; qu'en pensez vous ? Bonsoir mimized et merci pour ces nouvelles. Je suis heureux de savoir que vous avancez sur le chemin. Souvent, la perte de poids nécessite qu'on ait avancé à la fois sur deux terrains : celui du comportement alimentaire, de l'écoute et du respect des sensations alimentaires, et celui des émotions, afin de ne plus répondre systématiquement par un comportement impulsif à tout problème émotionnel. Donc, les choses avancent souvent plus lentement qu'on ne le voudrait. C'est le prix à payer lorsqu'on va au fond des choses, pour obtenir un résultat durable. En ce qui concerne le chewing-gum, à ma connaissance, personne n'a montré que cela ait une quelconque influence dans un sens ou dans l'autre, sur les quantités alimentaires consommées. On a montré, par contre, que mâcher du chewing-gum entretenait l'éveil et favorisait la concentration. Une étude US, ce qui ne surprend pas. Personnellement, j'aurais tendance à penser que mâcher continuellement entretient une attention exagérée sur les sensations buccales. Et bien sûr, conduit parfois à l'aérophagie, ce dont vous avez l'air de vous plaindre. En résumé, n'abusons pas des bonnes choses, en l'occurrence le chewing-gum.
14/12/2011 (18:52) Emman Bonjour dr, j'arrive à la fin du programme. Ou presque. Je suis inscrite depuis fin juillet. J'ai pas mal avancé, sur de nombreux domaines. Je ne mange plus sur le pouce devant mon ordi le midi, mais avec mes collègues, un repas le plus souvent que je prépare. Bref, j'ai avancé. Mais j'ai toujours pas mal d'EME. Je n'utilise pas assez la RPC, j'en suis consciente. Vous avez évoqué un jour ici ma problématique du "tout ou rien", et au final, oui cela me parle. Mais sans être découragée, et en étant aujourd'hui convaincue que vous êtes dans le vrai, je suis toujours un peu empêtrée dans mon trouble alimentaire. J'y travaille avec vous ici au quotidien, avec un psy par ailleurs (celui qui n'est pas très content de mon inscription ici :)). Et comme dans un régime dans lequel on ne se plonge pas, je m'en veux de ne pas engager toute ma volonté, ma raison, mes actes dans la méthode. Au final, je ne sais pas trop ce qui me manque, et ce n'est pas en une réponse que vous me le direz ici, mais il me manque manifestement quelque chose, non ? Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi en cas d'EME, je choisis systématiquement de manger ? Je suis dans un des derniers carnets alimentaires, et il est aussi manifeste que je mange beaucoup sans faim ! Je le sais. Et pourtant je n'y renonce pas. Merci en tout cas de vos interventions. Et je les guette toujours appréciant vraiment en prime votre humour ! Ah Emman, ce perfectionnisme ! Ce qu'il faut viser : faire de son mieux, à ce moment du présent, et non pas faire tout à la perfection. C'est vrai, que c'est difficile, ce travail émotionnel. Et éviter ses émotions et ses pensées pénibles en mangeant est si facile, au contraire ! Vous me semblez courageuse et désireuse d'avancer. Vous faites LineCoaching, vous avez entrepris une psychothérapie. Mais il faut du temps pour que les choses avancent. Prenez votre temps, avancez pas à pas. Est-ce que je vous l'ai déjà faite, celle-là : Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, écrivait Jean de la Fontaine dans la fable intitulée Le Lion et le Rat. A bientôt.
14/12/2011 (18:54) rach1972 Bonjour docteur, comme beaucoup je pratique LC après un long combat contre moi même, mon apparence etc.. Aujourd'hui il me semble avoir fait le bon choix en rejoignant LC mais je prends du poids car j'ai du mal a maîtriser mes pulsions et à ne pas manger. Le soir je n'ai pas faim, je le sais, je me dit que je n'ai pas besoin de manger mais j'ai envie de manger pour me faire plaisir, que pourrais-je faire à la place? Après le repas je suis insatisfaite et souvent je n'apprécie pas le repas mais je rentre souvent tard, très fatiguée et j'ai besoin de réconfort. Bonsoir Rachel (je suppose que c'est Rachel?) Votre problème de fin de journée est des plus répandus. Et nous avons conçu une étape spéciale pour cela : JE GERE MIEUX MES FINS DE JOURNEE. Pour que cette étape soit fructueuse, il convient que : - Vous sachiez identifier vos sensations alimentaires et dédiaboliser les aliments très caloriques ; - Vous ayez une bonne pratique de la PCS. Cette démarche pourra alors être utilisée pour diminuer vos comportements impulsifs (manger compulsivement) et les remplacer par un comportement réfléchi (manger en PCS, ou bien ne pas manger et tolérer les émotions présentes). Lorsque vous aurez une certaine pratique, vous pourrez envisager la technique de l'EME-zen, et l'utiliser, soit pour manger en vous réconfortant, sans culpabilité, ou ne pas manger et tolérer l'inconfort émotionnel. Bon courage.
14/12/2011 (18:57) lorraine Bonjour Docteur J'ai lu un de vos livres il y a 5 ans et depuis ce temps je ne porte plus le même regard sur mes difficultés avec la nourriture. Je vous en remercie infiniment. Je constate que je ne suis pas en mesure de maigrir sans aide (psy et nutritionnistes)Je me sens toute petite fille alors que j'ai 50 ans et que les responsabilités ne manquent pas Je suis très contente d'avoir découvert LC mais aurai je donc toujours besoin "d'une béquille" Bonne soirée à vous et tous Bonsoir lorraine, Je suis heureux que mes livres vous aient été utiles. Ça fait toujours plaisir. Et comme nous travaillons à scier la branche sur laquelle nous sommes assis, j'espère qu'à l'issue du programme, vous n'aurez plus besoin de nous !
14/12/2011 (19:01) lys bonjour, je suis partie pour une semaine a l'extérieur avec une cinquantaine d'individus pour bosser aussi je fais l'exercice je ne me cache plus, très difficile, c'était une horreur depuis plusieurs jours : l'idée d affronter le regard des gens alors que j ai pris du poids 4 kgs depuis que ces personnes ne m ont pas revues et en fait en travaillant sur lc je sens que je progresse dans l acceptation de mon physique actuel mais je ne veux pas rester ainsi et j ai l impression de continuer à enfler j ai peur , je dois vivre cela encore mis janvier comment améliorer mon état émotionnel pour mieux vivre cette semaine qui va arriver!!!! je panique lys Bonsoir Lys, L'acceptation du moment présent, et par exemple du corps qui est le nôtre aujourd'hui, n'est en aucune manière la résignation à cet état. Bien sûr, au fur et à mesure de nos progrès, notre corps va changer. D'ailleurs, tout évolue en permanence et notre corps ne reste jamais semblable à lui-même. Et le travail entrepris va faire que cela évolue dans le sens que nous souhaitons. Mais là, aujourd'hui, je suis vivant grâce au corps qui est le mien dans le moment présent, et je dois lui en être reconnaissant, à ce corps, de cela même. Votre peur, votre angoisse, votre honte, vos efforts pour éviter ces émotions pénibles, voilà ce qui engendre vos EME, vous fait manger compulsivement. Et voilà la boucle bel et bien bouclée ! Alors, on se calme, lys, et on respire, en prenant conscience de ce moment où on est simplement là, vivante. Tout va bien se passer, on vous aime !
14/12/2011 (19:06) Cilou Bonjour, Dans le bilan que "vous" effectuez au bout des 10 premiers jours, il est écrit = "Vous ne consommez pas plus d'une boisson sucrée ou alcoolisée par jour. C'est bien, car celles-ci ont un apport calorique comparable à celui de la nourriture : mieux vaut donc les consommer de façon modérée. Continuez ainsi"....je suis un peu dubitative...et comprends que ce bilan est "tout fait", en fonction des cases cochées pendant 10 jours....en effet, j'ai coché la case "boisson alcoolisée" à 3 reprises..donc certes, 3 fois dans la semaine (vendredi, samedi, dimanche, est moins qu'une fois par jour...mais vous ne demandez en aucun cas les quantités absorbées....chacune des ces 3 fois a représenté 1/2 bouteille de vin rouge (vendredi soir, samedi soir et dimanche midi)...et ce, tous les WE, parfois avec 1 verre de vin blanc en apéritif en plus....Cela m'apaise, et j'essaie de ne pas absorber d'alcool fort et de ne pas en boire la semaine, mais comme je disais sur le chat de la semaine dernière à votre confrère...le WE, c'est du grand n'importe quoi !! Je pilote à vue la semaine....Que faire pour modifier ces prises trop conséquentes....? Je n'ai pas trouvé la réponse en 8 ans de psychothérapie avec votre ami BW....je lui dis que je suis une droguée de la nourriture....je ne pense pas en être encore au stade de l'alcoolisme avec 3 fois 1/2 bouteille dans le WE ? qu'en pensez-vous ? J'ai arreté la cigarette en 99...Depuis j'ai 20 kgs de plus...je navigue entre 77 et 81 kgs...et plus cela va, plus je me rapproche des 81kg régulièrement....je ne peux pas avoir un coach ni dans le frigo, ni chez moi, constamment....Merci de votre réponse Bonjour Cilou, L'évaluation des boissons est à faire en nombre de verres, c'est-à-dire en l'équivalent d'une portion. Si c'était un aliment solide, on parlerait d'une assiette. ½ bouteille de vin représente 3 verres. L'alcool est à la fois un aliment gustativement intéressant, apportant de l'énergie au corps (en tout cas, jusqu'à un certain seuil), et un psychotrope modifiant notre vision du monde. Vous buvez semble-t-il pour ce second effet et il est clair que vous avez une appétence addictive. Il me semble qu'à la base de tout cela, se trouve une conduite d'évitement émotionnel. Le travail principal à faire est peut-être d'augmenter votre niveau de tolérance émotionnelle. La PCS est une bonne piste, de ce point de vue.
14/12/2011 (19:09) capuccino Après la chat du groupe d'hier soir, je faisais sur le forum, le bilan des 5 mois écoulés. A mon inscription, j'étais remplie de colère, maintenant cette colère vient me visiter mais ne m'habite plus. J'étais désespérée d'être incapable de perdre ces kilos pris après avoir réussi à tenir le cap et à me leurrer pendant des dizaines d'années. Aujourd'hui, la tristesse vient me visiter mais ne m'habite plus en permanence. Je ne me hais plus et pourtant pour moi, pas 1 gramme de perdu. Oui, je sais Docteur, encore et toujours la même question qui elle m'habite toujours : pourquoi ma perte de poids ne s'amorce- t-elle pas malgré tous les changements qui me métamorphose de jour en jour ? Je suis heureux, vraiment, de tels progrès. Il est vrai que question poids, il y a souvent du retard à l'allumage. Le poids ne suit pas forcément les progrès psychologiques et émotionnels en temps réel. Quelque chose, parfois, bloque. De petites choses, parfois. On mange encore un peu trop, pas tellement trop, mais juste un petit peu. Fragmenter ses prises alimentaires est un bon moyen pour vérifier qu'on ne mange pas plus que sa faim. Et puis, bon, je vous rappelle une vérité première : pour que la perte de poids s'amorce, il convient de manger attentivement, et moins car attentivement. Juste ce qu'il faut et pas plus. Ça ne se fait pas tout seul. On le fait. Activement.
14/12/2011 (19:12) mimized bonjour Dr ! je n'arrive pas à faire du sport seule et d'une manière générale à faire face au changement qui serait bon pour moi; qu'est ce que la résistance à se prendre en charge signifie ? : j'ai l'impression que c'est une "folie" : vouloir un résultat mais ne pas faire ce qu'il faut pour .. avec discipline et fermeté , pouvez vous m'expliquer ? merci Bonjour Mimized, Vouloir n'est pas pouvoir. Agir est le début de pouvoir. Agir est difficile, bien sûr. Rien ne se fait tout seul. Il convient, pour agir, de repérer les obstacles. Ils peuvent être matériels, temporels, mais aussi mentaux. Examinez ce que vous vous dites pour vous empêcher de passer à l'action. En pleine conscience. Des pensées automatiques, comme « je n'y arriverai jamais », « je suis nulle », peuvent être des obstacles. Bon courage.
14/12/2011 (19:15) shangai-li bonjour docteur, je suis un peu embêtée: j'ai eu énormément de difficultés à faire l'exercice des pauses en journées pour mieux gérer mes EME du soir (je travaille et j'ai deux petites filles) ; je n'ai jamais réussi à éliminer ces EME (je me demande même si elles ne se sont pas encore plus "ancrées"). Remplacer mon repas du midi par un aliment calorique salé ne m'a pas posé de problème en soi (je perçois plutôt bien le rassasiement) mais la consigne "attendez une heure avant de faire votre collation" a provoqué des EME (je n'ai jamais été capable d'attendre ce temps là, ni de me passer de ces aliments alors que je n'avais plus du tout faim). Aujourd'hui je dois travailler sur le fractionnement des repas. J'avais pris l'habitude de diminuer les portions des repas en prévision de mes EME du soir, mais on nous conseille d'attendre une période où les EME ont diminué, ce qui n'est pas le cas chez moi (j'ai l'impression que ces derniers exercices les ont accentuées). Que dois- je faire? faut il que j'attende d'en avoir fini avec les EME ou est ce que j'essaie quand même cet exercice? Merci beaucoup par ailleurs d'avoir créé cet outil, qui est très personnalisé et complet. Bonsoir shangai-li, Travailler sur son comportement alimentaire afin qu'il soit contrôlé par ses sensations alimentaires ne peut se faire que lorsqu'il n'y pas d'EME importantes. Car les EME prennent systématiquement le pas sur les sensations alimentaires, qu'elles rendent inaudibles. Si vous avez encore beaucoup d'EME, mieux vaut vous centrer sur ce problème-là, quitte à revenir plus tard sur les exercices proposés. Sentez-vous libre d'adapter le programme à vos besoins. Et merci pour vos remarques positives sur notre programme. C'est vrai, qu'on s'est donné du mal !
14/12/2011 (19:17) paloma bonsoir, que pensez vous d une cure de jeûne pour redécouvrir ses sensations alimentaires? Le problème, avec le jeûne, c'est que la faim (et forcément aussi le rassasiement et la satiété) disparaissent purement et simplement lorsqu'on jeûne (après la période de démarrage du jeûne). La faim ne revient que lorsqu'on rentre à nouveau en contact avec la nourriture. Je n'ai rien, cela dit, contre des jeûnes occasionnels, philosophiques ou religieux, ou pour explorer différentes sensations corporelles et mentales. Bon, et ce n'est pas, il faut aussi le dire, une bonne idée si on a en tête de maigrir.
14/12/2011 (19:19) ganelle je suis sujette à des prises alimentaires compulsives, pouvez-vous m'aider? Bonsoir ganelle, Il semblerait que vous soyez tombée au bon endroit. Serait-ce grâce à un pur hasard ? En examinant les prochaines étapes qui vous attendent dans votre parcours, vous pourrez constater que nous vous proposons un double travail : Sur le repérage, l'écoute et le respect de vos sensations alimentaires, la dédiabolisation des aliments habituellement interdits. Un certain nombre de compulsions sont dues à une alternance entre des interdits et des compulsions. Des exercices de pleine conscience, et un travail sur vos émotions. Les envies de manger émotionnelles (EME) sont une autre source de compulsions. Alors, bonne route, ganelle.
14/12/2011 (19:22) MANYUKA Bonjour, j ai pu constater en lisant les témoignages que le problème est le rapport à la nourriture avec une perte de la physiologie de régulation sous l action de nos émotions. je ne sais pas si cela est un bon résumé? qu'est ce qui fait que dans ce contexte là certaines personnes arriveront à l obésité voir à l obésité morbide et d autres vont arriver à se maintenir dans "le sur-poids" ou même sans problème réel de poids?merci (je viens juste de commencer le chemin avec linecoaching, le fait d avoir fait se premier pas semble être déjà un soulagement) En fait, il y a au moins 2 problèmes dont nous nous occupons : La restriction cognitive ou contrôle mental, autrement dit les régimes amaigrissants, qui conduisent à diaboliser les aliments, alterner contrôle et pertes de contrôle. Les problèmes émotionnels dans lesquels on évite ses pensées pénibles et émotions en mangeant. Mais il existe aussi d'autres facteurs, d'ordre génétique, épigénétique et physiopathologique. Tout le monde ne peut pas devenir obèse, et tout le monde ne peut pas devenir « obèse morbide ». Il faut des prédispositions. A bientôt.
14/12/2011 (19:25) capuccino Dr les échanges réguliers sur les chats ou les forums m'ont amenés à réfléchir sur le choix de ma profession. Infirmière et plus particulièrement auprès de patients en soins palliatifs, je suis confrontée en permanence à la souffrance, au désespoir et à la mort (par ex. ce week-end nous avons dû gérer 4 D.C, dont 1 personnellement). Toute ma vie ou presque j'ai dû me battre contre mon poids à cause des émotions que je gère mal (enfin je crois). Comment se fait-il que je n'ai jamais envisagé de changer de métier quand il en était encore temps ? Peut-être ne l'avez-vous pas envisagé, parce que vous n'avez pas jusqu'à présent, considéré les choses de votre point de vue. Dites donc, il y a du nouveau, hein. J'espère que votre service hospitalier vous propose des aides psychologiques, en groupe, par exemple, afin de ne pas vous sentir seule face à ces situations si dures.
14/12/2011 (19:28) paloma je constate que souvent mes prises alimentaires se font en deux temps: sérénité d'abord, puis suite à une sensation de froid, prise d une boisson chaude, ou autre prise plus conséquente mais plutôt sucrée,sans plus aucun respect des "règles" du contrat: debout, à la bouteille ou dans le plat, sans grande attention, assez rapidement, pour aboutir en fait à un "remplissage"... que je ne peux vraiment qualifier de "mauvaise sensation"... c est plutot très agréable. comment rester sur le calme qui prédomine au départ? je suis capable de manger deux bouchées, de les analyser et d abandonner là mon assiette si cela ne me plait pas, d analyser alors ce qui me fait vraiment envie etc. donc pourquoi ce "dérapage" à un moment donné? comme si la "bouche" ne satisfaisait pas "le ventre" et qu il réclamait son repas à lui.... de la même manière, il semble parfois que manger "donne faim".... l impression d avoir davantage faim après le repas qu'avant!!!!! merci de votre attention à cette longue et double question.... Bonsoir Paloma, Je me demande si vous n'êtes pas victime d'un « effet de transgression de l'abstinence » ou en anglais What-the-Hell-Effect. Quand on commence à manger un aliment « interdit », alors on se dit que foutu pour foutu, autant continuer. La culpabilité d'avoir commencé fait qu'on continue. Ou bien peut-être, vous dites-vous, sur un mode automatique, je ne sais quoi qui déclenche l'EME. Quoi qu'il en soit, ce démarrage compulsif est d'ordre psychologique et émotionnel. Laissez vous guider pas à pas dans le programme, vous allez progresser.
14/12/2011 (19:29) G.Apfeldorfer Bon, notre heure touche à sa fin. Et je commence à avoir faim. Pas vous ? Alors je vous souhaite une bonne semaine : - durant laquelle vous prendrez conscience de vos sensations alimentaires : faim ? Quelle bonne idée c'est de manger. - Durant laquelle vous prendrez aussi conscience de vos émotions, de vos différentes pensées, sans que cela vous conduise à une conduite impulsive de type défensif. Et si ça ne marche pas comme vous voulez, n'oubliez surtout pas d'être gentilles et patientes envers vous-même.
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