Chat du 17 octobre 2012 avec G. Apfeldorfer

17/10/2012 (18:31) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et tous pour ce tchat au rythme endiablé. Je vais tenter de répondre à vos interrogations et j'espère que j'y parviendrai!
17/10/2012 (18:32) Meta bonjour docteur . Je suis en phase d'observation et j'ai encore bcp de mal à ressentir la faim et la satiété mais je découvre que je me cache bcp d'emotions dans mon alimentation et que j'avance par petits pas mais bcp plus confiante vers un nouvelle vie libérée. Merci meta pour ce retour bien sympathique et encourageant. Retrouver ses sensations alimentaires, savoir prendre du recul par rapport à ses pensées et émotions pénibles, tout cela constitue un travail sur soi-même, certes difficile, mais tellement gratifiant en définitive !
17/10/2012 (18:32) Elisoire Bonjour à tous, j'ai commencé le programme depuis quelques semaines, je trouve que le site est merveilleusement bien fait et je m'applique à faire correctement les étapes de mon parcours alimentaire. Mais je bloque sur les exercices de body scan, RPC... focaliser mon attention sur ma respiration aussi longtemps je n'y arrive pas, je suis incapable de me concentrer plus de 2 minutes, je m'agite et m'énerve et au final j'évite de faire ces exercices. Puis-je continuer le programme sans ces exercices là ou dois-je persévérer malgré l'agitation ? Merci Bonsoir elisoire, Bien des personnes ressentent la même chose que vous face à cette grande aventure qu'est la pleine conscience. Comment, alors que nous sommes habitués à nous agiter, à avoir un esprit qui passe constamment d'une chose à l'autre, être juste observateur de soi-même, pas acteur ? Lorsque vous êtes là, à vous dire « je suis incapable de me concentrer », que vous ressentez de l'énervement, de l'agitation, c'est exactement cela qu'il convient d'observer, puisque ce sont là les pensées (et émotions) présentes dans ce moment du présent. Votre « moi observateur », c'est-à-dire votre conscience note alors cet état, l'observe avec curiosité et bienveillance, et « reste avec » cela, regarde comment les choses évoluent. Je vous rappelle que la pleine conscience ne consiste pas à « passer un bon moment », mais plutôt à observer ce qui est là. Que ce soit agréable ou bien non. C'est en cela que cela constitue un entraînement visant à augmenter votre tolérance émotionnelle, qui vous permettra ensuite de rester avec des pensées comme « il faut que je mange », sans pour autant manger.
17/10/2012 (18:34) belen Cher Docteur, merci de nous consacrer du temps pour pouvoir vous poser nos questions sur votre methode. Depuis que j'ai commence, j'ai bien progresser et ce qui a debute comme une recherche de "manger apaise" se transforme petit a petit en "vivre apaise", c'est a dire que les benefices que je vis ne concernent pas uniquement mon corps et mon poids, mais aussi mon etat d'esprit, mes relations avec mon mari et enfants, ma capacite a faire face au stress de la vie de maniere plus apaisee. Ma question cette semaine porte sur les boissons alcolisees. J'ai lu quelque part dans votre site que l'alcool empeche de bien ressentir la sensation de satiete (mon probleme principal). Le soir, je bois volontiers un peu de vin rouge avec mon repas, dans le mode "degustation et plaisir". Ai-je raison? est ce risque d'en faire une habitude journaliere? faudrait il le faire que 2 ou 3 fois par semaine? Dans l'epoque precedant votre methode, comme j'etais toujours dans le comptage des calories, je ne buvais jamais de vin (pour pouvoir manger mes calories authorisees et non les boire). Merci de partager votre point de vue sur la question. Merci belen pour ces bonnes nouvelles ! Je suis heureux de constater que LineCoaching vous aide non seulement à perdre du poids, mais aussi sur un plan plus général. Concernant l'alcool : on considère aujourd'hui qu'une consommation modérée d'alcool, et en particulier de vin, est bonne pour la santé (1 à 2 verres par jour). Dès lors, pourquoi s'en priver ? Dans cette quantité, l'alcool se comporte comme un aliment, et apporte son contingent de calories. Boire, c'est manger ! Cet apport retentit sur nos sensations alimentaires et nous conduit à manger moins d'aliments solides, pas forcément dans le repas, mais sur la consommation rapportée à une dizaine de jours. Une consommation supérieure (au-delà de 3 verres pour les femmes, en moyenne) conduit votre foie à utiliser d'autres circuits métaboliques, et l'alcool devient un psychotrope et un toxique. En conclusion, buvez peu, et bon !
17/10/2012 (18:42) medine Bonjour docteur, J'aimerais savoir si l'arrêt du tabac fait évoluer le poids d'équilibre ? Ah, bonne question, et pas si facile que ça ! En fait, la nicotine est un excellent coupe-faim. Lorsqu'on l'arrête, la faim est donc davantage présente, on mange plus, on grossit. De plus, fumer correspond à une consommation d'oxygène, une dépense métabolique. Même à nourriture égale, on peut donc grossir. Sans compter l'effet occupationnel de l'acte de fumer : on fume et donc, pendant ce temps, on ne mange pas. Alors, oui, lorsqu'on fume, le poids se stabilise à un niveau plus bas que lorsqu'on ne fume pas. Mais ce n'est pas vraiment le poids d'équilibre. Et rien n'est écrit ! Si on est au-dessus de son poids d'équilibre, ce qui est le cas le plus fréquent, et que l'on écoute ses sensations alimentaires, on peut perdre du poids même en ayant arrêté de fumer. Le plus souvent, les problèmes se situent du côté émotionnel, les émotions moins maîtrisées par le tabagisme conduisant alors à manger.
17/10/2012 (18:43) aomame Bonsoir Docteur, j'ai une fille de 20 mois. Il y a quelques temps, son pédiatre m'a donné les fasicules du Programme National Nutrition Santé. Je les ai lus mais je ne sais qu'en faire. Je me dis qu'il faut bien que je fasse attention à sa santé, que j'ai ma respponsabilité de parents. D'ailleurs, si ce n'était qu'elle elle mangerai uniquement du fromage, du pain, des compotes et de la viande. Quel est votre avis ? Bonsoir aomame, Comment aider ses enfants à bien manger, ce qu'il faut pour qu'ils grandissent et s'épanouissent ? L'éducation alimentaire que les parents doivent à leurs enfants fait partie de l'éducation générale. Il est donc bien entendu conseillé de ne pas laisser les enfants manger à tort et à travers, sur un mode sauvage, non civilisé. Mais une fois qu'on a dit cela, cela ne nous avance pas beaucoup. Quelle éducation alimentaire ? Tout d'abord, il convient de se souvenir que les enfants sont pourvus d'un système de régulation performant, qu'il s'agit de ne pas contrarier. Il convient donc de les recentrer sur l?écoute de leurs sensations alimentaires de faim et de satiété. On mange quand on a faim, on s'arrête quand on n'a plus faim. On peut poser des questions comme : « comment as-tu trouvé tel aliment ? J'ai changé telle chose par rapport à la dernière fois, est-ce meilleur ou moins bon ? » De plus le plaisir alimentaire est un élément fondamental de la régulation : on mange pour le plaisir, on s'arrête lorsque ce plaisir est obtenu et terminé. Pour que le plaisir soit présent, il faut avoir faim ou encore faim. Et encore, il convient de respecter un certain nombre de règles sociales, pour manger sur un mode convivial et civilisé. Les règles sociales dépendent de l'époque, de la culture, et ajoutent au plaisir celui du plaisir de partager. La variété alimentaire : les enfants passent par une phase de ce qu'on appelle la néophobie alimentaire. Ils décrètent qu'ils ne veulent pas tel ou tel aliment. Le mieux, pour leur apprendre à manger varié, est de leur représenter le plat en question, leur demander de goûter, et s'ils déclarent n'en pas vouloir, ne les contraindre à rien. On leur montre aussi que les adultes mangent de ce plat et l'apprécient. Quelques jours plus tard, on leur représente le même aliment et ion recommence. Dire à des enfants : mange d'abord tes légumes et après tu auras du dessert en récompense valorise le dessert, le rend plus attirant, et dévalorise les légumes. Si on veut que des enfants aiment les légumes, mieux vaudrait leur dire : finis ton bonbon, et après, si tu es sage, tu auras les légumes. De plus, ces légumes seront bien évidemment bien plus appréciés s'ils sont cuisinés plutôt que servis à l'eau !
17/10/2012 (18:43) KIKI Bonsoir Dr Apfeldorfer, merci d'être présent encore ce soir. J'avoue qu'après tout ce temps je n'y comprends plus rien. Ma dernière question portait sur le fait que j'avais tendance à presque toujours me reporter sur des aliments sucrés et que j'avais peur pour ma santé. Dr Zermati m'avait répondu qu'il s'agissait soit d'EME ou de restriction. J'ai refait de mon côté l'exercice sur la dégustation d'aliments sucrés sur le temps du déjeuner et de la collation, et résultat, le dîner je n'avais envie que d'aliments salés. Mais le lendemain midi et les autres jours, toujours d'aliments sucrés pour les déjeuners et collations mais pas le soir. Je pensais m'en lasser sur quatre jours mais pas du tout, aujourd'hui ça fait une semaine que je fais ce test pour voir jusqu'où ça ira et je ne me lasse toujours pas, est-ce normal ? Qu'est-ce-que cela pourrait vouloir dire ? D'après vous dois-je me limiter dans cette consommation ? Merci de votre réponse ou suggestion. Bonsoir kiki, Si je comprends bien ce que vous me dites, vous mangez des « aliments sucrés » pour le déjeuner, et lors des collations, et le soir, vous mangez un repas constitué de plats côté salé. En fait, ce qu'on appelle les « aliments sucrés » sont presque toujours constitués de glucides et de lipides, avec souvent des protéines en petite quantité, ainsi que des minéraux et vitamines. C'est par exemple le cas du chocolat. Il n'est pas anormal que vous ayez plaisir à les manger, et ce, durant de longues périodes. Pourquoi se réjouir de s'en lasser ? Pourquoi considérer qu'on fait quelque chose de mal ? Voir les choses ainsi, c'est être toujours du côté de la restriction. Vous pouvez parfaitement et sans inconvénient, consommer une bonne part de votre ration alimentaire sous forme de « produits sucrés ». Vous mangez d'ailleurs du "salé", le soir. C'est seulement dans le cas où vous seriez diabétique qu'il faudrait prendre quelques précautions particulières.
17/10/2012 (18:43) mims68 bonsoir Dr Apfeldorfer, je souhaiterai savoir quelle est la meilleure façon de faire, voilà je m'explique : au stade actuel, je reconnais aisément ma faim et la satiété. Cependant, si je m'écoute, il m'arrive de m'arrêter à un plat unique, de respecter mon sentiment de satiété mais 1h après, je ressens une faim modérée où à ce moment précis, je prendrais bien mon dessert ... donc quand je fais le bilan de ma journée, je vois presque tjs 3 repas principaux et souvent une collation dans l'après midi et/ou dans la soirée. Je ne sais pas si c'est bien ou non, mais je sais que la seule chose de positive pour moi et que je respecte bien ma faim et ma satiété et que les collations sont dues à une faim modérée mais pas une EME car je peux très bien me limiter. Merci Bravo mims68 pour ces belles avancées. Je ne vois pas où est l'inconvénient de manger 5 fois par jour plutôt que 3. Bien au contraire ! Des repas plus légers et plus fréquents permettent d'être plus confortable, et mieux respecter ses sensations alimentaires. Le nombre de prises alimentaires quotidiennes est essentiellement d'ordre culturel, et a fortement varié selon les époques. En Asie du Sud-est, on mange traditionnellement sur toute la journée, en une succession de petits repas (7 à 10 fois par jour) et que je sache, il n'y a guère d'obésité dans ces pays ! Dans la suite de votre programme, vous découvriez aussi ce qu'on appelle les appétits prévisionnels, qui nous permettent de consommer les quantités qui conviennent en fonction de la répartition des prises alimentaires. Pour le moment, manger quand vous avez faim et ne plus manger lorsque vous êtes rassasiée, c'est parfait !
17/10/2012 (18:45) maumau421 Je reposte ce message écrit hier dans la rubrique et pour lequel je n'ai toujours pas de réponse!!! : Bonjour , je démarre aujourd'hui l'activité:"j'expérimente la faim" et j'ai 2 questions: 1) j'ai sauté le petit déjeuner , j'ai ressenti la faim , elle a disparu malgré 2 heures de sport ce matin , il est 13h30 et je m'apprête à dejeuner comme d'habitude et à remplir les 2 autres compte-rendus de l'activité . Est-ce bien tout ce que j'ai à faire pour aujourd'hui? quid de la suite de la journée? je peux (comme d'habitude) prendre une petite collation à 17h30 et dîner au retour de mon mari ou dois je attendre une nouvelle fois d'avoir faim? 2)m'est-il possible demain ,et les 2 derbniers jours de l'activité , de prendre mon petit déjeuner normalement et de sauter cette fois le déjeuner en attendant la sensation de faim car c'est vraiment le petit déjeuner qui constitue mon repas préféré et celui où je ne fais aucun excès? Merci pour votre répons rapide Maumau421 Bonsoir maumau, Nos coaches font leur possible pour répondre dès qu'elles le peuvent. Mais elles ne sont pas Super(wo)manes, tout de même ! Merci de leur laisser le temps. Nous sommes aux petits soins pour vous, tous autant que nous sommes! Première question : vous avez mangé quand vous aviez faim et vous avez observé les signaux de cette faim. Très bien. Il vous reste à performer le second point, essentiel, de l'exercice : attendre le retour de la faim pour remanger. Vous ne prendrez une collation que si la faim est revenue. Oubliez donc les horaires habituels et ne tenez compte que de votre faim. C'est cela, l'exercice ! Seconde question : vous pouvez prendre votre petit-déjeuner et observer votre faim dans la suite de la journée, mais toujours en ne mangeant que lorsque la faim est présente, et donc pas aux horaires habituels. Quoi qu'il en soit, attendez des périodes variables, afin de repérer des faims d'intensité variables (peur intenses, modérées, très intenses). Ce n'est pas tout à fait l'exercice préconisé, mais l'important est d'apprendre à identifier ses sensations alimentaires, et en tenir compte.
17/10/2012 (18:45) aomame Bonsoir Docteur et merci pour votre présence De rien, aomame. C'est un plaisir.
17/10/2012 (18:46) aomame Bonsoir, j'aime prendre un gouter avec ma fille. Je mange un morceau de bonne baguette avec quelques carrés de bon chocolat noir avec un petit dessin de cheval (j'évite de faire de la publicité !) avec un grand bol de chicorée café. J'ai l'impression de retourner à l'état de petite fille, près de mes grands-parents, qui m'ont élevés en partie. C'est quelques choses qui me fait du bien et que je trouve mille fois meilleur au biscuits et viennoiseries du commerce.Pour ce faire, je mange un peu moins le midi pour avoir faim à ce moment là. Qu'en pensez-vous ? Je trouve que c'est excellent !
17/10/2012 (18:50) aomame Bonsoir, je viens de lire mangez en paix. J'ai trouvé votre livre comme une lumière face à mes doutes et mes peurs par rapport à mon comportement alimentaire. Merci encore pour ce livre !! Par contre, j'aimerais que vous m'en disiez plus sur le syndrôme de Groucho Marx. Merci pour cette avalanche de compliments, aomame. Le syndrome de Groucho Marx: ce comique avait dit quelque chose comme : « jamais je n'accepterai de faire partie d'un club qui accepterait des types comme moi pour membres. » Que l'on pourrait aussi formuler sous la forme : « jamais je ne pourrai m'intéresser à des gens qui auraient le mauvais goût de m'apprécier ». Bien évidemment, cette position est en rapport avec une faible estime de soi. On repousse alors les personnes qui s'intéressent à nous (c'est nul de s'intéresser à une personne aussi inintéressante que moi) et on court après celles qui ne s'intéressent pas à nous. Vous devinez le résultat sur le plan de la vie sentimentale!
17/10/2012 (19:00) aomame Merci Docteur, je crois donc avoir ce "syndrome". J e n'ai pas confiance en moi ni ne me sens digne d'intérêt. Aïe, aïe, aïe! Va falloir travailler ça! je vous conseille déjà un livre, pour commencer: Imparfaits, libres et heureux, de mon ami Christophe André.
17/10/2012 (19:01) tupenses Votre réponse faite à mon retour de vacances m'a culpabilisée, me reprochant de n'avoir pas faits mes devoirs pendant les vacances depuis j'ai encore plus de mal de participer au chat. Je ne suis pas mauvaise élève au contraire puisque je reste attentive à mes difficultés. j'avais besoin de vous le dire, merci de votre attention à me lire. Bonsoir tupenses. En septembre, vous m'avez demandé comment vous remotiver après un temps d'arrêt dû aux vacances. Et je vous ai répondu que vous n'aviez pas fait vos cahiers de vacances durant les vacances ! Dans mon esprit, c'était un trait d'humour, primesautier, et je suis désolé que vous l'ayez pris au pied de la lettre. Bien entendu, chacune, chacun, avance à son rythme et il n'est pas rare de faire des pauses dans son avancée, pour diverses raisons. Rien de bien grave à cela. Puis on s'y remet, et on voit où on en est : a-t-on avancé, sans s'en apercevoir, ou bien a-t-on régressé ? Je vous ai conseillé de reprendre en accéléré les différents exercices déjà faits, pour vous remettre dans le bain. Ne vous découragez pas et merci d'avoir le courage de vous exprimer dans ce tchat.
17/10/2012 (19:08) gaelle52 bonjour Dr, je suis nouvelle, j'ai lu que je pouvais manger ce que je voulais mais je voulais savoir si je devais tout de même suivre une alimentation équilibrée ou ne manger que ce qui me fait plaisir. Pour le moment je n'apprécie plus trop les légumes et j'en mange beaucoup moins, est-ce que je peux vraiment m'en passer ou dois je tout de même continuer à en manger? Bonsoir gelle52, Nous recommandons tout d'abord, en début de programme, de « ne pas se lâcher », ne pas abandonner d'un seul coup tous ses systèmes de contrôle et se retrouver dans l'anarchie, avec le risque de grossir ! Mieux vaut rester tout d'abord sur ses habitudes, et se contenter de faire les exercices proposés dans la méthode, un par un. L'addition de ces exercices va peu à peu remodeler le comportement alimentaire et on passera insensiblement d'un contrôle mental à l'écoute de ses besoins profonds. L'éducation de LC est donc expérientielle, et non pas dogmatique. Nous ne vous donnons pas de conseils de manger ceci ou cela, tout va s'équilibrer peu à peu, au fur et à mesure de vos progrès ! Lorsqu'on mange en écoutant ses sensations alimentaires, c'est-à-dire dans l'obéissance à ce que demande notre corps, notre mental, nos appétences varient en fonction des besoins de l'organisme et nous mangeons naturellement « équilibré ». Chaque repas n'est pas équilibré, et n'a nullement besoin de l'être. Mais sur une période de quelques jours, quelques semaines, on mange varié, car on n'a tout le temps pas le désir des mêmes aliments, dès lors qu'on s'écoute. Les légumes : on en mange quand ça nous dit, et certains jours, justement, ça nous dit, et d'autres jours non. Personnellement, lorsque je n'ai pas mangé de fruits ou de légumes durant plusieurs jours, j'en ai de plus en plus envie. Si je ne peux pas en avoir, mon envie ne fait que croître, et je me débrouille finalement pour en avoir. Mais je pourrais dire exactement la même chose du chocolat. Dans la mesure du possible, on écoute donc ses besoins profonds. Mais bien sûr, quand tout est déréglé, et c?est le cas lorsqu'on commence LineCoaching, on ne les entend pas, ces désirs profonds. Alors on risque de manger déséquilibré, n'est-ce pas ? Faut-il pour autant corriger « à la main » et suivre des règles nutritionnelles strictes? Je ne le conseille pas. Manger déséquilibré, on peut le faire sans incidence pour sa santé, durant de longs mois. Alors patientons, mangeons ce qui nous fait envie, même si ce n?est pas diététiquement correct. Après une longue cure de Nutella, on finit par se rendre compte que les haricots verts ont du charme et sont une gourmandise (surtout avec une noix de beurre) et qu'on peut prendre plaisir à les consommer. N'hésitons pas à attendre que cela nous vienne ! Car c'est ainsi qu'on quitte le haricot vert punitif pour entrer dans une alimentation gouvernée par notre plaisir à manger.
17/10/2012 (19:08) meesteec Bonjour Docteur, J'ai démarré le programme il y a une quinzaine de jours et celui-ci semble me correspondre. En effet, j'ai dû faire deux ou trois essais de régime dans ma vie, mais cela ne me convient absolument pas. Je n'aime pas me restreindre et rien qu'à l'idée de ne manger que des choses insipides m'ennuient profondément et j'avoue, me fait peur. Malheureusement, j'ai pris 10kg environ et mon ossature s'en ressent. voilà pour le topo ! Depuis le début de mon inscription, j'essaie de faire attention à ce que je mange et comment je le mange et j'ai constaté que je mange bien moins qu'auparavant. Mais hier soir, je n'ai pas fait attention (j'étais en train de surfer sur le net tout en mangeant) et ce fut fatal : 1h00 après, j'ai fait une très grosse crise d'angoisse (l'estomat au bord des lèvres, le coeur qui bat à 100 à l'heure, les jambes qui flageolent, bref, la totale). J'ai réussi à calmer la crise en pratiquant l'EFT (on tapote des points d'accuponcture plusieurs fois de suite). Voici ma question : y -a-t-il un lien de cause à effet entre crise d'angoisse et nourriture ingurgitée trop vite ? Merci pour votre réponse et encore merci d'être là ! Bonsoir Meesteec, Et bravo pour votre décision d'effectuer ce travail sur vous-même. il semble que ce soit en route et que vous avanciez. Mais bien entendu, le parcours n'est pas linéaire et il arrive que cela dérape. Manger en surfant sur Internet, comme vous avez pu le constater, n'est pas une tellement bonne idée. On mange mécaniquement, distraitement, sans limite. On ne sait même plus qu'on mange ! Résultat : une forme d'indigestion une heure plus tard, dans laquelle s'entremêlent sans doute le somatique et le psychique ! Votre estomac n'a pas supporté tant de nourriture, et votre esprit a paniqué. Peur de grossir, culpabilité d'avoir mangé ont dû jouer leur rôle.
17/10/2012 (19:10) mims68 bonsoir Dr A., depuis que j'ai démarré votre programme, tout se passe bien, mais l'euphorie des 1ers jours s'estompe et laisse place à un gros coup de blues. En essayant d'analyser la situation, je me suis rendue compte que mes pulsions alimentaires étaient très certainement liées à des désordres familiaux, notamment de couple, du moins, c'est ce que je crois ressentir. Je ne me suis jamais vraiment occupée de moi, il y avait à mes yeux des priorités plus importante et la RPC et toutes ces nouvelles étapes de méditation, de mise à l'écoute de soi ont fait ressurgir bcp de questionnement. Je me sens mieux par rapport à la nourriture, je ne suis plus compulsive ou très peu et modérément, mais psychologiquement, je me sens déprimée, blasée, et j'ai peur qu'à plus ou moins long terme, les EME ne vont pas me rattraper...Je me sens comme une éponge qui absorbe tout et mon corps a fait la même chose ces années durant... bonsoir mims68 et merci pour ces bonnes, et mauvaises nouvelles ! Il semble que cette fragilité soit liée à vos émotions. Lorsqu'on abandonne un mécanisme de défense comme les compulsions alimentaires, il n'est pas rare qu'on ressente davantage les émotions, et qu'on souffre plus ! La pratique de la pleine conscience devrait vous permettre de ne plus avoir peur de vivre toutes ces émotions, y compris celles qui sont désagréables. En fait les émotions sont : 1. Des pensées automatiques, souvent critiques envers soi-même, et on peut apprendre à faire un pas en arrière, pour les contempler, sans les reprendre à son compte ; 2. Des émotions parfois pénibles, qui sont un ensemble de sensations physiques désagréables, mais sans doute bien moins que d'autres sensations douloureuses. On peut accepter de les vivre sans s'en défendre. Vous l'avez compris, la pratique de la pleine conscience est essentielle dans ce cas de figure. Je vous conseille de rallonger les séances (par exemple, ½ heure) et de les faire quotidiennement.
17/10/2012 (19:11) sylvaine Bonsoir à vous, bonsoir à toutes; déjà quatre mois de linecoaching, avec le sentiment que ce n' est pas gagné ! un pas en avant la semaine, deux pas en arrière le week end, où je ne sais toujours pas dire non, je n'ai pas faim...du coup, très peu de poids perdu, cette lenteur est inhérente à mon fonctionnement en général, mais là, c' est dur... comment progresser ? ( désolée d' être un peu confuse, mais sinon ce serait par paragraphes entiers ) en tout cas, votre aide est précieuse, je me sens moins seule face au surpoids. Bonjour sylvaine, Comme vous êtes en début de parcours, j'aurais tendance à vous dire qu'il est bien normal que ce soit dur et que la perte de poids ne se soit pas amorcée. Ce programme fonctionne comme une porte qui comporte plusieurs serrures. La porte ne s'ouvre pas tant qu'on n'a pas débloqué chaque serrure ! Mon conseil est donc : prenez patience, laissez du temps au temps, faites les exercices avec la plus grande assiduité, et faites confiance. En cas de difficulté à performer un exercice, nous sommes là pour vous aider !
17/10/2012 (19:19) jacotte Bonjour , je viens de commancer le programe que je trouve un peu complique ,mon gros probleme c'est les envies de manger goulument sans m'arreter cela commance doucement et plus je resiste plus ca me pousse a manger ,si bien que j'ai hate de me retrouver seule pour avaler jusqu'a etre gonflee comme un ballon et je me trouve nul . votre methode va t-elle m'aider a sortir de cet enfer je me degoute? merci de votre reponse Bonsoir jacotte, Il semblerait bien que notre programme soit fait pour vous ! Vous présentez des compulsions alimentaires, en fait des boulimies, et celles-ci vous démoralisent, vous font vous trouver nulle, ce qui sans doute vous conduit à manger plus encore. Le programme va vous aider de 2 manières : vous permettre d'identifier et de respecter vos sensations alimentaires, et grâce à la pratique de la pleine conscience, vous permettre de mieux supporter vos états intérieurs, sans déclencher de boulimie. Voilà qu'un long chemin s'ouvre devant vous, un parcours, qui comporte des obstacles, mais qui, en même temps, est passionnant. Appliquez-vous, prenez votre temps, et bonne route à vous !
17/10/2012 (19:19) valle777 Bonsoir,Je trouve votre méthode tres bonne mais j'ai commencé le 27 dec 2011, je m'y suis mise pendant 4mois environ et depuis j'ai complètement laché en restant abonnée car je savais que j'allais reprendre.Maintenant j'ai envie de reprendre à fond mais je ne sais pas si je dois tout recommencer ou si je dois continuer là où je me suis arretée.C'est dur de rester motivée et pourtant c'est pour mon bien.En tout cas j'espère que je ne suis pas la seule à m'éloigner du programme comme ça.A croire que j'ai peure de maigrir... Je vous conseille de refaire les exercices déjà précédemment faits, en accéléré, pour vous remettre dans le bain. Bien entendu, vous n'êtes pas la seule, à faire des allers retours, arrêter, revenir. Il n'y a pas de mal à ça. Chaque fois, on apprend !
17/10/2012 (19:21) Tulipe nl Bonsoir Docteur, je voudrais vous remercier car grâce à votre site je me suis intéressée à la pleine conscience et je suis en train d'approfondir le sujet pour l'étendre à ma vie en général. Je suis un training de MBSR en parallèle de LC et je parviens de plus en plus à prendre des temps de pause pour être dans le présent et moins en pilote automatique. C'est loin d'être acquis et j'ai du chemin à parcourir ! Je fais de la rpc sous forme de bodyscan, méditation assise, yoga (allongé et debout) à raison d'environ 45 minutes par jour et régulièrement 3 minutes de rpc. Cependant il s'agit de moment "programmés" dans ma journée. Je ne parviens toujours pas à déguster mes premières bouchées, je n'y pense simplement pas ! Je sais bien que ce n?est pas une solution miracle et instantanée, mais comment faire pour appliquer la pleine conscience à mon comportement alimentaire? ? Je n?arrive pas à comprendre ce qui m?en empêche. Bravo Tulipe pour cet intérêt et cet engagement dans la pleine conscience. Mais effectivement, il convient de compléter ce travail par une application particulière aux troubles alimentaires. Tout d?abord, il s'agit de manger en pleine conscience, comme le fameux grain de raisin. Et cela, quasi en permanence. On appelle alors cela l'attention partagée. On ne perd pas de vue ce qui se passe dans la bouche, même si dans le même temps, ou avec un léger décalage, on écoute la conversation des autres convives (car manger en compagnie est une très bonne façon de manger, bien sûr). Au début, cependant, mieux vaut rester concentré sur l'acte alimentaire, et manger parfois seule pour mieux pouvoir le faire. Ce qui vous en empêche ? La peur de manquer, la peur de grossir, la culpabilité ? Tant de choses peuvent se mettre en travers. Ainsi que son niveau émotionnel, les EME. Je recommande aussi un moment de recueillement, de pleine conscience avant de commencer à manger, pour se mettre à l'écoute de sa bouche, de soi-même, donner de l'importance à l?acte alimentaire. Voilà, ce sera déjà un bon début. Vous me direz ce qu'il en est.
17/10/2012 (19:23) meesteec Bonsoir Docteur, je souhaiterai savoir s'il est normal après 2 semaines de LC de ne plus dramatiser la faim que l'on peut ressentir. Je m'explique : là j'ai un peu faim mais je me sens maitenant capable d'attendre 1h30 afin de dîner avec mon compagnon. Auparavant, j'aurai sauté sur tout ce qui aurait pu être à ma portée et j'ai donc un peu peur d'être, sans le savoir, dans la restriction; bien que je ne le ressente pas de cette façon. Voilà ! et encore merci d'être là ! Super, meesteec! Vous acceptez désormais la faim, vous ne la redoutez plus. Et vous pouvez attendre le meilleur des moments pour manger. Si cependant, vous trouvez que votre faim monte trop, mangez alors un tout petit quelque chose, pour patienter jusqu'au repas. Ce n'est pas de la restriction, mais un essai de gestion au mieux de ses prises alimentaires.
17/10/2012 (19:24) talou bonjour docteur je ne peux pas m'empecher de me peser tous les matins une vraie obsessions !du coup je suis souvent decue même si j'ai fait le programme de manière satisfaisante je crois!est ce que le fait de se peser tous les jours peux influencer sur ma manière de manger.merci Ah la balance ! Ou encore le pèse-personne. Mais le pèse-personne ne pèse pas des personnes, mais juste des corps ! Vous n'êtes pas juste un corps, vous êtes une personne qui travaille à régler ses difficultés avec son corps. Le pèse-personne, surtout s'il est moderne, s'il est précis à la dizaine de grammes près, s?il parle, s'il indique le pourcentage de masse grasse, s'il mémorise la courbe de poids, est un véritable instrument de torture. Le poids monte et descend en permanence, et c'est normal, physiologique. Il change durant la journée, d'un jour à l'autre, en fonction du type d'aliments consommés, du votre état d'hydratation, de votre niveau de stress, de votre état hormonal, de la température extérieure, de certains médicaments que vous prenez. Les oscillations vont de quelques centaines de grammes à deux ou trois kilos parfois. Lorsque le poids monte, on a tendance à faire une EME et on mange. Lorsque le poids descend, on peut être tenté de fêter ça en mangeant ! Dans tous les cas on mange ! Alors autant vous dire que se peser et indexer son moral sur le poids marqué est un bon moyen de se faire du mal. Mon conseil : - mesurez vos progrès par rapport à votre comportement alimentaire, au respect de vos sensations alimentaires et laissez le poids vivre sa vie ; - pesez-vous une fois par quinzaine, au maximum, afin de vérifier qu'il y a concordance entre votre comportement alimentaire et l'évolution générale de votre poids ; - considérez que la marge d'incertitude de votre poids indiqué par le pèse-corps est de l'ordre de 500 g à 1 kg. Cela signifie que si on passe de 80 kg à 80 kg 500, le poids est stable. Comme avec la méthode LineCoaching, on perd du poids en douceur, cela signifie aussi qu'il faut attendre un mois au moins pour voir se dessiner une tendance.
17/10/2012 (19:25) aomame Bonsoir docteur, je crois avoir un comportement assez étrange à un certain point. Je crois que je mange au repas en ayant peur de ne pas avoir faim lors du repas d'après et d'être privée du plaisir de manger ce que j'aime. De fait, je pense que je moins en dessous de ma faim et j'arrive souvent dans une grande faim au repas. Qu'en pensez-vous ? De plus, j'ai eu une période anoréxique et j'essaye toujours de "bruler" les calories que j'ai ingérées lors de mon repas précédent. Comment faire pour chasser ce comportement ? Car j'imagine qu'il est délétère par rapport à votre programme ? Ah, aomame, c'est vrai, ce que vous décrivez procède davantage de l'anorexie. S'affamer, c'est prendre le risque de manger goulûment, ou alors il faut se contrôler, ne pas écouter ses sensations alimentaires. On ne fait alors pas confiance à son corps et à ses systèmes de régulation. Quel dommage ! Et bien entendu, cette idée qu'il faudrait « brûler des calories » (afin peut-être de pouvoir manger plus ?) Les calories brûlent toutes seules. Attendons patiemment qu'elles brûlent d'elles-mêmes, et lorsque cela est fait, la faim revient et on peut remanger de bon appétit. Une faim modeste suffit pour s'autoriser à manger. Une trop grande faim fait souffrir et conduit à trop manger. Alors, aomame, on se calme, n'est-ce pas, et on fait confiance à son corps, si intelligent lorsqu'on l'écoute. Vous avez tous mes encouragements.
17/10/2012 (19:26) gaelle52 merci beaucoup Dr pour ces conseils. De rien. Tout le plaisir est pour moi.
17/10/2012 (19:27) Tulipe nl Merci pour votre réponse ! Cela va m'aider. Merci pour ce merci.
17/10/2012 (19:29) G. Apfeldorfer Nous sommes arrivés au terme de ce tchat. J'espère avoir répondu à vos attentes. Bonne soirée et bon appétit.
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