Chat du 18 septembre 2013 avec Gérard Apfeldorfer

18/09/2013 (18:37) rory24 Bonjour, je relisais il y a peu des notes prises au cours des tchats, et je voulais vous demander de préciser le notion de "fatique émotionnelle", souvent évoquée. Avez vous des exemples de situations? Comment se rend-on compte qu'on a une EME provoquée en réaction à diverses formes de fatigue émotionnelle? Comment arriver à la fin de la journée "moins" fatiguée émotionnellement? Nous vivons durant la journée toutes sortes de situations qui génèrent des émotions que nous n'avons pas le temps d'approfondir. La plupart du temps, nous passons à autre chose, puis encore autre chose. Mais en fait, ces émotions s'accumulent, et le soir il en résulte une fatigue importante. C'est ce que nous appelons la fatigue émotionnelle. Elle n'est pas due à un épisode marquant, mais à l'accumulation de petits faits tout au long de la journée. Pour éviter cette fatigue émotionnelle cumulative, je vous propose, durant la journée, de faire des pauses durant lesquelles vous faites un moment de respiration, vous passez en revue ce que vous avez fait depuis la pause précédente, les émotions que cela a suscité en vous. Vous remémorer ces émotions, en quelque sorte les revivre, leur permet de passer. Savoir ainsi faire retour sur soi-même durant la journée me semble être un facteur essentiel de bien-être et de confort mental qui devrait vous éviter bien des EME du soir.
18/09/2013 (18:43) Sorayawakrim bonjour, je voudrais comprendre ce qui permet de se débarrasser de ce mécamisme qui consite à manger par compulsion pour oublier....si on trouve la cause principale, peut-on s'en débarraser ou suis-je contrainte à vivre avce ses soi disant vieux démons qui me hantent mais que je ne copeut pass nommer, pas identifier ou dois-je vivre avec sela et subir le regard des autres? Bonjour Sorayawakrim, Les envies de manger émotionnelles sont le plus souvent le seul moyen que l'on a trouvé pour éviter certaines pensées, certaines émotions pénibles. On mange alors pour ne pas penser, ne pas ressentir. Quel est l'alternative ? Peut-être cela consiste-t-il à accepter que ses pensées nous traversent, nous visitent, à accepter aussi la présence des émotions et des sensations physiques que cela engendre. Cela devient possible à partir du moment où on se rend compte que les pensées ne sont pas des faits, que ces pensées ne nous obligent à rien. Il devient alors possible de se laisser traverser par de telles pensées, de faire un pas en arrière pour les considérer d'un peu plus haut. Ces pensées ne sont pas nous, nous ne sommes pas elles. A l'inverse, refuser de reconnaître les pensées qui nous traversent, vouloir les camoufler, tenter de les faire disparaître, nous créent toutes sortes de problèmes. Par exemple des prises alimentaires compulsives ! Mais bien sûr, je parle sur un mode général, puisque je n'ai pas la moindre idée des démons qui vous hantent.
18/09/2013 (18:46) Manavato Bonjour, ma question concernent les collations des enfants. En tant que parent, je m'interroge beaucoup. J'ai souvent entendu dire, même des professionnels de la santé que "les sucreries entre les repas étaient très mauvais!". Or, ma fille adore les biscuits, chocolats et autres confiseries. Elle a 8 ans, elle n'a pas de problème de poids mais je la vois souvent manger par envie de sucré. Sans rentrer dans les détails, je la sensibilise à votre méthode "d'avoir faim avant de manger". Mais que pensez-vous de ces "envies" de sucré chez les enfants. Merci encore pour votre travail! Bonjour Manavato, Un enfant qui dispose d'une bonne régulation alimentaire, qui n'est privé de rien, peut bien sûr avoir de l'appétit pour les sucreries. Et c'est bien naturel! Celles-ci peuvent lui apporter l'énergie dont il a besoin et constituent un goûter parfaitement acceptable, au même titre que par exemple du pain avec une barre de chocolat. Mais un enfant à qui on interdit les biscuits et les confiseries va avoir tendance à les désirer d'autant plus. Lorsqu'il en aura à sa disposition, il en mangera beaucoup, excessivement. Bien entendu, vous avez parfaitement raison de sensibiliser votre fille au fait que, pour manger il faut avoir faim. Et peut-être aussi au fait que lorsque l'on mange trop au goûter, on n'a plus faim pour le dîner, ce qui est dommage car il y a de bonnes choses à manger, que vous avez préparées ! Lorsque l'on ne restreint pas les enfants, que l'on ne leur impose par des règles diététiques contraignantes, qu'on leur apprend la diversité alimentaire, ils ont une bonne régulation alimentaire et mangent les quantités qui conviennent à leur appétit. Leur poids dépend alors pour l'essentiel de leur génétique.
18/09/2013 (18:47) Manavato J'ai une autre question concernant la faim. Quand je ne travaille pas, je ressens nettement cette sensation physique de faim. Cependant, quand je travaille, je suis tellement "dans le travail" que j'en oublie ma faim. Mon travail est prenant. Ensuite, je réalise que j'en suis à ma grande faim. Est-ce un problème? Je comprends votre problème, Manavato. Lorsque vous êtes au repos, vous repérez bien la faim. Mais lorsque votre attention est accaparée par votre travail, vous oubliez votre corps. Peut-être négligez-vous aussi votre fatigue ainsi que d'autres sensations. Le résultat est là : petites et moyennes faims ne sont pas perceptibles, et la seule chose que vous repérez bien est la grande faim. Bien évidemment que cela pose problème ! Le meilleur moment pour manger, correspondant à une faim modérée. Lorsqu'on est dans une grande faim, on a tendance à vouloir calmer cette sensation pénible en mangeant vite, de grandes quantités, d'aliments riches. Alors que lorsqu'on a une faim modérée, on est à la recherche du plaisir gustatif, et on ne se sent pas pressé. On peut alors déguster tranquillement, écouter ses sensations de rassasiement et manger des quantités qui correspondent à son appétit. Peut-être devriez-vous envisager de faire des pauses, de temps à autre, dans votre travail, et à ce moment-là de vous interroger sur vos perceptions corporelles : suis-je fatiguée, ai-je mal quelque part, ai-je envie d'aller aux toilettes, ai-je soif ou faim?
18/09/2013 (18:52) Zabou92 Peut-il y avoir une disparité entre la faim (imaginons de tous petits besoins énergétiques) et un minimum de plaisir gustatif? Bonsoir zabou, Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question. Pour ressentir un plaisir gustatif, un minimum de faim est nécessaire. Lorsque que l'on n'a pas faim, on peut juger qu'un aliment est bon, ou même très bon, mais on ne ressent pas de véritable plaisir physique. Lorsque la faim augmente, le plaisir à manger augmente lui aussi, mais pour le cas d'une grande faim, il correspond essentiellement à la suppression d'un déplaisir. C'est lorsque l'on a une faim modérée que l'on est le mieux à même d'apprécier gustativement les aliments. Lorsque l'on est un petit mangeur avec de petits besoins énergétiques, on peut se contenter de toutes petites quantités. Il devient d'autant plus important de les déguster avec soin. Mais en fait, le plaisir à manger n'est pas dépendant de la quantité, mais de l'attention portée à ce qui se passe dans sa bouche. Dans un restaurant gastronomique, les quantités sont souvent faibles, ce qui ne gâche pas le plaisir.
18/09/2013 (18:54) Lénoé Bonsoir, je souhaitais vous poser une question sur le contrôle. Problème que nous rencontrons souvent avec les régimes. En suivant votre méthode, je m'aperçois que malgré tout, cette notion de contrôle réapparais avec la perte de poids , pas sur les aliments mais sur la sensation de faim. J'ai l'impression de tomber dans l'excès de controle, reculer la prise alimentaire comme un pouvoir sur ma faim. Du coup, je pense que ça trouble ma perception de la vraie faim... Bonsoir xxx (c'est imprononçable et illisible, votre pseudo!), J'aime bien votre question, qui est d'importance. Nous ne vous demandons ni de "contrôler" votre poids (surtout pas!) ni de "contrôler" votre faim (là aussi, surtout pas!) Ce que nous vous demandons est à mon sens tout à fait opposé. Nous vous demandons de vous mettre à l'écoute de votre faim, pour la respecter, dans la mesure du possible et compte tenu des circonstances. Se mettre à l'écoute, cela veut dire, écouter ce message de votre corps: la faim correspond à un besoin du corps, qui se signale à vous, et idéalement, on y répond en lui apportant ce qu'il demande. Car ce corps, c'est nous, et nous voulons son bien, n'est-ce pas? Parfois, les circonstances font que nous ne pouvons pas répondre favorablement à cette demande du corps: il n'y a rien de bon à manger, ou pas ce que nous désirons, ou il n'y a rien du tout. Pas grave! Notre corps sait attendre des circonstances plus favorables. D'autres fois, nous mangeons trop, pour différentes raisons, et là non plus, ce n'est pas grave: nous attendons alors que la faim revienne, c'est-à-dire que le corps ait épuisé l'excès d'aliments. Nous attendons sereinement et tranquillement. Nous ne contrôlons donc pas notre corps, mais nous sommes contrôlés par lui, par les centres nerveux qui régulent les prises alimentaires, au service desquels nous nous mettons. Nous avons de la marge de manoeuvre et nous ne sommes pas contraints par les messages corporels. Nous devons les écouter "la plupart du temps" pour que tout se passe bien, mais nous pouvons aussi passer outre (pas trop souvent tout de même).
18/09/2013 (18:55) abysse Bonjour docteur quel est le meilleur résultat obtenu avec votre méthode parmi vos patients? Le meilleur résultat? And the winner is: Mme Tertempion, qui depuis qu'elle mange sereinement, est en paix avec les aliments, a retrouvé le plaisir de manger des bonnes choses, sa sérénité psychologique et émotionnelle, et a décidé de vivre sa vie dès aujourd'hui, sans attendre, du mieux qu'elle pouvait (et qui a perdu quelques kilos, au fait). La vie n'est pas une course aux kilos. Maigrir est une conséquence du bien-être, plutôt que l'inverse. Lecture conseillée: "A 10 kilos du bonheur", de Danielle Bourque.
18/09/2013 (18:57) Fossette Bonjour, est-il exact que lorsqu'on a connu la compulsion alimentaire (avec la boulimie et/ou l'anorexie), on gardera une sensibilité toute sa vie, avec risque de rechute ? Lorsque dans sa vie, on a connu des troubles du comportement alimentaire, on en garde généralement une sensibilité particulière. Manger ne sera alors jamais un acte anodin. Et peut-être aussi, lorsque dans sa vie, cela va mal, on peut avoir tendance à se replier sur sa technique défensive préférée. Mais on peut dire cela de n'importe quel problème: par exemple, les personnes ayant vécu une dépression présentent plus de risque de faire une dépression que les personnes qui n'en ont pas faites. Les personnes qui ont eu un accident de voiture, de même. Alors, que faire? Je crois que connaître ses points de fragilité et les surveiller est important dans l'existence. Cela vaut pour tout le monde car tout le monde en a. Et lorsqu'on constate qu'on dérape, alors sans perdre un instant, on examine ce qui, dans son présent, s'est mis à mal aller et on prend des mesures. Parfois, il s'agira de consulter son médecin ou un psy, ou d'autres réponses adaptées. En somme, il s'agit de ne pas perdre cette écoute attentive à soi-même, de prendre régulièrement sa température mentale.
18/09/2013 (18:36) rory24 Bonjour, je m'apprête à quitter le site, et je voulais vous remercier de mettre à portée de tous, où qu'ils soient, des outils aussi précieux. Je venais ici pour maigrir mais j'ai appris bien plus sur moi que je ne l'aurai cru. Alors merci pour ça. Une dernière question : j'ai terminé le parcours alimentaire, mais toutes les découvertes sont récentes, comment aquière-t-on la confiance pérenne en soi, son corps, ses signaux? Merci Rory, et je suis très heureux que nous ayons pu vous aider, que vous ayez bien avancé. Effectivement, pour que les choses s'arrangent du point de vue pondéral, il est nécessaire d'avancer tant sur le plan du comportement alimentaire que sur le plan émotionnel. La confiance en soi ? Je crois qu'elle se construit jour après jour, peu à peu. On se rend compte qu'on peut écouter ses signaux corporels, et qu'on peut aussi ne pas les écouter et qu'alors les choses rentrent dans l'ordre peu de temps après. La vie, d'une certaine façon, c'est comme faire de la bicyclette : on est toujours en déséquilibre et cela constitue un équilibre!
18/09/2013 (18:58) aceccar Bonjour, j'ai une question concernant le nombre de mes repas. Je ressens bien les signaux de faim, un peu moins ceux de satiété, et j'ai faim à peu près toutes les deux heures, de sorte que je peux manger jusqu'à 6 ou 7 fois par jour. Je ne grossis pas de cette manière. Mon estomac se remplit très vite et je ne peux pas manger plus de deux plats aux repas principaux. Qu'en pensez-vous? Une telle façon de s'alimenter est-elle "normale"? Bonsoir aceccar, Il n'y a pas véritablement de façon "normale" de s'alimenter. Il y a simplement des façons qui se mettent en place pour des raisons historiques et culturelles. Au Moyen Âge, on mangeait la plupart du temps deux fois par jour. En Asie du sud-est, la tradition conduit à manger 7 à 8 fois par jour, de petites prises alimentaires. Aujourd'hui en France, la tradition nous conduit à manger trois à cinq prises alimentaires quotidiennes. En somme, pour le moment, vous mangez plutôt sur un rythme asiatique du sud-est ! Le seul inconvénient est que cela rend parfois difficile une alimentation conviviale, le partage des aliments avec les autres. Mais ne vous en inquiétez pas : il est très probable que vous allez vous "régler" et retrouver un rythme plus conforme à nos traditions. On appelle "appétit prévisionnel" cette capacité à faire venir la faim à l'heure qui nous convient. Pour le moment, ne vous en inquiétez pas, et laissez les choses se faire d'elles-mêmes.
18/09/2013 (18:42) Manue76 Bonjour Cher Docteur A., j'aimerais savoir quels sont les avantages de pratiquer comme sport la natation , particulièrement lorsque l'on est en surpoids ? J'aimerais pratiquer ce sport 1 fois par semaine et de temps en temps du jogging. En effet , je m'étais inscrite dans une salle de sport avec machines... mais finalement, je n'aime pas ce côté "usine" où l'on voit tout le monde transpirer. Cette image me fatigue. J'ai l'impression que c'est comme les régimes restrictifs d'avant, il faut perdre, brûler des calories.... On transpire, on fait du sport comme des machines. C'est étourdissant. J'aimerais un contexte sportif plus zen comme la piscine, qui ressource et en même temps qui me fait me réconcilier avec mon corps. En effet, j'ai perdu 8 kilos grâce à vous en même pas deux mois et je ressens le besoin de faire du bien à mon corps plutôt que de le brusquer. J'ai peut-être aussi peur qu'il soit distendu vu que je perds du poids régulièrement. Alors, un peu de de zen lui ferait du bien. J'ai l'intention d'aller dans un complexe aquatique qui allie douceur, calme et zénitude du fait de son architecture... Je crois que le TašChi est dans le même esprit. Qu'en pensez-vous Docteur A. ? Et merci encore pour votre méthode géniale, intelligente, réconfortante. Bonsoir Manue76, Ce que vous dites me fait très plaisir ! Je pense que vous avez raison et que la natation est une excellente chose à tous points de vue. De même d'ailleurs que le Taichi. Il s'agi là de vouloir du bien à son corps, de lui donner de l'exercice, sans le brusquer, dans un esprit de paix. La natation comme le Taichi permettent d'augmenter les sensations corporelles, et donc aussi de mieux percevoir ses sensations alimentaires. En outre, ce type d'exercice a tendance à affiner le corps. Chercher à faire évaporer les calories par un sport intensif, sur un mode guerrier et brutal, voire punitif, n'est pas véritablement une solution. Si on a moins faim sur le moment, cette faim s'exacerbe un peu plus tard, et on mange les calories perdues.
18/09/2013 (19:04) nulenpseudo J'arrive à la fin du programme, je vais donc bientôt quitter linecoaching. Depuis mai, grâce au programme, j'ai retrouvé un rapport normal à la nourriture. J'ai perdu 8% de mon poids et je suis persuadée que je perdrais encore sans effort. Grâce au parcours forme, je me suis mise à la marche 30mn puis 1 heure, puis naturellement j'ai eu envie de me mettre à la course à pied. C'était très dur au début, mais aujourd'hui, je cours 1h sans difficultés 2 fois par semaine. Dimanche dernier, j'ai m^me participé à ma première course. Je suis affinée et vraiment mieux dans ma peau. Alors un GRAND GRAND MERCI. Bonne continuation à tous. nulenpseudo, vous n'êtes pas nulle en progrès! Ce que vous dites là me fait vraiment très plaisir ! Restez attentive à vos sensations alimentaires, il y a tout ce qui pourrait vous en détourner, et bonne continuation.
18/09/2013 (19:00) imimi Imimi bonjour, Je suis le programme linecoaching depuis juillet ,je ne mange plus le matin,(abs de faim) et voilà depuis qq jours , j'ai envie de manger, je culpabilise, j'ai surtout peur de craquer et d'absorber trop de calories.J'essaye la pleine conscience, dans la journée , cela m'enerve un peu?j'ai cette sentation de perdre mon temps! et poutant je trouve cette méthode formidable!! Bonsoir imini, apparemment vous avez fait des progrès en ce qui concerne l'écoute des sensations alimentaires. Mais depuis quelques jours, vous avez probablement des envies de manger émotionnelles. Vous tentez de calmer vos émotions en mangeant, mais là-dessus, vous culpabilisez, vous avez peur d'absorber trop de calories. La culpabilité et l'angoisse de grossir sont ce qu'on appelle des émotions secondaires, qui entretiennent le cycle des compulsions boulimiques. Entreprendre des exercices de pleine conscience est une bonne idée. Lors de ces exercices, on se met à l'écoute de ses pensées, de ses émotions, qui se présentent à nous, nous traversent, puis passent. Laisser ainsi des émotions parfois pénibles, des pensées désagréables, venir à nous et les examiner sans jugement, puis revenir au focus de l'exercice (par exemple la respiration) n'est pas forcément une chose facile et agréable. Mais lutter contre ces pensées pour les faire disparaître, les éviter, crée encore plus de problèmes. Perd-on son temps dans ce moment où on se met à l'écoute de soi-même, où on prend conscience que l'on est vivant, où on contemple ses pensées et ses émotions, son monde mental ? Je ne le pense pas. Je pense que c'est même le contraire!
18/09/2013 (19:09) boubou37170 Bonjour, je suis étudiante infirmière et actuellement en stage. J'ai commencé LC depuis deux semaines à peu près mais un problème se pose à moi. Je suis en stage et je commence à 6h 30 le matin. En me levant je n'ai vraiment pas faim mais je me force à manger de façon assez consistante car je n'ai aucune pause jusque 13-14h pour le repas du midi. Si je ne mange pas, je me sens vraiment très mal en fin de matinée. Comment faire pour respecter ma faim malgré tout ?? Et pour ne pas m'empifrer l'après midi ?? C'est comme si je compensais ma faim de la matinée (qui est énorme malgré le petit déj) en mengeant en rentrant du boulot. Merci d'avance !! Aurélie Bonsoir boubou37170, Je comprends votre problème. On ne fait pas toujours ce que l'on veut du point de vue alimentaire. Cependant, il me semble que vous pouvez avoir plus de latitude que vous ne le pensez. Peut-être pourriez-vous emporter avec vous de quoi faire de petites collations durant la matinée. Pourquoi pas par exemple quelques barres de chocolat, ou bien des fruits secs, ou bien encore des barres chocolatées ou bien céréalières ? Sans doute pourriez-vous faire une pause de quelques minutes pour les manger. De cette façon, vous n'auriez pas besoin de prendre un petit déjeuner alors que vous n'avez pas faim du tout lors de votre lever. Une autre façon de faire serait de prendre un petit déjeuner léger au moment du lever, puis lorsque la faim reviendrait dans la matinée, de consommer ce que vous vous êtes apporté. Bien sûr, vous n'avez pas encore fait ce travail de dédiabolisation que nous proposons dans le programme ! Si ce que je vous propose vous paraît impossible pour le moment, cela devrait devenir bientôt possible lorsque vous serez arrivée à cette étape
18/09/2013 (19:10) Lilou Bonjour Dr Apferdorfer, cela fait 3 jours que je mange bien au delà de mes besoins, je me sens vraiment coupable, j en suis a l étape gérer ses fins de journée, jusqu ici je n avais plus aucun mal a me réguler et manger en écoutant mes sensations mais depuis quelques jours j'e n y arrive plus, j ai peur de reprendre le poids que j ai réussi a perdre grâce au programme. Je mange jusqu a en avoir mal au ventre, pourquoi je n arrive plus a m écouter? Bonsoir lilou, Plus on se stresse pour son poids, et plus on mange pour calmer ce stress. Voilà un beau cercle vicieux, n'est-ce pas ? Il semble bien que ce soient vos émotions qui vous conduisent à manger excessivement... Comment s'en sortir si ce n'est en prenant de la distance ? De la distance par rapport à ses émotions et par rapport à ses pensées en pratiquant des exercices de pleine conscience et par exemple l'EME-zen. De la distance par rapport à son poids en se centrant sur ses sensations alimentaires.
18/09/2013 (18:36) miralpha Est-il trop tard pour le chat? Pas du tout. Vous y êtes!
18/09/2013 (18:30) G. Apfeldorfer Bonsoir tout le monde ! Et bienvenue pour ce chat où vous pouvez poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit. Je ferai mon possible pour y répondre.
18/09/2013 (19:14) miralpha Difficile de manger seulement quand on a faim..surtout quand on travaille et que nous sommes confrontés à des horaires de repas fixes; auriez-vous un conseil à me donner? Certains des exercices que nous proposons dans le programme, comme l'exercice sur la faim, vont mettre le désordre dans vos horaires alimentaires. C'est vrai, cela peut créer des complications, et il va falloir vous organiser comme vous le pourrez afin de pouvoir les faire. Mais il est fondamental, dans cette période d'apprentissage, que vous en reveniez à vos sensations alimentaires de base, comme la faim et la satiété. Dans un second temps, vous retrouverez vos appétits prévisionnels, qui vous permettront de retrouver des horaires normaux. À ce moment-là vous serez capable, comme la plupart des personnes, de faire venir la faim à la bonne heure. En résumé, pour le moment, privilégiez vos sensations alimentaires sur toutes autres choses. S'il n'est pas possible d'échapper à à un repas alors que vous n'avez pas encore faim, vous pouvez manger une petite quantité lors de ce repas, puis attendre que la faim revienne, et à ce moment-là manger une petite collation, de ce qui vous fait plaisir, en écoutant faim et satiété.
18/09/2013 (19:14) Carine Bonsoir Dr A, auriez vous un liver a me conseiller pour l'arret du tabac? ( je sais que je suis hors sujet mais vos conseils sont les bienvenus :) Il y a un peu de tout dans les livres pour arrêter de fumer. Du bon et du moins bon. Je vous conseille : "Arrêter de fumer ?" du Dr Gilbert Lagrue.
18/09/2013 (19:15) laetisse bonjour, j'ai commencé LC il y a 3 mois mais avec un arret de 1mois1/2 pour demenagement puis congés et là j'ai repris tous les kilos perdu et la motivation de reprendre les séances de respiration et surtout de noter......que faire je desespere :( Il est rare que pour un problème difficile, on avance en ligne droite. Il est courant au contraire que l'on fasse des tours et des détours. Vingt fois sur le métier, remets ton ouvrage, disait déjà Nicolas Boileau. De ce détour que vous avez fait, quelle leçon pourriez-vous tirer ?
18/09/2013 (19:16) Carine Merci infiniment Docteur De rien.
18/09/2013 (19:17) G. Apfeldorfer Bon, j'ai épuisé votre stock de questions. S'il vous en reste, c'est le moment!
18/09/2013 (19:22) fleurbleue288 Bonjour, avant de m'inscrire sur le site internet, j'ai suivi vos conseils et celui du docteur Zermati par le biaais de vos livres. Il y a quelques temps malgré mes efforts afin d'essayer de manger en fonction de ma failm. J"ai eu ces derniers temps des épidodes où je ne contrôlais plus rien. Comment faire pour rester constant dans son écoute de faim ? Ah c'est une question bien difficile, qui nécessite de bien identifier tout ce qui peut vous détourner de l'écoute de vos sensations alimentaires. Le fait de se restreindre augmente par exemple le désir de manger les aliments interdits. Les émotions, bien entendu, qui sont de nature alimentaire, ou extra-alimentaires. Alimentaire: la peur d'avoir faim, la peur de grossir, par exemple. Extra-alimentaires: tout le reste! Sans compte les occasions où pour des raisons de convivialité et de plaisir, on mange au-delà de sa faim. Ou encore, lorsqu'on mange pour se récompenser, ou pour ajouter du plaisir au plaisir. Il s'agit pour vous d'être attentive à tout cela et de voir de qui est actif.
18/09/2013 (19:24) Carine Docteur, je Pratique l eme zen mais lorsque je commence à manger une douceur il m est encore très difficile de m'arrêter lorsque le plaisir n est plus la Oui bien sûre carine. Paris ne s'est pas construit en un jour. Continuez à pratiquer l'EME-zen, et vous verrez que peu à peu, progressivement vous parviendrez à sortir dece mouvement impulsif.
18/09/2013 (19:29) laetisse pour le moment la seule lecon que j'en tire c'est que je suis vraiment bonne à rien et que je n'y arriverais jamais en revanche je ne veux vraiment pas retourner dans les regimes !!!! "Je suis nulle", est ce qu'on appelle une pensée automatique, sans doute une des plus courante partagée par l'humanité. C'est une pensée de la plus haute toxicité si on y adhère. Mais à partir du moment où on la reconnaît comme une pensée automatique, on peut peut-être prendre ses distances et la laisser passer, la laisser nous traverser sans considérer que nous en sommes l'auteur. Car d'une façon générale, "je" n'est pas l'auteur des pensées. On s'en rend bien compte lorsque l'on pratique la pleine conscience : les pensées nous viennent, et nous les prenons à notre compte ou pas.
18/09/2013 (19:29) G. Apfeldorfer Eh bien, cette fois-ci, c'est l'heure! Je vous souhaite une bonne soirée et bon appétit!
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