Chat du 19 septembre 2012 avec G. Apfeldorfer

19/09/2012 (18:30) G.Apfeldorfer Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue pour cette salve de questions-réponses.
19/09/2012 (18:33) nikita Bonjour Docteur,pensez vous que nous puissions classer les troubles du comportement alimentaire dans les maladies mentales,je constate qu'un grand nombre de personnes sont concernés mais ne veulent pas l'admettre.Quant à mon cas,je suis inscrite depuis trois mois sur le site LC et mon comportement face à la nourriture a complètement changé,grace à vous j'ai pris conscience que la moitié environ de mes prises alimentaire étaient des EME,résultat,moins trois kilos sans effort,et le plaisir de manger ce que j'aime. Merci pour vos compétences, Ah merci Nikita, vous me faites très plaisir ! Je suis heureux de voir que vous progressez et que vous avez moins d'EME, que vous mangez moins en fonction de vos émotions. En ce qui concerne les troubles du comportement alimentaire, oui ils sont classés dans les "maladies mentales". L'anorexie mentale, la boulimie, sont des troubles bien identifiés, homologués en quelque sorte. L'hyperphagie boulimique, qui consiste à faire des compulsions alimentaires sans faire appel à des techniques d'annulation comme le vomissement, est dans la même catégorie. Mais bien sûr, ce ne sont pas forcément des "troubles mentaux" d'une gravité extrême! Pour le dire crûment, vous n'êtes pas folle ! Par pitié, ne nous faisons pas peur avec des mots ! Aussi, le plus souvent je préfère parler de mécanismes de défense, de cercle vicieux dans lesquels nous nous trouvons pris et dont nous ne savons pas comment sortir. Ce qui ne veut pas dire que nous avons perdu la tête pour autant!
19/09/2012 (18:34) Flopie Bonjour, j'arrive bientôt en fin de programme (1 an de LC le 12 oct prochain) et je suis vraiment heureuse du chemin parcouru. J'ai pas mal perdu, résolu quelques blocages et retrouver un rapport assez sain à la nourriture (et le plaisir de manger!). Par contre, cette fin de parcours m'effraie un peu, pour être honnête j'ai peur de ne plus avoir cet accès au site (chat, blogs, forums) et donc ne plus avoir ce soutien lorsque je doute. Je sens bien que j'arrive au bout du programme et que je m'éloigne petit à petit du parcours mais cette transition m'effraie. Avez-vous des conseils ? Bonjour floppy. Nous ne vous abandonnons pas ! En restant abonnée, vous pouvez continuer à fréquenter le site et participer aux forums, et aux tchats. Il est toujours intéressant de relever de nouveaux défis, ou de mettre en pratique de nouveaux outils ! Quelquefois, il peut être intéressant de refaire des exercices précédents lorsque l'on s'aperçoit qu'on rencontre une difficulté particulière. Restez parmi nous autant de temps que vous en aurez besoin. Vous êtes la bienvenue.
19/09/2012 (18:41) Didoune Bonsoir docteur et merci pour ce site ! Je viens de commencer le programme et je me rends compte que j'ai beaucoup d'EME lors des week-end surtout quand je suis seule. Je crois que je considère les moments ou je suis seule comme des moments de liberté et donc des moments ou je peux manger ce que je veux, et du coup, je mange beaucoup trop. Avez-vous des conseils pour éviter ça ? Bonjour Didoune, Ce sentiment de pouvoir manger ce qu'on veut (enfin !), surtout quand on est seule et que donc, personne n'est là pour voir ce qu'on fait, est très courant en début de programme. Cela conduit à manger beaucoup trop, car à ce stade du programme, on n'identifie pas encore correctement ses sensations alimentaires. Je vous conseille, en début de programme, de ne pas bouleverser vos habitudes alimentaires. Ce sera la pratique des exercices alimentaires du programme qui vous conduira peu à peu à installer de nouvelles habitudes. Donc, prudence au départ !
19/09/2012 (18:42) paradize bonjour , j'ai commencé le programme cela fait 3semaines ; je trouve cela formidable de manger ce qui nous fait envie , seul hic c'est que je n'ai pas encore maigri . Depuis 2 jours j'ai des eme le soir : cause fatigue émotionnelles. Que faire pour les eviter? je sais que c'est deja bien de les reconnaitre mais c'est plus fort que moi Bonjour paradize. Il est fréquent en début de programme, de ne pas maigrir immédiatement. Sans doute faut-il parcourir un trajet au travers des différents exercices du programme. Ceux-ci s'additionnent pour remodeler le comportement alimentaire, le transformer, et peu à peu on maigrit. Bravo pour avoir identifié la cause de vos envies de manger émotionnelles, cette fatigue émotionnelle du soir, si fréquente ! Les exercices de pleine conscience vont vous aider à augmenter votre tolérance émotionnelle de telle sorte que peu à peu, vous ne répondiez pas à vos difficultés émotionnelles par des prises de nourriture. En ce qui concerne les EME du soir, dues à la fatigue émotionnelle de la journée, je vous recommande deux choses : 1) Tout au long de la journée, prenez soin de vous afin de réduire votre fatigue émotionnelle, en pratiquant la « toile de pleine conscience » (détails ci-dessous) ; 2) Le soir en rentrant, pratiquez dans la mesure du possible un « sas de pleine conscience » permettant de « digérer » votre journée. Un enregistrement spécial est prévu à cet effet (espace de respiration « fin de journée »). Si vous le préférez et si c'est matériellement possible, l'exercice de pleine conscience peut être remplacé par une activité favorisant le recentrage sur soi : audition de musique douce, gymnastique douce, yoga, soins du corps, bains et massages, marche, promenade et flânerie, jardinage, activité manuelle et artistique à condition qu'elles soient peu absorbantes (peinture, dessin, tricot, broderie), jeux de société et jeux individuels, à condition qu?ils soient peu absorbants. La toile de pleine conscience 1) Respiration en pleine conscience Chaque fois que dans la journée, vous arrêtez une activité, faites une pause durant 3 cycles de respiration, avant d'entamer une nouvelle activité. Posez-vous, respirez en pleine conscience, en centrant votre attention sur le ventre, la poitrine ou le nez. Accueillez avec curiosité et bienveillance les pensées, les émotions et sentiments, les sensations physiques qui se présentent à cette occasion. 2) Marche en pleine conscience Lorsque vous passez d'un endroit à un autre, dans votre vie professionnelle, à votre domicile, dans un lieu public, en tous lieux, centrez-vous sur les sensations au niveau des pieds, sur le contact avec le sol. Là encore, accueillez avec curiosité et bienveillance les pensées, les émotions et sentiments, les sensations physiques qui se présentent à cette occasion. 3) Dégustation en pleine conscience A chacun de vos repas et à chacune de vos collations, prenez le temps de déguster attentivement trois bouchées, de préférence les trois premières, sans que ce soit une obligation. Puis mangez en « attention partagée » : attachez-vous à ne pas perdre de vue le goût des aliments, tout en dialoguant avec les autres convives. Si vous mangez en solo, là encore, soyez attentif aux sensations gustatives et veillez à ne pas entreprendre une activité mobilisant toute votre attention. Veillez à repérer le moment où votre plaisir gustatif se termine, c'est-à-dire le moment du rassasiement. Avant de commencer à manger, regardez et humez vos aliments. Puis portez-les à votre bouche, examinez leur texture, leur température, les saveurs, les arômes, le goût de gras. Suivez leur parcours dans la mesure du possible au moment de la déglutition. N'enchaînez pas immédiatement la bouchée suivante afin de pouvoir examiner l'arrière-goût. Ces pratiques vous permettent de faire retour sur vous-même, sur vos pensées et émotions, tout au long de la journée. Elles ne se substituent pas aux exercices de pleine conscience formels. Rappelez-vous : il s'agit de se recentrer sur soi, régulièrement, d'accueillir les pensées et émotions qui se présentent, avec curiosité et bienveillance, sans jugement, sans raisonnement, d'aller de moment en moment, en revenant à chaque fois sur le focus de l'exercice.
19/09/2012 (18:43) enna Bonjour , je viens de m'inscrire sur ce programme et souhaite en parallèle suivre une thérapie . J'habite Nice , auriez-vous un thérapeute à me conseiller ? Merci ! Bonjour enna. Pour trouver un thérapeute compétent dans votre région, je vous conseille d'aller voir sur le site du GROS: www.gros.org. Vous pouvez aussi consulter le site de l'Association française de thérapie comportementale et cognitive : www.aftcc.org. L'important est sans doute que le thérapeute choisi soit compétent en matière de troubles du comportement alimentaire et de surcharge pondérale. N'hésitez pas à en consulter plusieurs si nécessaire !
19/09/2012 (18:45) belen Je voudria comprendre mieux l'utilite des "unites alimentaires" et pourquoi c'est important de les repertorier. Aussi, je en suis pas claires comment les compter. Si je mange une assiete avec du poisson, des legumes et du riz : c'est 1 unite ou 3? Merci ! Vous trouverez la réponse dans le lexique (partie Outils): Une Unité Alimentaire (U.A.) correspond à chaque plat différent de votre repas : une entrée, un plat principal, un dessert, une assiette servie au buffet. Une unité alimentaire peut également être une barre chocolatée ou un croissant ou encore un paquet de chips. La notion d'U.A. ne prend pas en compte la quantité : si vous prenez 3 fois de la salade composée, cela compte dans votre carnet pour une seule U.A. Vous devez compter comme U.A. tout ce que vous mangez durant la prise alimentaire : le pain consommé ou le yaourt en fin de repas comptent chacun pour une U.A. Donc en résumé, du poisson avec sa garniture constituent une unité alimentaire. Nous avons mis en place ce moyen simple d'évaluer ce que l'on mange, sans s'obnubiler sur les quantités. Le respect des sensations alimentaires veillera à ce que les quantités se régulent ensuite d'elles-mêmes.
19/09/2012 (18:47) caroloraa comment resister a une envie de chocolat apres le repas du soir et me deshbtruer a ce rituel trés culpabilisant car source de prise de poids inevitable??MERCI bonsoir caroloraa, Ce qui compte, ce n'est pas tel ou tel aliment que vous pouvez manger, mais ce que vous mangez globalement en valeur énergétique. Pourquoi accuser le chocolat ? Peut-être pourriez-vous faire une place à ce chocolat dans votre alimentation de la soirée ? Pourquoi ne pas aménager votre dîner en réduisant vos portions ou en supprimant un plat, et pouvoir ensuite manger votre chocolat tranquille ? Vous en êtes au début de votre programme, et que les exercices, dans la suite de ce programme, vont vous permettre de vous déculpabiliser de manger du chocolat, et devenir capable de vous arrêter quand vous commencez. En somme, peu à peu, vous allez devenir capable de réaliser ce que je suis en train de vous proposer, qui doit pour le moment vous paraître inaccessible! Pas d'affolement !
19/09/2012 (18:47) cathy de rabat bonjour, je débute le programme et déjà je voulais vous féliciter pour se site qui est super bien fait on y trouve une mine d'info...merci aussi pour votre professionnalisme. En fait, j'ai une IMC "normale" mais je ne me sents pas bien dans mon corps, avec des rondeurs mal placées que je n'assume pas. Je fais déjà pas mal de sport (40 mn de footing 3 fois pas semaine)...je n'ai jamais fait réellement de régime...donc je m'inquiète de savoir si je vais vraiment réussir à perdre du poids ou si en fait je suis à mon "poids d'équilibre". merci pour votre réponse Bonsoir cathy et bienvenue dans le programme! Pouvez-vous modifier votre corps afin qu'il soit conforme à vos souhaits? Le poids d'équilibre ou set-point est le poids que l'on fait quand on mange selon les besoins de son organisme, c'est-à-dire quand on respecte ses sensations de faim et de satiété. Mais beaucoup de personnes sont au-dessus de ce poids. Elles peuvent donc espérer mincir et se stabiliser sans privation, en mangeant en fonction de leurs sensations alimentaires. Comment savoir si on est au-dessus de son poids d?équilibre, et donc si on peut espérer maigrir durablement? Il n'existe pas de moyen de mesurer ce poids d'équilibre, mais il existe certains indices : - Les membres de votre famille sont plus minces que vous, sans effort particulier de leur part; - Vous mangez souvent sans avoir véritablement faim ; - Quand vous commencez, vous ne pouvez plus vous arrêter; - Vous vous interdisez de manger certains aliments, mais vous mangez impulsivement parfois ou souvent sans pouvoir vous en empêcher; - Vous mangez parfois ou souvent en raison de fatigue émotionnelle, de situations difficiles ou d?émotions douloureuses. Si vous êtes dans un de ces cas de figure, vous avez sans doute la possibilité de maigrir. Cependant, contrairement aux méthodes de régimes qui vous promettent un poids choisi à l'avance, nous ne voulons pas vous faire de fausses promesses. On ne choisit pas son poids, c'est notre corps qui choisit pour nous. On maigrit, puis on voit à quel poids notre corps s?installe. S'il s'avère que vous êtes effectivement à votre poids d'équilibre, que faire d'autre sinon de faire la paix avec son corps : car nous n'en avons qu'un, et entre lui et nous, c'est à la vie, à la mort ! L'objectif n'est pas de se mettre à aimer son corps, mais de s'accepter telle que l'on est, de vivre sa vie du mieux que l'on peut, de s'engager dans une vie riche et active, éventuellement avec le désagrément de ne pas être exactement telle qu'on le voudrait.
19/09/2012 (19:36) G.Apfeldorfer Bonnen soirée à toutes et tous!
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