Chat du 2 août 2013 avec Gérard Apfeldorfer

02/08/2016 (18:03) TANETANE j'avais décidé avant de m'abonner au site de ne pas manger de sucre(ajouté ou alcool) pendant 1 mois il me reste une semaine à tenir est-ce que c'est judicieux? Bonsoir tanetane, Se priver de sucre ou d'autre chose, dans l'optique de maigrir, de notre point de vue, ne présente pas d'intérêt, et même, cela est une technique de restriction cognitive. Comme vous pouvez le lire sur le site et dans le programme que nous vous proposons, la RC consiste à vouloir contrôler son comportement alimentaire en vue de contrôler son poids. On s'interdit certains aliments ou bien on contrôle strictement les quantités de certains aliments, tandis que d'autres deviennent obligatoires. Cela se traduit par l'apparition de peurs (peur de manquer, peur d'avoir faim, peur de perdre le contrôle), de culpabilité (lorsqu'on craque) et ces émotions font justement qu'on craque de plus en plus. Dans l'ensemble, on mange souvent plus, soit par craquage, soit en mangeant plus des aliments autorisés. Le programme devrait vous permettre de vous réconcilier avec les aliments que vous tentez d'écarter, et de perdre le poids au-delà de votre poids d'équilibre, en mangeant tout ce que vous aimez, ceci en écoutant et respectant vos sensations alimentaires.
02/08/2016 (18:07) TANETANE en ce moment j'attend toujours d'avoir très faim avant de manger car souvent, je ne suis pas chez moi ou j'ai quelque chose à faire. Je sais que je dois changer cette habitude mais quand je ne suis pas chez moi c'est compliquer. Oui tanetane, le programme LC devrait vous permettre de ne plus vous affamer. De manger quand vous avez une faim modérée. On peut (presque) toujours manger à toute heure, par exemple un en-cas que l'on emporte, si on a faim. Un petit truc dans son sac, si nécessaire, pour ne pas mourir de faim ensuite et se jeter avidement, rapidement, et gloutonnement sur le repas. Cela peut être un fruit, une barre chocolatée, n'importe quoi de suffisamment nourrissant, qui peut être mangé discrètement si c'est au travail, par exemple.
02/08/2016 (18:14) TANETANE j'ai encore du mal ressentir la satiété à la fin du repas. Dois-je arrêter de manger quitte à remanger 2h après? Encore une fois, il me semble que vous potes bien pressée, tanetane! Nous avons dans le programme LC des étapes spéciales pour permettre de retrouver le rassasiement. Cela va venir. N'essayez pas de griller les étapes. Appliquez-vous plutôt à faire chaque étape du mieux que vous pouvez. Si la faim revient 2 heures après le repas, c'est donc que vous avez sans doute fait un repas léger. Vous pouvez alors prendre un en-cas. Plus tard, vous deviendrez à même de faire jouer vos appétits prévisionnels, c'est-à-dire la capacité à manger la quantité nécessaire pour ne pas avoir faim jusqu'au repas suivant. Mais pour cela, il faut bien se connaître, connaître comment les aliments que nous mangeons vont nous combler ou bien non. Ca viendra donc plus tard.
02/08/2016 (18:21) idesspi j'ai commencé la dégustation en pleine conscience et depuis 2 jours je mastique avant d'avaler les aliments; je ressent la satiété assez rapidement,trop rapidement, parfois au bout de quelques bouchées seulement, donc je continues le repas et ensuite je ne sais plus trop ou j'en suis mais en fin de repas je ressent le trop '"plein". bien que, depuis que je mâche je crois qu'il y a du mieux quand au ressenti de la vraie satiété mais j'attends pour affirmer.le gros problème,je croyais avoir perdu 2 Kg depuis le 25 mai ou j'ai commencé ce programme,mais ce matin sur la balance retour case départ tout en respectant le programme.en revanche manger quand j'ai faim m'apporte plus de sérénité , pratiquement plus de Reflux Gastro Oesophagien; j'apprend à manger lentement en savourant, cela me fait remonter dans mon estime; reste ce problème de satieté dont je prends conscience trop tardivement et je m'en veux !je me dis voila pourquoi la balance est bloquée. Bien sûr, idesspi, si vous mangez avec davantage d'attention, il est normal que vous ayez besoin de moins de nourriture, la satisfaction venant plus vite. Cependant, vous confondez disparition des signaux de faim avec arrivée du rassasiement et de l'état de satiété. Sans doute, une fois que les premières bouchées ont apaisé les signaux de la faim, avez-vous toujours envie de manger. Si vous avez envie de manger, si cette envie de manger n'est pas de nature émotionnelle, alors c'est que vous avez toujours faim (de l'appétit). Mangez, toujours en dégustant, jusqu'à ce que le plaisir gustatif s'étiole. C'est ce qu'on appelle le rassasiement sensoriel spécifique. Là, demandez-vous si vous avez toujours envie de manger (= faim) , mais autre chose. Mangez éventuellement un autre aliment (c'est ce qu'on fait dans un repas, non?) Puis vient le moment où on n'a plus envie de rien. On est arrivé à satiété. La nourriture ne nous intéresse plus jusqu'à ce que la faim revienne. Comme vous voyez, il convient de vous centrer essentiellement sur ce qui se passe dans la bouche, pas dans le ventre.
02/08/2016 (18:25) Spoutnik5 Bonjour docteur, j'essaye actuellement de suivre le programme mais certaines contraintes ne me permettent pas de le suivre pleinement pour le moment (comme manger seul par exemple). Aussi j'ai beaucoup de mal à prendre le temps de déguster les aliments et d'envisager une véritable perte de poids, sans doute parce que j'ai peur de tomber à nouveau en échec si je reprends du poids par la suite. Ma question est la suivante : comment arriver à stopper complètement les crises d'hyperphagie? Est ce que je dois plutôt travailler sur ma peur panique de l'échec? Merci beaucoup pour votre réponse Bonsoir spoutnik5, En somme, vous me dites que vous n'avez pas la possibilité de faire le programme, mais que vous voudriez que je vous indique la manière de ne plus avoir de crises hyperphages? N'y a-t-il pas une légère contradiction? Question programme, il me semble que vous avez 2 solutions: soit attendre que vous puissiez faire le programme au mieux (à la saint-glinglin?), soit démarrer le programme, même si certains points sont actuellement impraticables. Bien sûr, si vous choisissez la 2ème option (que je vous conseille) cela signifiera que vous accepterez de ne pas tout faire à la perfection. Car je vous sens quelque peu perfectionniste. Est-ce que je me trompe? Si c'est effectivement le cas, il va vous falloir travailler là dessus car c'est un gros obstacle. Je vous conseille alors la lecture attentive (et la mise en pratique des exercices proposés) du livre: L'apprentissage de l'imperfection, de Tal ben Shahar. Rassurez-vous: il n'est pas nécessaire de faire tous les exercices de façon parfaite.
02/08/2016 (18:27) Marionnette Bonjour M. Apfeldorfer. J'ai du mal avec la respiration en pleine conscience. Je préfère la respiration Yogi et même une séance de Yoga. Est ce que je peux remplacer la Respiration plein conscience par ce type d'exercice? Je pense que l'objectif est similaire: se concentrer sur sa respiration et le moment présent, sans jugement et sans chercher à améliorer la situation. Bonsoir Marionnette, Vous avez bien compris le sens des exercices de pleine conscience proposés: il s'agit d'être pleinement présent. Pleinement présent et centré sur le focus de l'exercice, qu'il s'agisse de sa respiration ou d'autre chose; pleinement présent à ses sensations physiques; pleinement présent à ses émotions et sentiments du moment, dont on ne cherche pas les raisons et qu'on accueille simplement ; pleinement présent à ses pensées, qui ne manquent pas de survenir, et qu'il s'agit d'accueillir, sans jugement, sans les considérer comme des problèmes à résoudre. On accueille donc tout ce qui se présente, agréable ou désagréable, sans jugement. C'est bien ça qui est difficile. Que vous utilisiez un type de respiration ou un autre, un type d'exercice ou un autre, ce n'est pas l'important. Mais tout de même, il s'agit aussi de s'interroger: que se passe-t-il avec la PCS, qui vous met en difficulté? Refaites l'exercice, et observez ce qui se passe, ce qui vous met en difficulté, ce qui vous déplaît. Souvent, c'est avec les exercices qu'on aime le moins qu'on progresse le plus.
02/08/2016 (18:00) G. Apfeldorfer Bonsoir et bienvenue dans ce chat, ou plutôt cette foire aux questions, où vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête (du moment qu'elles on un rapport avec votre travail sur votre comportement alimentaire).
02/08/2016 (18:32) CABABA Bonsoir, je débute le programme et suis unpeu désorientée. Comment organiser mes repas? Bonsoir cababa et bienvenue dans le programme LC. Je vous conseille tout d'abord de faire le programme qui vous est proposé aussi consciencieusement que possible. Tout le programme mais rien que le programme. Pas de zèle! Dans un premier temps, ne changez pas vos habitudes, même si vous les considérez comme néfastes. Et faites les exercices proposés. Peu à peu, l'exercice en exercice, d'étape en étape, vos façons de faire devraient évoluer (dans le bon sens, j'espère!)
02/08/2016 (18:34) lethimos j'ai vraiment beaucoup de mal à ne pas finir mon assiette. Je préfère anticiper la juste quantité, mais c'est loin d'être toujours facile, surtout au travail, avec le système de self. Pouvez-vous me donner quelques conseils. Vous avez raison, on ne peut pas toujours ni anticiper le niveau de faim que l'on aura, ni choisir les quantités qui seront dans son assiette. Et donc, pour manger à sa faim et pas plus, il faut savoir laisser le surplus. Du surplus, il y en a beaucoup, car nous avons la chance de vivre dans un pays riche. On peut donc permettre de laisser, ce qui signifie privilégier son bien-être par rapport à tout le reste. Je mange ce qu'il me faut, ce que j'aime, et je ne me laisserai pas manipuler pour manger davantage ou autre chose! Oui, mais voilà: quand on a été longtemps en restriction cognitive, on a peur de manquer et on a tendance à finir ce qui est là, comme si on ne pourrait plus en avoir par le suite. Des exercices proposés dans le programme, consistant à manger des aliments que l'on aime et à haute densité énergétique, en dégustant, jusqu'au rassasiement (donc pas en excès), et ce plusieurs jours de suite (afin de bien constater que demain il y en a encore) devraient venir à bout de la peur de manquer.
02/08/2016 (18:41) CL56 Bonsoir, je viens de m'abonner, mais auparavant j'avais déjà commencé une démarche sur la base du livre du Dr Zermati. J'ai donc pu observer depuis un certain mon comportement alimentaire et ce qui me parait récurrent c'est la culpabilité : culpabilité de trop manger ou de mal manger qui est là depuis longtemps mais aussi maintenant culpabilité de manger quand je n'ai pas faim, car j'ai le sentiment de ne pas arriver à respecter cette notion de base.Comment sortir de cette culpabilité ?. Bonsoir CL56, la culpabilité, quelle histoire! Bon, la première, celle de trop manger, est bien banale dans les débuts du programme et les exercices sont conçus pour que vous puissiez dépasser cette culpabilité. La seconde, la culpabilité de ne pas respecter ses sensations alimentaires, est plus subtile. En fait, elle est assez fréquente chez les abonnés au programme, qui sont souvent quelque peu perfectionnistes. Nous appelons ça "faire LC comme un régime". Pour se sortir de là, il faut acquérir de la SOUPLESSE. Et faire confiance à ses systèmes de régulation. Cela signifie qu'on peut, sans problème, manger plus que sa faim, ou au contraire manger insuffisamment, si les circonstances l'imposent, par exemple, ou bien juste comme ça, parce que ça nous chante. Et ensuite, après avoir trop ou insuffisamment mangé, on en revient à l'écoute de sa faim, si bien que la régulation opère. On doit donc respecter ses sensations alimentaires LA PLUPART DU TEMPS, mais pas forcément à chaque prise alimentaire. C'est cela, la souplesse: s'adapter aux circonstances, s'adapter aussi à ses états émotionnels, et même à ses caprices, qui sortent d'on ne sait où.
02/08/2016 (18:46) Rym Bonjour! Ces temps je réalise que les opinions Rym mon petit ami fait du sport de façon intensive et est obsédé par le corps parfait. Il souhaite que je fasse 2h de sport par jour ( je n ai pas que ça à faire) Il me trouve belle mais se permet de me dire que sans mes cuisses grasses ( je cite) je serais parfaite. Bonsoir Rym, Vous n'êtes donc pas parfaite. Et vous n'êtes pas la seule. On peut vivre sa vie très bien sans être parfait. En fait, on vit beaucoup mieux sa vie si on accepte ses imperfections. Tenter d'être parfait, c'est en quelque sorte tenter de devenir une sorte de dieu, non? De dieu du stade, pour votre ami, en l'occurence. Pour votre ami, je vous conseille de lui offrir un petit livre, qui s'appelle "l'apprentissage de l'imperfection", de Tal ben Shahar.
02/08/2016 (18:52) marie france Bonsoir,j'ai commencé ce marin l'exercice "j,experimente ma faim" la sensation de faim a été interessante ,le fait de décider de manger en dehors des habitudes et des reaps traditionnels, j'ai rencontré une difficulté à partir de 16h avec l'en vie de manger à plusieurs reprises ,je n'étais peut etre pas tout à fait rassasiée . Marie-France, je subodorer qu'en fin de journée, il n'y avait pas que la faim qui créait en vous une envie de manger. La fatigue émotionnelle, peut-être? Car ce sont là les 2 principales raisons qui créent l'envie de manger, et faire la différence n'est pas toujours évident. Nous avons créé une étape spéciale, pour les problèmes de fin de journée. Mais peut-être n'êtes-vous pas encore arrivée là dans le programme.
02/08/2016 (18:52) Smilefish Pendant des années j'étais fière de savoir me contrôler. Prendre quelques kilos et avec ma volonté les reperdre ce n'était pas un problème. Mais j'étais dans un contrôle quasi constant. J'avais des aliments tabu. Puis un jour j'ai ai lâché tout contrôle et je suis tombé, j'en avais marre de ne pas pouvoir profiter de toutes les bonnes choses qui existent. Résultat je suis tombé dans des troubles de comportement alimentaire important, mangeant souvent compulsivement, comme pour rattraper et manger tout ce que je me suis interdit. Avec le programme j'espère arriver à une relation paisible avec la nourriture. Au début ça avait l'air de marcher, mais très vite les compulsions étaient de retour. Surtout avec les expériences de la faim. J'ai de la peine à m'arrêter. La nourriture est une tentation énorme, présente partout à tout moment. Comment dire stop ou non à l'absence de la faim, surtout en fin de repas, alors que tout mon être me réclame plus en toute urgence. smilefish, bravo pour avoir démarré le programme et avoir compris le cercle vicieux dans lequel vous étiez! Mais on ne peut se guérir de ses troubles du comportement alimentaire que lentement, progressivement. Pas de magie là dedans. Faites le programme le plus consciencieusement possible, étape après étape, sans perfectionnisme. Et puis, c'est courant, il y a des hauts et des bas, des avancées et des reculades. Ce sont les reculades qui sont les plus intéressantes. Lorsque vos compulsions ont redémarré, pouvez-vous identifier ce qui c'est passé? Voilà qui pourrait vous faire avancer.
02/08/2016 (18:53) Bergere Bonsoir; je viens juste de démarrer le programme mais j'ai lu le livre il y a une 15aine d'année. Mon problème actuel est que j'ai du mal à attendre d'avoir faim pour manger Bergère, bienvenue à LC. Pas de zèle! Le programme, consciencieusement, doucement, sans se presser. C'est comme un voyage qu'on ferait à pied, ou peut-être à vélo. On avance kilomètre après kilomètre.
02/08/2016 (18:56) Smilefish A coté des compulsions alimentaires il y a aussi la difficultés d'accepter mon poids. Avez-vous des conseils à me donner pour y arriver. Je viens du sous-poids (46kg pour 162cm). J'ai eu un suivi avec une psy qui m'a aidé à avancer, et sortir de la boulimie. J'ai "grimpé" par échelon un kg après l'autre, mais là je prend un peu peur, j'arrive à mon poids d'avant qui est probablement mon poids de forme. Je me sens à l'étroit dans mes habits et je n'ai pas envie de monter plus haut. Mais avec les compulsions du moment c'est inévitable. Cette réflexion me met sous pression, je me dis que je devrais me contrôler ... et le cercle vicieux commence. Je suis assez déprimés ces derniers jours, mais c'est surtout lié aux deux kg pris pendant le we avec les buffet déjeuner à l'hôtel. Je suis motivée à poursuivre le programme, je suis même très appliquée, mais mes pertes de contrôle me perturbent. Votre poids, smilefish, c'est comme la météo. Des fois, elle est bonne, la météo, et on est content. Et des fois il fait un sale temps, et mieux vaut se faire une raison, accepter ce sale temps, s'y adapter, parce qu'on n'a pas de moyen pour agir sur le temps. Le poids, contrairement à l'idée répandue, n'est pas modifiable à volonté, d'un coup de baguette magique. Aujourd'hui, tel est votre poids. Et demain, cela ne sera guère différent. Il faut donc s'y adapter, et vivre sa vie malgré ce désagrément, parce que sa vie, c'est aujourd'hui, c'est chaque jour. Vous pouvez travailler sur vos comportements alimentaires, sur vos états émotionnels (c'est ce que nous vous proposons, non?) et ces actions feront que votre poids, peu à peu, se modifiera. Mais aujourd'hui, votre poids est votre poids. Et ce poids ne doit pas vous empêcher de faire le programme! Ce poids ne doit pas se transformer en compulsions!
02/08/2016 (18:56) chris212 Bonsoir Docteur, j'aborde l'étape de la faim et des excès alimentaires. Pour se faire pendant 10 jours, je dois manger quand j'ai faim quelque soit l'heure et ce dont j'ai envie. J'arrive enfin à retrouver les signaux de la faim (signaux que j'avais complètement perdu ces dernières années). J'arrive à attendre ces signaux et à ne manger que si je les ressens. Mais je me demande si le nouveau travail qu'on me demande ici, ne risque pas de me faire replonger vers les compulsions. Si je m'autorise à manger à tout moment, sans garde-fous autres que mes sensations. Ses émotions prennent le dessus, est-ce que je ne risque pas de dérrapper ? chris, les sensations alimentaires sont un merveilleux garde-fou. Très puissant. Vous allez aussi bientôt apprendre le rassasiement. Quand on n'a plus faim, et que l'on fait attention au goût en bouche, on constate que ce n'est plus un plaisir de manger. Et si on continue, cela devient un dégoût. Comment manger trop, alors? Sauf bien sûr qu'on mange aussi pour calmer ses émotions. Là, on ne prête pas tant attention que ça au plaisir à manger, on veut du calme émotionnel. Mais ça aussi, vous allez le travailler, avec les outils que sont la pleine conscience (pour augmenter votre tolérance émotionnelle) et ce que nous appelons l'EME-zen. Ca va apparaît bientôt dans votre programme.
02/08/2016 (18:57) chris212 D'après ce que j'ai compris le but est d'arriver à ressentir le moment où je n'ai plus faim. Et c'est difficile. chris, oui c'est difficile si on pose le problème comme ça. Mais nous le posons différemment: il s'agit de se rendre compte du moment où on n'a plus envie de manger. On n'a plus envie de manger un aliment particulier lorsque le goût de ce que l'on mange cesse de nous plaire. Pour se rendre compte de cela, il faut manger attentivement, centré sur ce qui se passe dans la bouche. On n'a plus envie de manger définitivement lorsque plus rien, plus aucun aliment ne nous intéresse. Pour qu'on s'en rende compte, il faut ne plus être en restriction cognitive, Il faut accepter qu'on sera de nouveau intéressé par ces bonnes choses devant nous lorsqu'on aura retrouvé son appétit (sa faim), mais pas avant, sans doute.
02/08/2016 (18:59) Milagros Bonjour à tous. Comme Marionnette, j'ai du mal avec la PC. Souvent, quand je m'y mets je sens un poids au niveau de la poitrine. j'ai également beaucoup de mal à observer ma respiration sans la modifier. Quand je veux me concentrer sur elle, je me mets à respirer plus lentement, plus profondément et quand je me dis qu'il faut juste observer, je finis par ne plus savoir comment respirer et je m'étouffe. Du coup, j'ai du mal à intégrer la PC dans ma journée. milagros, comme beaucoup, vous voulez trop bien faire et c'est cela qui vous handicape. Si votre respiration se modifie quand vous portez votre attention sur elle, observez comment elle se modifie. Il n'est écrit nulle part que votre respiration ne doit pas se modifier! Observez vos pensées, ces pensées de contrôle, sans doute. Et comment ces pensées influent sur votre respiration. Acceptez que ces pensées, apparaissent, modifient votre respiration, puis disparaissent quand vous reportez votre attention sur la respiration. Observez ce qui se passe. Quoi qu'il se passe. Cela n'a pas à se passer selon un plan défini.
02/08/2016 (18:53) Smilefish Je viens de parcourir le chat de hier sur la satiété, et comme chaque fois que je lis les textes publiés sur le site je trouve des réponses et un encouragement. Je crois simplement qu'il me faut encore de la patience, je suis encore pas au bout du chemin, mais je suis en route. La pleine conscience est un outils précieux, comme d'ailleurs tous les autres. Il y a juste mon rapport avec mon poids et la déprime en lien qui sont lourds à vivre en ce moment. merci smilefish!
02/08/2016 (19:00) G. Apfeldorfer J'espère avoir répondu à vos interrogations. C'est toujours un peu difficile, car il y a beaucoup de questions, et du coup, mes réponses peuvent parfois être un peu bancales. J'espère que vous m'excuserez. A la prochaine fois et bon appétit.
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