Chat du 20 novembre 2013 avec Gérard Apfeldorfer


20/11/2013 (18:32) carocroq Bonjour, on parle beaucoup de compulsion dans les motivations à manger: pour ma part, très souvent, il s'agit de tentation, de gourmandise, parce que l'aliment que je vois me fais envie: dois je considérer cela comme de la compulsion? Merci! Caroline La gourmandise est une excellente chose et c'est une grande qualité. Elle consiste à se débrouiller pour avoir le maximum de plaisir avec ce que l'on mange, en tenant compte du fait que le plaisir diminue au fur et à mesure qu?on se nourrit, pour finir par s'annuler (sensation de rassasiement). Le vrai gourmand sait que son plaisir est limité, non pas par la disponibilité des aliments, mais par sa capacité à prendre du plaisir. Pour que ce plaisir soit présent, certaines conditions doivent être réunies: - il faut avoir suffisamment faim, mais pas trop. Pas assez faim, pas de plaisir ; trop faim, état d'urgence ne laissant pas de place au plaisir ; - Il faut être dans de bonnes conditions matérielles, de préférence en bonne compagnie ; - Il faut être dans de bonnes conditions psychologiques, détendu et disponible. En somme le vrai gourmand mange pour le plaisir de ses papilles, et donc pour augmenter son plaisir. En cas d'envie de manger émotionnelle, on mange pour calmer ses émotions et donc pour diminuer son déplaisir. La logique est donc bien différente.
20/11/2013 (18:34) victory Bonjour, merci encore pour la création d'un tel site. Cela fait depuis début avril que je suis inscrite...je n'ai pas encore atteint mon set point, j'ai connu des hauts et beaucoup de bas, mais au fond je suis convaincue que votre méthode est celle qui me convient. Depuis quinze jours, je n'ai fait aucune crise de boulimie....et je suis fière de moi ! Oui j'ose le dire....j'ai le sentiment que tout le travail effectue, tous les moments difficiles ont en fait été bénéfiques. J'ai enfin ressenti une sorte de déclic et ce, à plusieurs niveaux : gestion des EME, faim et satiété. Aujourd'hui, je ressens à 90% mes sensations et je n'en doute plus ! Un grand merci à vous et toute votre équipe car je commence à être en paix avec la nourriture....et moi même ! En revanche je sais que cela n'est pas fini et qu'il me reste encore du chemin afin que tous les acquis deviennent des mécanismes inconscients. Voilà pour un bref résume de mon parcours et peut être aider ou redonner de l'espoir à certains et certaines....le déclic arrive un jour. Bonsoir et merci pour ces bonnes nouvelles! Je suis vraiment heureux de voir les progrès que vous avez pu faire tant du point de vue des sensations alimentaires et de leur respect que du point de vue des envies de manger émotionnelles. Bien sûr comme vous le dites, il reste du chemin à faire pour consolider ces avancées. Bonne route à vous!
20/11/2013 (18:38) victory Re-bonsoir, comme je vous l'ai dit je ressens beaucoup de progrès depuis qq temps. En revanche, il y a un point qui m'est très difficile, c'est l'appétit spécifique. J'ai beaucoup de mal à savoir de quoi mon corps à besoin. J'ai le sentiment de ne pas manger assez varié. Je n'aime pas les plats en sauce ( en général qq bouchées m'ecoeurent vite), je préfère les aliments simples pas trop mélangés quand on sent la saveur de chaque ingrédient....quand il y en a trop cela me perturbe et je ne sais plus trop ce que je mange. Paradoxalement, quand je mange dans un restaurant étoilé je trouve les plats en général excellents bien qu'il y ait beaucoup de saveur ! Alors est ce un problème de manger un peu toujours la même chose (j'ai compter environ une quinzaine d'aliments toutes catégories confondues qui varient selon les saisons pour les fruits et légumes). N'est ce pas assez variés ? Si oui, quel conseil pourriez vous me donner sachant que je tente souvent de tester de nouvelles choses mais en vain ! Merci pour votre réponse. Les appétits spécifiques sont quelque chose de très complexe. Lorsque que l'organisme est carencé en un nutriment particulier, on recherche le plaisir de consommer un aliment qui le contient. Le processus se fait par apprentissage et cela nécessite une mémorisation du goût, ou plus exactement de la flaveur d'un aliment déterminé, que l'organisme associe aux effets post-ingestifs de cet aliment. Lorsqu'on est bien nourri et sans carence, on n'a pas d'appétence particulière qui relève de ce mécanisme. Les aliments que l'on considère comme désirables le sont essentiellement pour des raisons psychologiques, parce que ces aliments sont porteurs de représentations positives, et/ou ont un pouvoir calmant sur nos émotions, Je peux généralement constater ce phénomène lorsque je vais à l'étranger: après une semaine aux USA, je commence à me languir de fruits et de légumes. Après quelques semaines passés sous les tropiques, j'ai commencé à rêver de Camembert, ce qui m'a beaucoup surpris. Quant à la variété alimentaire, il est vrai que si vous ne mangez qu'une quinzaine d'aliments différents, ce n'est pas très varié. Mais cela peut ne poser aucun problème nutritionnel si toutes les grandes catégories d'aliments sont représentées. Et vous pouvez prendre un grand plaisir à manger les aliments que vous aimez. Si vous désirez introduire plus de variété, vous pourriez chaque semaine acheter un aliment nouveau, à découvrir. Mais ce n'est pas une obligation.
20/11/2013 (18:46) Diet1983 Bonsoir Dr. Apfeldorfer. Tout d'abord merci de prendre quelques minutes pour répondre à ma question. Si l'on mange au delà de notre satiété mais que l'on attend de ressentir la faim pour prendre le repas suivant, peut-on maigrir? Bonsoir diet1983, La réponse est oui! Si vous mangez au-delà de votre satiété, mais qu'ensuite vous attendiez que la fin réapparaisse pour remanger, alors vous ne mangerez pas globalement trop par rapport à vos besoins et votre poids pourra diminuer jusqu'au poids équilibre. Manger ainsi conduit habituellement à faire de gros repas peu fréquents ce qu'il est moins confortable que de faire des repas plus petits et plus fréquents. Mais il n'y a pas de règle stricte.
20/11/2013 (18:50) aomame Bonsoir Docteur. Ce peut-il d'être presque tout le temps dans la grande faim si on ne mange pas à "sa faim" ? Bonsoir aomame, Si on ne mange pas à sa faim, la faim réapparaît simplement plus tôt. Si vous êtes en état de grande faim, c'est donc que la petite faim et la moyenne faim sont passées inaperçues. Cela n'est pas rare si on est très occupé: la petite et la moyenne faim nécessitent que on s'observe, que l'on fasse retour à soi-même pour prendre conscience de son état physique; alors que la grande faim est dérangeante, est une souffrance, et ne peut donc pas passer inaperçue.
20/11/2013 (18:50) pasdejambe au cours de la première semaine y a t il des recommandations sur la composition des repas Bonsoir pasdejambe, Nous recommandons fortement aux personnes qui démarrent le programme de ne pas modifier de façon brutale leur comportement alimentaire habituel. En effet, comme le programme consiste entre autres choses à faire la paix avec les différents aliments problématiques et hautement désirables que l'on mange habituellement avec culpabilité, certaines personnes se croient autorisées à les consommer dès le début du programme. Des excès alimentaires sont alors possibles. Ce sont des exercices du programme qui qui vont remodeler vos comportements alimentaires peu à peu. Aussi mon conseil est donc de faire les exercices proposés aussi scrupuleusement que possible, sans rien faire de plus que cela. Tout le programme, rien que le programme!
20/11/2013 (18:57) pasdejambe mille excuses ce n'est pas le nutritionniste par contre moi c'est surtout en milieu de journée que j'ai des emotions entrainant des prises alimentaires comment faire pour me déconnecter de ces émotions Beaucoup de personnes en difficulté avec leurs poires et leurs comportements alimentaires ont des envies de manger émotionnelles qui joue un grand rôle dans la surcharge pondérale et dans l'incapacité à maigrir. Dans le programme Linecoaching, nous proposons un abord des émotions au moyen de la méditation en pleine conscience. Ces techniques ont désormais fait leurs preuves et permettent une augmentation de la tolérance émotionnelle. On est alors capable de vivre ses émotions sans avoir recours à la prise alimentaire pour les calmer. Je vous conseille donc de pratiquer les exercices proposés quotidiennement, et dans un premier temps sans en attendre quoi que ce soit. Faites-les, observez ce qui se passe à l'intérieur de vous pendant que vous ne faites, sans chercher plus avant. Par la suite, d'autres exercices vous seront proposés, que vous pourrez faire dans les situations où vous aurez le besoin de calmer vos émotions Il est important d'avancer à pas après l'autre sans chercher à griller les étapes. Bonne route à vous.
20/11/2013 (18:59) ondine4 Bonjour, commeje l'ai déjà expliqué il y a deux semaines je travaille pendant votre tchat et je vous pose donc ma question ici, je sais que je trouverai la réponse à moin retour. Je vous remercie pour celle que vous m'avez donnée la fois passée. Aujourd'hui je voudrais vous faire part d'une inquiétude par rapport aux EME ; j'ai conscience depuis longtemps que mes pulsions alimentaires corespondent à certaines émotions (que j'ai pu déjà repérer et nommer depuis longtemps aussi). Avec la pleine conscience que je pratique avec régularité et surtout quand je suis en situation de stress je parviens à diminuer l'intensité de l'émotion mais j'ai toujours besoin de me rassurer par de la nourriture. Mon plus gros problème actuellement est que lors de ces prises alimentaires anarchiques je m'en donne à coeur joie depuis que j'ai commencé avec votre méthode et que tout y passe : chocolat, glaces, noisettes, pain, fromage, biscuits.Je constate que ces EME sont moins longues et que je m'arrête plus vite, mais elles sont quotidiennes alors qu'avant elles ne l'étaient pas. Un peu comme si je m'étais donné l'autorisation de les avoir. Je ne pense pas que cela soit bénéfique pour ma santé et cela m'inquiète. Sans parler de mon sentiment de tristesse devant la situation. A la fois le soulagement de renouer avec mes aliments interdits, à la fois le découragement de reprendre encore du poids et l'inquiétude de mal me nourrir. Je vous remercie d'avance pour votre réponse et souhaite à tous les inervenants ici une bonne soirée. Bravo Ondine pour votre progression! Il n'est pas anormal de chercher à calmer ses émotions avec de la nourriture, et la nourriture qui convient pour cela est celle qui est riche en calories et en goût. Comme vous avez déjà bien progressé dans votre pratique de la pleine conscience, je crois que vous êtes mûre pour la pratique de l'EME-zen. Je vous en rappelle les grandes lignes: lorsque vous ressentez une envie de manger émotionnelle, au lieu de céder à votre impulsion, vous pratiquez un espace de respiration de trois minutes. Puis vous choisissez entre deux solutions: - manger un aliment réconfortant en pleine conscience, en le dégustant lentement pour qu'il nous apporte le plus de réconfort possible. Une petite quantité devrait suffire. Par exemple une barre de chocolat (ou autre chose?) à manger en 10 minutes. - patienter simplement 10 à 15 minutes en observant comment évolue votre inconfort émotionnel. À tout moment, on peut décider de manger un aliment réconfortant. A la suite de quoi on pratique à nouveau un espace de respiration, dans un cas comme dans l'autre. Si l'inconfort émotionnel persiste, on recommence la manoeuvre. Peut-être mangerez-vous alors plusieurs barres de chocolat. Il est probable que vous n'aurez pas faim au repas suivant, ou en tout cas pas beaucoup. C'est bien normal puisque vous avez déjà mangé. Il n'y a pas de souci à remplacer un repas classique par un repas de chocolat. Ce n'est que dans le cas où on remplacerait tous ses repas pendant longtemps par du chocolat que l'on se mettrait à souffrir de carences. Pratiquer l'EMe-zen lorsque cela s'avère nécessaire devrait vous conduire à manger moins et donc à perdre du poids. Bonne route à vous.
20/11/2013 (18:59) la classe Bonjour Gérard, je voudrais bien avoir votre éclairage sur le point suivant : j'ai remarqué que j'avais une envie irrépressible de manger liée à mon cycle, les 2 soirs qui précèdent le déclenchement de mes règles je mange beaucoup plus et de manière compulsive. J'en fais 2 lectures différentes : je suis en tension avec ces règles qui arrivent et je mange de manière compulsive pour faire baisser cette tension. Ou alors il y a un phénomène plus génétique chez nous les femmes qui mangeons peut-être ces jours-là pour compenser la dépense d'énergie du corps pendant cette phase du cycle ? EME ou faim du corps qui voudrait faire des réserves ? Bonsoir la classe, Vous faites l'expérience de ce que l'on appelle le syndrome prémenstruel. Juste avant les règles, certaines femmes ont des frénésies alimentaires dues à des phénomènes hormonaux. Sur le plan pondéral, le phénomène est aggravé par de la rétention d'eau. Il ne s'agit donc pas d'envies de manger émotionnelles. Chez la plupart des femmes, cela n'a pas de conséquence sur le poids car dans les jours qui suivent la survenue des règles, on a moins d'appétit. Si ce syndrome prémenstruel est trop pénible, je vous conseille d'en parler à votre médecin ou à votre gynécologue.
20/11/2013 (19:04) Rose-PetitBeurre Bonsoir Docteur, j'aimerais savoir comment s'organiser concrètement pour les courses ? elles sont souvent sources d'angoisse pour moi. Je me demande toujours ce que je peux acheter ou pas. Il y a beaucoup de contraintes à prendre en compte : l'organisation de la semaine (les repas que je vais apporter au boulot), les finances (je ne roule pas sur l'or), et évidemment la restriction cognitive. Parfois, je me dis que je me prive trop, qu'il y a des aliments que je n'achète jamais et je me dis qu'avec le programme, je devrais oser me les permettre et que si je déguste tout ira bien. Mais voilà, j'ai peur d'en avoir trop à la maison et de craquer complètement. J'achète généralement des aliments que je connais bien, desquels je n'ai pas "peur", avec en plus ma "dose" d'aliments sucrés réconfortants. J'essaye de ne pas en acheter trop d'un coup. J'ai l'impression d'avoir un caddie un peu dichotomique à la caisse. Je n'ivestis pas tellement sur les plats de résistance, je mange beaucoup de soupe et de légumes, de yaourts à O %. Et à côté : chocolat, petites brioches... Quand je vois des personnes minces à la caisse, j'ai l'impression qu'elles se permettent beaucoup plus de souplesse que moi sur les plats principaux, le fromage et les desserts. En fait, je n'arrive pas à savoir si mon mode de fonctionnement découle d'une restriction cognitive ou correspond réellement à mes gouts (parce que j'aime ce que je mange). Disons que je n'investis pas vraiment mes calories sur le salé. Parfois, je me dis que si je me faisais un vrai plat de résistance, je grignoterai moins de sucré après... mais c'est pas sûr !! Bref, je vous pose un peu 2 questions en 1, mais elles son très liées pour moi : comment on s'organise pour les courses ? comment savoir si notre mode alimentaire correspond à nos goûts ou à nos interdits ? Merci par avance. Rose. Bonsoir Rose-PetitBeurre, J'aurais tendance à dire que votre caddie est le résultat de la restriction cognitive qui vous habite encore. Il y a toujours dans votre esprit cette division entre les bons et les mauvais aliments, les aliments diététiques super-moraux, et les aliments riches en gras et en sucre, fondamentalement immoraux. Comment cela se se fait-il par exemple que vous achetiez encore des yaourts à 0 % de matière grasse alors que les yaourts normaux sont bien meilleurs? Effectivement, les gens qui n'ont pas de problème avec leurs aliments n'ont pas de grandes catégories aussi nettes, avec des aliments de régime d'un côté et les aliments hautement caloriques de l'autre. Bien sûr ce sera une bonne chose que vous redécouvriez le plaisir de manger des aliments sympathiques et cuisinés, que ce soit vous ou quelqu'un d'autre, ou l'industrie agroalimentaire, qui les cuisine. Comment choisir ses aliments? Je ne vois pas d'autre façon que de se demander ce qui nous fait envie, ce qui est susceptible de faire plaisir à notre bouche, à notre corps et à notre esprit. Bien sûr, au départ on peut se tromper, acheter des aliments qui ne sont désirables que parce qu'ils sont interdits. Mais ce n'est pas grave : on s'en rendra compte très vite et lors des prochaines courses, on rectifiera le tir. Peu à peu en tâtonnant, nous saurons de mieux en mieux ce qui nous convient.
20/11/2013 (19:06) Rose-PetitBeurre Re-bonsoir Docteru, je me permets de vous demander ce que vous pensez du livre de Roger Gould, Shrink yourself. Parce que personnellement, il me secoue un peu. Je pense qu'il touche sans doute à beaucoup de points très vrais au niveau psychologique, au stratégies d'évitement par la nourriture, etc. Mais je le trouve néanmoins presque "violent", j'ai l'impression qu'il me balance un peu mes quatre vérités psychologiques (est ce une bonne chose ? )sur la peur de l'abandon, les doutes... et ce que je ressens quand je le lis, en gros, c'est : prends toi en main, tu n'es plus un bébé. Avec un côté "quand on veut on peut". Bref, peut être que je l'ai mal lu ou trop vite, ou que je suis trop sensible. Mais je serais curieuse d'avoir votre opinion sur cet ouvrage. Merci. Rose. Le livre de Roger Gould, "schrink yourself", qu'on pourrait traduire par "Faites votre auto-psychanalyse", présente le mérite de pointer l'importance des problèmes psychologiques dans les excès alimentaires et les problèmes pondéraux. Cela nous change agréablement des théories diététiques. Il met très justement en évidence l'importance de la peur de l'abandon, c'est-à-dire ce qu'on appelle l'angoisse de séparation. Il est exact que cette angoisse peut jouer un grand rôle dans les troubles du comportement alimentaire. Mais peut-être l'auteur s'est-il un peu trop centré sur cet aspect des choses et a-t-il oublié bien d'autres problèmes. D'autre part, les solutions proposées sont assez pauvres. Comme bien souvent en psychanalyse, on part du principe qu'une fois qu'on a compris, le problème est réglé. Ce n'est pas vraiment notre sentiment. Tout d'abord, à côté des angoisses de séparation, bien d'autres formes d'angoisse peuvent exister. Et puis, l'angoisse n'est pas le seul sentiment qui conduit à des envies de manger émotionnelles. La tristesse, la colère, la culpabilité peuvent par exemple avoir les mêmes effets. Une fois repérés les causes de nos émotions, restent encore à devenir capable de les vivre sans manger. Nous proposons quant à nous, la démarche de la pleine conscience pour augmenter sa tolérance émotionnelle, pour devenir capable d'observer les pensées qui nous traversent sans en faire des problèmes.
20/11/2013 (19:10) aomame Bonsoir Docteur. J'ai de gros soucis financiers mais je reste sur votre site parce qu'il m?apporte beaucoup. C'est ma bouée de sauvetage. Mais voilà si j'écoute mon plaisir, je préfère les aliments un peu plus chers que ceux que je prenais auparavant. Je continue malgré mes faibles revenus à les acheter mais j'en prends beaucoup moins souvent. J'ai compris le plaisir est primordiale et que se remplir de nutriments et de points ne mène à rien. Du coup les autres jours je me prépare des plats peu chers mais bons, que j'aime. D'ailleurs tous les nourritures doudous me font envie : pain perdu, riz au lait, soupe aux lardons... Des "choses" de grand-mère... Suis-je dans le vrai à continuer à voir les choses de cette façon ? Je vois ainsi qu'en faisant de la sorte, je n'ai quasiment pas d'EME bien que j'ai très souvent envie de pleurer et de me jeter sur la nourriture. Mais la respiration m'aide à m'appaiser. Et une chose que j'ai apprise ici est que mon corps ne supporte pas le trop plein, et que cela est vraiment très désagréable. Je crois que c'est un peu ce que vous disiez sur la frugalité. D'avance merci. Et merci pour vos interventions dans le magasine nourrir. Merci aomame, pour ce que vous écrivez là. Tout cela, ces progrès, me réjouissent le coeur. Vous avez tout à fait raison d'acheter les aliments que vous aimez, et comme maintenant vous êtes beaucoup plus centrée sur la bouche, et non pas sur le remplissage du ventre, vous pouvez acheter de bien moindres quantités, et donc dépenser moins. Bien sûr que vous avez raison de manger des aliments qui vous réconfortent le plus. L'effet ne se fait pas attendre : vous avez beaucoup moins d'EME. Par ailleurs, il existe de nombreux aliments délicieux qui ne sont pas chers, mais qui le plus souvent nécessitent de faire un peu de cuisine. Vous citez le pain perdu et le riz au lait qui sont d'excellents exemples. Personnellement, j'adore les pâtes avec simplement de l'huile d'olive et du parmesan, ou bien une omelette, avec des légumes bien revenus à l'huile, ou encore une omelette sucrée en dessert.
20/11/2013 (19:17) Liline Bonjour, j'ai enfin passer le cap de m'inscrire après avoir suivi le développment de la méthode et lu certains de vos ouvrages. Je suis une convaincue et ravie de rejoindre cette communauté. Je démarre aujourd'hui et suis avec cette malheureuse phrase que mon père me répétait lorsque je me plaignais de mon surpoids "les déportés pendant la guerre ils n'étaient pas gros" ... même si avec le recul, l'âge et le travail personnel j'ai mis de la distance avec cette phrase, je suis encore dans l'équation maigrir = ne rien manger. Je ressens ma faim, ma satiété, je connais mon corps (aliments que j'ai du mal à digérer, sensation de trop plein dans l'intestin etc...) mais je crois que mon blocage est plus profond car si je mange même du peu calorique, je ne maigris pas... je perds si je suis en vraie diéte avec un déjeuner type 1 tranche de jambon + une tomate + 1 yaourt 0%. Comment faire pour sortir de cette équation ? Bienvenue liline, parmi nous! Votre père avait bien raison : les nazis sont d'excellents amaigrisseurs. Mais est-ce bien cela que nous voulons? Ou bien voulons-nous être à notre mieux, bien dans votre peau, épanouis et heureux? J'espère bien que suivre notre programme va vous permettre de sortir de votre camp de concentration. Je vous rappelle que le plaisir à manger n'est pas dépendant de la quantité consommée mais de la façon dont on prête attention à ce qui se passe dans la bouche. Quelques bouchées peuvent rendre heureux, alors que des monceaux de nourriture ne font que nous remplir.
20/11/2013 (19:18) Orchidée Je ne comprends pas bien a quoi sert la respiration en pleine conscience . J essaie mais je ne ressents rien. La pleine conscience est un outil pour : - Apprendre à manger en pleine conscience, c'est-à-dire attentivement, en faisant attention au goût, et au rassasiement. - Apprendre à augmenter sa tolérance émotionnelle face à des pensées douloureuses, pénibles, et ne pas manger en réponse. La consigne est d'ouvrir la porte à toutes les pensées, images mentales, à toutes les émotions et sensations physiques qui peuvent en découler, à examiner tout cela sans jugement, puis à revenir sur la respiration. Les séances peuvent, selon les pensées et émotions qui se présentent, se révéler agréables ou désagréables. Il s'agit de vivre le moment présent, tel qu'il est, sans chercher à éviter quoi que ce soit. Les pensées et émotions pénibles, lorsqu'elles sont acceptées, lorsqu'on ne lutte pas contre elles, s'évacuent habituellement d'elles-mêmes. La pleine conscience est tout particulièrement indiquée dans les états de stress et d'anxiété, pour apprendre à se distancier des pensées, images mentales, et émotions pénibles. Comme vous le constatez, la pleine conscience est un véritable travail sur soi-même. Il se peut que certaines séances soient agréables, induisent du calme et un sentiment de relaxation, mais ce n'est pas le but recherché. Le but recherché est d'augmenter notre tolérance émotionnelle, afin de ne pas avoir besoin de se protéger de ses pensées et émotions pénibles en mangeant.
20/11/2013 (19:18) Globinours Bonjour. J'ai démarré le programme la semaine dernière. Je note tous les jours dans mon parcours alimentaire mes repas, si j'avais faim etc. Ce que je demande c'est comment fonctionner au sein d'une famille, avec des enfants notamment, si chacun mange uniquement quand il a faim? Je commence tout juste à comprendre ce que c'est d'écouter mon corps mais une fois que je saurai faire, comment le mettre en pratique quand on est plusieurs? Les personnes qui ont un comportement alimentaire sans problème savent veut faire venir la faim au bon moment. Lorsque les heures de repas sont régulières, elles ont faim à ce moment-là. Mais les personnes qui sont en difficulté avec leur comportement alimentaire et avec leur poids ont souvent perdu toute notion de faim et de satiété. Mais leur demandons donc de privilégier les sensations de faim et de se régler sur celles-ci. Cela peut conduire à manger entre les repas et/ou à ne pas manger grand chose au moment des repas. Il n'y a pas lieu de s'en inquiéter, et par la suite vous renouerez avec vos appétits prévisionnels, qui vous permettront d'avoir faim juste au bon moment...
20/11/2013 (19:19) sophilyse Bonjour, peut- on qualifier les grignotages rapides de petite quantité (5 à 10 par jour) comme autant d'EME? Merci d'avance. Tout dépend des raisons du grignotage, sophilyse. Si ces grignotages sont faits pour calmer des émotions, alors oui il s'agit d'EME. Mais certaines personnes aiment bien manger une dizaine de fois par jour de petites quantités plutôt que de faire 3 repas classiques à l'occidentale. Cette façon de manger est courante en Asie du Sud-Est. Et ce n'est pas une région du monde connu pour son obésité débordante.
20/11/2013 (19:20) jjero Bonsoir,voila jŽai fait beaucoup de régime et jŽy ai laissé ma volonté a force de restriction et dŽabandon.Je ne crois plus aux régimes qui me font plus grossir quŽautre chose.Au seul mot restriction mon cerveau se met automatiquement en modeŽŽmangerŽŽ.Bien que cette méthode soi différente, et quŽil ne sŽagisse pas dŽun régime,il y a tout de meme la restriction de ne manger que lorsque lŽon a faim.Ce que je trouve impossible, vu que jŽai perdu toute volonté fasse á la restriction.Quand je parle de restriction je ne veux pas dire que manger lorsque lŽon a faim en soi une,je veux dire, comparé au mode alimentaire que jŽai maintenant oú je mange á chaque instant,sén ai une.Que puis-je faire? Je comprend ce que vous voulez dire: nous appelons cela, "faire Linecoaching comme un régime". Au lieu de se contraindre à consommer certains aliments, on se contraint à respecter sa faim de façon rigide: je n'ai pas le droit de manger si je n'ai pas faim. En fait, ce n'est pas ce que nous proposons. Bien au contraire, nous proposons de la souplesse. Si pour une raison ou pour une autre, vous mangez alors que vous n'avez pas faim, le seul inconvénient est que vous n'aurez pas beaucoup de plaisir gustatif. C'est dommage. Mais bon, ce n'est pas très grave. Ensuite, le mieux sera d'attendre que la faim revienne pour manger à nouveau, puisque cela s'avère plus agréable. C'est un peu comme au Club Med: Je respecte ma faim si je veux!
20/11/2013 (19:21) jjero Autre question:je vois que lŽon apprend sur ce forum á séparer notre bonne faim de notre faim émotionnelle.Mais quoi faire lorsquŽil ne sŽagit que de tentations et ou dŽhabitude,déliée de toute émotions? Lorsque vous avancerez davantage dans le programme, jero, vous verrez que les tentations ne posent problème que dans la mesure où elles sont le résultat de la restriction cognitive. Lorsque je suis tenté par un aliment en particulier, je ne vois pas pourquoi je mangerai autre chose que cet aliment là. Il me satisfera, me nourrira, et je constaterai alors, lorsque mon appétit reviendra, que je n'ai plus trop envie de cet aliment et que j'en désire d'autres maintenant. Quant aux habitudes, pourquoi donc s'y accrocher si leurs conséquences nous sont néfastes?
20/11/2013 (19:21) jjero Et il y a un point que je nŽai pas bien assimilé, en quoi lŽactivité sportive aiderait-elle á avoir une facon de manger plus équilibré? Nous préconisons la mise en mouvement du corps pour aider à la réconciliation avec son corps. On n'habite véritablement son corps que lorsque celui-ci est suffisamment en mouvement. Et un corps qui reste trop immobile est un corps malheureux. De plus, donner du mouvement à son corps permet aussi de mieux ressentir, de façon plus aiguë, ses sensations alimentaires.. Comme vous le voyez, nous ne préconisons à une activité sportive dans le but de faire s'évaporer les calories..
20/11/2013 (19:22) cracotte Bonsoir, Je me suis inscrite à la mi-août mais je n'ai pas encore fait grand chose depuis. Des difficultés familiales m'on empêchée de consacrer beaucoup de temps au programme alimentaire mais maintenant la situation se stabilise et je retrouve plus de temps. Une conversation téléphonique avec une coach m'a fait réaliser qu'en fait j'ai du mal à considérer un investissement dans ce programme comme du temps pour moi. En y réflechissant bien, d'ailleurs, j'escamote, 'j'oublie' presque systématiquement tout ce qui concerne mon bien-être physique: ce programme, mais aussi des activités sportives...J'avais noté tout ce que mangeais pendant presque une semaine dans le carnet découverte (sur le papier, pas à l'emplacement prévu sur le site), mais cela date du mois d'août... Où dois-je recommencer? Ne vaudrait-il pas mieux que je recommence un carnet découverte qui correspondrait mieux à mes états d'âme actuels? Et surtout comment m'y prendre pour prendre plus de temps pour moi (en tout cas pour ce que j'appelle 'mon bien-être physique' car je m'octroie des loisirs par ailleurs)? D'avance merci pour votre réponse. Cracotte. Cracotte, vos remarques sont très intéressantes. Comme beaucoup de monde sur le site, ce sur quoi vous butez, c'est cette difficulté à faire des choses pour soi-même, un peu comme si on se disait: Je n'en vaux pas la peine. Mais si, vous en valez la peine, et c'est en faisant des choses pour vous-même que vous augmenterez votre respect de soi. Comme votre état d'esprit a changé par rapport à votre démarrage, je vous conseille de reprendre les choses au départ.
20/11/2013 (19:23) Caro31 Bonsoir Dr: ça fait presque 2 mois que je suis votre programme. J'ai 3 difficultés: 1) la PCS associée à l'alimentation me "casse les pied" je n'arrive pas à m'y projeter vraiment (pourtant je pratique la méditation quotidiennement depuis très longtemps) 2) je n'arrive pas à lâcher mes croyances alimentaires qui sont tellement ancrées en moi (maigrir=restriction) 3) je crois que lorsque je perçois la faim, c'est déjà la grosse faim car je n'arrive pas à déguster et à manger lentement. Je ne détecte pas les signes de la petite faim ou de la bonne faim. Pouvez vous me donner quelques piste pour m'aider s'il vous plait? Bravo Caro, pour avoir repéré aussi bien les problèmes sur lesquels vous butez. Prenons-les un par un: - manger en pleine conscience, c'est-à-dire attentivement, en observant les sensations dans la bouche ainsi que toutes les autres sensations procurées par le fait de manger, vous casse les pieds, dites-vous. Je ne suis pas surpris: c'est bien le signe qui montre à quel point vous êtes fâchée avec vos aliments et l'acte alimentaire. Le problème est donc: comment se réconcilier avec ses aliments et le fait de les consommer? Probablement par la gentillesse et par la douceur vis-à-vis de soi-même. Chaque bouchée est un cadeau que vous vous faites. - cela nous renvoie à vos croyances alimentaires, à cette idée qu'il y aurait de bons et de mauvais aliments, des aliments moraux et des aliments immoraux. Dans cette optique, manger un aliment riche ne peut pas être un cadeau que l'on se fait. Je vous encourage vivement à faire les exercices de dégustation des aliments riches et lorsque le moment sera venu, de faire des repas centrés sur ces aliments là. - vous ne percevez pas les petites faims. Effectivement elles ne sont pas dérangeantes et on n'en prend conscience que dans la mesure où on les recherche. Il vous faut donc faire de petites pauses, durant la matinée ou l'après-midi et observer ce que vous ressentez à l'intérieur de vous.
20/11/2013 (18:30) G. Apfeldorfer Bienvenue pour cette foire aux questions. Je vais tenter de répondre à tout le monde, mais ce n'est pas gagné!
20/11/2013 (19:24) la classe merci Victory pour ce témoignage, je suis en train d'apprivoiser la notion du temps qu'il me faudra pour voir du changement, pour avoir confiance qu'il va durer, ça m'est très utile d'entendre les témoignages sur ce point. Est-ce que je suis réaliste quand je me dis qu'il ma faudra 6 mois pour être sûre d'avoir fait un bout de chemin un peu durable ( ça fait 3 mois que j'ai commencé ) ? Linecoaching vous propose en somme de cheminer, sur un petit chemin qui monte et qui descend, et plein de sinuosités. Dans bien des choses de la vie, la progression ne se fait pas en ligne droite. Tel est le cas ici. Tel est le prix à payer pour avancer vraiment. Nous considérons qu'il faut en moyenne au moins six mois pour réaliser le programme. Six mois est donc une durée raisonnable, Ce qui ne veut pas dire qu'au bout de six mois on est arrivé. Mais arrive-t-on jamais?
20/11/2013 (19:28) pointvirgule bonsoir, c'est le soir surtout que j'ai du mal a faire de la RPC pour surmonter mes EME, en général je mange trop après mon diner, que me conSeillez vous?car sinon tout se passe bien je crois ds la journée : petit dej tranquille et en pleine conscience, attention à mes sensations de faim, je mange si j'ai faim et ce que j'ai envir de manger mais le soir après le diner, maintenant pris en pleine conscience et en posant la fourchette, après tout "dérape!? merci de votre réponse ? L'immense majorité des personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire rencontre des difficultés majeures en soirée. Souvent la journée se passe bien, tout est sous contrôle, et c'est le soir que tout dérape. Est-ce vraiment surprenant? Tout ce contrôle de la journée aboutit immanquablement à des pertes de contrôle le soir. L'élément le plus important est la fatigue émotionnelle qui s'est accumulée, ou plutôt devrais-je dire, que l'on a laissé s'accumuler. Nous avons donc mis en place une étape particulière concernant les" fins de journée". Nous y regroupons tous les conseils pour bien préparer sa soirée, sur le plan émotionnel en particulier, pour faire un sas entre la journée et la soirée, pour devenir capable d'accepter les émotions du soir sans recourir systématiquement à la nourriture. Ne cherchez pas à griller les étapes. Pratiquez assidûment les exercices de pleine conscience, même si pour le moment vous ne voyez pas de résultats sur le soir. Considérez ces moments de pleine conscience comme un cadeau que vous vous faites à vous-même, comme un moment où vous vous mettez à l'écoute de vous-même, pour observer ce qui se passe en vous, du point de vue des émotions, du point de vue des pensées qui viennent vous visiter. Ainsi donc, voilà comment cela se passe dans mon esprit. Comme c'est étrange. Et rappelez-vous aussi: Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
20/11/2013 (19:31) G. Apfeldorfer Voilà, j'ai répondu à toutes les questions, sauf une de dernière minute, et j'invite la personne à la reposer lors d'un autre tchat. Je vous souhaite à toutes et à tous un excellent appétit, de manger attentivement, d'être attentif à ce moment où le plaisir à manger diminue fortement, et de savoir vous en tenir là. Pourquoi manger davantage alors que ce sera meilleur lorsque l'appétit sera revenu?
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