Chat du 21 décembre avec JP Zermati

21/12/2011 (18:31) JPZ Bonsoir tout le monde et bienvenu sur ce chat de Noël !
21/12/2011 (18:32) Flopie Bonjour, je m'interroge sur les fins de repas; En effet souvent en fin de repas, j'ai besoin de prendre quelque chose de sucré comme pour me dire que le repas est fini et souvent je dépasse ma satiété avec cette prise. Je commence à douter de la perception de ma satiété pour prendre cette prise alimentaire en supplément, toujours est-il qu'il m'est difficile de m'en empêcher. Avez-vous un conseil pour remédiez à cela ? Bonjour Flopie, Bien des personnes éprouvent le besoin de finir leur repas sur une note sucrée. Le problème c'est que bien souvent elle n'ont plus faim pour manger leur dessert. Comment concilier les deux ? Je vous dirai en suivant les bons conseils de nos mamans qui nous disaient de ne pas trop manger pour se garder une place pour le dessert. Je vous suggère donc de réduire la taille de votre entrée ou de votre plat principal pour avoir encore faim avant votre dessert. Et de tout consommer en mode dégustation, bien sûr ! Bon dessert.
21/12/2011 (18:36) elefteria Bonsoir à tous, Après plus d'un mois, quelques résultats sont visibles mais se sont les invisibles qui me plaisent le plus même si cela ne m'aide pas encore pour acheter un "jean's.L'idée de perdre des kilos reste mais plus dans des délais magiques. J'irai au rythme de mon corps et de mon"âme". Je galère sur la notion du non en société surtout dans les repas d'affaires où c'est malheureusement là que se décident des missions. il m'est très difficile de refuser l'hospitalité d'un commanditaire. Comment puis-je faire pour rester authentique avec moi sans blesser la personne car je vais vite me retrouver à la regarder manger dans le sens où un plat unique me suffit. Merci de votre réponse. Excellentes fêtes de fin d'année à tous. Bravo elefteria, Vous avez beaucoup progressé, à la fois dans le comportement alimentaire, le poids et l'acceptation. C'est déjà un joli bilan et la partie n'est pas encore jouée. Et oui, manger est un acte social. Et refuser un don est une affaire délicate. Mais manger sans faim n'est pas une partie de plaisir et finit par mettre sa santé en danger. On a beau vouloir faire plaisir à ses client on ne peut tout de même leur faire cadeau de notre santé. Dans les repas d'affaires, il devient de plus en plus fréquent de favoriser des repas légers. Tout le monde est logé à la même enseigne et n'éprouve pas forcément un si grand plaisir à faire des repas complets. Il ne faut donc pas avoir trop de complexes. Au restaurant, nous avons aussi pas mal de marge de man?uvres. On peut proposer deux plats plutôt que trois. On peut choisir ses plats et prendre des plats plutôt léger. On peut aussi laisser de la nourriture dans son assiette. Et puis on peut aussi mettre son hôte à l'aise en insistant pour le laisser prendre un dessert s'il le souhaite sans limiter pour autant. Après tout une conversation agréable est plus efficace pour emporter une décision qu'un simulacre de convivialité. Et aussi, chaque fois que vous exprimez un refus il ne faut pas omettre de l'assortir de copieux remerciements. On n'en fait jamais assez. Non merci, c'est vraiment très gentil de votre part. Le repas était délicieux, l'ambiance très chaleureuse, la serveuse très accueillante mais non merci je n'ai vraiment plus faim. Mais surtout que cela ne vous empêche pas de commander, je vous accompagnerai avec un café? On peut faire plaisir à ses clients, donner de son corps à son entreprise, mais quand même seulement jusqu'à un certain point. Et à l'usage, vous verrez que tout ça passe très bien. Bonne Fêtes.
21/12/2011 (18:37) Lily Bonsoir Docteur. Et merci encore de partager ici avec nous votre savoir et votre sagesse ! Depuis que je gère mieux mes fins de journée, avec moins d'EME, j'ai aussi un sommeil moins lourd. Est-ce que ce sommeil plus léger peut être une conséquence d'un nouveau mode de vie (moins de nourriture, moins d'alcool, plus de sport) ? Est-ce une forme d'inconfort qu'il faut apprendre à supporter ? Bonsoir Lily, Ce n'est pas facile de vous répondre. A priori, améliorer sa relation avec la nourriture n'est pas une source de troubles du sommeil. Mais d'un autre côté, ne plus pouvoir calmer ses émotions en mangeant peut entraîner des perturbations du sommeil. Il s'agit seulement de pistes. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas s'angoisser de ne pas dormir. Ça empêche de dormir ! A très bientôt.
21/12/2011 (18:41) ganelle encore une question : je voudrais savoir ce qui fait que set-point évolue au cours de la vie Merci de cette très bonne question. Ce qui signifie généralement que la réponse n'est pas évidente. En fait, on ne sait encore que très peu de choses sur le set-point et son évolution. Il est certain que le set-point augmente quand le nombre de cellules graisseuses augmente. L'augmentation du nombre de cellules est déterminée essentiellement par la génétique et une alimentation carencée en oméga 3. Elle se produit sous l'effet d'apports alimentaires chroniquement excédentaires par rapport aux dépenses, donc par rapport à la faim. La carence en oméga 3 est un phénomène de société conséquence d'une modification des techniques modernes d'élevage. Les animaux que nous consommons sont nourris avec des aliments pauvres en oméga 3. Ce qui se répercute sur toute la chaine alimentaire. Et c'est nous qui sommes au bout. Certains experts ont proposé de réorienter la filière d'élevage ou de supplémenter notre nourriture en oméga 3. Il est probable que de nombreux autres facteurs influencent le set-point. Ils sont très mal connus. Ce qui est sûr c'est que quand le set-point augmente ou diminue ce n'est jamais le résultat d'une action volontaire. Il peut varier spontanément. Mais nous n'avons pas de moyens médicaux d'agir sur lui. A très bientôt.
21/12/2011 (18:47) sodade Bonjour Docteur. Bon an mal an, je suis passée du stade inconscient incompétent au stade compétent conscient. Je suis capable de me réguler. Mais dès que je cesse de penser à ma façon de m'alimenter, mes mauvaises habitudes reviennent. Combien de temps pensez-vous qu'il faille pour devenir inconscient compétent ? Le serais-je vraiment un jour après des dizaines d'années de régimes et de troubles alimentaires ? Combien de temps faudra-t-il pour ancrer ce nouveau comportement alimentaire, pour qu'il devienne naturel et que je n'ai plus à y penser ? Bonjour Sodade, Et bravo pour tous ses progrès. Il n'est pas facile de répondre à votre question. Je pense qu'un facteur essentiel est l'acceptation de soi et de son poids. Une fois atteint le set-point, il faut l'accepter pour retrouver une alimentation insouciante et naturelle. Il n'est pas possible de manger normalement avec l'angoisse de grossir ou la culpabilité de manger. Dans le même temps, c'est aussi le retour d'une alimentation sereine et régulée qui permet de rejoindre son set-point. Les deux systèmes sont étroitement liés et la façon de s'en détacher est l'usage de la pleine conscience. Bonne pratique et bonnes fêtes.
21/12/2011 (18:50) Epona68 Bonsoir, j'ai déjà expérimenté plusieurs fois mon comportement alimentaire avec vos livres et une diététicienne du GROS, mais sans arriver à respecter mes sensations alimentaires. C'est comme si j'avais des signaux contraires dans mon corps. J'ai essayé de réfléchir à ce qui m'empêchait parfois de ne pas avoir un signal assez fort pour que je le respecte. J'ai découvert que les signaux de satiété étaient liés à l'équilibre entre plusieurs neuromédiateurs, aussi je m'interrogeais sur la méthode de Julia Ross qui va de le même sens que vous (pas de régime, manger à sa faim, etc...) mais avec une supplémentation en acides aminés et certains compléments alimentaires. Ne croyez-vous que le corps envoie des signes pour manger lorsqu'il a besoin de certains micronutriments qu'il ne trouve pas dans l'alimentation? Bonsoir Epona, Je suis convaincu que le corps sait exprimer ses besoins en micronutriments. On appelle cela les appétits spécifiques. Leur existence a été parfaitement démontrée. Tous les nutriments ne font pas l'objet d'une régulation et on ne dispose pas de la liste complète de tous les nutriments qui en font l'objet. C'est un immense sujet de recherche qui nous apportera certainement de nouveaux éléments de réflexion et d'application. Nous nous en servons déjà en pratiquant la dégustation. A très bientôt.
21/12/2011 (18:52) Madeleine Bonjour, je pense manger des portions un peu trop importantes, mais je trouve très difficile de les réduire : le plus souvent, parce que je n'y pense pas (je me réfère à mes habitudes), ou parce que j'ai envie de manger un peu plus, sans que ce soit lié à des émotions mais parce que le plat est bon. Comment faire pour prendre de nouvelles habitudes ? Bonjour Madeleine, Il n'est pas évident de réduire volontairement la taille de ses portions. Je veux dire de les réduire en s'astreignant à y penser chaque fois qu'on mange. Cet effort ne peut durer que le temps qu'on y pense. Il est rarement durable. C'est pourquoi nous préférons obtenir cette réduction des apports alimentaires par un travail sur les sensations alimentaires. Notamment la faim, la dégustation et le rassasiement. De façon à ce que cette diminution se perpétue sans effort de volonté et se fasse de façon naturelle, sans avoir à y penser. On laisse simplement travailler ses sensations alimentaires. Pour adopter ses nouvelles habitudes, il faut donc persévérer dans votre parcours. Bon courage.
21/12/2011 (18:54) Noelle Bonsoir à tous je viens de passer l 'étape "remplacer un déjeuner par un aliment gras sale, et j aurai aimé ne pas entamer immédiatement la suite , je ne pense pas que les fêtes qui viennent soient propices a un suivi attentif , par contre je n aimerai pas être trop "dans le vide" et je ne sais pas quel outil utiliser. pourriez vous m'aider a choisir? Ensuit, je voulais vous dire que ça marche plutôt bien pour moi, même avec quelques phases d'énervement avec mon gros orteil gauche, le pauvre! et puis merci! Bonsoir Noelle, Je suis bien d'accord avec vous. Cette expérience est un peu antifêtes. Je vous propose de la différer et de vous concentrer sur vos exercices de dégustation qui me semblent bien plus adaptés à cette période. Et également, je vous suggère, si vous disposez d'un peu plus de temps que d'habitude, de renforcer vos entraînements à la pleine conscience. 20 à 30 mn par jour en portant une attention particulière aux sensations d'inconforts physiques. Bonnes fêtes et bonne dégustation.
21/12/2011 (18:58) lys Je dois commencer l exercice sur la faim jeudi car je suis libre de toutes contraintes pour déjeuner et bien j ai de l angoisse à l idée de sauter mon petit déjeuner !!!! c est vraiment incroyable je lutte depuis le début pour ne pas me peser et j angoisse et je me pèse j ai le sentiment que ce qui m est demandé est toujours vécu comme une contrainte et difficile à vivre d un autre cote justement dans LC vous n imposez rien !!!! En fait tout m'angoisse et même si l on ne m impose rien je me l impose? La solution serait elle de ne plus rien s imposer et de tout accepter le bon comme le mauvais? Lys Bonjours Lys, La solution est probablement entre les deux. Quand nous parlons d'acceptation, il s'agit le plus souvent de ses ressentis intérieurs. Il s'agit d'accepter ses émotions, ses pensées et ses sensations. L'acceptation se révèle à terme un mode de gestion des ressentis bien plus performant que l'évitement. Il est clair que ne rien s'imposer vous conduira plus souvent à l'évitement qu'à l'acceptation. S'imposer un effort n'a de sens que si cela vous conduit à agir dans le sens de vos valeurs, de ce qui compte à vos yeux. Accepter de vivre des ressentis inconfortables ne prend son sens que si on prend conscience que « faire avec » ses ressentis est plus efficace que de lutter contre eux. Avant de faire l'exercice de la faim, je vous propose de prendre le temps d'observer ce que vous ressentez, vos sensations physiques, les pensées suscitées par cette expérience. Puis faites l'expérience calmement en vous rappelant que vous l'interrompre à tout instant. Vous n'avez aucune raison de pousser au-delà de vos limites et de vous mettre dans une situation critique. Je vous propose seulement de déterminer où se trouvent vos limites et peu à peu d'essayer de les repousser. Sans jamais vous mettre en danger et toujours en vous rappelant que l'expérience s'arrête quand vous le décidez. Tenez-moi au courant. A bientôt Lys.
21/12/2011 (18:59) une Inscrite depuis 15 jours, je m'en sors plutôt très bien. Je n'ai pas de question, mais simplement envie de vous dire un grand MERCI. Bonnes fêtes Merci Une, Ce genre de témoignage fait toujours du bien. Très bonnes fêtes à vous aussi.
21/12/2011 (19:02) Tourmaline Bonsoir. J'ai appris à me réconforter avec un carré de chocolat, consciemment (la pompe à chocolat) et maintenant, je découvre que le chocolat ne me réconforte pas tant que cela. ce n'est pas remplacé par une autre addiction. je me sens "flottante". Est-ce un passage habituel ? Bonsoir Tourmaline, Malheureusement ou heureusement, vous êtes en train de découvrir que la nourriture n'est pas la solution à tous les inconforts émotionnels. Ce n'est tout simplement pas toujours réconfortant parce que ce n'est tout simplement pas toujours la bonne réponse. Ce passage va vous amener à découvrir par vous-même de meilleures réponses à vos émotions : les accepter, réfléchir à ce qui les déclenche, trouver d'autres sources de réconfort bénéfique... C'est plutôt une bonne nouvelle ! Je vois que vous progressez encore beaucoup. A très bientôt.
21/12/2011 (19:07) ganelle bonsoir, je suis sportive et quand je ressors de mes séances de course à pied et muscu, je n'ai pas faim. oui le sport a pour effet de me couper l'appétit. mais il faut bien que je mange assez rapidement après pour reconstituer les réserves de "bon" sucre, pouvez-vous me dire quoi faire? merci Bonjour Ganelle, Il est généralement nécessaire d'organiser ce qu'on appelle des rations de récupération lorsque plusieurs efforts physiques se succèdent de façon rapprochée. Deux jours de suite par exemple. Il faut, dans ce cas, reconstituer les réserves de glycogène musculaire et hépatique pour le lendemain. Le plus efficace est de consommer des sucres rapides dès la fin de l'effort, dans les vestiaires. Vous pouvez les consommer sous la forme de sodas qui ont l'avantage de vous réhydrater et d'apporter également du gaz carbonique pour compenser la production d'acide lactique et de compenser les fuites de sodium. Le repas suivant pourra être composé de soupe (réhydratation, antioxydants), féculents (sucres lents), une petite portion de protéines et un laitage (acides aminés taurinés) dans des quantités adaptées à votre appétit qui sera d'autant plus réduit que l'effort aura été intense. Il faut laisser le corps revenir à son état de repos avant de retrouver un appétit normal. Bon entrainement.
21/12/2011 (19:09) Grazia Bonsoir Dr Z.j'ai lu sur le forum cette phrase du Dr A. qui m'a interpellée :Il existe une forme de paradoxe : c'est à partir du moment où on arrête d'être obnubilé(e) par son poids, par le regard des autres, qu'on accepte que c'est sur soi-même qu'il faut travailler, que les choses peuvent bouger et qu'il devient possible de perdre du poids ". je la comprends bien intellectuellement mais pas émotivement.... Bonsoir Grazia, Notre cerveau est ainsi fait. Il peut comprendre et ne pas accepter. Et c'est là que les exercices de pleine conscience peuvent prendre tout leur sens. Il s'agit bien de se confronter aux émotions et pensées difficiles suscitées par notre propre regard sur notre corps pour enclencher le processus d'acceptation. Encore une fois, quand nous parlons d'acceptation il ne s'agit pas de se résigner à des situations qui nous déplaisent et qui pourraient changer. Mais d'accepter nos ressentis intérieurs, d'apprendre à « faire avec », pour augmenter nos chances de modifier les situations qui nous dérangent. Il s'agit d'obtenir une distanciation par rapport à ses émotions et ses pensées pour augmenter nos capacités à agir efficacement. Comment respecter ses sensations alimentaires, comment rejoindre son set-point quand chaque repas, chaque prise alimentaire est consommée climat d'anxiété, de tension, de culpabilité? Certaines expériences démontrent qu'il suffit de tenir une discours négatif sur le poids pour augmenter ses apports alimentaires. Donc, non seulement je vous propose de vous servir de vos exercices de pleine conscience pour mieux accepter vos ressentis. Mais je vous suggère de vous entrainer ensuite à quelques exercices d?affirmation de soi pour atténuer votre anxiété et adopter un comportement alimentaire plus serein, apaisé. Bon courage.
21/12/2011 (19:13) AguaMaria Bonjour docteur, je suis en train d'expérimenter les différents types de faims. Aussi, je me demandais: On dit que le corps se met en mode famine lorsqu'il est privé d'aliment, il ralentit donc son métabolisme pour être en mesure d'y faire face, et donc se fait des réserves. À partir de quand le corps arrive t'il à ce stade face à la faim faim? Avec l'arrivée de la grande faim? J'ai l'impression de me priver si j'attends la moyenne faim... qui me semble être la grande faim parce que je la tolère mal je crois. Une petite -moyenne faim est mon plus grand confort, mais je mange souvent. Donc pour ne pas que cela arrive (je n'aime pas manger tout le temps), je dois pousser un peu ma satiété pour arriver au repas suivant.... auquel j'ai faim habituellement. Je ne sais plus trop comment gérer tout cela sans me mettre ne mode famine... le sentiment d'être au régime m'est maintenant insupportable. Merci et Joyeuses fêtes à toute l'équipe de LC! Bonjour AguaMaria, Le but de l'expérience n'est justement pas de s'entrainer à mourir de faim et se mettre en mode famine. Il est seulement d'apprendre à reconnaître les différents stades de la faim pour ne pas les confondre avec d'autres sensations ou émotions. Et aussi pour découvrir comment on supporte et se comporte avec la sensation de faim. La grande faim est une faim que l'on doit connaitre, dont on ne doit pas avoir peur mais qu'on ne doit pas rechercher. Celle qu'on doit ensuite rechercher est bien sûr la faim moyenne qui présente un inconfort supportable et permet de manger dans les meilleures conditions. Je vous suggère de faire l'exercice de la faim retardée qui pourra vous réconcilier avec votre faim. Bien des personnes ont gardé de très mauvais souvenirs de leur durant leur régime. Vous êtes dans la bonne voie. Vous verrez la faim deviendra bientôt une bonne copine qui met de la joie dans les repas. Très Bonnes Fêtes.
21/12/2011 (19:15) VinVin Bonjour Docteur. Pourquoi est-ce si difficile de se respecter? La PC me fait du bien mais j'ai l'impression de devoir me faire violence pour la pratiquer. Arrêter le course infernale des "choses à faire" pour respirer 5 fois (je n'arrive pas aux 3min) avant de grignoter un truc sucré debout en faisant autre chose est un vrai combat. Pourtant je sais que ça marche et que ça me fait du bien. Ça fait baisser mon état de stress permanent et me fait plus apprécier ce que je mange et la vie en général. Mais, j'ai l'impression d'avoir un démon intérieur qui me pousse à faire tout ce qui est "mauvais pour moi". Pourtant, extérieurement, je suis plutôt une femme, calme, gentille, posée. Comme si manger était une façon moins dangereuse de laisser une partie incontrôlable de moi-même de s'exprimer. Est-ce pour cela que j'ai tellement de mal à tenir sur la longueur avec les pratiques qui me respectent et qui me font du bien comme la PC? Merci beaucoup pour votre travail, votre disponibilité et très joyeuses fêtes de Noël à vous et au Dr A. Bonsoir VinVin, Personnellement, j'ai mis un an à mettre en place une pratique à peu près régulière de la PC. Je suis un très mauvais élève. Mais je crois que ce que vous décrivez est votre impulsivité alimentaire. Je vous suggère de déclencher l'outil EME-zen qui vous permet de travailler cette difficulté : l'urgence de manger pour calmer une émotion. Pour réussir à se donner ses 3 min il faut d'abord que vous sachiez observer une émotion (sensations physiques et pensées) et que vous constatiez que ce dont vous avez peur est loin d'être aussi insupportable que vous le pensez. Dites-vous que cet inconfort n'est pas aussi intolérable que vous ne disposiez pas de 3 min avant d'aller manger. Rappelez-vous aussi que l'exercice n'est pas destiné à vous empêcher de manger mais à vous aider à travailler sur le réconfort et la tolérance à l'inconfort. Et d'autre part, peut-être avez-vous trop longtemps avalé des couleuvres qui ont fait grossir. Ne plus se servir de la nourriture pour étouffer vos émotions vous fait redevenir vous-même. Être une personne gentille ne signifie pas qu'on soit au service de tout le monde sauf de soi ! Joyeux Noël à vous aussi.
21/12/2011 (19:17) une Pour l'instant, selon le programme, je pratique 10 mn de pleine conscience par jour. Au début, je détestais ça, j'avais l'impression de perdre mon temps. Aujourd'hui après 10 jours de pratique, j'apprécie de plus en plus ce moment de détente. A terme, donc pour toute la vie je pense, combien de temps par jour faut il pratiquer ? Bonsoir Une, La RPC n'est que le premier exercice du programme de PC. Nous allons vous en enseigner d'autres qui vous permettront de progresser sur votre comportement alimentaire et la gestion de vos émotions. Personnellement, je m'en sers très régulièrement. Disons un peu moins en ce moment, mais environ 3 fois 20 à 30 min par semaine. J'en tire toujours un grand bénéfice. Joyeuses fêtes.
21/12/2011 (19:18) romie Bonjour, j'ai souvent l'impression de manger par habitude, en fait de grignoter par habitude.....je passe devant le frigo je l'ouvre et me trouve toujours un truc à grignoter, j'ouvre le placard et hop une petite cuillère de beurre de cacahuètes, sans réelle faim, presque par habitude finalement. je me mets aussi souvent un truc dans la bouche (une vache qui rit, une cuillère de nutella etc.) pour ne plus sentir le goût de la cigarette. sont-ce vraiment des habitudes de grignotage ou le "mal" est plus profond??? Bonsoir romie, J'hésiterai en tout cas à m'arrêter à cette explication à partir des habitudes. Et il existe des moyens plus efficaces que la Vache qui rit pour améliorer son haleine ! Il est bien possible de ces comportements de grignotage servent plutôt à calmer des inconforts émotionnels. Peut-être simplement de l'ennui, de la fatigue? Les émotions que l'on cherche à éviter ne sont pas forcement ni très bruyantes ni très douloureuses. Elles ne sont pas forcément non plus en rapport avec des événements très graves. Je vos suggère de faire un petit test. Prenez le temps d'observer ce que vous ressentez si vous différez quelques instants la consommation des aliments en question ? Tenez moi au courant. A très bientôt.
21/12/2011 (19:21) MANYUKA Bonjour, je vais terminer le premier carnet dans deux jours, j ai déjà pu remarquer que j ai perdu les signaux de faim "classiques"si j attend d avoir des signes physiques je me retrouve soit avec une sensation de froid intense soit un impératif d urgence pour manger avec sensation de malaise.Du coup je prend vite un morceau de pain et ensuite je ne sais plus si je dois faire un repas ou attendre de nouveau? Avec des signes qui ne sont pas situés dans la sphère digestive j ai ensuite du mal à voir les signes de satiété et de savoir avant d avoir trop mangé que j aurais pu m arrêter de manger avant. Comment retrouver les signes de faim "normaux"?merci Bonsoir Manyuka, Ce carnet a bien mis en évidence vos difficultés à repérer vos signaux de faim mais aussi à les supporter. Vous décrivez très bien l'intolérance à la faim. Les étapes qui suivent sont précisément consacrées à vous aider sur cette difficulté. Il vous suffit de vous laisser guider pour que cette situation s'améliore. Tenez-moi au courant.
21/12/2011 (19:22) Noelle bonjour, et merci d être là avant les fêtes et de nous accompagner avant cette période d émotions Je viens de finir l étape de manger un aliment gras sale, et comme ce sont les fêtes, justement, je préférerai ne pas entamer tout de suite l étape suivante, et utiliser un outil du quotidien, mais je ne sais pas lequel choisir. Que me conseilleriez vous ? Et puis, merci d 'avoir développé ce site, a vous et a GA, et joyeux noël Bonsoir Noelle, Durant la période des fêtes, je vous suggère de vous consacrer davantage à la dégustation. Ce qui me semble assez opportun dans cette période. Je vous suggère également si vous disposez d'un peu plus de temps que d'habitude d'augmenter vos entraînements à la PC. 20 à 30 min par jour en portant une attention particulière à vos sensations d'inconforts physiques. Très bonnes fêtes et à bientôt.
21/12/2011 (19:24) lys Bonjour Dr , plus j avance dans lc ,plus je suis angoissée ,avant je pensais que mes problèmes venaient de ma relation à la nourriture et à mon poids que je ne suis jamais arrivée à stabiliser avec lc je comprends que le poids certes fait partie de mes problèmes mais qu'il n'est qu'une facette et cela est très angoissant car mon problème c est moi et la façon de vivre ma vie ! est ce qu'avec le programme je vais trouver mes solutions? Merci lys Bonsoir Lys, Le travail sur le comportement alimentaire est parfois une prise de conscience douloureuse qui s'étend bien au delà des problématiques alimentaires. Le programme va profondément modifier votre relation aux aliments et faire en sorte que cette relation ne viennent plus interférer avec d'autres problématiques. Il va également modifier la relation que vous avez avec vos émotions et vos pensées en apportant une forte distanciation. Tous ces changements vous permettront d'aborder avec plus d'efficacité vos vrais problèmes et de changer ce qui peut être changé. Sans dépenser une énergie folle à lutter contre vos envies de manger, vos émotions et vos pensées négatives. Je crois que ces apports vous seront précieux pour négocier votre virage. Bon courage, lys.
21/12/2011 (19:27) lys bonsoir Dr , je suis régulièrement amener à me retrouver avec énormément de gens au sein de mon travail pendant plusieurs jours cela me stresse beaucoup , que pourrais je me dire et me répéter intérieurement pour que l épreuve soit plus facile à vivre , je pense progresser grâce à LC mais c est une situation qui me stresse beaucoup ,juste un petit conseil ! quelque chose qui pourrait m aider à ne pas penser que tous les regards sont braqués sur mon poids et que les personnes me jugent! lys Bonsoir Lys, Je crois que nous observons et jugeons les autres exactement comme les autres nous observent et nous jugent. L'erreur est d?avoir peur de ce jugement et de penser que nos relations sont essentiellement fondées sur l'observation de notre poids. Les gens avec lesquelles nous entretenons des relations habituelles nous jugent sur bien d'autres critères. Nous apprécions beaucoup de gens qui sont loin d'être parfaits. Nous n'avons pas besoin d'être parfait pour qu'on nous apprécie. Et nous n'avons pas non plus besoin d'être parfait pour nous apprécier nous-mêmes. Les relations humaines sont bien complexes et il serait simpliste de les réduire à des questions de poids. Même s'il est vrai qu'elle ne compte pas pour rien. Bon, c'était mon quart d'heure philo ! Joyeux Noël.
21/12/2011 (19:28) Epona68 Que pensez-vous de la thérapie par les acides aminés qui est censées rééquilibrer les neuromédiateurs impliqués dans la régulation de l'humeur et du comportement alimentaire (préconisés par Julia Ross)? Bonsoir Epona68, Il y a effectivement eu des tentatives d'explication et de traitement par certains AA dont notamment le tryptophane qui est un précurseur de la sérotonine. Cela a aussi donné lieu à des recherches pour médicaments agissant sur le comportement alimentaire. Pour le moment, tous ces résultats, il faut bien le dire, sont assez décevants et n'ont pas abouti à des applications pratiques. Bonne soirée.
21/12/2011 (19:28) lys re bonsoir en fait l exercice sur la faim me donne une sensation de peur de manquer et de boule dans l estomac mais je sais qu il faut que je fasse cette expérience et cela me rassure de pouvoir l arrêter quand je le veux ,de plus il y a une part de révolte chez moi et surtout une peur de ne pas y arriver par rapport a l exercice demandé mais j ai une complète confiance en LC qui m apporte énormément depuis 1 mois j ai ressenti beaucoup de choses depuis le début merci d exister lys Merci à vous aussi d'exister ! Vous êtes une personne très bien.
21/12/2011 (19:29) Rose-PetitBeurre Bonsoir Monsieur Zermati, une question qui ne concerne pas directement LC, mais je serai curieuse de savoir comment vous vous êtes rencontrés avec Monsieur Apfeldorfer et qu'est ce qui a fait qu'un nutritionniste de formation "classique" se soit orienté vers une approche plus globale et thérapeutique du surpoids ? Hou là là ! Ça, c'est toute une histoire. Je vous promets de vous répondre en détail mais pour cela, je vous donne plutôt rendez-vous sur les forums si vous le voulez bien. A très bientôt.
21/12/2011 (19:32) JPZ Et bien merci pour ce chat d'avant Noël. Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes. Et nous nous retrouverons sur les forums.
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