Chat du 28 septembre 2016 avec Gérard Apfeldorfer

28/09/2016 (18:34) Bonsoir Docteur, je ne mange jamais le matin: je n Bonsoir Docteur, je ne mange jamais le matin: je n'ai pas faim. Par contre, je fais du cardio step le matin le ventre vide . Est-ce une bonne chose ? J'ai aussi des pensées automatiques pendant le sport et il m'arrive de ne pas être concentré.Dois-je faire une séance de RPC avant de commencer le sport? Bonsoir à vous, Si vous n'avez pas faim le matin, il n'est donc pas nécessaire de manger. Il convient cependant de surveiller le retour de la faim, qui peut survenir dans la matinée et qui justifie alors une collation. Faire du sport le ventre vide ne pose habituellement pas de problèmes. Mais certaines personnes peuvent voir leurs performances baisser, voire avoir un malaise, dû à l'hypoglycémie. Tout s'arrange habituellement avec un petit apport de produit sucré. Concernant vos pensées automatiques (PA): je vous rappelle tout d'abord que la pratique de la pleine conscience n'a pas pour objectif de faire disparaître les PA, mais plutôt de les reconnaître en tant que telles et apprendre à prendre vos distances avec elles. Car on ne peut tout simplement pas faire disparaître des PA! Ce que je vous conseille: commencez par lister par écrit vos PA les plus fréquentes. Puis utilisez les techniques de défusion proposées sur le site, afin de savoir les laisser s'écouler et vous quitter sans dommage. Pendant le sport, sachez repérer la survenue d'une PA, sachez ramener votre attention sur votre exercice, encore et encore. En somme, il s'agit de considérer le sport comme un exercice de pleine conscience.
28/09/2016 (18:37) Rym Bonjour, à quand une journée thérapie en province? Bonsoir Rym, Heu, je ne sais pas. Et la province, c'est grand, hein? Marseille, Lille, Strasbourg, Brest?
28/09/2016 (18:38) alizee54 Arrivé a mon set-point comment stabiliser mon poids ? Bonsoir alizee, Ce qu'il y a de bien avec le poids d'équilibre, c'est qu'il s'équilibre de lui-même. Il n'y a rien à faire de particulier, si ce n'est manger en fonction de ses sensations alimentaires, en moyenne, pas forcément à chaque repas. C'est cela, le poids d'équilibre: on mange normalement, à sa faim et pas plus, ni moins, en moyenne, et le poids, sans être tout à fait fixe, oscille autour d'un poids. C'est le poids d'équilibre. Le point important: il convient d'accepter les petites fluctuations de ce poids sans s'en inquiéter. Ca monte, puis ça descend, puis ça remonte, et ainsi de suite. On laisse faire la nature.
28/09/2016 (18:44) esperanza20 Bonjour Mr Apfeldorfer : pourriez-vous m'indiquer si vous avez déjà traiter de l'équilibre alimentaire à la semaine, en ce qui concerne la conservation de l'équilibre métabolique des oligos-.éléments Bonsoir esperanza, Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question. Votre interrogation porte sur les apports nutritionnels, vitamines et minéraux, c'est bien ça? Eh bien, il y a une bonne nouvelle: pas besoin de s'en occuper dans la majorité des cas. Lorsqu'on est carencé en un micro-nutriment, on a alors du désir pour les aliments qui contiennent ce micro-nutriment, qui nous semblent plus attirants. Donc, il suffit de suivre ses appétences pour la plupart des micro-nutriments. La bonne question est donc: de quoi ais-je envie? Ces appétits spécifiques existent pour bon nombre de vitamines, mais pas pour toutes. Par exemple, pas pour la vitamine C. Mais les carences sont rares et les physiologistes expliquent que l'Homme n'a pas eu besoin de développer un appétit spécifique pour cette vitamine, car dans son environnement naturel, la vitamine C était abondante. Ce qui importe aussi, pour ne pas avoir de carence, c'est avoir une alimentation variée. Et c'est le cas lorsqu'on mange à la française, en suivant les traditions alimentaires de notre pays. En France, on consomme environ 30 aliments différents par semaine, alors qu'aux USA, on consomme en moyenne 7 à 8 aliments différents.
28/09/2016 (18:49) Rym Comment lutter contre des pensées permissives telles que :" foutu pour foutu" ... Une idee qui ferait contrepoids si j ose dire... Rym, se bagarrer avec ses propres pensées, voilà qui n'est jamais une bonne idée! Mais qu'est-ce qu'une pensée? C'est un objet mental, un outil élaboré par votre cerveau dans le cadre de sa tâche principale: résoudre les problèmes qui se posent, préparer à l'action, une action adéquate, et augmenter ainsi votre espérance de vie, votre confort. Certaines pensées sont élaborées dans le cadre d'un raisonnement. Mais d'autres sont devenues des automatismes. Ces "pensées automatiques" sont en fait comme des raccourcis mentaux permettant d'avoir une réponse très rapide face à un problème. Mais comme il s'agit d'un automatisme, la réponse est loin d'être toujours adaptée. Souvent, il s'agit d'une réponse obsolète. "Foutu pour foutu" est une pensée automatique qui devrait vous conduire à relâcher votre contrôle. Cela est parfois utile, cela a pu dans le passé être une bonne réponse. Mais à ce jour, est-ce toujours une bonne réponse? Le problème des pensées automatiques est qu'elles sont automatiques et qu'on ne peut pas débrancher le mécanisme. Alors, voilà la stratégie que recommandent les psychothérapeutes comportementalistes modernes: premièrement, lister vos pensées automatiques; 2) lorsqu'une PA survient, la reconnaître pour ce qu'elle est, et ramener son attention sur ce qu'on était en train de faire, sans se préoccuper du sens de la PA. On appelle cela "défusionner" d'avec la PA. On ne la prend pas à son compte, on ne se considère pas comme étant son auteur, on la laisse passer au travers de nous, sans ergoter. C'est plus efficace et moins fatiguant que de chercher à "discuter" avec ses PA.
28/09/2016 (18:54) sosso85 Comment gérer des goûts comme le chocolat que je mange avec plaisir mais sans faim Ne comptez pas sur moi pour vous dire du mal du chocolat, sosso! Mais le chocolat est-il indéfiniment bon? Je parle d'une consommation sur un mode de dégustation, bien sûr. Car le chocolat est une matière précieuse, au goût très puissant, qu'il convient de respecter. L'avaler à toute vitesse, ce n'est sûrement pas lui témoigner le respect qui lui est dû. Lorsqu'on mange ce chocolat en se centrant sur ce qui se passe dans la bouche, on constate vite que le plaisir qu'il procure ne se maintient pas. Et si on en consomme trop, cela vire au dégoût, à l'écoeurement! Certes, avaler tout rond du chocolat sur un mode boulimique permet d'en manger beaucoup, mais ce n'est pas le cas lorsqu'on déguste. Alors, lorsque vous mangez du chocolat, respectez-le, respectez-vous. A moins que pour vous, ce chocolat serve à calmer vos émotions, et non pas à faire plaisir à votre palais. dans ce cas, vous en consommerez jusqu'à ce que l'émotion soit calmée (et ensuite, vous attendrez, je l'espère, le retour de la faim pour remanger). Là encore, comme vous voyez, il y a une limite à votre consommation. Cependant, si vous culpabilisez de manger votre chocolat, si vous avez peur d'en être bientôt privée (parce que, par exemple, c'est interdit de manger du chocolat, selon vos principes) alors il n'y a pas de limite à votre consommation. La culpabilité et la peur de manquer entretiennent indéfiniment votre besoin de chocolat. Linecoaching, en vous proposant des exercices de dégustation, et surtout, ensuite, des exercices de consommation de chocolat (ou d'autres aliments riches) en lieu et place de repas classiques, vous permet de perdre votre peur de manquer et vous démontrent que votre culpabilité n'a pas lieu d'être. Vous trouvez alors des limites naturelles à votre consommation, sans privation.
28/09/2016 (18:57) Carlotta92 Bonjour, J'ai beaucoup de mal à adapter la taille des portions en fonction de ma faim. Que je ressente une grande faim ou une petite j'ai l'impression que la taille de mon assiette est la même et j'ai des difficultés à identifier le seuil de satiété. Auriez-vous des conseils pour le détecter, surtout en cas de petite faim ? Par ailleurs, on m'a indiqué que même 2 bouchées mangées au delà de sa faim à chaque repas faisait grossir à termes. Mais comment réussir à identifier ces 2 bouchées de trop ? Quand c'est bon c'est très (trop?) difficile de s'arrêter et d'en laisser dans l'assiette.. carlotta, vous me semblez bien inquiète. Décontractez-vous! Les quantités consommées lors des repas n'ont pas besoin d'être précises à ce point. Il est courant, pour tout le monde, de manger plus qu'à sa faim, et d'autres fois, moins qu'à sa faim, sans conséquence sur le poids. Comment cela est-il possible? Parce que notre organisme est souple. Lorsque nous mangeons un peu plus que nos besoins, par la suite, nous avons un peu moins faim, et vice-versa. Les apports se moyennisent dans la durée, et justement c'est dans la durée, à l'échelle de la semaine ou de la quinzaine de jours, qu'il faut considérer les choses. Quand on vous dit que 2 bouchées de trop font grossir, cela veut dire que si, à toutes les prises alimentaires, vous mangez un tout petit peu trop, systématiquement, eh bien, cela finit par s'additionner. Cela ne veut pas dire que 2 bouchées de trop à un seul repas font grossir! Parce que, si vous écoutez vos sensations alimentaires, après ce petit plus, il y aura par la suite un repas où vous mangerez légèrement moins. Pour bien ressentir le rassasiement, que faire? Tout d'abord, avoir faim quand on commence à manger. Sans faim au départ, pas de possibilité de se sentir rassasié, puisqu'on est déjà rassasié, en quelque sorte, avant d'avoir commencé. Ensuite, il faut déguster ce qu'on mange, et repérer le moment où l'aliment n'apporte plus de réel plaisir gustatif. On est alors arrivé au rassasiement gustatif (ou rassasiement sensoriel spécifique, RSS, pour le nom savant). Attention, ce RSS ne vaut que pour les aliments à haute et moyenne densité énergétique, mais n'est pas perceptible pour la salade ou les légumes, qui se mangent plutôt selon leur volume. Mais pour ces aliments là, un peu plus, un peu moins, ça n'a pas grande importance. Le RSS nous signale que nous avons mangé assez de tel aliment, mais nous pouvons avoir encore envie de manger... autre chose. Ce que nous pouvons faire, bien sûr, dans le cadre d'un repas. Puis vient le moment où nous n'avons plus envie de rien. c'est le rassasiement global. Si vous vous trompez sur le rassasiement, et que vous mangiez trop, que se passe-t-il? Votre faim mettra plus longtemps à revenir, ou bien sera moins intense au repas suivant, et c'est là que vous mangerez moins. Alors, donc, pas d'affolement!
28/09/2016 (18:58) aby00 Bonjour, petites questions de nouvelle, auxquelles je n'ai pas trouvées réponses sur le site 1) je bois toute la journée de la tisane ( 2 l avec 3 càc de fructose); où le mettre dans les compte-rendus alimentaires? 2) si on mange 1 caramel, doit-on faire un compte rendu? 3) j'ai des problèmes de santé et je souffre beaucoup dès que je m'active: cela est-il traité ou abordé et à quel moment du "parcours" Merci de vos réponses :-) Réponse 1: tisane + fructose = boisson sucrée. Sur le site, nous parlons d'unité alimentaire, c'est-à-dire qu'un aliment vaut une unité. Nous faisons cela pour, dans le début du programme, ne pas mettre l'accent sur les quantités consommées. Donc, de ce point de vue, 1 caramel ou 10 caramels = 1 UA. 3) Si je comprends bien, l'effort physique vous est difficile. Certes, nous conseillons de faire bouger son corps. Le mouvement permet de mieux habiter son corps, facilite la réconciliation avec lui. Mais à l'impossible, nul n'est tenu. Vous pouvez faire le programme sans mobiliser votre corps. Nous n'en parlons pas dans le programme, mais vous pouvez vous adresser à votre coach pour aborder cette difficulté particulière.
28/09/2016 (18:59) aby00 (suite) ... 4) pourrait-on avoir des rappels par sms pour les tchats avec vous ou notre groupe? Nous ne l'avons pas prévu dans l'immédiat. Mais ce serait assurément une bonne idée.
28/09/2016 (19:01) aby00 5) l'arrêt du tabac et la ménopause sont-ils abordés et à quel moment? Nous n'abordons pas ces problèmes, particuliers, pour le moment dans le programme. Nous pensons faire des programmes spécifiques pour cela, mais ce n'est pas encore réalisé. Il est vrai que l'arrêt du tabac conduit à grossir car le tabac constitue un excellent coupe-faim. Toxique, par ailleurs. Comme d'ailleurs les autres coupe-faims. Pour la ménopause, les choses sont plus discutables, car l'effet de l'arrêt des hormones féminines est surtout de masculiniser la silhouette (effacement de la taille, ventre un peu plus gros) et pas d'entraîner systématiquement une grosse augmentation du poids, juste quelques kilos. Si on prend plus, c'est souvent en raison de la dépression qui accompagne la ménopause. Dans ce cas, il convient de s'occuper de la dépression, de ses causes, qui sont souvent une remise en question globale de sa vie.
28/09/2016 (19:12) chris212 Bonsoir Docteur, Voilà quelques temps déjà que je viens d'aborder l'étape "Mieux gérer ses fins de journée". Il marrive d'avoir des EME, en cas de disputes ou d'accrochages dans la journée avec mon entourage. Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille... et je pense que c'est le cas pour tout le monde. ça je peux apprendre à le gérer avec la PC et l'EME-zen. Avec le recul, je me rends compte également que lorsque je fais une compulsion après le dîner, c'est souvent parce que je ne suis pas satisfaite du repas ou plutôt je ne mange pas ce qui me fait vraiment envie. Tout ça faute d'avoir prévu une repas de qualité. Tout cela demande beaucoup de temps et d'organisation. C'est aussi prendre du temps pour soi.... Mais j'ai également pris conscience lors de la pause respiratoire avant le dîner que des tas de rumninations, pensées plus ou moins agréables peuvent survenir et m'envahir. Ca fait peur. Et je me demande si ce n'est pas là que se situe la source de mon plus que surpoids... Cette étape n'est pas facile facile... C'est même difficile. Parce que les EME penvent être source d'angoisse. En pratiquant une pause respiratoire qui tenait plus de la RPC avant le repas du soir (pause de 10mn), j'ai été "assailli" de pensées assez "sombres" auxquelles je ne m'attendais pas du tout. Et même l'EME-zen n'a pas suffit. Et du coup EME majeure. Et compulsion majeure comme je n'en ai pas eu depuis mes débuts sur LC. Je voudrai tirer le plus possible de cette étape car c'est dans l'émotionnel que se trouve la clé pour résoudre une grande partie de mes problèmes de comportement alimentaire. Cette étape est un grand défi à elle toute seule ! D'avance merci pour votre aide chris, je trouve que vous faites de sacrés progrès! Vous avez compris que manger était une chose importante, qui nécessitait du temps et de l'organisation afin qu'on puisse être satisfait, sans excès. Vous avez compris qu'il fallait s'occuper activement de son bien-être émotionnel, ce qui s'appelle de l'hygiène mentale, condition absolument nécessaire pour bien vivre sa vie. Vous avez constaté que dans votre esprit, pouvaient apparaît des pensées déplaisantes, ce que vous appelez des ruminations. Les pensées automatiques deviennent vite des ruminations pénibles dès lors qu'on les prend au sérieux, pour argent comptant. Il va vous falloir travailler sur la défusion, dont j'ai déjà parlé ce soir. Parmi les techniques de base: écrire ses PA, comme je l'ai dit. Et prendre ses distances avec ses PA, par exemple en les rendant ridicules (voir sur le site les techniques de défusion) ou avec la pleine conscience (chaque PA ne fait que nous traverser, si à chaque fois qu'on en identifie une, on ramène gentiment mais fermement, son attention sur le focus du moment). Comme vous le dites, une EME peut en cacher une autre: faire une EME est un stress, qui déclenche l'EME suivante. C'est bien pourquoi il est si important de se donner le droit de manger excessivement, si l'occasion nous est donnée, ou si on ne parvient pas à faire autrement. Puis ensuite, attendre tranquillement, sereinement, le retour de la faim .Les excès ponctuels sont lissés et c'est parfaitement normal, physiologique. Ce sont les excès à répétition, donc les cercles vicieux, qui posent des problèmes.
28/09/2016 (19:14) oggyetsescafards après des mois où j'ai réussi à appliquer la démarche et stabilisé mon poids, j'ai subi une abdominoplastie. A partir de là, j'ai très difficilement réussi à percevoir mes sensations physiques et alimentaires. J'ai préféré arrêter le coaching le temps de me retrouver. Aujourd'hui, je me décide à reprendre car je sens que j'ai besoin d'un coup de main pour me retrouver. Néanmoins, les exercices de pleine conscience me sont très dérangeants, un sentiment de perte de temps me prend lorsque j'essaie de les faire. Comment réussir à me recentrer sur moi même et mes sensations? oggyetsescafards, bonsoir. Bravo pour ce retour. Et je comprends que les exercices de pleine conscience puissent être dérangeants, puisqu'ils conduisent à observer nos pensées, et parmi ce pensées, un certain nombre qui nous dérangent. Mais nous les avons quand même, et lorsque nous cherchons à les glisser sous le tapis, elles restent là et produisent leurs effets sur notre mental, que nous en soyons conscients ou pas. Nous ne sommes pas responsables de nos pensées. Nous ne les choisissons pas. Nous les constatons. Nous sommes cependant responsables de nos actions. Mais ces actions ne sont pas déterminées par n'importe quelle pensée qui nous traverse l'esprit. Des pensées peuvent traverser notre esprit, et nous les laissons le traverser et disparaître. Ces pensées-là sont comme des scories sans conséquence. C'est bien différent que de décider de ses actes. La phrase à graver sur votre cheminée: "je ne suis pas mes pensées". Verbe être et verbe suivre.
28/09/2016 (18:29) G. Apfeldorfer Bonsoir tout le monde. Bienvenue dans cette foire aux questions. Je ferai mon possible pour répondre à tous, mais premier arrivé, premier servi, n'est-ce pas.
28/09/2016 (19:15) Papillon23 bonsoir docteur. La gourmandise est elle une emotion ? Heu, je ne dirais pas ça. La gourmandise est une qualité qui nous fait rechercher le meilleur, ce qui peut nous procurer le plus grand plaisir. Mais la gourmandise ne nous conduit pas à manger excessivement, car le vrai gourmand constate vite que le plaisir à manger une aliment délicieux s'estompe vite et que si on continue à manger, on a peu de plaisir (voire on s'écoeure) et on empiète sur le plaisir qu'on pourrait avoir par la suite lorsque la faim revient. Il faut donc distinguer la gourmandise de la gloutonnerie, qui consiste à avaler sans attention, à engloutir. D'ailleurs, le péché captal n'est pas la gourmandise, mais la gloutonnerie. En anglais: the sin of glutonny. En français, le mot a changé de sens au XVIIIe siècle.
28/09/2016 (19:18) Papillon23 pour tester ma faim la coach me conseille d'avoir quelque chose que j'aime à manger sur moi comme des biscuits, un fruit... et de n'en manger qu'un tout petit morceau pour "tenir"jusqu'au prochain repas.... est ce que cela peut être un carré de chocolat ? Personnellement, je ne vous donnerais pas le même conseil. Soit vous avez faim, et pourquoi alors ne pas faire une collation? Une collation pas trop importante, calculée, afin que la faim revienne idéalement à l'heure du repas. Soit votre faim est trop petite pour que ce soit la peine de s'en préoccuper, et alors pourquoi manger? Ceci dit, on peut aussi manger un carré de chocolat entre 2 repas, si on veut, juste comme ça, pour se réconforter, ou pour toute autre raison. Il n'y a pas d'interdit. Mais mieux vaut avoir au moins une petite faim, pour qu'on puisse l'apprécier. En conclusion, si vous avez une toute petite faim, mieux vaut la laisser grandir afin qu'ensuite, cela vaille la peine de manger. Voilà qui devrait vous apprendre à ne pas avoir peur d'avoir faim. Pourquoi craindre la faim, si on sait qu'on peut manger chaque fois qu'on a faim, à toute heure? Et qu'on peut même manger sans avoir faim, si on veut.
28/09/2016 (19:18) Rym Lyon :) Lyon est une belle ville. Un de ces jours, nous irons.
28/09/2016 (19:20) wacpfr l'expérience de la faim a été trés difficile, je partais sans petit déjeuner et me retrouvait trés rapidement trés irritable. cela voulait il dire que j'avais faim en fait ? Oui wacpfr, l'irritabilité est fréquente en cas de grande faim. C'est intéressant de voir que c'est cela que vous avez repéré pour le moment pour vous signaler la présence de la faim. Mais cela signifie aussi que vous ne percevez pas pour le moment la faim modéré, et encore moins la petite faimL La petite faim n'est que la capacité à apprécier la nourriture, sans autre manifestation. Mais l'important, c'est la faim modérée, qui se présente comme une anticipation du plaisir qu'on va avoir si on mange. La faim modérée peut se signaler à nous par une gorge serrée, un creux ou un vide à l'estomac, des gargouillis dans l'intestin, mais les signaux sont variables d'une personne à l'autre. Il va donc falloir travailler là dessus pour identifier cette moyenne faim, le bon moment pour manger. Alors qu'avec la grande faim, qui est une souffrance, c'est déjà un peu tard.
28/09/2016 (19:21) G. Apfeldorfer Répondu à toutes les questions! Alors, si vous en avez une petite dernière, pour la route...
28/09/2016 (19:25) wacpfr si j'ai faim à 4h du matin dois je me lever et manger ? Si vous avez très très faim, alors oui. Mais sinon, mieux vaut attendre le matin. La faim est un signal qui est là pour vous indiquer que votre corps a épuisé le carburant disponible dans le tube digestif. Mais le corps a des réserves et peut poursuivre en y faisant appel, même si on ne mange pas. On n'est pas tenu d'obéir impérativement à ce signal, donc. On s'adapte aux circonstances.
28/09/2016 (19:29) Carlotta92 Merci docteur, en réponse à ma question vous indiquez qu'il convient de s'arrêter au moment du rassasiement gustatif. Mais quand l'aliment ou le plat est bon..impossible de ressentir moins de plaisir gustatif à manger... C'est donc au cerveau de prendre le relais et d'indiquer qu'il convient de s'arrêter parce que là cela fait trop ? Carlotta, vous mangez sans doute trop vite, et de façon pas assez attentive à ce qui se passe dans votre bouche. Les aliments les meilleurs, ceux à haute densité énergétique, sont ceux qui provoquent le plus de lassitude gustative avec le moins de bouchées. Ce que vous décrivez s'apparente à de la restriction cognitive: vous avez peur de manquer de cet aliment délicieux par la suite. Cette peur vous motive à poursuivre. Il convient donc de banaliser les aliments délicieux. D'ailleurs, pourquoi manger autre chose que des aliments délicieux? Les exercices de remplacement d'un repas classique par un aliment délicieux devraient vous permettre de sortir de là.
28/09/2016 (19:30) G. Apfeldorfer Bon, cette fois-ci, nous arrivons bel et bien à la fin du chat. Bonne soirée à toutes et tous et bon appétit pour le dîner!
X