Chat du 4 avril 2017 avec Gérard Apfeldorfer

04/04/2017 (18:05) ETOILE123 Comment faire pour que la nourriture ne soit plus perçue comme une récompense lorsque cela dure depuis la plus tendre enfance ? Bonsoir étoile, J'ai un peu de mal avec votre question. En quoi est-ce gênant que la nourriture, la bonne, la délicieuse, soit identifiée à une récompense? Cette question me semble avoir des relents de moralisme alimentaire, de puritanisme. Pour les Puritains, on ne doit pas prendre plaisir, ou en tout cas pas trop, à manger. Manger doit uniquement servir à nourrir le corps, puisqu'il faut bien en passer par là, mais ne doit pas conduire à des plaisirs charnels. Car pour les Puritains, le plaisir charnel, qu'il soit d'ordre sexuel ou bien un autre plaisir des sens, est par nature diabolique et détourne de Dieu. Mais les Puritains n'ont pas compris que le plaisir, et le déplaisir, sont les carottes et les bâtons qui nous conduisent à agir dans le respect des besoins du corps (et de l'esprit, tout autant). Je mange ce que j'aime, et tant que cela me fait plaisir. Mais aussi, je constate que ce que j'aime, je ne l'aime pas indéfiniment. Après un certain nombre de bouchées, je n'apprécie plus sur le plan gustatif cet aliment qui m'a procuré du plaisir. Si je persiste à en manger, vient l'écoeurement, le dé-goût. Et donc, je ne consomme pas davantage que ne le veut mon corps. Tout cela ne fonctionne bien entendu que si je suis très attentif à mes sensations, gustatives et autres, qui sont des signaux de mes besoins. C'est pourquoi je mange attentivement, en dégustant, en écoutant ma faim, et mon envie de manger l'aliment que je consomme. Et aussi, il faut que ce ne soient pas une lutte contre des émotions et des pensées pénibles qui motivent ma consommation. Dans ce cas, ce qui met fin à ma consommation, c'est l'obtention du réconfort et non pas le rassasiement. Alors, vu comme ça, manger est une récompense si ce que je mange correspond à ce que je désire, et seulement durant le temps où je le désire gustativement. Et je ne le désire pas au-delà d'une certaine quantité. Alors, où est le problème? Les bonbons, désirables, cessent de l'être au-delà d'une certaine quantité consommée. Ils ne récompensent plus. On s'arrête (avec la réserve faite précédemment en ce qui concerne les envies de manger émotionnelles).
04/04/2017 (18:01) helene bonjour je débute pour le moment j ai juste mon carnet à rempli c est ça? Bonsoir Hélène et bienvenue dans le programme Linecoaching. Oui, durant la première semaine, votre tâche est d'observer comment vous mangez. C'est un préalable à tout changement. Ensuite, votre tâche sera de faire chaque exercice proposé, aussi consciencieusement que possible, mais sans zèle. Et aussi, votre tâche sera d'être patiente, d'attendre que, changement après changement, votre comportement alimentaire se modifie en profondeur, jusqu'à ce que cela ait des conséquences positives sur votre poids. Alors, bonne route à vous!
04/04/2017 (18:07) louise.parr Bonjour! Comment peut-on savoir qu'on a atteint son "set point"? Je suis le programme depuis juin et je crois en avoir très bien compris les grands principes. Je me suis "relâchée" sur le suivi du programme ces derniers mois, c'est à dire que je n'enchaine plus les étapes semaine après semaine comme au début, mais je continue à faire ce que j'ai appris quand je mange. Depuis le début j'ai perdu au moins 5kg. Je fais plus ou moins le poids que j'ai fait le plus fréquemment depuis mon adolescence. Je suis descendu à -7kg pendant quelques semaines (plus bas poids que j'ai fait depuis mes 17 ans) puis c'est revenu à -5kg ou -6kg. Je reste plus "ronde" que ce qui est considéré comme mince donc je ne sais pas très bien si j'ai atteint mon maximum? Est-ce que je ne perds plus vraiment de poids parce que je me repose exclusivement sur les premières étapes du programme alors que je pourrais encore progresser? Est-ce que parce que j'ai déjà atteint mon vrai poids? Est-ce que quand j'ai fait -7kg c'était un hasard ou est-ce que ça veut dire que mon set point est peut-être plus bas que maintenant? Je voudrais avoir une idée de tout ça pour voir si j'ai encore des choses à corriger dans mon comportement ou non! Merci! Bonsoir louise, Vous posez une excellente question: comment savoir si on est à son poids d'équilibre? La question est difficile car il n'existe pas de moyen scientifique de mesurer ce poids d'équilibre, qui se définit essentiellement sur un mode quasi tautologique. Le poids d'équilibre est celui auquel le corps se stabilise en moyenne (avec la possibilité de fluctuations normales de 1 à 2 kilos, selon les moments) dès lors qu'on mange en moyenne, en respectant ses sensations alimentaires. Si donc, vous mangez en respectant globalement, en moyenne (pas forcément à tous les repas) vos sensations de faim et de satiété, ainsi que vos sensations de rassasiement, et si votre poids se retrouve tourner autour d'un poids constant, alors c'est cela votre poids d'équilibre. Et il semble bien que ce soit le cas, non? Le poids d'équilibre n'est pas le poids désiré, n'est pas le poids conseillé par des tables construites à partir de statistiques de population, et n'est pas non plus ce qu'on appelle le poids de forme. Le poids d'équilibre peut s'avérer plus élevé que ce qu'on voudrait. Mais c'est le poids pour lequel votre pondérostat est réglé, et à l'heure actuelle, on ne sait pas reprogrammer le pondérostat. Chercher à être plus mince que son poids d'équilibre est possible, sur une courte durée. mais sur une longue durée, la faim, l'envie de manger se font de plus en plus pressantes au fur et à mesure que le temps passe: votre corps vous presse de revenir au poids d'équilibre. Si bien qu'il vaut mieux, pour son confort physique et mental, accepter son poids d'"équilibre, comme on accepte d'autres caractéristiques corporelles qui ne nous plaisent pas, parfois, tant que ça.
04/04/2017 (18:14) milena Bonjour ,j'ai souvent très faim en fin de matinée , avent l'heure du déjeuner (je travaille , je ne peux pas manger quand j'ai faim) et cette faim me rend nerveuse avec parfois une douleur gastrique vive.Merci pour votre réponse. Bonsoir milena, Je suis désolé pour vous, que vous ne puissiez pas manger un bout de quelque chose à votre travail, ce qui serait la meilleure chose à faire si vous avez très faim. Et en même temps, cela me surprend un peu. Quel genre de travail faites-vous, qui ne permette pas de faire une petite pause et de grignoter un petit quelque chose? Pilote de chasse? Plongeuse sous-marine? Si vraiment ce n'est pas possible, alors vous devriez manger un peu plus au petit-déjeuner, pour ne pas avoir faim avant le déjeuner. Au début, vous aurez la sensation d'avoir trop mangé, puis cela vous semblera la bonne quantité. On appelle cela les appétits prévisionnels, qui nous permettent de manger les bonnes quantités pour aller confortablement jusqu'au repas suivant. C'est une forme d'apprentissage, c'est-à-dire de conditionnement.
04/04/2017 (18:16) milena Bonjour , quand je suis fatiguée et que je suis rassasiée , je n'arrive pas à laisser un reste dans mon assiette et me priver de dessert. Plus je suis fatiguée et moins je me maitrise. Merci pour votre réponse.ar Plus vous êtes fatiguée, et moins vous avez le contrôle de vous-même, ce qui me semble bien normal. Se contrôler, c'est horriblement fatiguant. La conclusion est que vous devriez sans doute vous reposer un peu avant de passer à table. Car il n'est effectivement pas bon de passer à table dans d'aussi mauvaises conditions. Ceci dit, pourquoi parlez-vous de vous priver de dessert? Quelle drôle d'idée! Ce que je comprends, c'est qu'en fait, vous êtes à ce moment-là dans une envie de manger émotionnelle. Car vous pouvez considérer la "fatigue" comme l'équivalent d'une émotion. Et donc, comme je le disais, il convient en premier lieu de soulager cette fatigue (en se reposant) avant de manger. Ou bien d'accepter de manger (plus que vos besoins physiques) afin de calmer la fatigue, puis ensuite d'attendre le retour de la faim pour manger à nouveau. Mais la première solution me semble préférable.
04/04/2017 (18:19) ETOILE123 Bonjour, je me suis aperçue que je régulais très bien ma soif en buvant de l'eau lorsque je ressentais la soif et en étant capable de m'arrêter spontanément sans finir mon verre quand ma soif est étenchée. Pensez-vous que je puisse me servir des mêmes "outils" pour travailler sur mon alimentation ? Je suis en capacité de boire exceptionnellement un soda sucré quand j'ai soif sans culpabilité (aliment réconfortant) et pourtant ce n'est pas une boisson/aliment que j'utilise pour assouvir une EME ? Quelle différence entre un soda sucré qui me procure du plaisir et du chocolat qui est un aliment refuge pour moi puisque j'ai autant de plaisir avec l'un qu'avec l'autre alors que seul le chocolat est concerné dans mes EME ? Effectivement, en ce qui concerne le besoin d'eau, la plupart des personnes (mais pas toutes) savent reconnaître leur soif (soif = faim d'eau) et savent reconnaître la fin de la soif (soit le rassasiement d'eau). Elles ne boivent pas plus que les besoins de leur corps. Les boissons sucrées sont, comme vous l'avez bien compris, à la fois un apport d'eau, mais aussi un aliment énergétique. Elles peuvent donc représenter un moyen de répondre à une envie de manger émotionnelle. Cependant, cela s'avère pour la plupart moins efficace qu'un aliment à haute densité énergétique, tel le chocolat. Par définition, une boisson sucrée est diluée et donc moins efficace. Les aliments réconfortants ne le sont pas seulement en raison de leur apport énergétique, mais aussi en raison des représentations dont ils sont porteurs, ce qui renvoie à notre histoire personnelle. Et donc, ce qui est réconfortant pour l'un peut ne pas l'être pour une autre personne. Le pouvoir réconfortant d'un aliment est un fait très subjectif. Dans votre cas (et vous n'êtes pas toute seule) le chocolat est très efficace. Mais peut-être, si vous abusez de chocolat, constaterez-vous qu'il devient moins efficace et durant un moment, vous réconforterez-vous avec autre chose.
04/04/2017 (18:19) ETOILE123 Bonjour, Dans mon cas personnel, j'aimerais pouvoir bénéficier d'une consultation avec vous ou avec le Dr ZERMATI pour pouvoir faire le point sur mon avancée dans quelques mois. Pour moi c'est essentiel, qu'en pensez vous ? Bonsoir étoile, En ce qui me concerne, je ne consulte plus. Mais mon collègue Jean-Philippe Zermati consulte, lui, et son cabinet est sur Paris. Rien ne fait obstacle à ce que vous le consultiez, après avoir déniché son numéro de téléphone dans un annuaire.
04/04/2017 (18:21) SWANINI Bonjour, si je passe devant un paquet de bonbon ouvert, des tranches de saucisson, ... Je ne peux pas m'empêcher d'en manger, même sans faim et même si je me sens détendue. C'est plus fort que moi. Comment arriver à changer ce comportement ? Merci. (je ne serai sans-doute pas en ligne ce soir) Bonsoir swannini, Vous êtes très certainement en restriction cognitive. C'est-à-dire que vous vous êtes interdit certains aliments considérés comme "grossissants". La privation a exacerbé votre désir. Lorsque vous rencontrez ces aliments, vous vous précipitez sur eux car vous êtes dans l'idée que vous n'y avez pas droit. Lorsque vous transgressez l'interdit, vous ne pouvez plus vous arrêter (ou en tout cas, c'est difficile) puisque vous êtes dans l'idée qu'après cette "crise alimentaire", de nouveau, vous n'aurez plus accès à ces aliments. Il faut donc se dépêcher d'en manger le plus possible. De nombreux exercices du programme sont destinés à vous sortir de cet état de restriction cognitive, qui conduit à alterner les privations et les crises alimentaires. Par exemple, la réintroduction des aliments interdits, leur consommation sur un mode de dégustation. Vous allez voir que, grâce à ces exercices, vous pourrez bientôt manger normalement du saucisson ou des bonbons, car vous aurez retrouvé la liberté d'en manger chaque fois que vous en avez envie. La question ne sera plus "est-ce que j'ai le droit", mais "est-ce que j'en ai envie à cet instant, maintenant?"
04/04/2017 (18:27) Steffi1973 Bonjour je suis nouvelle sur le programme (inscription samedi) je n'ai pas beaucoup de poids a perdre 3-4 kilos mais surtout de mauvaise habitude qui me gêne.C'est à dire que certaines fois j'ai du mal a m'arrêter de manger et certaines fois le repas terminé j'ai envi de manger des choses sucrés, ce que je trouve parceque bien sur je n'achète rien pour ne pas etre tenté mais je vis avec une personne qui lui ades petites réserves.Dans ses moments la je mange en grande quantité et n'importe quoi et souvent seule, ses derniers temps je mangeais un peu plus devant lui mais bon.. j'en ai marre de faire attention le restant du temps et de tout gacher avec ses écarts.merci d'avance Bonjour steffi et bienvenue dans le programme. Je viens de répondre à Swanini qui, comme vous, est en restriction cognitive. Ce sont vos interdits qui conduisent à cette alternance fatiguant de privations et d'excès. Le programme Linecoaching est construit pour vous permettre de retrouver votre liberté de manger. Enfin, c'est la liberté, puisqu'il n'y a plus d'interdit, mais ce n'est pas l'anarchie pour autant, puisqu'on suit les signaux que nous adresse notre corps: la faim, le rassasiement, ainsi que nos appétences. On se met à l'écoute de son corps, et on s'aperçoit alors qu'on mange ce qu'on veut, mais pas tant que ça, parce que nos désirs s'épuisent très vite. Surprise!
04/04/2017 (18:30) Steffi1973 Par contre ce soir je ne suis pas dispo pour le chat j'espère que ca ira quand même.merci Vous lirez donc les réponses en différé.
04/04/2017 (18:30) Steffi1973 Depuis samedi je n'ai plus eu d'envies peut être du fait que j'ai mangé ce qui me faisait plaisir en étant raisonnable bien sur... j'èspère que ca va continuer... par contre difficile d'estimer sa faim... car je n'ai pas l'impression quelle augmente, j'ai quelques gargouillements même si j'attends.. ca va peut être changer.Merci beaucoup steffi, ne soyez pas si pressée, et faites simplement les exercices proposés. Les changements se feront peu à peu.
04/04/2017 (18:31) Steffi1973 encore une petite question comment faire pour manger lentement.. merci Pour manger lentement, il faut déguster ce qu'on mange. Mangez-vous vite dans un restaurant gastronomique? En fait, l'objectif n'est pas de manger lentement, mais de manger attentivement. En dégustant, en prenant son plaisir, en repérant le moment où le plaisir gustatif disparaît, ce qui signale le rassasiement gustatif. Et si on veut manger attentivement, alors forcément, on est bien obligé de prendre son temps.
04/04/2017 (18:35) agathe70 RPC: nouvelle abonnée , je me rends compte que je dois intensifier mes mouvements respiratoires pur rester concentrée sur ma respiration, est ce normal? Merci Bonsoir Agathe et bienvenue dans le programme Linecoaching. Le premier exercice de pleine conscience qui est habituellement proposé consiste à centrer son attention sur la respiration, sans chercher à en prendre le contrôle. La respiration sert alors d'ancre qui permet de rester centré sur l'instant présent, à l'exclusion du passé ou du futur. Effectivement, habituellement, notre esprit est accaparé par le passé (on se le remémore) ou le futur (on fait des projets, on pense à ce qu'on va faire). Si bien que le moment présent n'est guère présent à notre esprit. Qu'y a-t-il à contempler dans le moment présent? Les sensations physiques (par exemple, les sensations liées à la respiration), les pensées (des pensées ne cessent jamais de circuler dans notre esprit) les émotions (les pensées et les émotions vont ensemble; et les émotions sont détectables par les sensations physiques qu'elles déclenchent). On observe tout cela, sans chercher à l'influencer, en spectateur, et on ramène régulièrement son attention sur la respiration, histoire de rester autant que possible dans le moment présent. Pourquoi faire cela? Il s'agit tout d'abord d'un entraînement de sa capacité d'attention. Ensuite, il s'agit d'augmenter sa tolérance émotionnelle: on constate en effet que les émotions et les pensées pénibles sont passagères dès lors que leur présence est acceptée, qu'on ne lutte pas contre elles. Un petit tour et puis s'en vont. Quelles que soient ces émotions et ces pensées. C'est le refus des pensées et des émotions, la lutte, qui fait qu'elles persistent. Donc, si vous constatez que votre respiration s'accélère, alors c'est cela que vous observez. Vous pouvez vous dire: tiens, ma respiration s'accélère. Et revenir sur l'observation des sensations respiratoires. Il est courant que le fait de porter son attention sur respiration modifie cette dernière. Mais avec l'habitude, cet effet disparaît.
04/04/2017 (18:40) ML974 Bonsoir, j'ai remarqué que souvent avant de faire une crise d'allergie ou d'être malade, j'ai une forte envie de manger que j'ai du mal à rassasier. (surtout avant une crise d'allergie et cela fait plus de 40 ans que cela dure) A quoi cela est-il dû? Bonsoir ML974, Ce que vous décrivez est assez banal et je suis sûr que si vous faites votre enquête autour de vous, vous trouverez bien des personnes qui réagissent ainsi. On peut dire qu'il s'agit d'une forme d'envie de manger émotionnelle: vous êtes dans un état de faiblesse, vous vous sentez amoindri, et vous cherchez du réconfort dans une nourriture susceptible de vous faire du bien, physiquement en mentalement. Pas des haricots verts.
04/04/2017 (18:00) G. Apfeldorfer Bonsoir tout le monde! Bienvenue dans cette foire aux questions. Vous demandez, je réponds. Enfin, si je peux...
04/04/2017 (18:45) ZENE Bonsoir à tous. Voilà 2 mois que j'ai commencé le programme. Je bute toujours sur l'équilibre alimentaire. Hier soir, après la viande et les pâtes, je n'avais plus faim. Ce qui ne m'a pas empéché de déguster une petite part de fromage. par contre, j'ai délaissé les légumes. Ce midi, idem. J'ai en tête les régimes suivis avec légumes "obligatoires" à tous les repas. Bonsoir zene. C'est difficile de s'en débarrasser, de ces idées du repas équilibré, hein? Pourtant, d'un point de vue scientifique, les repas équilibrés sont un non sens. Ce qui doit être "équilibré", c'est l'alimentation globale, et pas le repas. Si bien que si on n'a plus faim après le plat principal, pourquoi se forcer à manger du fromage? Alors que ce fromage, vous pourriez très bien le manger au repas suivant, et si vous avez un petit appétit, ne pas manger de plat avec viande ou poisson à ce repas là. C'était d'ailleurs cela, le repas du soir, autrefois: soupe et fromage. Lorsque l'on mange en écoutant ses appétences, au bout de quelques temps (disons environ un mois) l'alimentation s'équilibre d'elle-même. On a envie de ce qu'on n'a pas mangé depuis un certain temps. Et pourquoi en a-t-on envie? Parce que ces aliments apportent à notre organisme des nutriments dont il commence à manquer. Ou bien parce que ces aliments apportent du réconfort dont il commence à manquer. Notre corps est super bien fait. Il suffit de l'écouter et de faire ce qu'il nous dit de faire. Ce qui s'appelle l'alimentation intuitive. ce que nous défendons ici.
04/04/2017 (18:46) fanimi Bonjour, je suis au tout début du programme. Je viens de m'apercevoir en remplissant le carnet alimentaire que je n'ai jamais faim. Je mange par habitude (en rentrant du boulot c'est comme un réflexe de grignoter quelque chose).comment me débarrasser de ces habitudes ou réflexes? Bonsoir fanimi et bienvenue dans Linecoaching. Il est tout à fait possible que vous ayez perdu la notion de faim, ce qui arrive après quelques temps de restriction cognitive. La faim est en effet vue comme une ennemie, car elle peut déclencher des pertes de contrôle alimentaire. On tente de l'oublier, de la refouler, de n'en avoir pas conscience. Et ça marche! On perd la conscience de la faim, sauf de la très grande, et là, effectivement, on perd le contrôle. Un autre facteur: on mange avant que la faim n'apparaisse (et donc on mange bien trop). Comme on ne lui laisse pas assez de temps pour apparaître, eh bien, on n'a effectivement jamais faim. Les exercices que nous allons vous proposer vont vous permettre de changer votre attitude vis-à-vis de votre faim, de la considérer comme un signal utile, une amie qui vous indique le bon moment pour manger. Et donc de ne plus avoir peur d'avoir faim.
04/04/2017 (18:48) Cattou Bonjour Est-il "normal" de ne pas avoir faim lorsqu'on est malade ? Peut-on manger moins le temps de guérir et sans avoir peur de reprendre du poids suite à cette petite "diète" ? Cattou, bonsoir. Oui, c'est normal. Quand on est malade, cela coupe l'appétit (chez la plupart des personnes, quoiqu'il puisse y avoir des réactions paradoxales). C'est même à cela qu'on reconnaît la maladie, souvent. Le mieux est de suivre son appétit, de manger quand on a faim, de ne pas manger quand on n'a pas faim. Lorsque la santé revient, l'appétit aussi, et on reprend donc naturellement le poids perdu en raison de la maladie. Ce n'est que si l'appétit ne revient pas (parce que l'on ne guérit pas) qu'il convient de se forcer à manger sans appétit.
04/04/2017 (18:50) Macorouge Bonsoir Dr Apfeldorfer, je me suis décidée après 18 mois à osciller entre 3 pulls et 2 pantalons vestiges de ma grossesse à investir dans des vetements à ma taille actuelle alors que j'attendais toujours de retrouver ma ligne d'avant ma premiere grossesse (3 tailles de moins) pour remettre mes vetements "habituels". Je l'ai fait pour arreter de me cacher et gagner en bien-etre mais n'est-ce pas aussi une forme de renoncement ? Je ne voudrais vraiment pas rester à mon poids actuel (le plus haut que j'ai jamais fait) et j'ai l'impression que ces achats de vetements me font envisager que je pourrais rester comme ça. Bravo macorouge pour cette décision de sortir de la honte d'être grosse et de vous assumer telle que vous êtes dans le moment présent. Montrez aux autres que vous êtes telle que vous êtes, que vous êtes qui vous êtes, que vous vous respectez et qu'il convient que les autres fassent de même. Une telle attitude n'est pour moi en aucun cas du renoncement. C'est la fin du déni de l'état présent, nécessaire pour avancer.
04/04/2017 (18:51) louise.parr Bonsoir, merci de toujours bien détailler vos questions lors des chats! En ce moment, j'ai très souvent envie de manger une glace à la fin du dîner. Pourtant, je ne suis pas une grande fan des glaces. Habituellement, j'en mange très occasionnellement, juste quelques-unes par an, et c'est souvent pour faire plaisir à mes amis qui trouvent ça convivial. Mais en ce moment, j'en ai envie tous les soirs! Rarement le midi ou en collation mais toujours à la fin du dîner. Et ça m'arrive de commencer ma glace, de me dire "en fait non" après 3 bouchées, de la remettre au congélateur et 30 minutes plus tard de vouloir absolument la finir parce que j'en ai à nouveau envie. J'ai d'autres aliments caloriques dans mon frigo ou mes placards, j'essaye parfois de me dire "mange un flan ce soir" mais je suis obsédée par les glaces. Si je mange un flan, mon envie de glace passe... et revient au bout d'une heure! Je ne sais pas bien pourquoi je fais des EME avec un aliment que je n'aime pas trop normalement! Je ne sais pas pourquoi vous avez envie de glaces et vous non plus. Mais en fait, ça n'a pas la moindre importance. Mangez donc ce dont vous avez envie, tant que vous en avez envie. Vous pouvez par exemple faire une cure de glaces, et remplacer votre dîner par des crèmes glacées. Pourquoi se priver? Et dîner avec des glaces tant que cela vous fait plaisir. Gageons que ça ne durera pas éternellement. Pourquoi cette appétence? Soit parce que vous continuez à diaboliser les glaces (il semble bien que oui) et nous sommes dans le cadre de la restriction cognitive) ou soit parce qu'il se trouve que les glaces ont un effet particulièrement réconfortant pour vous en ce moment. Et nous sommes dans le cadre des EME. Mais dans les 2 cas, mangez-les, ces glaces!
04/04/2017 (18:53) koalanne Bonsoir! Donc la seule explication du fait de ne pas pouvoir s arreter de manger bonbons ou saucisson(c est exactement mon cas) lors de repas en famille festifs est un antecedent de restriction cognitive?? Je n arrive pas à comprendre ce qui m empêche de ne manger que 2 ou 3 bonbons....sauf que j adore ça! Dans le programme, il est prévu que vous remplaciez un repas quotidien par un aliment tabou. Par exemple, pour vous, des bonbons. Repas de bonbons! 4 jours! Cet exercice permet de remettre les bonbons à leur vraie place: ils sont des aliments, tout comme les autres, ni plus ni moins. Et alors, on se rend compte qu'on n'en a plus envie en permanence.
04/04/2017 (18:53) koalanne Je rebondis sur ce que vous expliquez a steffi:je ne reconnais pas l épuisement du désir et de la satisfaction des bonbons ou d un bol de céréales.... Ca va venir, koalanne. Après l'exercice de remplacement de repas classique par un de vos aliments tabous, puis un autre, jusqu'à épuisement des désirs. Patience.
04/04/2017 (18:57) ZENE Merci pour la réponse. Et les légumes à tous les repas ? Est ce obligatoire ? Non, bien sûr. Rien n'est obligatoire à chaque repas. Il n'est que de voir la variété des traditions alimentaires selon les régions, les pays et les époques. En fait, le seul élément qui favorise la bonne santé, pour lequel il y a une certitude scientifique, c'est la variété alimentaire, mais à l'échelle de la dizaine de jours.
04/04/2017 (18:58) Lozere Bonsoir de apfeldorfer, je commence le programme depuis a peine 8 jours et je m aperçois que je mange plus pour ressentir un plaisir que par faim. C est ça une prise alimentaire émotionnelle ? Non pas forcément, lozère. Vous mangez pour le plaisir et c'est tout à fait normal, surtout pour une Française (ou une Italienne). Mais pour qu'il y ait du plaisir gustatif, il faut avoir un minimum de faim. Une faim modérée. Parce que, après un bon repas, disons ½ heure après être sorti de table, on n'est pas en état d'apprécier quoi que ce soit. Et ce que vous allez apprendre, aussi, c'est vous arrêter au rassasiement gustatif, c'es-à-dire lorsque l'on arrive au bout du plaisir gustatif, ce qui vient bien plus vite qu'on ne le pense, dès lors qu'on mange en dégustant.
04/04/2017 (18:59) G. Apfeldorfer Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui. Bon appétit pour le dîner et à la revoyure!
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