Chat du 5 juin 2018 avec Gérard Apfeldorfer

05/06/2018 (18:03) Bluebeth Bonsoir Docteur. Depuis plusieurs années que je connais et suis les principes de votre "méthode" et en laquelle je crois fermement, je ne cesse de me heurter toujours aux mêmes problèmes : je ne parviens pas à me défaire de la restriction cognitive. J'entretiens ce problème en retournant régulièrement dans des schémas d'alimentation "correcte", "minceur" etc, bref en reprenant les travers d'un régime amincissant, donc du contrôle. Aujourd'hui, alors que je tente pour la énième fois de reprendre LC, j'en arrive à me poser ces questions : est-ce que vouloir mincir est nécessairement être en restriction cognitive et / ou dans le contrôle ? Désirer perdre du poids et avoir une approche de l'alimentation intuitive, est-ce totalement antinomique ? Car au final j'ai la sensation que vouloir mincir dans mon cas est exactement pareil que contrôler son alimentation et son poids. Faudrait-il donc que je ne souhaite plus mincir pour m'en sortir ? Auquel cas c'est impossible car je le veux et je ne parviens pas à me mentir. Oui j'aimerais me sortir de ma bataille avec la nourriture qui dure depuis presque 20 ans, mais en même temps, je ne réussi pas à m'interdire l'idée que je veux (et peux) mincir. Quel est donc votre avis à ce sujet ? Est-on systématiquement dans le contrôle quand on espère mincir ? Bonsoir Bluebeth, J'aime beaucoup le problème que vous posez si bien, avec élégance. Vouloir mincir et manger sur un mode intuitif sot-ils deux désirs contradictoires? Ma réponse est: oui! Car manger sur un mode intuitif, c'est-à-dire en écoutant ses sensations alimentaires de faim, de rassasiement, et ses appétences, signifie donner la main à ses centres physiologiques de régulation du poids (les sensations alimentaires sont autant de messages des centres de régulation pour vous indiquer comment manger). On se met alors au service de son corps, pour lui donner ce qu'il nous demande, et on ne se considère pas comme le possesseur de son corps, un objet dont on ferait ce qu'on voudrait. Le corps commande! Et que fait le corps, si on lui obéit? Il stabilise le poids à ce qu'on appelle le "poids d'équilibre", un poids programmé, qui dépend de la génétique (dans certaines familles, on est dodu, dans d'autres on est des haricots), du mode de vie (sédentaire ou actif physiquement, ça modifie un peu le poids d'équilibre) et aussi de l'histoire pondérale (chez beaucoup de personnes, plus on fait de régimes avec reprise, et plus le poids d'équilibre monte, c'est ce qu'on appelle l'effet cliquet). La plupart des personnes en situation de surpoids ou d'obésité ont un poids supérieur au poids d'équilibre, si bien que donner la main à ses centres régulateurs du poids leur permet de maigrir, puis de se stabiliser au poids d'équilibre. Mais le problème est que, ce poids d'équilibre n'est pas forcément le poids désiré, ni même le poids recommandé médicalement. Il est ce quel est, dans ce moment de sa vie. On ne fait donc pas ce qu'on veut avec son poids. Lorsqu'on tente de maigrir en dessous de son poids d'équilibre, on a faim, envie de manger, et surtout des aliments riches. Il est très difficile donc de maintenir son poids durablement en dessous de son poids d'équilibre. Au contraire, stabiliser son poids à son poids d'équilibre est confortable: on mange quand on a faim, ou envie de réconfort, on mange ce qu'on veut, on s'arrête de manger quand on est rassasié ou contenté. Que faire donc? Le mieux est de faire confiance à son corps, de se mettre à son service. On ne cherche donc pas à maigrir, on cherche à donner à son corps ce qu'il demande, et on compte sur lui pour que cela nous conduise au poids d'équilibre. Pas de bataille, que de la gentillesse entre votre corps et votre être. Mais bien sûr, il faut aussi accepter son poids d'équilibre, car c'est le seul poids confortable et où on peut s'installer dans la durée. Voilà qui peut casser bien des rêves, ceux qu'on vous serine de tous côtés: mincir est facile, vous aussi pouvez être belle/beau, jeune éternellement, heureux, et sourire en exhibant de belles dents blanches.
05/06/2018 (18:06) heidi Abonjour ! au cours des 3 premières semaines du programme, j'ai pris 800g que j'ai beaucoup de mal à perdre - je mange mieux puisque je ne mange plus pour combler une EME mais par faim - ça commence par me stresser : quid du programme ? Bonsoir heidi, Tout d'abord bravo pour avoir pu diminuer vos prises alimentaires lors de vos EME. Mais vous êtes encore dans la lutte, le forcing! Vous voulez contrôler, alors que vous devez obéir à vos sensations alimentaires. Mais comme vous commencez le programme, c'est bien normal et pas inquiétant. Poursuivez le programme, étape par étape, tout va se mettre en place progressivement.
05/06/2018 (18:10) Shanti Bonjour, j'ai lu avec grand intérêt le début de votre livre, "Mangez en paix" où j'ai appris beaucoup sur le corps humain, une écriture simple, humaniste, sympathique et drôle ! Merci ! Vous dites : "Une viande casher ou halal, ou bien une viande Label rouge, ou bien une viande de batterie ont des qualités nutritionnelles très voisines, mais ne nourrissent pas notre psyché de la même façon. En fait, une viande non casher ou non halal, pour le juif ou le musulman orthodoxes, est à vomir. Certains ne sont pas loin de penser la même chose des viandes un peu trop industrielles? ". Les viandes industrielles auraient donc la même valeur énergétique que les viandes Bio par exemple, ou les viandes de l'agriculture raisonnée, beaucoup plus chères et dont on nous vante tant les mérites ? Merci pr votre réponse. Bonsoir Shanti, Oui, dans ce livre, je pars en peu en guerre contre la diabolisation de notre industrie agro-alimentaire (IAA). Dois-je rappeler que les aliments industriels sont très surveillés, que c'est un de nos premiers postes d'exportation, que sa qualité est reconnue dans de nombreux pays? Alors, taper sur les IAA, c'est un peu comme cracher dans la soupe (de la bonne), me semble-t-il. Mais bien sûr, il existe une différence de qualité entre les produits bas de gamme, à prix serrés, et les produits haut de gamme, plus chers. N'est-ce pas normal que les produits plus onéreux soient meilleurs? Vous pouvez voir dans votre supermarché qu'on vous propose par exemple du jambon à prix très réduit, mais comprenant des polyphosphates (qui rendent le jambon aqueux) et provenant de porcs dont ne ne sait pas trop comment ils ont été nourris et élevés. Dans le même supermarché, il y a aussi du jambon à l'os, nettement plus cher, souvent fabriqué artisanalement, qui a une viande plus ferme, bien plus goûteuse. Il n'y a pas photo entre les deux du point de vue gustatif! Cela signifie-t-il que le jambon premier prix n'apporte pas de protéines, tout à fait correctes? Non. Mais selon la façon dont les porcs sont nourris, le jambon à l'os sera plus riche en acides gras oméga 3, ce qui est bon pour la santé et aussi pour le goût. Des bovins bien nourris, qui mangent de l'herbe en saison, et pas des tourteaux de mais ou de soja, fourniront aussi une viande riche en oméga 3, plus goûteuse, et meilleure pour la santé. Mais les produits bas de gamme n'en restent pas moins parfaitement comestibles. On ne meurt pas d'en manger. Mais comme on a moins de plaisir gustatif, on les mange avec moins d'attention. Cela nous fait automatiquement en manger plus. Souvent trop. Il est bien plus facile d'écouter ses sensations alimentaires en mangeant du bon qu'en mangeant du pas très bon. C'est plus cher, mais on mange moins. Ça compense.
05/06/2018 (18:15) Bergamote Bonjour, je suis au début du programme avec la réalisation du carnet d'observation. Je m'aperçois que je mange quasiment sans faim tout au long de la journée par automatisme, colère, stress, besoin de réconfort. Comment vais je pouvoir me débarrasser de ces réflexes ? Je fais déjà de la méditation, est ce proche de la "pleine conscience " ? Est ce le seul outil pour contourner les grignotages réflexes car il me semble difficile de mettre cela en place lorsque je ne suis pas chez moi ou dans un lieu tranquille.... De ce fait j'ai peur que dans certaines situations, je me mette quand même à manger sans faim ou avez-vous d'autres stratagèmes pour déjouer les émotions ? Merci beaucoup pour vos réponses. Bonsoir Bergamote, N'auriez-vous pas tendance à être un brin anxieuse? Vous anticipez les difficultés, vous vous demandez comment vous allez pouvoir les surmonter. Vous pensez aux problèmes du futur, alors que vous avez un problème dans le moment présent, celui de faire consciencieusement l'étape dans laquelle vous êtes à ce jour. Mon conseil: ne cherchez pas à aller plus vite que la musique, et concentrez-vous sur le problème du jour. Vous en êtes à l'observation de votre comportement alimentaire, que vous semblez avoir réalisé parfaitement. Vous avez ainsi repéré les points sur lesquels il va vous falloir travailler: vous ne tenez pas compte de vos sensations alimentaires de faim (et sans faim, pas non plus de rassasiement, hein?), et vous êtes aussi une mangeuse émotionnelle. Tout cela est prévu dans le programme à venir. Vous allez travailler là dessus. Faites confiance au programme et faites-vous confiance.
05/06/2018 (18:22) Angie73 Bonjour, pensez vous que l'on peut changer réellement sa nature profonde à manger ou cela sera un "combat/contrôle" toute la vie? en vous remerciant Angie, ne vous inquiétez pas, le programme ne va pas vous transformer en une autre personne, vous allez rester vous-même. Mais j'espère que vous allez pouvoir modifier certaines façons de faire. Par exemple, vous concevez que manger est une sorte de bataille contre soi-même. J'espère qu'avec le programme, manger va devenir ce que ce n'aurait jamais dû cesser d'être: un grand moment de réconfort, durant lequel on se restaure (on restaure son corps, ainsi que son esprit, c'est-à-dire qu'on les remet en état). On passe alors du contrôle de son comportement alimentaire, à l'écoute de ses sensations alimentaires, le contrôle étant exercé par les centres de régulation du poids, situés en grande partie dans votre cerveau et agissant en vous donnant des indications sur la meilleure façon de manger (c'est ce que représentent les sensations alimentaires: des messages de vos centres de régulation). Lorsqu'on se comporte ainsi, en se mettant à l'écoute de ses besoins, physiques en mentaux, le poids évolue jusqu'au poids d'équilibre et s'y stabilise. Dans la paix.
05/06/2018 (18:24) cécile67 la satiété c'est bien la fin des signaux de faim en début de repas??? ça n'est donc pas la fin du repas??? je suis perdue la dessus pour remplir mes carnets et ressentir ! car rapidement si je mange je n'ai plus faim au niveau des sensations de faim (creux à l'estomac) mais le repas n'est pas terminé et si je m'arrête là je vais avoir faim dans très peu de temps... Bonsoir cécile, La satiété est l'état de non faim, dans lequel on est normalement entre deux repas. Les signes de faim disparaissent rapidement quand on commence à manger, mais vous avez raison, ce n'est pas ce qui fait qu'on s'arrête de manger. On a alors toujours envie de manger. Donc toujours "faim". On commence donc à manger parce qu'on a faim, en choisissant dans la mesure du possible ce dont on a envie, et si on mange attentivement, on constate après un certain nombre de bouchées que le plaisir gustatif disparaît. On est arrivé au "rassasiement sensoriel spécifique", terme scientifique que pour simplifier nous appelons le rassasiement gustatif. On a encore envie de manger (on a donc "faim") mais on veut autre chose. On passe donc au plat suivant. Vient un moment où on constate qu'on n'a plus de plaisir gustatif pour ce plat là non plus et si on s'interroge, si on se tâte, on constate qu'on n'a plus envie de rien. C'est le rassasiement global, et on entre alors dans un état de non-faim, qui est appelé la satiété. Cela semble complexe, mais ça ne l'est pas tant que ça. On mange tant qu'on a envie. Quand on n'a plus envie de ce qu'on mange, on change d'aliment. Vient le moment où on n'a plus envie de manger quoi que ce soit, et on s'arrête de manger. Bon, là je ne parle pas de ce qui se passe lorsqu'on mange pour des motifs émotionnels, bien sûr.
05/06/2018 (18:25) pascalew Bonjour J'ai commencé le prog le 11 mai et j'ai pris 1kg. Forcément j'ai mangé des aliments que je m interdissais jusque-là. Je suis inquiète. Est ce courant ? Je doute qu à terme je maigrisse. Bonsoir pascale, Sans doute avez-vous grillé les étapes! Nous ne recommandons pas de donner libre cours à toutes ses envies, et manger tout ce qu'on s'interdisait, alors qu'on n'a pas encore travaillé sur les sensations alimentaires, ni sur la dédiabolisation des aliments à haute densité calorique. En fait, ce qui est prévu, et qui est dit en toutes lettres sur le site, c'est de ne pas changer a priori ses habitudes alimentaires, et de faire les exercices. C'est l'addition de ces exercices qui va remodeler votre comportement alimentaire. Et faire que vous pourrez perdre du poids.
05/06/2018 (18:29) jan6404 Bonsoir Comment savoir quand il faut s'arrêter de manger. Bonsoir jan6404, C'est aussi une excellente question, mais à laquelle j'ai déjà répondu partiellement aujourd'hui. Bon, reprenons (après tout on ne le dit jamais trop): On commence à manger pour deux sortes de raisons et on s'arrête de même: - On commence parce qu'on a une envie de manger due à la faim. On s'arrête alors de manger parce qu'on sent que l'on est suffisamment nourri. C'est une sensation diffuse, un sentiment global. C'est ce qu'on appelle le rassasiement global (le rassasiement gustatif ne nous fait que changer d'aliment). Etre "suffisamment nourri", cela correspond au fait que l'on sent qu'on sera à son aise jusqu'au repas suivant. Mais le repas suivant, cela dépend de nos habitudes, non? Et du milieu dans lequel nous vivons. Selon les régions du monde, et les époques, on peut manger 2 fois par jour ou 10 fois par jour. Mais comme le rassasiement global est de nature conditionnée, c'est-à-dire défini par nos habitudes, cela nous rend capables de nous adapter à toutes sortes de rythmes. Encore faut-il avoir des habitudes, des rythmes, ce qui n'est pas toujours le cas des personnes qui sont déréglées en ce qui concerne l'alimentation. On voit que le rassasiement global est en fait une autre façon d'évoquer ce qu'on appelle les appétits prévisionnels, c'est-à-dire la capacité à définir les quantités à manger pour aller confortablement jusqu'au repas suivant. Si on n'a plus d'habitudes, le rassasiement global est mal perçu. Il faut alors se demander, sur un mode conscient, si on a assez mangé, vu qu'on pense remanger dans tant de temps. Les appétits prévisionnels, quoi... - Ou bien on commence à manger non pas par faim, mais pour calmer des émotions pénibles. On s'arrête alors de manger lorsque ces émotions sont calmées, lorsqu'on est contenté, réconforté. Mais on n'est réconforté par le fait de manger que si on ne culpabilise pas de manger pour se réconforter, et il faut bien dire que les aliments réconfortants, ce ne sont pas les haricots verts, mais les aliments riches en graisses et en sucres. Donc, si on est toujours en restriction cognitive, le réconfort est gâché par la culpabilité, et on ne peut plus s'arrêter. On fait une compulsion. C'est bien pourquoi il convient de se réconcilier avec tous les aliments que l'on aime, afin que le réconfort ne vire pas à la compulsion. Voilà. C'est clair?
05/06/2018 (18:32) elyssiak Bonjour. L'un des points-clé de la méthode repose sur le constat que l'on mange très souvent non pas par faim, mais à cause de nos émotions. Mais personnellement, cela me semble réducteur. Je n'ai pas l'impression de manger au-delà de mes besoins à cause de mes émotions, mais parce que j'aime manger tout simplement! Manger me procure du plaisir et de la satisfaction, certes très très éphémères, mais c'est ce que je ressens. Et donc quand quelque chose est bon, je n'arrive pas à me maitriser et à arrêter. Qu'en pensez-vous? Que propose la méthode ds ce genre de cas? Merci! Bonsoir elyssiak, Donc vous n'êtes pas un(e) grand(e) mangeuse / mangeur émotionnel(le). Mais je subodore que vous êtes en restriction cognitive.Je m'explique: Tout d'abord, vous dites que vous mangez par plaisir, parce que vous appréciez ce que vous mangez. C'est très bien! Vous dites aussi que le plaisir, la satisfaction, sont éphémères. Ça aussi, c'est bien. C'est normal, c'est le rassasiement. Mais vous dites encore que lorsque c'est très bon, vous ne pouvez plus vous arrêter de manger. Et c'est ce qui me fait dire que vous êtes en restriction cognitive. Au delà d'une certaine quantité, en fait, il n'y a plus de plaisir gustatif, parce que nous avons dépassé le point du rassasiement gustatif. On devrait donc s'arrêter. Mais on ne s'arrête pas si on a peur de manquer du produit en question, ou encore si on a peur d'avoir faim par la suite. Pourquoi pourrait-on manquer? Parce que ce qu'on mange, on se dit que c'est mal de le manger, ce n'est pas ce qu'on devrait manger, en tout cas on ne devrait pas en manger beaucoup. Et ce genre de discours intérieur induit de la culpabilité. Et c'est pourquoi votre fille est muette et que vous faites une compulsion. Si vous n'étiez pas en restriction cognitive, parvenu à ce moment du rassasiement, vous arrêteriez de manger, en sachant que dès que l'appétit revient pour l'aliment en question, rien ne vous empêchera d'en manger sans la moindre culpabilité. Il n'y aurait alors pas de compulsion. C'est pour ça que les gens vraiment riches n'abusent pas de leurs richesses. Boire du champagne ou du vin hors de prix? Manger du caviar et des ortolans? Il faut avoir faim, sinon pour quoi faire? On en mange quand on veut, des ortolans, hein?
05/06/2018 (18:33) Perseverant je ne ressens pas le besoin de prendre le petit dej ou repas du soir puis je le sauter Bonsoir persévérant. Vous n'avez pas faim à l'heure où d'autres ont faim? La belle affaire! Suivez votre faim à vous. Bon, mais ne pas prendre de petit déjeuner, OK. Ne pas prendre de dîner, OK. Mais les deux? Rassurez-moi: il vous arrive de manger, tout de même?
05/06/2018 (18:34) Perseverant je suis moins attiré par les aliments depuis le commencement du programme et mon corps m indique que je suis rassasié faut il alors arreter de manger Suivez les indications de votre corps. Le corps commande. Quand vous êtes rassasié, pourquoi manger plus? Maintenant, il faut être bien sûr qu'on est effectivement parvenu au rassasiement. Les étapes qui viennent devraient vous permettre de préciser vos sensations alimentaires. Quoi qu'il en soit, si on se trompe sur son rassasiement, ce n'est pas grave: la faim revient plus vite si on ne mange pas assez. On s'en rend vite compte, donc.
05/06/2018 (18:00) G. Apfeldorfer Bonsoir tout le monde. je vous rappelle les règles du jeu: vous posez les questions qui vous embarrassent, et je tente d'y répondre. On verra bien si j'arrive ou non à vous donner des réponses satisfaisantes. Je réponds au fur et à mesure, en commençant pas les questions pré-postées. Alors pas d'impatience. Et voilà, c'est parti!
05/06/2018 (18:37) gRISBI Pour mon anniversaire, j'ai cédé sans remords à la compulsion: j'ai mangé un gâteau au chocolat ! ai-je eu tort ou raison ? que me dira la balance demain matin ? gRISBI, vous savez, moi, j'adore la pâtisserie. La pâtisserie française est sans nul doute la meilleure du monde, la plus sophistiquée, la plus diversifiée, la mieux préparée, avec une grande subtilité. Quel dommage ce serait d'y renoncer! Ce qui est dommage, aussi, c'est de la manger à toute vitesse, lors d'un moment de compulsion. Alors que, face à cette délicieuseté, il faut bien entendu prendre son temps pour déguster, pour savourer, pour réjouir ses papilles. Parce que ce n'est pas bon indéfiniment. Après peu de bouchées, (si on déguste, hein) le goût nous passe. On trouve les bouchées trop sucrées, et si on continue, cela devient écoeurant. C'est pour ça qu'il convient de déguster: pour maximiser son plaisir. Si vous vous retrouvez à compulser, c'est que vous êtes en restriction cognitive. J'en ai parlé dans des réponses précédentes, et je n'y reviens pas. Il vous faut travailler à vous libérer de vos interdits alimentaires, et il vous faut apprendre à déguster. Pas d'inquiétude, le programme va vous permettre d'y parvenir.
05/06/2018 (18:21) gRISBI Le problème des aliments industriels n'est pas dans ce qu'ils apportent de bon, mais tous les additifs nocifs, non ? gRISBI, ne dramatisons pas. Je répète que nos aliments sont l'objet d'une surveillance attentive de la part des autorités. Lorsqu'un aliment contient des substances nocives, cela donne lieu à plein d'articles de journaux. Mais bien sûr, on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure, hein? Je rappelle que voilà un siècle, les intoxications alimentaires étaient monnaie courante. Aujourd'hui, elles sont exceptionnelles. Quant aux produits nocifs à long terme, il y en a moins aujourd'hui qu'il y a un siècle, là aussi, contrairement à ce qui est dit. Par exemple, le fumage des aliments ou le séchage se faisait autrefois à chaud et entraînait l'apparition de nombreuses molécules cancérigènes. Aujourd'hui il se fait à froid, sans risque. De nombreux virus et bactéries, sécrétant parfois des toxines mortelles sont aussi de l'histoire ancienne.
05/06/2018 (18:38) gRISBI Voilà qui est rassurant On parlait de la toxicité des aliments. Oui. Car les journalistes et certains groupes adorent affoler les populations. Souvent pour des motifs idéologiques.
05/06/2018 (18:33) G. Apfeldorfer Je ne suis plus très loin du moment où j'aurai répondu à toutes les questions. Et comme nous avons encore du temps, c'est le moment pour en poser!
05/06/2018 (18:39) gRISBI C'est mon premier étonnement avec la méthode : en cessant de me priver de certains aliments parce que riches en glucides, je n'ai pas pris de poids, mais surtout je suis moins fatiguée,lus dynamique ce qui est une victoire car je suis fibromyalgique Voilà qui me fait bien plaisir, cette avancée. Vous êtes sur le bon chemin.
05/06/2018 (18:39) Perseverant non pas en meme temps bien sur mais l un ou l autre comme ce soir pas de diner je n en ressens pas le besoin Ah, alors tout va bien.
05/06/2018 (18:39) G. Apfeldorfer Panne de questions. Help!
05/06/2018 (18:47) gRISBI Merci pour tous ces conseils. Passons à la pratique ! Bonsoir Oui, gRISBI, bon appétit pour le dîner. Et dégustez!
05/06/2018 (18:49) G. Apfeldorfer Puisqu'il n'y a plus de questions ce soir, je vous souhaite donc bon appétit et vous donne rendez-vous une prochaine fois. A bientôt!
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