Chat du 6 février 2018 avec Gérard Apfeldorfer

06/02/2018 (18:04) Peppy Ma faim et mon appétit me portent exclusivement vers des aliments salés et/ou vinaigrés (choucroute, raifort, moutarde, cornichons ! Du jambon à tous les repas, y compris au petit déjeuner !). En dessert, je raffole du fromage blanc, presque invariablement, et j'en mange facilement 500 g par jour. Tout cela témoigne sans mystère de mes origines alsaciennes ! J'ai 50 ans, et je lis partout que les viandes rouges et produits laitiers accélèrent le vieillissement et nuisent à la bonne santé. Le confirmez-vous ? Se peut-il que l'écoute de mes appétits me trompent à ce point ? Devrais-je me forcer à changer mes habitudes ? Je cherche la voie du moindre mal, évidemment. Merci pour vos conseils. Peppy, bonjour, Vous êtes Alsacien et vous aimez manger ce qu'on mange en Alsace. C'est parfaitement honorable. Moi aussi, j'aime beaucoup les charcuteries, en particulier alsaciennes, si spéciales. Alors qu'en est-il de ce discours anti-viandes qu'on entend partout? Les viandes et les charcuteries apportent des protéines de bonne qualité (c'est-à-dire avec tous les acides aminés indispensables), du fer et différents oligo-éléments. Il y a du gras aussi, et ce gras est de qualité variable selon la provenance et l'alimentation des animaux. Des animaux nourris avec des résidus industriels, maïs, soja, sont pauvres en acides gras oméga 3, ce qui n'est pas le cas lorsque les animaux mangent de l'herbe ou peuvent s'ébattre dans la nature, ou bien lorsque leur alimentation est supplémentée avec des graines de lin. Tout cela apporte aussi bien entendu de l'énergie, dont notre corps a besoin. On a accusé les viandes et les charcuteries de favoriser les cancers du tube digestif, mais il faut faire la part des choses. La cuisson directe sur le feu (type barbecue ou fumage à chaud) génère des hydrocarbures aromatiques polycycliques qu'on sait être cancérigènes. Pour les viandes et les charcuteries cuites autrement, on suspecte aussi un effet cancérigène, mais bien moins important, et on recommande aujourd'hui une consommation maximale de 500 g de viandes par semaine. Ce qui est sans doute précautionneux et représente toutefois 3 à 5 portions par semaine, selon leur taille, ce qui est honorable, me semble-t-il. Il me semble que cela devrait correspondre à une alimentation alsacienne traditionnelle. En effet, traditionnellement, une choucroute comporte beaucoup plus de chou que de saucisses. Manger plus de saucisses que de chou vient d'un enrichissement subit qui a conduit à abuser des choses dont on était privé ou pour lesquelles on était limité en quantité. Si vous mangez davantage, demandez-vous pourquoi autant de viandes et de charcuteries? Avez-vous le sentiment d'être privé de viandes et charcuteries? D'être menacé d'en manquer? Voilà ce que je vous conseille: consommez vos viandes et charcuteries sur un mode de dégustation, bouchée par bouchée, aussi attentivement que possible. Mangez autant que cela vous semble gustativement satisfaisant. Arrêtez-vous lorsque cela ne l'est plus. Nous verrons bien si vraiment, vous avez une telle appétence pour les viandes ou bien si cette passion des viandes n'est pas plutôt due à la restriction cognitive ou d'autres éléments d'ordre psychologique.
06/02/2018 (18:12) mystere Comment désacraliser l'acte de se nourrir et trouver une relation sereine avec l'alimentation quand il n'y eut aucune transmission "normale" pendant l'enfance ? En clair, je ne sais comment structurer des repas, n'ayant pas les "codes" d'une transmission familiale. Merci d'avance Quelle tristesse, mystere, Si je comprends bien ,vous n'avez pas reçu de la part de vos parents une éducation alimentaire digne de ce nom. Et vous êtes perdue. Car, oui, manger s'apprend. On apprend à manger lentement, à s'intéresser au goût de ce que l'on mange, sans se presser, des aliments variés, à partager avec d'autres personnes ce moment, à en faire une petite fête, une pause bienvenue. Alors, il va vous falloir avoir des cours de rattrapage. Et au lieu de "désacraliser" le moment où on mange, je vous propose de faire l'exact contraire: d'en faire un moment sacré. Un moment à part, tourné vers la satisfaction du corps et de l'esprit, dans le respect de ce corps, un moment où on se fait du bien, on se nourrit et on se réconforte. Nous, Français, sommes assez doués pour ça. En France, on aime bien manger de bonnes choses, et on aime partager ces moments, si possible avec des personnes dans la même disposition d'esprit. On parle de ce qu'on mange, on le compare à ce qu'on a mangé ailleurs et avant. Manger est vu comme un temps important. Alors, pour sacraliser ce moment, on mange dans des endroits prévus pour ça (restaurants, cantines, cuisines, salles à manger), avec des couverts, dans des assiettes, avec curiosité et bienveillance, des aliments qui ont une valeur culturelle, historique et géographique, qui veulent si possible dire quelque chose pour nous. Il ne s'agit donc pas de banaliser le temps alimentaire, mais de lui donner au contraire toute son importance. Il est alors tellement plus facile d'écouter ses sensations et ses émotions alimentaires, de se nourrir et de se réconforter, et on s'aperçoit qu'on n'a pas besoin de tant de nourriture que ça pour arriver à ce résultat.
06/02/2018 (18:17) AOMAME208 Bonsoir Docteur. Je me rends compte que j'ai une peur incommensurable de la faim. Je panique dehors quand je sens quelque chose dans mon corps, de peur que ce soit de la faim. Je me rends compte et je sais bien que je suis risible, que j'ai peur de mourir. Mourir de faim ou autre , je ne sais pas. Ce qui est paradoxale c'est que j'ai été anorexique dans le passé. Là, je viens de lutter contre cette peur en allant chercher ma fille aînée à l'école. J'ai peur de m'écrouler et dès que je ressens quelque chose je me jette sur une briquette de jus d'oranges. Là je ne l'ai pas fait et je crois que les sensations que j'ai sont de la fatigue lié à mon métier de maman (je rigole un peu là;)) de deux filles de 7 ans et 4 mois tout en étant maman solo. Qu'en pensez-vous? J'ai du coup ris un petit bout de cake aux fruits avec un café dans l'après midi même si je n'étais aps sûr de ma faim. C'est très bête mais là je suis contente de moi de ne pas m'avoir jetter sur un paquet de gateaux entier. Je crois que j'ai peur de ressentir des choses dans mon corps. Je vous remercie pour votre attention et vraiment votre site est magnifique. Bonsoir aomame, Cette peur d'avoir faim est courante chez les personnes ayant des troubles du comportement alimentaire. Chez les personnes ayant vécu un épisode d'anorexie, elle est souvent très forte: l'anorexique fait d'intenses efforts de contrôle du comportement alimentaire et sait que la faim peut déclencher la boulimie. Les personnes en surcharge pondérale et en restriction cognitive sont somme toute dans la même situation. On finit donc par manger avant d'avoir faim (et donc sans limite, puisqu'alors pas de rassasiement), de peur de perdre le contrôle. Tout cela conduit à considérer son corps comme son ennemi. Il est cette chose sauvage qu'il faut contrôler, discipliner ou anéantir. Les sensations corporelles deviennent insupportables. Alors, que faire? L'étape de la faim est là pour vous permettre d'apprivoiser la faim, ne plus la voir comme une ennemie, mais au contraire comme une alliée. Avoir faim est une bonne nouvelle, annonciatrice de plaisir, quand on sait qu'on peut manger à tout moment ce qu'on désire. Et si on mange seulement quand on a faim, on revient à son poids d'équilibre. La dégustation permet de se réconcilier avec ses aliments, de redécouvrir le plaisir gustatif. Celui-ci n'est pas un ennemi qui fait manger (c'est vrai qu'on mange pour le plaisir, tout de même) mais aussi un ami qui nous signale quand arrêter de manger, quand ça ne vaut plus le coup. Car le plaisir n'est pas un tonneau des Danaïdes: il diminue, puis si on persiste à manger (attentivement) il devient du déplaisir. Et ce corps? Ce corps, c'est nous. Nous sommes ce corps. Et être gentil avec son corps est une nécessité vitale. Lorsque nous prenons soin de lui, en écoutant et respectant ses messages (par exemple, la faim et le rassasiement, la soif, la fatigue) il nous le rend. Lorsqu'on le tyrannise, il nous le rend aussi. Bon, vous le savez, tout ça, et c'est en fait le programme Linecoaching, non?
06/02/2018 (18:01) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et tous, et bienvenue dans cette foire aux questions. Vous avez les questions, et moi, parfois, j'ai les réponses. Et parfois pas. Mais vous ne risquez rien à demander, non?
06/02/2018 (18:19) Callina Bonsoir Dr Apfeldorfer! Comment alllez-vous? Bonsoir Callina, merci de prendre de mes nouvelles. Je vais on ne peut mieux. Et quant à vous, j'espère que vous allez mieux qu'hier et moins bien que demain.
06/02/2018 (19:00) G. Apfeldorfer Et c'est déjà presque 19 heures. Comme le temps passe! Je vous souhaite une bonne soirée et un bon appétit. A la prochaine fois pour de nouvelles questions, et de nouvelles réponses.
06/02/2018 (18:41) Callina Mes sensations alimentaires sont complètement déréglées depuis que j'essaie d'effectuer les exercices du Dr Zermati. En effet, pendant quatre jours, je dois me passer de petit déjeuner... Je n'y arrive point. Et le pire, c'est que maintenant, je mange sans discontinuer... Je ne parviens plus à m'arrêter alors même que j'avais connu une période longue de stabilité. Je recours donc aux vomissments prooqués. JE NE SAIS PLUS QUOI FAIRE. Surtout que je ne revois pas le Dr Zermati tout de suite. Callina, il est bien possible que le besoin de calmer vos émotions en mangeant vous conduise à compulser et aussi à rendre impossible la réalisation d'exercices sur la faim. Je pense que c'est avec le Dr Zermati que vous devez en parler.
06/02/2018 (18:04) ghislaine Bonjour, comment accéder au chat, rien ne se passe... Vous y êtes. ça se passe. J'y travaille!
06/02/2018 (18:09) Nanounette bonsoir Bonsoir Nanounette , Il faut poser une question, maintenant.
06/02/2018 (18:22) Isalou Bonsoir à tous, Je suis "nouvelle" j'essaie donc de me familiariser avec ces nouveaux concepts, cette nouvelle et je dois avouer très intéressante façon de voir les choses. J'ai du mal avec les termes "satiété", estomac distendu (que je ne sens que si je mange trop). La différence aussi entre la faim et juste l'envie d'une douceur qui arrive pas nécessairement seulement quand j'ai faim. Merci Bonsoir isalou, Tout ça va se préciser au fur et à mesure que vous allez avancer dans le programme. Concernant la faim et l'envie: on mange parce qu'on a envie de manger. On a envie: 1) parce qu'on a faim; 2) ou bien parce qu'on cherche à se réconforter. Et les douceurs, c'est justement ça qui procure du réconfort. Ce sont les deux seules bonnes raisons. Manger par habitude, ou parce que c'est l'heure n'est pas vraiment idéal. La satiété est l'état dans lequel on est quand on n'a pas faim. Et le rassasiement est le moment où on constate qu'on n'a plus envie de manger par faim. Si je comprends bien, vous ne le percevez pas. Vous n'êtes pas la seule ici. Et cela n'a rien à voir avec le remplissage de l'estomac, comme vous le verrez.
06/02/2018 (18:31) ghislaine Mon mari est diabétique et pour éviter qu'il ne passe à l'insuline, mous essayons un régime très pauvre en glucides. J'ai moi-même une vingtaine de kilos à perdre, que pensez-vous de ce régime pour la perte de poids? Merci. Si votre mari est diabétique non insulino-dépendant, ce qui peut améliorer le diabète, c'est perdre du poids, et pas se priver de glucides. Et dans votre cas, c'est la même chose. Les régimes hypoglucidiques sont des régimes, et comme vous le savez, les régimes, s'ils font souvent maigrir dans un premier temps, font grossir dans un second temps. On ne sort pas gagnant, et pour une personne diabétique, cela ne fait qu'aggraver les choses.
06/02/2018 (18:32) Nanounette En fait c'est mon premier chat et je pensais qu'il y avait un thème... Du coup je n'ai pas préparé de questions... :) Ceci dit moi mon souci c'est de facilement craquer quand je suis fatiguée ou contrariée, et souvent pour des aliments très gras qui sont réconfortants pour moi. Je suis plus salé que sucré, ce que je considère comme une aubaine, sûrement à tort d'ailleurs parce que le sucré peut aussi se retrouver dans des aliments sains comme les fruits. Les tchats à thème, c'était hier. Vous êtes donc une mangeuse émotionnelle. Comme beaucoup sur le site. Bienvenue! Le programme va s'adapter à vos problèmes.
06/02/2018 (18:41) Nanounette Ceci-dit je suis très sujette à la compulsion émotionnelle et je ne sais pas trop comment gérer ça... Pas de souci, Nanounette, comme vous allez le voir en faisant le programme, nous allons vous accompagner, pour que vous parveniez à sortir de vos cercles vicieux.
06/02/2018 (18:42) Macorouge Bonsoir Dr Apfeldorfer, et si l'une de nos difficultés consiste justement à accepter de se faire du bien, à mériter d'être bien, est-ce que linecoaching peut nous y aider ? Ah, Macorouge, accepter de prendre soin de soi, d'être son meilleur ami, oui, il y a des fois où au contraire, on s'enferme dans une politique du pire. On se critique, on s'accuse, on se dénigre, avec parfois de la délectation. C'est si bon de se laisser aller ainsi. Et si facile. Et si dommage. Alors, comment sortir de cette ornière et retrouver sa dignité? Je crois que se mettre à l'écoute de son corps, répondre aux signaux de ce corps, est une étape nécessaire. C'est accepter qu'on est un être biologique, construit pour préserver son existence et son bien-être. La seconde chose: observer les discours intérieurs qui nous conduisent dans le mur. Nous sommes faits pour chercher à aller bien, et des discours intérieurs qui nous conduisent à aller mal doivent nous donner à réfléchir. D'où sortent-ils, ces discours? Nous proposons sur le site un travail de thérapie cognitive avec des exercices de "défusion", qui consistent à apprendre à laisser passer ce genre de pensées sans y attacher plus d'importance que ça. Les voir comme de la pub lors d'une émission de radio à part ça bien intéressante. Si ce qu'il y a sur le site ne suffit pas, vous pouvez consulter une thérapeute pratiquant les TCC. Voir: aftcc.org
06/02/2018 (18:49) AOMAME208 Merci pour votre réponse Docteur et effectivement je mange avant d'avoir faim de peur de m'écrouler de faim. Et mon corps est mon ennemi et d'ailleurs vous décrivez parfaitement le contrôle que je voudrais avoir sur lui. Est'il possible qu'après tant d'années de restriction et autres ( pour ma part depuis 2004), il soit impossible de retrouver ses sensations et un comportement normal? En gros que le corps ne soit détraqué à jamais? Aomame, pas de défaitisme! Vos sensations alimentaires sont toujours là! Mais vous êtes devenue sourde à ces sensations. On devient sourd généralement parce que de puissantes émotions recouvrent les sensations, qui deviennent inaudibles. Je vous conseille donc de travailler sur les aspects émotionnels, en particulier avec les exercices de pleine conscience. Je rappelle que l'objectif est de devenir capable d'accueillir ses émotions et ses pensées, quelles qu'elles soient, sans chercher à les éviter par un moyen ou un autre. Lorsqu'on cesse d'avoir peur de ses pensées et de ses émotions, on constate qu'on devient capable de les vivre, et que même, c'est parce qu'on a ces émotions qu'on ressent le fait d'être pleinement vivant. Etre vivant est parfois agréable, et parfois non. Mais ce qui complique les choses, ce sont les jugements (et les émotions qui en découlent) que nous avons sur nos propres émotions et pensées. Par exemple;, la peur d'être en colère, ou d'être angoissé, d'être triste. La culpabilité pour les mêmes choses. C'est cette seconde couche qui constitue la plupart du temps le problème.
06/02/2018 (18:55) Sabaï Bonjour Dr, lorsque je suis fatiguée et déprimée je ne parviens plus à ressentir la satiété... auriez vous des conseils à me donner? Bonsoir sabaï, Je crois avoir déjà plus ou moins répondu: vos émotions masquent vos sensations alimentaires. Lorsqu'on ressent des émotions pénibles, on peut s'en défendre en mangeant des aliments riches. Et pourquoi pas? ça marche la plupart du temps très bien pour beaucoup de gens. Une bonne bouffe avec les copains par exemple, ça remonte le moral. Par la suite on mange moins, vu qu'on n'a plus trop faim. Mais ça s'arrête de marcher lorsqu'on culpabilise de manger ces aliments. Auquel cas, la culpabilité doit être calmée à son tour, et nous voilà pris dans un cercle vicieux qui conduit à la compulsion. Sur le site, nous proposons ce que nous avons appelé l'EME-zen. Manger pire se réconforter, sans culpabilité, s'arrêter lorsqu'on obtient le réconfort, et donc sans s'occuper lu rassasiement. Puis attendre que la faim revienne pour manger à nouveau. de la sorte, il n'y a pas d'abus alimentaire à l'échelle de la semaine. Mais sans doute n'en êtes vous pas encore là. Patience.
06/02/2018 (18:56) Isalou Si je comprends bien, la satiété c'est quand on n'a plus envie de manger un certain aliment mais il reste de la place pour un autre aliment, la satiété est la satiété d'une catégorie ? la faim est calmée mais le rassasiement n'est pas encore là ? Le rassasiement c'est quand on n'a plus envie de manger ? quand l'estomac est distendu ? Il faut être rassasié pour avoir l'estomac distendu ? Parfois je n'ai pas la sensation de faim mais j'ai envie de manger un chocolat par exemple, c'est donc une envie émotionnelle ? qui correspond à une émotion. Ce peut-etre une émotion que l'on ne reconnaît pas, qui n'est pas à notre conscience. Car parfois, je n suis pas triste, énervée, fatiguée, je n'ai pas la sensation d'avoir à combler et pourtant j'ai envie de manger un truc que j'aime. Il faut à ce moment là, se poser, méditer, boire doucement un thé ? Merci Isalou, non, ça c'est le rassasiement. La satiété est juste la non faim, l'état normal entre deux repas. On distingue le rassasiement sensoriel spécifique, que sur le site nous appelons le rassasiement gustatif, qui consiste à ne plus avoir envie de manger un aliment particulier. mais on peut avoir envie d'en manger un autre. Ce RSS se manifeste par une lassitude du goût en bouche. Puis vient le rassasiement global, qui consiste en la fin de la faim. On n'a plus envie de rien, on passe dans la satiété. C'est uen sensation globale, du corps entier, avec sans doute une grande composante mentale, car le RG est acquis par apprentissage. Quand vous avez envie de chocolat, sans du tout avoir faim, c'est que vous avez besoin de réconfort, sans doute. Et oui, le moteur est émotionnel. Mais manger pour se réconforter est normal. Voir mes réponses précédentes. Quant au remplissage de l'estomac, sans une sensation peu informative, que nous ne privilégions pas. Bien au contraire, il est bon de s'en déshabituer.
06/02/2018 (18:57) AOMAME208 depuis que je suis sur le site , j'éoute mes envies et j'ai beaucoup envie de légumes (bien entendu sous forme de gratin, ou avec de la crème, du beurre. Fini les haricots à l'eau !) et je consomme peu de pâtes, de riz et ce qu'on nomme féculents(mais j'adore le pain); Du coup au niveau nutritionnel n'est-ce pas déséquilibré? Mais non, aomame, tout va bien!
06/02/2018 (18:58) Macorouge Merci pour votre réponse. Il est vrai que j'ai besoin de redonner une vraie place à mon corps, que j'ai longtemps délaissé comme si à force de l'ignorer je pourrais devenir un pur esprit. D'autre part il m'est difficile de pratiquer la defusion. Quand je prends conscience de mes pensées, j'ai d'autres pensees qui me viennent alors je me dis je ne devrais pas penser sur mes pensées mais juste les identifier, etc. Je me fatigue moi-même !. La défusion, c'est un entrainement. Nous donnons des exercices spécifiques sur le site. Il faut s'entraîner! Si vous n'en êtes pas là, demandez à votre coach.
06/02/2018 (18:59) AOMAME208 merci docteur et vu que je consomme du pain, j'ai assez d'nergie c'est ca? Oui. Et si vous n'avez pas assez d'énergie, votre corps vous en informera en stimulant votre faim et en ralentissant votre rassasiement.
06/02/2018 (18:59) Isalou Merci, ces notions s'éclaircissent, je comprends mieux. Bonne soirée à tous. Super!
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