Chat du 6 septembre 2016 avec Gérard Apfeldorfer

06/09/2016 (18:02) Maloreva est-ce reellement on peut devenir ami avec la nourriture après avoir suivi plusieurs régimes et ce pendant des années ? Bonsoir Maloreva, Est-ce qu'on peut changer ou est-on condamné à rester toujours identique? Est-ce qu'on peut avoir été dur avec soi-même et commencer à vouloir son propre bien? Est-ce qu'on peut avoir pensé durant longtemps que la solution résidait dans le contrôle et la privation, et finir par s'apercevoir que la solution était dans l'écoute de ses sensations et émotions, et dans le respect de soi? Est-ce qu'on peut être prêt à travailler sur soi-même, avec patience et ténacité? Oui, je le pense.
06/09/2016 (18:06) shéra Bonjour G.Apfeldorfer , j'ai découvert linecoaching il y a un an . Je reviens aujourd?hui pour finir mon programme après une longue pause qui m'a permi de bien m'observer et d' apprendre beaucoup sur moi qui croyait fermement ne manger que par faim , je me suis rendu compte que les eme parasitent depuis longtemps toute mon alimentation et m'empechent quasi tous les jours d'avoir faim aux bonnes heures . Les causes de ces eme : la fatigue et l engourdissement ( bouche pateuse ect .. ) que je tolere très mal et qui me pousse a manger tres tot les matins ( 5h-6h) sans faim aucune et ce tout les jours depuis plusieurs années . De meme les reveils nocturnes de mon bebe provoquent chez moi ces meme eme . Il est souvent difficile de manger avec attention et calme en pratiquant eme zen dans l'état dans lequel je suis car pas du tout attentif et reveillée et cela reviendrait à manger en reponses aux eme tous les jours . De quelle maniere puis je augmanter ma tolerence a cet état ? Je remarque aussi que j'ai tendance a grignoter quand je cuisine ou patisse , je ne peux m'empecher de gouter à droite à gauche tout ce qui passe par La main , s'agit il une eme ? Si oui qu'elle peut en etre la cause ? Bonsoir chakra, Je suis très heureux d'apprendre que, après avoir arrêté le programme, vous avez continué à progresser, à comprendre ce qui se passait pour vous, et prendre conscience du rôle que les émotions jouaient dans vos problèmes alimentaires. Comme vous l'avez constaté, vous avez une faible tolérance aux émotions, qui vous semblent insupportables, et qu'il faut donc éviter par n'importe quel moyen, et pourquoi pas en vous servant de la nourriture? Alors, donc, il vous faut travailler à augmenter votre tolérance à vos émotions, jusqu'à ce que vous puissiez les vivre sans les fuir. Vivre la joie, bien sûr, mais aussi les moments d'anxiété, les moments de tristesse, la fatigue de tout ce qu'il y a à faire, les agacements, les dérangements par exemple dus à votre bébé. Les bébés, ça dérange, et c'est dans leur nature. La vie, c'est éprouvant, fatiguant, frustrant, et ça aussi, c'est dans la nature de la vie. Sur Linecoaching, nous vous proposons tout d'abord de vous entraîner à la pleine conscience. Cela consiste à s'ouvrir à soi-même, à son environnement, au moment présent, et voir ce qui se présente. Les pensées, idiotes ou intelligentes, déplaisantes ou plaisantes, utiles ou inutiles. les émotions qui, quand on y regarde d'un peu plus près, sont un assemblage de sensations physiques. Et les sensations physiques, bien sûr, plaisantes ou pénibles. Peut-être le mot le plus important est-il: acceptation. Acceptation de ressentir la fatigue, la colère ou l'anxiété. Acceptation qu'une pensée récurrente vienne dans notre esprit. Une pensée qui, si nous n'y prenons pas garde, peut nous conduire à des attitudes, des comportements qui nous conduisent en plein dans le mur. Sur Linecoaching, nous vous proposons aussi de travailler sur vos pensées automatiques, comme "je suis nulle" ou "je n'y arriverai jamais"' ou "c'est insupportable", et ainsi de suite. C'est ça, non, qui nous conduit dans le mur, n'est-ce pas? Et si, ces pensées, si nous savons les repérer, les prendre pour ce qu'elles sont, des pièges mentaux dans lesquels nous n'arrêtons pas de tomber, alors on peut juste les laisser passer, sans y attacher plus d'importance que ça. Donc, le bébé pleure, vous êtes crevée, vous vous dites que demain sera épouvantable, et là, au lieu de manger compulsivement, vous vous dites, bon d'accord, là, en ce moment, c'est comme ça, et je dois pouvoir le vivre, pour avancer sur mon chemin, dépasser ce truc et qui sait, un peu plus loin, ce sera différent. Alors, entraînez-vous assidûment avec l'outil pleine conscience, travaillez sur vos pensées automatiques, et préparez-vous à vivre les bons et les mauvais moments de la vie. Et si, d'aventure, l'envie de manger émotionnelle est là, qui occupe vos pensées, alors, sachez manger pour vous faire du bien, en dégustant, la chose que vous désirez le plus, autant que nécessaire, sans culpabilité (voir EME-zen sur le site). Un peu plus tard, au repas suivant, vous aurez peu faim ou pas faim, et vous mangerez moins ou pas du tout. Et globalement, vous n'aurez pas trop mangé. Et pour vous répondre au sujet de votre grignotage en faisant la cuisine, à mon avis, ça ressemble plus à de la restriction cognitive qu'à un problème émotionnel. Ca aussi, vous devriez le retravailler.
06/09/2016 (18:14) Papillon23 bonjour. Mon mari et moi sommes obèses et mon fils de 5 ans commence à s'enrober.j'essaye d'appliquer avec lui les grandes lignes du programme (manger quand on a faim et à sa faim) et ne pas reproduire avec lui les mêmes erreurs qui m'ont conduite à grossir (finir l'assiett, manger obligatoirement équilibré...) mais l'entourage (école et grands parents) ne comprend pas et me regarde comme si j'étais un monstre. Comment faire pour faire respecter mes nouveaux principes alimentaires ? Bonsoir papillon, Le problème de l'éducation alimentaire des enfants est un sujet devenu très conflictuel, et les spécialistes médicaux se déchirent là dessus. Le gouvernement a fait son choix, et pousse en avant la solution diététique, bien que celle-ci ait montré son inefficacité. L'éducation alimentaire, cela devrait être apprendre comment les aliments se mangent (attentivement, pour le plaisir procuré) comment on les choisit (on mange ce qui nous fait envie, et on s'aperçoit vite, si on écoute ses envies, qu'elles changent en permanence, ce qui nous conduit à avoir une alimentation variée), combien on en mange (tant qu'on a envie de manger, tant qu'on a faim). L'éducation alimentaire, c'est aussi apprendre des goûts variés à son enfant, en lui faisant découvrir la ronde des aliments, sans le forcer à les manger, mais en lui demandant de goûter. On ne peut pas avoir du désir pour un aliment qu'on n'a jamais goûté! Et puis, l'éducation alimentaire, c'est aussi apprendre à son enfant à manger convivialement, à table, avec les grands.Mais là, il faut tenir compte de son âge, car la socialisation se fait très progressivement. Bon, tout ça, ce n'est pas très classique et vous risquez de nager à contre-courant. Mais c'est votre enfant, à votre mari et vous, non? Et c'est à vous d'expliquer que vous ne voulez pas que votre enfant revive ce que vous avez vous-même vécu, que vous ne supportez pas que votre enfant soit victime des mêmes erreurs qui vous ont conduit à vos problèmes de poids actuels. Veillez à expliquer cela gentiment, sans agressivité, en montrant que vous avez bien réfléchi, et que vous demandez qu'on vous fasse confiance, qu'on vous soutienne. Et à votre enfant, il convient de lui expliquer vos idées, l'importance de s'écouter, et de lui dire que ce point de vue procède de votre propre expérience, et qu'il n'est pas le point de vue dominant. Il entendra donc différents discours, puisque tout le monde n'est pas d'accord sur le sujet. Mais ce n'est pas grave, il se fera peu à peu son idée lui-même, quand il sera un peu plus grand. En attendant, chez ses parents il mange comme çi, et chez ses grands-parents, il mange comme ça.
06/09/2016 (18:19) petitepousse Bonjour Mr Apfeldorfer, je suis inscrite depuis peu à Linecoaching. Il me semble que c'est aupres de vous que j'ai évoqué lors d'un Chat être traversée par des émotions intenses tel la colère etc Je peux être également et c'est le cas ces derniers jours comme ''endormie'' et etre dans un état automatique Dans ce cas je mange sans faim au levé et continue ainsi la journée Je sens qu'il y a des pensées automatiques non loin Je précise avoir entrepris un travail avec un psychotherapeute depuis plusieurs années et qu,au sujet de ma sur alimantation, ce qui est venu est qu'etant frustrée dans divers endroits de ma vie la nourriture est une chose accessible et abondante En vous remerciant de votre retour Bonsoir petîtèpousse, Le programme Linecoaching aborde en profondeur les problèmes de mangeurs émotionnels. Vous êtes donc au bon endroit. Que proposons-nous donc pour sortir des cercles vicieux émotionnels? 1. un travail émotionnel et 2. une déculpabilisation des prises alimentaires émotionnelles. Le travail émotionnel: il s'agit, par un entraînement à la pleine conscience, de mieux accepter les émotions qui viennent à nous, sans chercher à les éviter (par des prises alimentaires). On apprend ainsi à devenir l'observateur de sa colère, de ses frustrations, de toute émotion dérangeante, et observer comment l'émotion évolue de moment en moment, sans chercher à la modifier sur un mode volontaire. On s'aperçoit alors que ses émotions sont de nature impermanente, et ne se maintiennent pas dans la durée. L'humeur se rétablit naturellement après un temps variable. Si l'humeur ne se rétablit pas naturellement, c'est sans doute qu'on l'entretient. Les pensées automatiques, c'est-à-dire des petites phrases qui nous viennent spontanément à l'esprit dans certaines circonstances, qui sont plus ou moins inconscientes, qui lorsqu'on y prête attention, nous semblent être des commentaires intérieurs assez pertinents (ce qui est faux, en fait), en sont souvent responsables. Travailler à identifier ses pensées automatiques et à prendre ses distances avec elles fait partie du travail psycho-émotionnel à entreprendre pour être moins tributaire de ses émotions. Cependant, si une émotion pénible est déjà devenue une envie de manger, qu'on ne pense plus à rien d'autre qu'à manger, alors nous proposons la technique de l'EME-zen, qui consiste à manger en dégustant, un aliment désiré et hautement réconfortant (gras et sucré, la plupart du temps). Manger des aliments réjouissants et à haute densité énergétique constitue en effet un régulateur émotionnel naturel qu'il ne s'agit pas de combattre, mais de faire fonctionner au mieux. Cela permet de minorer la souffrance émotionnelle et de se réconforter. Et puisqu'on s'est nourri par la même occasion, on a naturellement moins faim aux repas qui vont suivre. On mangera alors moins au repas suivant ou bien ou bien on le retardera. Pour que l'EME-zen puisse fonctionner, il faut : 1. savoir reconnaître qu'on est aux prises avec des émotions et une envie de manger émotionnelle; 2. savoir déguster; 3. ne pas culpabiliser à l'idée de manger un aliment hautement réconfortant (ce n'est généralement pas des haricots verts). Les exercices du programme devraient vous apprendre à faire tout cela. En conclusion, augmenter sa tolérance émotionnelle grâce à la pratique de la pleine conscience, travailler à se distancier de ses pensées automatiques, et pratiquer l'EME-zen lorsque c'est nécessaire, sont des méthodes complémentaires. Bonne route à vous dans le programme!
06/09/2016 (18:19) petitepousse Je rectifie, j'ai eu un echange lors d'un Chat avec mr Zermati M. Zermati est un sage.
06/09/2016 (18:24) Rym Bonjour, je me suis remise au sport depuis un mois et ceci a pour effet de me faire manger vite voire plus. C'est decourageant... Quel intérêt de faire tous ces efforts? Bonjour Rym, Le sport intensif conduit à une augmentation de la dépense énergétique, qui est compensée un peu plus tard par une augmentation de l'appétit et donc, des apports alimentaires. Cela démontre que nous sommes bien faits, que notre corps sait nous conduire à nous adapter à nos besoins énergétiques. De plus, le sport intensif, s'il est surtout effectué en anaérobiose (efforts intenses et courts, mais répétitifs, comme par exemple des courses de 100 m) conduit à une augmentation de la masse musculaire. On prend du muscle, et donc du poids. Mais en fait, cette prise de poids atteint vite ses limites, et il est bien rare qu'on prenne plus de quelques kilos, si on n'y passe pas des heures et des heures. Le sport en aérobiose (effort long, moins intense, d'endurance, comme par exemple le marathon) conduit à une diminution du volume des réserves graisseuses, s'il est pratiqué très assidument, et aussi une diminution de la masse musculaire. Mais en fait, seuls des sportifs très très actifs peuvent dire cela (10 heures d'entraînement par semaine, par exemple, très intensives). Quelle que soit pa pratique sportive, ces effets ne durent que tant qu'on continue cette pratique. Il est courant que les sportifs de haut niveau, par exemple, qui sont par la force des choses minces et muscles, engraissent lorsqu'ils arrêtent la compétition. En fait, le sport modéré, et c'est celui-là que nous conseillons, a peu d'effets directs sur le poids. Mais il a bien d'autres avantages. On habite son corps, on s'y sent mieux, on se prend à l'apprécier, dans la mesure où il devient plus résistant, plus efficace. On ressent bien mieux ses sensations alimentaires, et on peut donc mieux adapter ses prises alimentaires à ses besoins réels. Cela permet de perdre du poids, lentement, jusqu'à son poids d'équilibre. Donc, en résumé, bravo pour votre activité physique. mais l'objectif n'est pas à rechercher du côté d'une vaine évaporation des calories. Et il convient de travailler parallèlement sur vos sensations alimentaires.
06/09/2016 (18:00) G. Apfeldorfer Et nous voici partis pour une heure de foire aux questions. Peut-être pourrai-je répondre, et peut-être pas. En fait, je réponds. Mais les réponses sont-elles vraiment satisfaisantes? Vous le saurez en posant les questions.
06/09/2016 (18:03) MChristine27 Bonjour docteur, je ne sais pas si ma question a été envoyée. C'était il y a une minute et tout a été coupé tout à coup! Pas reçue.
06/09/2016 (18:26) MChristine27 je la repose. Depuis début juillet, je suivais un programme alimentaire. Fin août, je me suis inscrite chez LC. ça fonctionnait plutôt bien, mais il y a une semaine plus ou moins, je me suis mise à vouloir manger à peu près tout ce que j'avais arrêté de manger pendant les semaines précédentes. Je voudrais bien que ça s'arrête pour ne pas perdre le bénéfice de ces 7 kilos perdus. Pouvez-vous me dire comment je pourrais procéder? Marie-Christine, je suis désolé d'avoir à vous le dire, mais vous êtes en plein dans le piège des régimes: on élimine de son alimentation ses aliments préférés, on maigrit, puis l'envie de manger ces aliments revient, irrésistible, et on reprend tout ce qu'on a perdu. Normal. Alors, comment procéder? Eh bien, en partant dans une nouvelle direction, celle de l'écoute de soi, de ses sensations alimentaires, de ses émotions. Apprendre de nouvelles réponses, qui ont des chances d'être durables, car en fait correspondant à la façon normale de manger, la façon qui découle de notre biologie et de notre psychologie. Sans doute commencerez-vous par reprendre une partie du poids perdu par régime, mais au fur et à mesure de votre avancée dans le programme, les choses devraient s'inverser. C'est un peu comme si, dans un trajet, vous aviez pris la mauvaise route, et qu'il vous faille rebrousser chemin jusqu'au carrefour où vous vous êtes trompée. Que de temps et d'énergie perdus! Mais ce sont des choses qui arrivent, dans l'existence.
06/09/2016 (18:26) joyce973 Début hier du programme donc je remplis mon carnet. Par contre j'ai eu une grosse fatigue en rentrant et ai mangé 1 tablette de chocolat. Dois je le noter dans mon carnet ou renseigner que les sensations. il fallait indiq les quantités mais je le vois pas mercit Heu, je ne me souviens pas de ce qu'on demande sur ce premier carnet. Sachez que ce carnet est évolutif, et qu'on ne demande pas dans chaque étape les mêmes choses. Donc, si on ne vous demande pas les quantités, ce n'est pas à mettre. Ce premier carnet est essentiellement destiné à vous conduire à observer vos sensations et émotions alimentaires, il me semble.
06/09/2016 (18:37) Androula Bonsoir Docteur, je me rends compte maintenant de mes compulsions alimentaires lorsque mes émotions me dérangent. Je suis parfois confrontée à de l'injustice, de l'intolérance ou de la malveillance ; dans ces moments-là, je me réfugis dans la nourriture, je ne peux m'en empêcher. Que puis-je faire ou plutôt comment gérer ces attitudes qui me contrarient ? Andrée Bonsoir Androula, L'injustice, l'intolérance, la malveillance, en un mot la méchanceté, font partie de nos expériences, à tous, il me semble. Bon d'accord, certaines personnes y sont plus confrontées que d'autres. Mais il me semble que dans la vie, on ne peut pas y échapper. Et tenter d'y échapper en mangeant, en cherchant à oublier ce qu'on vit, voilà qui n'arrange pas les choses. On avait un problème, on avait, croit-on trouvé une forme de solution, ou en tout cas un baume apaisant, et voilà que la solution devient un nouveau problème. Alors, que faire? Tout d'abord, travailler à augmenter sa tolérance émotionnelle. J'ai déjà parlé ce soir de l'entraînement à la pleine conscience. Ce que nous vivons, il faut accepter que ce soit là, ne pas chercher à se fermer les yeux et les oreilles. Ensuite, il convient d'examiner ce que l'on peut faire, comment on peut agir. Et souvent, mieux vaut commencer par de petites actions car de petites actions valent mieux que de grands principes. C'est parce qu'on va agir dans le sens de ses valeurs, même si en faisant cela, nous en avons des désagréments, que nous allons pouvoir nous regarder dans la glace, être fiers de nous. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: il ne s'agit ps de se mettre en danger, de tenter l'impossible, mais de faire ce qu'on peut faire, à son échelle, dans la mesure de ses capacités.
06/09/2016 (18:44) louise.parr Bonjour! Echange très intéressant aujourd'hui! Pour ma part, j'ai arrêté de "remplir" mes exercices Linecoaching pendant mes vacances mais les principes acquis continuaient à être appliqués. Je me suis rendue compte que ma faim est en fait très très vite assouvie. J'ai toujours cru être une assez grosse mangeuse pour une femme mais en fait, je me suis rendue compte que non. Sauf que je trouve ça un peu triste! Par exemple, j'étais obligée de sauter des repas pour manger ensuite "normalement" avec mes amis, sinon je n'avais pas faim! Un jour, j'ai sauté le petit-déjeuner car j'avais deux repas entre amis de prévu. A midi, je prends une salade et c'était déjà pas facile de la finir. Je finis de manger vers 14h mais à l'heure du dîner à 20h, sans rien avoir mangé entretemps, je n'avais vraiment pas faim du tout! Donc forcément la nourriture du restaurant ne me paraissait pas terrible et je n'ai même pas pu finir mon plat, un steak avec des frites. Socialement, ce n'est pas top! Et souvent je me réjouis en voyant un dessert sur la carte mais je n'ai plus faim arrivée là, j'ai l'impression de beaucoup rater en plaisirs gustatifs! Même si bien sûr, je perds du poids par ailleurs! Oui,être une petite mangeuse présente des désavantages. Mais être un gros mangeur avec de gros besoins aussi, puisque cela coûte plus cher de se nourrir! Il convient donc de vous organiser en fonction de cet élément. Par exemple, à l'occasion, si vous aimez les desserts, commencez par le dessert, et sans doute cela constituera votre repas. Et puis, pour le restaurant, je vous rappelle que nul n'est tenu de finir son assiette, Mangez ce qui vous convient, et gardez une place pour (une partie) du dessert.Le plaisir gustatif n'est pas une question de quantité, mais d'attention portée à ceux se passe dans la bouche.
06/09/2016 (18:46) Linnea Bonjour Dr. J'ai moi aussi une question en rapport avec les carnets : celui de la faim. J'ai du mal à comprendre ce qu'est une unité alimentaire ? Dimanche soir, par exemple, j'ai fait un repas de restes ; nous avons tous mangé au moins 5 plats différents. Comment comptabiliser tout cela ? Une "unité" est uni aliment déterminé, sans tenir compte de la quantité. Si vous avez mangé de 5 plats, comptez 5 unités. Là, on ne s'occupe pas de savoir si ce sont de grandes ou de petites "unités".
06/09/2016 (18:47) Silou_972 Bonsoir Docteur, j'ai une question un peu simple à laquelle je travaille en ce moment, mais c'est difficile : comment sort-on de la restriction cognitive ? Y parvient-on vraiment ? Je n'ai pas fait une tonne de régimes dans ma vie, mais j'en ai fait (mon premier à 14 ans) et le dernier il y a 6 ans (le régime Dukan...)... Merci d'avance de votre réponse. Bonne soirée Lilou, on sort de la restriction cognitive... en faisant le programme Linecoaching! Il est spécialement conçu pour cela (+ l'abord bien sûr des problèmes psycho-émotionnels).
06/09/2016 (18:52) Pouchkine Bonsoir M. Apfeldorfer, j'ai un problème spécifique d'EME lors des apéritifs. Quand je suis attablé avec des amis et un bon verre de vin, je grignote tout ce qu'il y a à manger sur la table de façon absolument compulsive. Une recommandation pour perdre cette mauvaise habitude ? Merci d'avance Bonsoir Pouchkine, En fait, tout dépend de ce qui vous fait grignoter. Il y a donc une enquête à mener, compliquée par le fait qu'il peut y avoir plusieurs causes. Les premières choses qui me viennent à l'esprit: vous avez trop faim, peut-être parce que vous vous êtes affamée avant cette soirée. Ou bien vous êtes en restriction cognitive et vous vous jetez sur les aliments dont vous vous êtes privée et qui vous font culpabiliser le reste du temps. Ou bien, c'est un problème relationnel: vous vous sentez mal à votre aise, par exemple si vous redoutez la proximité affective avec certaines personnes. Alors, menez votre enquête. Il n'y a pas de truc.
06/09/2016 (18:56) Yameliah Bonsoir. Pourriez-vous me donner un synonyme de restriction cognitive, ce terme revient souvent... Merci Le contrôle mental du comportement alimentaire. Cherchez à contrôler, en faisant appel à sa volonté, ce qu'on mange pour tenter de contrôler son poids.
06/09/2016 (18:59) louise.parr Je voulais aussi savoir si on peut distinguer une EME d'un besoin? Par exemple, j'ai souvent envie de manger du chocolat pendant mes règles, beaucoup moins le reste du mois, et je croyais que c'était pour le fer. Mais je suis aussi souvent plus fatiguée à ce moment. Donc peut-être que c'est une EME liée à la fatigue? Car j'ai aussi souvent envie de chocolat quand je suis très fatiguée. Qu'en pensez-vous? Une EME correspond à un besoin émotionnel. La faim correspond à un besoin énergétique. Durant les règles, l'appétit augmente pour des raisons hormonales et c'est habituel chez la plupart des femmes. Mais par la suite, l'appétit baisse à nouveau, et donc, beaucoup de femmes prennent légèrement du poids durant cette période du cycle pour le reperdre spontanément ensuite, ayant donc un poids globalement stable de mois en mois.
06/09/2016 (18:59) G. Apfeldorfer Et bien voilà, j'ai répondu à toutes les questions! Et notre chat se termine. ça tombe bien, vous ne trouvez pas? Bon appétit pour le dîner et à la prochaine fois!
X