Chat du 9 octobre 2013 avec Gérard Apfeldorfer

09/10/2013 (18:45) Dome Bonjour Monsieur. Comment fait-on lorsque la nourriture est notre reconfort depuis plus de quarante ans. Comment fait-on lorsque se gaver permet de se taire pour ne pas hurler ? Comment fait-on lorsque nos problèmes de poids cachent le vrai problème : la Déception. Nous sommes des êtres fragiles, mortels, insatiables d'AMOUR. Bonsoir Dome, Une question bien difficile. Mais je vais tenter d'y répondre du mieux que je pourrai. Elle pose la question du sens même de notre existence. Comment faire avec cette souffrance, sans doute inévitable, inhérente à notre existence d'êtres humains? Comment faire avec nos désirs insatisfaits ? Un jour ou l'autre, tout être humain ne bute-t-il pas sur ces problèmes ? Les réponses sont variées : certains vont fuir dans l'hyperactivité, dans la violence, dans la drogue, dans le sexe à outrance, ou pour ce qui nous occupe ici, dans les excès alimentaires. Dans tous les cas, il s'agit de s'anesthésier et de se réconforter. D'autres encore, ou les mêmes, vont chercher du sens du côté des religions, voire des sectes. Pour notre part, nous vous proposons un autre chemin : apprendre l'instant présent, vivre ce qui s'y trouve. C'est la démarche de la pleine conscience, qui permet d'augmenter sa tolérance émotionnelle, qui aide à vivre sa vie, pleinement, avec ses bons et ses mauvais moments. J'aime beaucoup cette citation de Russ Harris, un psychologue australien, que je cite de mémoire : le bonheur, c'est être capable de vivre une vie riche et pleine de sens, et supporter la souffrance qui va avec. Il s'agit donc de s'engager pleinement dans sa vie, de lui donner du sens. Il s'agit aussi de devenir capable de supporter ses propres émotions, ses propres pensées douloureuses. Voilà un chemin qui n'est certes pas facile, mais en existe-t-il un autre qui vaille ? Je vous engage donc à pratiquer assidûment les exercices de pleine conscience. Si cela vous paraît trop difficile à pratiquer sur un mode solitaire, je vous conseille alors de rechercher une pratique en groupe. Vous pouvez par exemple consulter le site : //www.association-mindfulness.org. Ou bien encore vous pouvez faire appel à un psychothérapeute, qui vous aidera à vivre vos émotions, vivre votre existence. Enfin,, je l'espère.
09/10/2013 (18:41) BAUTHIE Bonjour. Je suis au début du programme (29/09) et je remplis actuellement mon 1er carnet alimentaire. Quand je mange (et c'était déjà comme ça avant linecoching), très vite, je n'ai plus faim. Avant d'avoir lu le livre du Dr Zermati, je me forçais à finir pour ne pas avoir faim trop vite. Car c'est vrai j'ai vite faim. ça peut être 2heures ou moins après avoir mangé, j'ai une petite faim. J'attends souvent et j'ai en suite vraiment faim alors je prends une collation. Mais est-ce normal d'être si vite rassasié. Je précise que j'ai 30 années derrière mois avec des périodes de régimes et des périodes de reprises de poids et de laisser aller... Merci pour votre réponse. Bonsoir BAUTHIE, Dans une première étape de notre programme, nous vous demandons de suivre le plus précisément possible vos sensations alimentaires de faim et de rassasiement. Il est tout à fait possible que vous n'ayez plus faim après avoir absorbé une petite quantité de nourriture. Et alors, la faim peut revenir rapidement après quelques heures. Dès que vous avez faim, vous pouvez manger à nouveau, quelle que soit l'heure. Ou bien, vous pouvez attendre une faim une peu plus grande et repousser d'une heure ou deux votre prise alimentaire. Ecouter précisément son rassasiement et manger selon votre faim peut parfois vous conduire à faire six à huit prises alimentaires quotidiennes, voire plus. Cela ne pose aucun problème d'un point de vue nutritionnel ou du point de vue des apports globaux, et le seul problème est que cela ne vous permet pas de manger en société, où il est nécessaire de se mettre d'accord sur des horaires communs. Mais fort heureusement, dans un second temps, vous retrouverez, par apprentissage, ce qu'on appelle des appétits prévisionnels, qui vous permettront de prévoir en quelque sorte ce qu'il faut manger pour que la faim revienne à l'heure du prochain repas.
09/10/2013 (18:47) CHOKOCHA Bonjour Dr. J'ai eu l'occasion de pratiquer le "je respecte mon corps" de votre programme, en le plaçant en priorité avant d'aider les autres, comme je le faisais auparavant. Résultat : après avoir refusé de prendre en charge psychologiquement une personne, et le lui avoir dit, en précisant bien que je devais avant tout m'occuper de moi en priorité, je ne me suis pas précipitée sur du chocolat pour calmer le stress de mon acte. Je n'arrive pas à comprendre la réaction de mon cerveau face à ce comportement que jadis je n'arrivais jamais à avoir, alors que j'en avais envie, prétextant en ma conscience que cela serait de l'égoisme Ce que vous me dites me fait bien plaisir ! Il semble bien que durant longtemps, vous avez cherché à étouffer vos propres sentiments, vos propres besoins, en ne vous occupant que des autres et en vous oubliant. Il semble aussi que vous ayez vécu cet oubli de vous-même comme une injustice, et que vous en souffriez. De là sans doute cette consommation exagérée de chocolat face à ce qui était une envie de manger émotionnelle. Pour pouvoir bien s'occuper des autres, il faut tout d'abord s'être occupé de soi-même, et aller bien. C'est ce que vous avez exprimé : je dois d'abord m'occuper de moi, puis je serai à même de m'occuper de toi. Je vous rappelle cette injonction de la Bible : aime ton prochain comme toi-même. Ce qui signifie qu'il faut en premier lieu se témoigner à soi-même du respect pour pouvoir aider son prochain. Telle est en tout cas mon interprétation personnelle.
09/10/2013 (18:43) Maë Bonjour, connaissez-vous le jeûne intermittent ? Si oui qu'en pensez-vous ? Merci pour votre réponse ! Bonsoir MaA (?), L'état de jeûne peut paraître séduisant et certains en font la promotion. Autant je considère que l'on peut jeûner pour des raisons philosophiques ou religieuses, ou en tant qu'expérience de vie, autant je pense que ce n'est pas une bonne idée lorsqu'on a des problèmes pondéraux. On le présente parfois comme un moyen de repartir à zéro, ou de mieux être à l'écoute de son corps. Mais on ne repart jamais de zéro. Les jeûnes, après une première période pénibles, créent un état d'euphorie et de bien-être, malgré la faiblesse physique. Les jeûnes longs et répétés conduisent à une mobilisation des graisses, mais aussi à une perte de masse maigre (muscles et autres tissus) de 25% du poids perdu. Il est fréquent qu'après le jeûne, comme après une perte de poids due à un régime, une maladie ou un événement qui aurait coupé l'appétit, la faim soit exacerbée. Si après le jeûne on reprend du poids, on reprend 100% de graisses. A la longue, on s'affaiblit et le corps engraisse.
09/10/2013 (18:50) Mariemarie0000 Bonjour, J'ai une question au sujet des EME. Voilà, j'ai constaté que souvent, quand je mange trop au cours d'un repas, je n'ai pas d'émotion associée. J'ai simplement la "petite voix" qui me dit "tu ne vas pas laisser ça", "il faut finir ton assiette", comme on me l'a si souvent dit à la maison et à la cantine quand j'étais petite ("pense aux petits Africains qui meurent de faim"...). Il m'arrive de ne pas y céder et il m'arrive aussi beaucoup d'y céder. Et quand j'y cède, la petite voix va même jusqu'à me dire "c'est bien, tu as tout fini." Du coup, je ne sais pas comment faire. Ce n'est pas une émotion qui déclenche ce cpomportement, c'est plus une habitude, un souvenir. La pleine conscience peut-elle m'aider à lutter contre cette mauvaise habitude et m'aider à choisir de suivre mes sensations de faim plutôt que la "petite voix" ? Je dis "lutter", car il s'agit bien pour moi d'une lutte intérieure qui se produit quasiment à chaque repas. Merci Les pensées automatiques sont des sentences intériorisées dans notre jeune âge, qui sont indépendantes de ce qui se passe dans le moment présent, mais qui sont réveillées par une situation ou un état émotionnel particuliers. Il peut s'agir de pensées comme : il faut-je dois... des pensées-justifications (je ne peux pas parce que je n'ai pas le temps, pas la force, pas assez d'argent, parce que je suis trop anxieux, trop déprimé ; je n'y arriverai jamais parce que...) ou de pensées-jugements comme je suis nul(le), bête, mauvais(e), inutile... Des pensées comme "tu ne vas pas laisser ça", "il faut finir ton assiette" sont du même ordre : des pensées acquises dans le jeune âge, qu'on vous a sans doute beaucoup répétées, dont on ne se défait pas. Que faire avec ces pensées automatiques, qui viendront traverser notre esprit automatiquement, sans qu'on l'ait choisit ? Premièrement, les identifier en tant que pensées automatiques, et deuxièmement, les observer pendant qu'elles nous traversent, sans adhérer à ce qu'elles nous susurrent. On ne cherche pas à savoir si ces pensées sont justes ou fausses, mais à observer ce qu'elles nous font faire si on les écoute. Si de telles pensées vous conduisent à manger, alors mieux vaut les laisser passer sans y adhérer. La pleine conscience peut justement vous aider à observer le passage de ces pensées dans votre espace mental, et permet de ne pas entrer dans les pensées, ne pas se laisser absorber par elles, de juste les laisser nous traverser. Lorsque l'on procède ainsi, il n'y a pas de lutte, il y a simplement de l'observation. Gardez à l'esprit cette sentence: « je ne suis pas mes pensées ». Phrase qui se conjugue avec le verbe suivre ou avec le verbe être.
09/10/2013 (19:02) librairie bonsoir Mr Apfeldorfer suite au site linecoaching jai pris consience que je peut manger de tout avec la faim et mecouter pr savoir quand areter a sasiété mais jai du mal a mecouter comment je peut faire pour apprendre a mieux mecouter quand je mange avec dautre gens pouvez vous me donner des conseils a faire pdt lrepas?; et je suis stresser quand jmange avec des gens jen ai tellment marre des reflexions du genre tu mange que sa ou fini ton assiéte jai reussi au debut je fesais 54 kilos aprés 5 jours 52,6 en appliquant lecoute de soi et jmanger vraiment skavant jme priver et jai perduet apré 52,1 puis 52,8 a cause crise je sais maintenant que c vraiment que qud on mange sans faim quon grossi mais comment faire laprés midi vers 15h20 souvent jai crise ahhh c la quil fo jtravaille mais c dur du coup je bois de leau a cmoment la et jpratique repiration pleine consience mais bauf ;en tout cas ouf que jai trouver votre site enfin jvai pouvoir stabiliser. merci davance pour votre aide. Bonsoir librairie, Pour parvenir à manger selon vos sensations alimentaires, en respectant votre faim est votre satiété, plusieurs éléments sont indispensables. Il est nécessaire de manger attentivement, sans perdre de vue ce qui se passe dans la bouche, des aliments que l'on aime et qui nous font plaisir à ce moment-là. Cela n'empêche pas la convivialité : lorsque l'on mange à plusieurs, notre attention circule entre les sensations de la bouche et la conversation. Pour pouvoir manger ainsi, il faut être au calme émotionnel. Je vous conseille donc, premièrement, de pratiquer assidûment les exercices de pleine conscience. Puis, de vous entraîner à manger en pleine conscience. Cela consiste à conserver son attention sur ce qui se passe dans la bouche et le corps pendant que l'on mange. On observe aussi ses pensées et ses émotions, en ramenant son attention encore et encore, sur ce qui se passe dans la bouche. Il va vous falloir apprendre à prendre vos distances avec le discours des autres sur le poids et l'alimentation. Et je suis bien d'accord avec vous, c'est très difficile ! Il y a tant de discours insidieux, critiques, et qui ont tendance à réveiller en nous tant d'émotions! Qui nous gâchent notre plaisir à manger! Faut-il vraiment se laisser faire? Bonne route. Vous me semblez être sur le bon chemin.
09/10/2013 (19:04) pointvirgule bonjour,quand je ressens une EME j'essaie de m'e, re,ndre compte dejà, puis je repousse mon envie d emanger et j'ai l'impression qu'ensuite je cède et que de ce fait, je mange encore plus!? merci de votre réponse Bonsoir pointvirgule, Ce que vous me dites ne me surprend pas. En effet, vous cherchez à lutter avec vos envies de manger. Cette lutte génère elle-même des émotions secondaires qui vous conduisent à manger encore plus par la suite. Je vous conseille tout d'abord de pratiquer assidûment les exercices de pleine conscience. Ils vous apprendront à observer vos états mentaux, vos pensées, vos émotions, sans y réagir. Vous pourrez ainsi observer votre envie de manger : où et comment cette envie de manger se manifeste-t-elle dans votre corps ? Quelles sont les pensées qui vont avec ? Vous pourrez peut-être aussi observer les émotions et les pensées qui ont conduit à cette envie de manger. Vous pourrez observer comment ces envies de manger, ces émotions, ces pensées, apparaissent puis disparaissent de votre espace mental. Une envie n'est après tout qu'un événement mental qui ne vous oblige à aucun acte. Vous pouvez vous entraîner à observer vos désirs sans les agir, par exemple, lorsque vous avez envie de vous gratter. Vous pouvez alors, de même, observer cette envie de vous gratter sans pour autant agir. Vous constaterez alors qu'après avoir augmenté et paru insupportable, elle disparaît d'elle-même le plus souvent. Bien des envies de manger font de même. On les observe, on respire avec elles, on les regarde s'évaporer. Ou bien on décide de manger, mais alors, quelque chose de bon, en pleine conscience.
09/10/2013 (19:05) pointvirgule bonsoir, j'ai du mal a comprendre comment traiter, gérer les eME? peut etre ne faut il pas justement essayer de les gérer? par ailleurs je crois que je confons EME et faim, j'ai du mal encore a bien identifier la faim. que faire ? quelle étape devrais-je reprendremerci de votre réponse Re-Bonsoir pointvirgule, Je crois avoir répondu sur la façon de gérer les EME dans votre question précédente. En ce qui concerne la distinction entre faim et EME, l'exercice de détection de la faim devrait vous permettre de bien faire la différence. Dans cet exercice, on attend que la faim arrive, et on observe les signaux de cette faim, la façon dont évolue dans le temps ces signaux. Bien savoir repérer ses signaux de faim permet de ne plus les confondre avec les EME.
09/10/2013 (19:07) Lola Bonjour Dr, si apres chaque crise de boulimie j'attends d'avoir a nouveau faim pour remanger je ne grossirai pas? Oui, on peut dire cela. Si après avoir beaucoup mangé, vous attendez que la faim revienne, vous n'aurez pas globalement trop mangé sur la semaine, par rapport à vos besoins physiologiques. Cependant, après une boulimie, la régulation ne se fait pas en règle générale sur un seul repas. La faim revient lorsque l'estomac est vide, mais cette faim est petite et conduit à manger relativement peu. Une grosse boulimie se régule donc sur plusieurs jours. Cela signifie aussi lorsque les boulimies sont trop rapprochées, cette régulation ne peut pas se faire et l'on grossit. Par contre, des boulimies espacées ne sont pas un frein à l'amaigrissement, si on suit ses sensations alimentaires par la suite.
09/10/2013 (19:10) Vallou Bonjour, je prends une collation le matin et l'après midi. Or si je mange à satiété à ce moment là je n'ai plus faim pour le repas suivant (contraintes horaire pour les repas) et si je mange "moins" j'ai l'impression d'avoir tout le temps faim. Que faire ? Merci Bonsoir Vallou, Vous avez tout à fait raison. Si à une collation du matin ou de l'après-midi vous mangez à satiété, il est très probable que la faim ne viendra pas au moment du repas. Vous avez donc deux solutions : premièrement, vous pouvez faire une collation légère, sans manger jusqu'à satiété, qui vous permettra de ne pas avoir faim par la suite, sans vous couper l'appétit pour le repas suivant. Calculer intuitivement la taille de cette collation se fait par apprentissage : c'est ce qu'on appelle les appétits prévisionnels. Mais il faut reconnaître qu'en début de parcours, cela reste souvent difficile à faire. La seconde solution est donc de ne pas tenir compte des horaires de repas et de manger lorsque la faim apparaît. Cela peut constituer une solution temporaire jusqu'à ce que vous acquerriez vos appétits prévisionnels.
09/10/2013 (19:12) nana51 bonjour docteur, je suis inscrite depuis le 3 aout 2013, je me suis rendu compte en commençant votre méthode , que je faisais énormément d'auto co mmentaires, , J'ai répondu en ce qui concerne les auto-commentaires, ou pensées automatiques, à mariemarie0000. L'outil de choix est bien entendu l'exercice de la pleine conscience. Outre cela: Pour ne pas se laisser absorber par ces auto-commentaires, premièrement, les identifier, écrire les plus courants sur une feuille. Puis les reprendre et leur donner une autre tonalité. Voilà deux petits "trucs", à pratiquer sans modération: Je transforme ma pensée récurrente inconfortable en chansonnette 1. Durant 10 secondes, je pense fortement à ma pensée récurrente inconfortable ; 2. Je chante ma pensée récurrente inconfortable mentalement et silencieusement sur l'air de « au clair de la lune », « Joyeux anniversaire », ou un autre air de mon choix. Je me raconte ma pensée récurrente inconfortable en la transformant 1. Durant 10 secondes, je pense fortement à ma pensée récurrente inconfortable ; 2. J'énonce mentalement ma pensée récurrente inconfortable avec la voix de Donald Duck, ou avec celle d'un commentateur de match de football, ou avec un accent étranger ou régional.
09/10/2013 (18:38) pureutopie Bonsoir, aujourd'hui je débute "j'apprivoise la sensation de faim. Le matin, je ne mange pas mais je prend 1 ou 2 grandes tasses de café au lait. Je suppose que pour cette étape, il est préférable de ne rien boire pour ne pas perturber mes sensations ? Bonsoir pureutopie, Bienvenue dans le programme! Pour cet exercice, il convient de ne pas se nourrir. Le café non sucré ne nourrit pas, mais le lait nourrit, est un aliment. Cependant, tout dépend de la quantité de lait: un nuage est sans problème et ne va pas gêner la découverte de la faim. Un lait au café, par contre retarderait la faim. Mais ne soyons pas perfectionnistes et rappelons-nous l'objectif: découvrir la faim, ses signaux, pour savoir les reconnaître, ne plus les confondre avec des envies de manger émotionnelles, et ne plus avoir peur de la faim.
09/10/2013 (18:33) G. Apfeldorfer Bonsoir et bienvenue dans ce chat vous pouvez poser toutes les questions qui vous passent par la tête ! Peut-être y répondrai-je?
09/10/2013 (18:55) Marie-AngÚle J'en suis à la 3ème semaine du programme. Je n'éprouve plus le besoin de déjeuner le matin. Je mange souvent sans faim réelle, au-delà de la satiété. Si j'ai bien compris, ce n'est pas une bonne idée de faire de "gros" repas. En fait, je ne suis pas habituée à faire des "collations". Est-ce que je dois commencer à observer et essayer de respecter la satiété ? Bonsoir Marie-Angèle. Vous avez raison, faire des gros repas n'est pas une si bonne idée que ça. Il est plus facile de réguler avec de petits repas plus nombreux. Et la digestion est tellement plus facile? Ne cherchez cependant pas à faire des collations artificielles. Faites juste les exercices du programme: ceux concernant les sensations alimentaires de faim et de satiété vont vous conduire naturellement à manger, dans un premier temps en tout cas, sans tenir compte d'horaires de repas, et en tenant compte seulement de la faim. Mais fort heureusement, vous retomberez sur vos pattes en développant des appétits prévisionnels, qui nous permettent de faire venir la faim à notre convenance.
09/10/2013 (19:12) BAUTHIE J'aime beaucoup votre réponse à Chokocha, cela me parle vraiment. Je me souviens d'un dessin : un homme se regarde dans le miroir et la légende dit : voilà ton prochain... Merci pour cette remarque.
09/10/2013 (19:13) pureutopie je ne mets pas beaucoup de lait, mais ça me rempli l'estomac tout de même. Mais la pleine conscience m'a permi de découvrir la faim dans ses détails. Je la vois comme un rond vide dans l'estomac qui irradie dans mon oesophage. Mais par contre j'ai du mal à détecter la bonne faim, j'ai l'impression que je passe d'une petite faim à une grande faim d'un coup. Et pour moi manger est un plaisir.Néanmoins, votre programme m'a permis de baisser la quantité de nourriture ingérée.Mais la détection de la bonne faim me pose problème, que faire pour y arriver? La détection de la faim idéale, ou bonne faim, c'est-à-dire le meilleur moment pour manger. Comme toutes les choses idéales, cela n'existe pas vraiment. C'est un entre-deux: pas de grande faim déplaisante, mais un bon petit appétit qui fait qu'on sait qu'on va manger avec plaisir. N'ayez pas peut de vous tromper un peu. Ce n'est pas bien grave.
09/10/2013 (19:13) pointvirgule bonsoir, je n'arrive toujours pas a bien identifier la faim, souvent j'attends trop lgts pour manger et du coup après je fais un trop gros repas, que me conSeillez vous , merci s Bien sûr, point-virgule, je vous conseille de prendre votre temps pour apprendre à bien identifier les signaux de la faim modérée. Lorsque l'on a une faim importante, on est très pressé de mettre fin à la souffrance de la faim. Au contraire, lorsque l'on a une faim modérée, on est pas pressé, et on recherche le plaisir de manger. Il est alors beaucoup plus facile de repérer le moment du rassasiement.
09/10/2013 (19:06) Marie-AngÚle A propos du jeûne, je me permets de vous dire, que dans mon cas, c'est à la suite de ce genre de pratique que j'ai commencé à prendre des kilos supplémentaires. L'expérience est intéressante mais je pense que ce n'est pas bon pour ceux qui ont une relation "trouble" à la nourriture, Je suis bien d'accord, Marie-Angèle.
09/10/2013 (19:16) pointvirgule merci de vos réponses!! il est vrai que je ne parviens pas vraiment à détecter les signaux de la faim , tant d'années de régime où j'ai avalé sans faim, et a heure fixe des aliments imposés, je doute parfois d'arriver à en sortir!?! Pas de défaitisme, pointvirgule! Vos sensations alimentaires sont toujours là, vos centres de régulation vous envoient toujours leurs signaux. Il vous faut réapprendre à les discerner. Faites assidûment les exercices, et même, n'ayez pas peur de les refaire si nécessaire.
09/10/2013 (19:16) Marie-AngÚle Mon problème actuellement est d'attendre vraiment la faim sans tenir compte des repas. Je vais travailler là-dessus ces jours-ci. Merci pour votre réponse docteur. Et bonne soirée à toutes et tous. Bonne soirée à vous et bon appétit!
09/10/2013 (19:21) Laeti85 Alors comment faire lorsque les crises sont trop proches? par exemple j'en ai une par jour depuis 3 jours, je me dit que j'attendrai d avoir a nouveau faim pour limiter les degats mais a chaque fois ca recommence, je n'aarive pas a m'arrêter de manger.. Pourtant j'arrive a la fin du programme et tout allait bien jusqu' a maintenant..c'est comme ci je me sentais frustrée de m'arreter a temps Sans doute, laeti85, êtes-vous trop pressé ! Il est fréquent que les progrès soient progressifs. C'est d'ailleurs leur nature à ces progrès d'être progressifs? Souvent les compulsions alimentaires se calment peu à peu : elles deviennent plus petites et s'espacent progressivement au fur et à mesure des progrès. Et puis, il est rare que l'on progresse en ligne droite. Bien des péripéties vous attendent sur le chemin. Et même parfois des retours en arrière. L'important est qu'ils soient temporaires.
09/10/2013 (19:23) Caro31 Bonsoir Dr! J'ai souvent un doute sur ma faim. Est-ce que si j'ai un doute cela veut-il dire que c'est forcement une EME? Si vous n'êtes pas sûre d'avoir faim, considérez que ce n'est pas encore de la faim. Et pour distinguer la faim d'une EME, ce sont les exercices sur la faim qui vous permettront de bien en repérer les signaux et donc de faire la distinction.
09/10/2013 (19:27) BAUTHIE Re-Bonsoir. Je ressens beaucoup d'angoisses à l'idée de "pratiquer " linecoaching. C'est comme si je voulais absolument le faire parce que je sais que c'est LA bonne solution et en même temps, comme si c'était une épreuve, "des contraintes" encore à m'infliger. Suis-je normale ? Quel problème avec les contraires! Mais vous êtes loin d'être la seule à avoir ce genre de problème, assez courant chez les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire. Peut-être devriez-vpus envisager les choses de ce point de vue: qu'est-ce qui importe, pour moi, dans la vie? Quelle personne voix-je être, devenir? Quelle sont les directions de vie qui vont donner du sens à ma vie? Que puis-je faire pour leur donner du corps, à ces directions de vie? Dans quoi veux-je vraiment m'engager? Et qu'est-ce qui est, somme toute, secondaire?
09/10/2013 (19:24) nana51 merci docteur pour vos réponses , je vais pratiquer vos exo, dés maintenant ou dés que possible Bon courage, nana51
09/10/2013 (19:29) G. Apfeldorfer Bon, il reste en suspens quelques questions et j'en suis désolé. Je propose aux personnes à qui je n'ai pas répondu de poster leurs questions par avance dans le prochain chat, lorsqu'il sera ouvert. Et je souhaite à toutes et tous bon appétit et bonne soirée!
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