Chat du mercredi 20 juin 2018 avec Gérard Apfeldorfer

20/06/2018 (19:22) Sophie50 Je suis en pré-ménaupose avancéee et mes kilos se sont installés depuis. Du coup avec le ralentissement du métabolisme il est plus dur de mincir, je ne suis pas sure que le changement d'alimentation sans restriction calorique suffise. Qu'en pensez-vous ? Bonsoir Sophie, C'est vrai, avec la ménopause, souvent se produit un ralentissement du métabolisme. Mais cela dépend aussi en grande partie de votre niveau d'activité physique: la sédentarité ralentit le métabolisme et bien des femmes ont nettement moins d'activité physique après la ménopause. Comme le métabolisme est ralenti, vos besoins énergétiques sont diminués, et vous n'avez plus besoin de manger autant qu'auparavant. Du coup, votre appétit est plus petit: vous avez moins faim, vous êtes rassasiée plus vite et donc vous prenez des portions plus petites ou bien vous laissez le surplus dans votre assiette. Si vous écoutez vos sensations alimentaires de façon attentive, vous mangez donc moins. Cela vous permet de revenir à votre poids d'équilibre. Mais si vous mangez de façon plus ou moins automatique, en considérant que vos portions doivent continuer à avoir la taille du passé, alors vous grossissez. En fait, le poids global sans doute moins une affaire de ménopause qu'une affaire d'âge. Pour ma part, même en tant qu'homme, je mesure bien la diminution très importante de la taille de mes repas en avançant en âge. Je pense actuellement manger moins de la moitié de ce que je mangeais à 30 ou 40 ans. Dans les périodes où je suis très actif physiquement, je mange peut-être 70% de la ration moyenne, mais lorsque je suis plus sédentaire, je tombe à 50%. Alors, est-ce de la restriction calorique? Non, puisque je mange à ma faim, ni plus ni moins. Simplement, mon appétit est plus petit. Lorsque je désire manger par exemple une pâtisserie, je sais que si je mange comme d'habitude, je n'aurai pas faim en arrivant au dessert. Je dois donc organiser mon repas en fonction du dessert désiré et manger peu au préalable pour être en mesure de l'apprécier. Pour les femmes, la ménopause se traduit aussi par des modifications morphologiques: la taille s'efface et souvent la femme prend un peu de ventre. Cela correspond à seulement quelques kilos sur la balance, que beaucoup de personnes jugent inévitables. Mais est-ce si vrai? Je crois que cela dépend beaucoup de votre génétique, ainsi que de votre mode de vie.
20/06/2018 (19:24) mamscarlet Bonjour, Je ne co,trole pas ou très difficilement les pulsions alimentaires. Si je suis inquiète ou très contrariée ou soudain seule ,je me retrouve avec quelque chose dans la bouche presque sans savoir comment il y est arrivé; Ensuite, c'est l'escalade ,tout y passe ou presque . Je suis attirée par un premier aliment ,généralement salé ,puis j'enchaine dans n'importe quel ordre sucré ,salé et j'ai du mal à m'arreter. autant vous dire que l'image que j'ai alors de moi est très négative. je me sens nulle , sans volonté, coupable ,triste et malheureuse , avec le sntiment que je n'y arriverai jamais . Comment vaincre ces moments de grands doutes et lutter contre cette addiction ? Bonsoir mamscarlet, Vous décrivez très bien le processus de la boulimie. Cela démarre par des émotions qu'on considère comme insupportables et qu'on cherche à calmer à tout prix. On mange des aliments calmants (gras et sucrés). Mais comme on culpabilise de le faire, qu'on se dévalorise, qu'on se sent mal, ils calment mal, et maintenant il faut aussi calmer sa culpabilité et ces nouvelles émotions pénibles. On ne peut donc plus s'arrêter. C'est un cercle vicieux. Vous avez raison de parler d'addiction. Il s'agit de ce qu'on appelle uen addiction comportementale: plus on veut calmer ses émotions pénibles, et moins on supporte ses émotions pénibles. Il y en a donc de plus en plus à calmer. Nouveau cercle vicieux. Dans Linecoaching, nous vous proposons 2 stratégies complémentaires. La première consiste à accepter de calmer ses émotions en mangeant des aliments calmants (gras-sucrés) ceci sans culpabilité, avec le sentiment de faire ce qu'il convient. On rompt ainsi le cercle vicieux. C'est ce que nous appelons l'EME-zen. La seconde consiste à apprendre à vivre ses émotions et ses pensées pénibles sans les éviter. Car elles sont en fait inévitables pour tout le monde. Tout le monde a des pensées et des émotions pénibles, mais certains acceptent de les vivre, et alors, ces pensées et émotions ne font que passer. D'autres entrent en lutte, et elles ne passent pas. La pratique de la pleine conscience est un bon moyen d'augmenter sa tolérance émotionnelle et donc de moins recourir à la nourriture dans ces circonstances. Bien entendu, cela passe par un apprentissage qui prend du temps. Vous n'allez pas y parvenir du premier coup. Un vrai travail. Alors, courage! Nous sommes avec vous.
20/06/2018 (19:26) AOMAME208 Bonsoir Docteur. Je voudrais avoir votre avis sur mon évaluation sur le programme. Tout d'abord, j'ai une peur bleue de la faim. Mais maintenant j'arrive à l?accueillir même si je la trouve très désagréable. Je ne panique plus jusqu'au tremblements. Auparavant je mangeais jusqu'à en avoir le ventre plein pour ne pas la ressentir , pour ne pas être confrontée à elle, pour être rassurée.Je mangeais auparavant jusqu?à en avoir des maux d'estomac En écoutant mon corps , je m'apercois que mon estomac n'est pas bien grand et que je suis de ce fait vite rassisiée. Je mange deux tiers de moins qu'avant. Avant, j'avais peur du sucre . Maintenant je mange du nutella sur du pain de mie et du jus de fruits au petit déjeuner; je grignote des biscuits au chocolat que j'aime dans la journée si j'ai faim, et je suis heureuse de croquer dans une pomme ou me faire un bon bol de soupe. Je me rends compte cependant que ce sont des aliments souvent des aliments que je consommais en étant petite Et je me dis "n'ai-je pas fait mon deuil de mon enfance ?". Je mange moins aux repas mais je mange plus souvent des petits repas. J'arrive à ne pas avoir de pensées sur l'équilibre alimentaire ni du qu'en dira-t'on. J'avais peur de sortir de chez moi de crainte d'être confrontée à la faim. Maintenant je revis, je sors, je me balade, je mange sans regarder l'heure.... Je crois que j'ai perdu du poids mais je ne sais pas combien . La balance n'est plus une tyrannie pour moi. Je me sens plus légère dans mes vêtements, dans mon corps et dans ma tête. Voilà , je voulais avoir votre point de vue sur cette évolution. Merci encore. Aomame, ce que vous me dites me fait très plaisir. Je crois que vous avez fait des progrès importants. Vous avez vaincu votre peur de la faim. C'est merveilleux. Vous mangez ce dont vous avez envie, quoi que ce soit, même si ce n'est pas diététiquement correct, ou même si on peut vous reprocher de vous réfugier dans des aliments de l'enfance. Bravo. Vous n'avez pas fait le deuil de votre enfance? Cela signifie-t-il que vous n'êtes pas uen vieille femme desséchée? Tant mieux non? Vous êtes aussi bien moins obsédée par votre poids, qui a diminué, sans que vous en teniez une comptabilité d'apothicaire. Là aussi, tant mieux. Mais comme je suis un rabat-joie par nature, je me dis qu'il reste peut-être des questions à régler? Quoi qu'il en soit, merci pour votre témoignage.
20/06/2018 (19:28) heidi bonjour ! pendant les deux dernières semaines, je n'ai pas pu suivre le programme car souvent dérangée et en déplacement avec des repas un peu chargés. J'ai bien essayé de manger à ma faim, mais lorsqu'il s'agissait d'aliments sucrés, je n'ai pas résisté. Cela aura-t'il un impact dans la poursuite du programme ? Heidi, la vie est faite de péripéties. On ne fait pas toujours ce qu'on veut. Et comme tout le monde, vous allez continuer à avancer, cahin-caha. Bonne route à vous.
20/06/2018 (19:32) Rozenn Re-Bonjour. Je dois assister à un cocktail « obligatoire » dans la semaine et ça m'inquiète un peu. En effet, la dernière fois j'ai refusé les petits fours qu'on me proposait. La personne qui les servait l'a très mal pris. Elle a lourdement insisté et comme j'ai tenu bon, je me suis pris des remarques pas très sympas. Depuis j'ai vu votre vidéo avec la technique du disque rayé que je compte bien expérimenter en cas de besoin. Néanmoins, je ne voudrais pas revivre la même situation Auriez-vous un conseil ? Merci Bonsoir Rozenn, Mieux vaut faire la différence entre un vrai cadeau, fait avec de bonnes intentions, et un cadeau empoisonné. Si on vous offre des petits fours pour vous faire plaisir, avec gentillesse, alors, vous devez un accepter un ou deux. Et dire qu'ils sont délicieux. C'est la politesse. Si la personne veut vous faire manger plus que de raison (dans l'idée de saboter votre travail sur votre comportement alimentaire, peut-être?) alors là, mieux vaut mettre en route la technique du disque rayé. Pour ceux qui ne connaissent pas, cela consiste à répéter toujours la même phrase, calmement et poliment. Par exemple: merci, mais je n'en prendrai pas davantage.
20/06/2018 (19:35) Soniadelabas Bonjour j?ai un souci thyroïdien mais pour le moment non traité car taux dans les normes cela peut-il influer sur le programme,? J?ai commencé il y a plusieurs mois et j?ai pris du poids du fait de Eme Oui, une hypothyroidie non traitée ralentit considérablement le métabolisme et peut vous empêcher de maigrir ou faire que vous preniez du poids. Il y a aussi de la rétention d'eau dans ce cas. Et pourquoi ne vous donne-t-on pas un traitement s'il s'avère que vous manquez d'hormone throidienne? Est-ce temporaire, en raison d'examens en cours?
20/06/2018 (19:17) G. Apfeldorfer Bonsoir à toutes et tous. Une heure de questions, et peut-être de réponses. C'est parti!
20/06/2018 (19:41) Sophie50 Bonjour, 1er chat pour moi, je viens juste de commencer le programme , j en suis au remplissage du parcours alimentaire.J ai ete tres decontenance par l'absence de recommandations sur ce que l on doit manger... Oui, il n'y a pas de régime, ni même de conseils diététiques. Ça peut surprendre. Mais vous verrez, on s'en passe très bien.
20/06/2018 (19:41) Mellorian Bonsoir, je viens à peine de débuter le programme. Je réapprends à goûter les aliments et à écouter ma faim, mais je ne suis pas très certaine de mes sensations. J?ai testé la dégustation de l?aliment « confort » mais j?ai du mal à mettre le « doigt » sur mes pensées à ce moment-là, qu?elles soient positives ou négatives. Vais-je apprendre à les cerner avec plus de pratique ? Merci. Mellorian, ne seriez-vous pas un peu perfectionniste? L'important est que vous parveniez à déguster, à ressentir le goût des aliments que vous mangez. Ce goût change au fur et à mesure qu'on mange. Au début, c'est plaisir, puis le plaisir diminue et s'annule. C'est le rassasiement gustatif. Y a-t-il besoin de savoir autre chose?
20/06/2018 (19:35) Soniadelabas Je ne sais pas comment ça fonctionne... voilà j?ai commencé il y a déjà plusieurs mois mais j?ai pris du poids (4 kilos, je suis aux alentours de 64 pour 1m67). J?ai un souci de thyroïde mais celle-ci fonctionne encore du coup pas de traitement, cela peut ralentir ma perte voir la rendre impossible? Je ne serai traitée que quand mes taux le justifieront aussi en attendant dois-je me résoudre à grossir,? Sonia, je ne connais pas votre situation médicale. Vous devez poser ces questions au médecin qui vous suit sur le plan endocrinologue. Il vous donnera un traitement si votre taux d'hormone est bas et si il n'y a pas de contre-indication. Si le médecin estime que vous n'avez pas besoin de traitement, cela peut être parce que votre taux d'hormone est normal ou quasi normal. Dans ce cas, vous devriez pouvoir faire le programme et revenir à votre poids d'équilibre.
20/06/2018 (19:46) Soniadelabas Autre question je pense très fort à arrêter le gluten et le lait pour tenter de calmer ma maladie auto-immune mais je crains de tomber en restriction congnitive... Non sonia, écarter certains aliments pour des raisons religieuses, philosophiques ou en fonction de croyances diverses, ce n'est pas de la restriction cognitive. Les musulmans et les Juifs ne mangent pas de porc, mais pas parce que c'est gras et qu'ils ont peur que cela fasse grossir. La restriction cognitive, c'est lorsqu'on écarte ou réduit les quantités de certains aliments en vue de maigrir ou de ne pas grossir. Vous pouvez donc écarter de votre alimentation certains aliments si vous estimez avoir des raisons valables pour cela, et si cela n'a rien à voir avec votre poids, sans nuire au programme.
20/06/2018 (19:49) Catsan Bonsoir. Cela fait 1 mois que je suis votre programme et je n'arrive toujours pas à reconnaître la sensation de satiété. Je finis mon assiette à chaque fois, en prenant bien mon temps de manger, de macher, dans le calme, et pourtant il en manque jamais trop même quand je mets beaucoup d'aliments. Je suis quelqu'un qui avait toujours l'habitude de manger très vite, ma maman aussi gentille soit-elle nous avait apprise une mauvaise manière de manger, celui que de manger très vite. C'est quelque chose de normal que je ne puisse pas reconnaître la satiété au bout d'un mois ? Merci Catsan, pas d'inquiétude, ça va venir! Comme je l'ai expliqué dans des réponses précédentes, il existe 2 sortes de rassasiement: - le rassasiement gustatif, qui est une lassitude du goût portant sur un aliment donné. On change alors d'aliment. Mais pour que ça marche, il faut qu'on mange ce dont on a envie, et pas ce qu'on nous dit de manger. Si on n'a pas de plaisir dès le départ, comment se rendre compte que le plaisir diminue? Donc le rassasiement gustatif fonctionne essentiellement avec les aliments très nourrissants et très goûteux. Les bonnes choses, quoi. - le rassasiement global est un sentiment qu'on est suffisamment nourri. C'est une sensation diffuse, qui signale la fin du repas. On a le sentiment que ce qu'on a mangé suffira jusqu'au prochain repas. Dans les 2 cas, il convient de manger ATTENTIVEMENT. Ce qui n'est possible que si on garde en bouche les bouchées suffisamment de temps. Travaillez là dessus.
20/06/2018 (19:51) Sophie50 Oui il est vrai que je ne fais pas de sport...et n'en ai jamais fait :( je commence la marche et cela devrait aider...Par contre je ne constate pas de diminution de mon appetit...c'est presque le contraire mais ayant un probleme de compulsions alimentaires, cela ne doit pas aider... Sophie, je subodore que vous confondez la faim et l'envie de manger pour des raisons émotionnelles. Je crois qu'il va vous falloir apprendre à les distinguer. Les compulsions, vu les explications données dans d'autres réponses, vous devez comprendre qu'elles ont un moteur émotionnel.
20/06/2018 (19:52) Grisbi En lisant toutes les questions posées et vos réponses, je me rends compte que je suis peut-être plus scientifique que philosophe et c'est pour cela que j'ai du mal à rentr dans le jeu Grisbi, là, je ne comprends pas. Mes réponses ne sont pas "philosophiques", me semble-t-il. Elles sont plutôt fondées sur ce qu'on sait aujourd'hui sur le contrôle du comportement alimentaire, la régulation du poids, et la gestion des émotions.
20/06/2018 (19:55) Sophie50 Je pratique parfois le jeune intermittent et vais effectuer un jeune de 3 a 5 jours au mois d'aout. Je fais cela pour des raisons de santé.Pensez vous que cela puisse impacter négativement mon programme ? Sophie, la pratique du jeûne peut se faire pour de multiples raisons: religieuses, philosophiques, ou de santé. Selon ses croyances. Il n'y a pas de raison que cela impacte la suite du programme, sauf si vous jeûnez afin de maigrir (ça ne marche pas). Il vous faudra cependant faire attention à l'atterrissage. J'espère que vous serez bien encadrée.
20/06/2018 (19:56) G. Apfeldorfer Voilà, j'ai répondu à toutes les questions. Je vous souhaite une bonne soirée et un bon appétit. A bientôt!
20/06/2018 (20:00) Sophie50 Question suite a votre réponse a Catsan sur la sensation de satiété.(pour rappel j en suis encore au remplissage du carnet alimentaire donc je comprendrai certainement mieux ultérieurement...) Si je ne mange que ce dont j'ai envie, je vais me nourrir que d'aliments gras et sucrés et ces aliments etant addictifs , il est évident que cela ne peut pas etre un bon choix. Il faut donc un minimum d aliments équlibrés non ? Sophie, nous conseillons aux personnes qui débutent le programme de ne rien changer à leurs choix alimentaires habituels. Et de faire les exercices proposés dans le programme. Ce sont ces exercices qui, peu à peu, par petites touches, vont vous conduire à transformer vos façons de faire avec la nourriture. Bonne route à vous!
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