Chat général du 26/02/19 avec Gérard Apfeldorfer

26/02/2019 (18:06) yucca Bonjour Monsieur Apfeldorfer, j'ai suivi une première fois le programme Linecoaching en 2013 qui m'avait permis de descendre de 89 à 73 kg en quelques mois. Poids que j'ai maintenu pendant environ 3 ans avant de reprendre progressivement 12 kg. J'ai essayé de redémarrer le programme l'an dernier mais sans succès j'ai et été vite découragée et j'ai redémarré cette année depuis un peu plus d'un mois et je rencontre certaines difficultés. J'avais suivi le programme au pied de la lettre en 2013 ce qui m'avait permis de prendre conscience de tout un tas de restriction cognitive qui m'enfermer dans un cercle vicieux. J'avais découvert avec plaisir la faim et la satiété. mais aujourd'hui il me semble que je suis freinée par la peur d'avoir faim. j'ai en effet. Pardon ma question a été coupée. Je voulais donc dire que j'ai parfois l'impression que la méthode Linecoaching substitue au diktat des calories un nouveau diktat celui de la faim et de la satiété. J'emploie le mot de diktat car même après plusieurs mois de pratique, la faim et la satiété ne sont pas devenues naturelles pour moi et me demande des efforts. il me semble que j'ai repris du poids parce que je n'ecoutais plus mon corps et mes sensations et je n'arrive pas à le faire sans une volonté consciente qui ressemble bien à une nouvelle forme de restriction cognitive. Je me suis donc mise à douter de la méthode. Et je crois que c'est aujourd'hui mon principal obstacle à lever. Pourriez-vous s'il vous plaît m'éclairer, m'aider à comprendre, me remotiver à avoir faim et m'aider à avancer ? Bonsoir yucca, Ce que vous nous racontez là est un problème connu, qui est souvent débattu sur le réseau social de Linecoaching. Nous appelons ça "faire Linecoaching comme un régime". Certaines personnes laissent donc tomber les freins diététiques à la consommation alimentaire, pour les remplacer par des freins consistant à ne manger qu'en fonction de leurs sensations alimentaires. Ils s'interdisent alors de manger s'ils ne ressentent pas la faim, et se culpabilisent s'ils ont l'impression d'avoir dépassé leur rassasiement. Peu à peu, cette façon de manger devient aussi tyrannique qu'un régime, et c'est ce que vous appelez un diktat. Les sensations alimentaires sont à concevoir comme des signaux, des indications fournies par notre corps, nous éclairant sur nos besoins. Mais ces signaux n'ont pas à être respectés à la lettre, tout simplement parce que, sur le plan alimentaire, on doit aussi tenir compte de l'environnement dans lequel on évolue. On doit parfois manger sans faim (pour des raisons sociales, par exemple) ou bien on doit aussi tolérer la faim sans manger (quand il n'y a rien à manger, ou rien de satisfaisant). On doit aussi pouvoir manger des aliments qui ne sont pas ceux qu'on désire. Ou encore, on mange pour éviter des émotions pénibles. Lorsqu'on mange plus que sa faim, on n'a plus faim durant une plus longue période, et cela conduit à attendre plus longtemps pour manger, ou bien à manger, mais moins. Lorsqu'on a mangé autre chose que ce qu'on désire, le désir se renforce, jusqu'à ce qu'on se débrouille pour avoir ce qu'on veut. Sur la durée, en moyenne, cela conduit, tout d'abord à avoir une conduite alimentaire qui s'adapte à un environnement fluctuant, ensuite, malgré tout, à avoir une alimentation adaptée en quantité et qualité. Aussi, voilà mon conseil: ce qui vous manque, c'est la souplesse. N'ayez pas peur de trop manger, parfois, ou bien de manger lorsque la faim n'est pas là. Lorsque tel est le cas, observez le retour de la faim, et quelles sont les appétences qui s'éveillent. Tenez-en compte dans la mesure du possible. N'ayez pas peur non plus de ne pas manger assez, ou bien de manger quelque chose dont vous n'avez pas vraiment envie, et ce, une ou plusieurs fois. Par la suite, sûrement, l'occasion se présentera où vous pourrez manger ce que vous désirez, et en tenant compte de vos sensations de rassasiement. Lorsque l'on ne respecte pas ses signaux alimentaires, ils se font plus pressants par la suite. Par exemple, lorsqu'on n'a pas eu un aliment désiré, on le désire de plus en plus. Jusqu'à ce qu'on se débrouille pour l'avoir. De la souplesse, de la tolérance envers soi-même et ses désirs, de la suite dans les idées, et tout ira bien.
26/02/2019 (18:00) G. Apfeldorfer Bonsoir à tous. Vous posez les questions qui vous tracassent, et j'y réponds. Enfin, peut-être. Si je peux. Une heure. C'est parti!
26/02/2019 (18:08) G. Apfeldorfer Bon, c'est calme, aujourd'hui. C'est vrai qu'il fait beau et qu'on est mieux dehors que devant son ordinateur. Je n'ai qu'une chose à dire: si vous voulez des réponses, posez des questions.
26/02/2019 (18:25) G. Apfeldorfer Pas de question? J'attends encore quelques minutes puis je m'en vais faire un tour au jardin.
26/02/2019 (18:33) yucca Je vous remercie de votre réponse. Je ne suis pas dispo pour échanger davantage ce soir mais je vais méditer sur comment acquérir plus de souplesse et de tolérance, tout en gardant confiance si la balance n'indique pas de diminution de poids. Très bien Yucca. L'important, c'est d'avoir confiance en son corps, sa sagesse, et accepter que ce corps gère votre poids, non pas au jour le jour, mais à la petite semaine, à la quinzaine. C'est cela qui fait qu'on peut manger en souplesse, en satisfaisant tous ses différents besoins de nourriture, les besoins, caloriques, nutritionnels, émotionnels, sociaux, symboliques. Le poids suit, mais est capricieux. il ne faut donc le mesurer que de loin en loin. Une fois par quinzaine, par exemple, et voir une tendance. Bon courage!
26/02/2019 (18:39) G. Apfeldorfer Une fois, deux fois, trois fois...
26/02/2019 (18:42) G. Apfeldorfer Adjugé! A bientôt, peut-être, et bon courage dans votre avancée.
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